نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2011: الرياضيات 2 - شعبة TSI لولوج مدارس المهندسين
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باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2011)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الرياضيات 2
- الدورة
- 2011
- عدد الصفحات
- 5
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)
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ROYAUME DU MAROC
Ministère de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique
Présidence du Concours National Commun 2011
Institut National des Postes et Télécommunications
INPT
Concours National Commun
d’Admission aux
Grandes Écoles d'Ingénieurs ou Assimilées
Session 2011
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES II
Durée 4 heures
Filière TSI
Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit
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Concours National Commun - Session 2011-1
L'énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière TSI,
comporte 4 pages. ‘
L'usage de la calculatrice est interdit .
Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des copies. Il convient en particulier
de rappeler avec précision les | références | des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur dénoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est
amené à prendre.
Premier problème
Soit p est un entier naturel non nul ; on note w, le nombre complexe défini par w, = er,
Par définition, la transformation de Fourier discrète de C? est l'application ®, : © — © qui à
tout vecteur 2 = (xo,..., xp-1) € CP associe le vecteur y = (yo, ,yp-1) € CP dont les composantes
Vos - - - , مل Sont définies, pour tout k € {0,...,p — 1}, par
où P, est le polynôme à coefficients complexes défini par P, = ›». mA
j=0
1** partie
Quelques propriétés de ®,
1.1.1. Montrer que ®,(x) = 0 si, et seulement si, le polynôme P, est nul.
1.1.2. Montrer que ®, est un automorphisme de CP.
1.2. On note B = (eo,...,ep-1) la base canonique de l’espace vectoriel © et on note M la
matrice de l'endomorphisme ®, dans cette base ; on écrit M = (m;,j)o‹i,j‹p-1-
1.2.1. Préciser, pour tout (i, j) € م,...,0) — 1}*, l'expression du coefficient my; ;.
1.2.2. Enutilisant M retrouver le fait que l'endomorphisme ®, est un automorphisme de CP.
1.3.1. Si (i,j) € {0,...,p — 1}*, préciser selon les cas la valeur de la somme › Wp (IN
k=0
p=l 10-1
1.3.2. Montrer que 2 lyp|? مرح =. |xp|? et retrouver l’injectivité de ®,.
k=0 k=0
1.4. Onnote M la matrice de M,(C) dont le coefficient d'indice (i, j) est égal au conjugué 7
du complexe my; ;, pour tout (i, j) € {0,..,p — 1}.
Épreuve de Mathématiques II 1/4 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2011 - TSI
1.41. Calculer le produit matriciel MM.
1.4.2. En déduire l'expression de l'inverse de la matrice M.
2ème partie
Un peu d’algorithmique
Dans cette partie, n désigne un entier naturel non nul et p = 2”. On considère un élément
a = (ao,...,ap-1) € CP et on pose
On suppose qu’on connaît les transformées de Fourier discrètes de b et c, et on cherche à calculer
celle de a ; on pose donc
2. 1. On considère l'algorithme suivant dans lequel “ : =" désigne le symbole d'affectation et
“x” celui de la multiplication :
pour k de 0 à (5—1) faire :
début
fin.
2.1.1. Pourk € {0,1,...,5 — 1}, on note F, la valeur de la variable F à l'étape k de la boucle
“pour” ; préciser les valeurs de en On et an; 2 en fonction de رون Yx et Br.
2.1.2. Montrer que cet algorithme permet bien de calculer ®, (a), c'est à dire que
2.2. On considère l'algorithme récursif suivant pour le calcul de دوه (a) :
— sin = 1 alors ®»(ao,a1) = (ao + a1,00 — A1) ;
— sinon, مو (a) s'obtient à partir de صمو (b) et حموظ (c) par l'algorithme proposé ci-dessus.
On note s, (resp. r,) le nombre des additions (resp. multiplications) complexes nécessaires au
calcul de ®sr (a) à l'aide de cette algorithme récursif ; les nombres w, étant supposés connus.
2.2.1. Préciser les valeurs initiales ره et 7; et exprimer s, et r, en fonction de s, 1, نو et n.
2.2.2. En déduire, en fonction de n, le nombre total des additions et multiplications nécessaires
au calcul de ®» (a) puis exprimer ce nombre en fonction de p.
2.3. Coût du calcul de ®,(a) par l'algorithme de Hôrner
On à vu que le calcul de ®, (a) nécessite celui de P, (w*,) pour k € {0,.… ,p—1}, où Pa = › a;X}.
j=0
Soit À € C ; le calcul de P, (À) par l'algorithme de Hôrner consiste à écrire
2.3.1. Préciser, en fonction de رم le nombre total des additions et multiplications complexes
nécessaires au calcul de P, (À) par l'algorithme de Hôrner.
Épreuve de Mathématiques II 2/4 هب
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Concours National Commun - Session 2011-1
2.3.2. En déduire, en fonction de p, le nombre total des additions et multiplications complexes
nécessaires au calcul de ®,(a) par l'algorithme de Hôrner.
2.3.3. Lequel des deux algorithmes présentés ci-dessus est le plus rapide pour calculer ®, (a)
pour p assez grand ? On donnera les ordres de grandeurs des nombres d'opérations (additions et
multiplications complexes) que nécessitent chacun d'eux.
Deuxième problème
1** partie
À tout couple (a, b) de réels, on associe le polynôme Pan = X* — 3aX + 2b.
1.1. Soit (a,b) € R°. En appliquant le théorème des valeurs intermédiaires, montrer que le
polynôme Pay admet au moins une racines réelle ; on pourra pour cela calculer les limites de la
fonction & — Pap(x) en +00 et en —œ.
1.2.1. Sit € R est une racine double de P,p, montrer que a = 2 et b = 13 puis factoriser le
polynôme Pab-
1.2.2. Montrer que si a* = رن alors le polynôme يبظ admet une racine double et la préciser.
1.3. Conclure que l’ensemble des points (a, b) du plan R? pour lesquels le polynôme بل
admet une racine au moins double est D = {(t?,t*) ; tE R}.
1.4. On suppose que (a,b) € R? \ T et on note c une racine réelles de P,, ; on note x, et وه les
2
deux autres racines dans C de Pa, et on pose À = ( (ec —x1)(c — x2)(21 2
1.4.1. Calculer À en fonction de | )2زم ع — 4a) puis en fonction de b“ — a* et en déduire
que ces deux quantités sont de même signe.
1.4.2. Montrer que le polynôme م n’a qu’une seule racines réelle ( égale à c) si, et seulement
si, b” › a*. Que se passe-t-il si b” › و
2°m° partie
On considère la courbe paramétrée y définie, pour tout t € R, par y(t) = (f(t), g(t)) avec
2.1. Justifier que y est de classe C® sur R et que son support l admet un axe de symétrie à
préciser.
2.2. Montrer que, pour tout t € R*, y(t) est un point birégulier de la courbe. Préciser la nature
du point y(0).
2.3. Donner l'équation de la tangente D,() à la courbe en un point (to) avec to € R.
Épreuve de Mathématiques II 3/4 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2011 - 1
2.4. Étudier les variations des fonctions f et g et les branches infinies de la courbe y.
2.5. Dessiner le support de ” ; on placera les point y(—1), y(0) et y(1) ainsi que les tangentes à
la courbe en ces points .
3ème partie
3.1. On considère un point y(to) de la courbe avec ty # 0.
3.1.1. Montrer que la tangente D,(#) à la courbe au point y(to) rencontre 1' en un unique autre
point y(t;) et préciser t; en fonction de to.
3.1.2. On construit ainsi une suite 0 )) 1 de point de 1 par la donnée de
Étudier la suite (t, وجول et en déduire le comportement de suite ماد )) 70 Quelle est sa limite ?
3.2.1. Soient t et t' deux réels ; donner une condition nécessaire et suffisante sur les paramètres
t et t" pour que les deux tangentes 10. et رم وت à la courbe y soient perpendiculaires.
3.2.2. Montrer que s’il passe par le point (x,y) du plan R? deux tangentes à la courbe y qui
soient perpendiculaires alors
ds A VON
3.2.3. On suppose que (x, y) est un couple de réels vérifiant la relation (1). Montrer qu'il existe
deux tangentes à la courbe y qui soient perpendiculaires et passant par le point (x, y).
3.3. 0010167 l’ensemble des points (x, y) du plan R? vérifiant la relation (1).
3.3.1. Reconnaître P et préciser ces éléments caractéristiques.
3.3.2. Vérifier que X* — 12X + 16 = (X — 2)?(X + 4) et en déduire les points d’intersections
de l'avec P.
3.3.3. Dessiner P sur le même graphique que 1٠
FIN DE L'ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques II 4/4 FIN
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Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2011, filière TSI, concours d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs (présidence : INPT). Durée : 4 heures, calculatrice interdite ; l'énoncé fait 4 pages. Deux problèmes : le premier étudie la transformation de Fourier discrète Φp et l'algorithme de transformée rapide (FFT) ; le second relie les racines doubles de X³ − 3aX + 2b à la courbe paramétrée (t², t³) (parabole semi-cubique) et à sa courbe orthoptique. Voici une correction proposée.
💡 À retenir : la matrice de Φp est la matrice de Vandermonde M = (wij) et M−1 = (1/p)·M̄ ; la FFT coûte de l'ordre de p·log2p opérations contre p² pour Hörner. Pour X³ − 3aX + 2b, le discriminant vaut −108(b² − a³).
Premier problème — Transformation de Fourier discrète
Notation : w = wp = e2iπ/p ; ainsi yk = Σj=0p−1 xjwjk.
1ère partie — Quelques propriétés de Φp
1.1.1. Φp(x) = 0 ⟺ Px(wk) = 0 pour k = 0,…,p−1. Les nombres 1, w, …, wp−1 sont les p racines p-ièmes de l'unité, deux à deux distinctes. Un polynôme de degré ≤ p − 1 ayant p racines distinctes est nul. Donc Φp(x) = 0 ⟺ Px = 0 (la réciproque est évidente).
1.1.2. Chaque yk dépend linéairement de x : Φp est un endomorphisme de ℂp. Par 1.1.1, Ker Φp = {x ; Px = 0} = {0}. Un endomorphisme injectif d'un espace de dimension finie est bijectif : Φp est un automorphisme.
1.2.1. Φp(ej) = (wjk)0≤k≤p−1, donc mi,j = wij.
1.2.2. mi,j = (wi)j : M est la matrice de Vandermonde de (1, w, …, wp−1), de déterminant Π0≤i<j≤p−1(wj − wi) ≠ 0 car les wi sont distincts. M est inversible, donc Φp est un automorphisme.
1.3.1. Posons q = wi−j.
• Si i = j : q = 1 et la somme vaut p.
• Si i ≠ j : 0 < |i − j| ≤ p − 1, donc q ≠ 1 et qp = 1 ; somme géométrique : (1 − qp)/(1 − q) = 0.
Ainsi Σk=0p−1 w(i−j)k = p·δi,j.
1.3.2. |yk|² = ykȳk = Σi,j xix̄jw(i−j)k (car w̄ = w−1). En sommant sur k et avec 1.3.1 :
Σk|yk|² = Σi,j xix̄j·pδi,j = p Σk|xk|² (égalité de Parseval).
Si Φp(x) = 0, alors Σ|xk|² = 0, donc x = 0 : Φp est injective.
1.4.1. (M̄M)i,j = Σk w−ikwkj = Σk w(j−i)k = pδi,j (1.3.1). Donc M̄M = pIp.
1.4.2. M−1 = (1/p)·M̄, de coefficients w−ij/p. (Formule d'inversion : xj = (1/p)Σk ykw−jk.)
2ème partie — Un peu d'algorithmique
p = 2n, b = (a0, a2, …), c = (a1, a3, …). On utilise wp/2 = wp² et wpp/2 = eiπ = −1. Dans la boucle, l'indice imprimé « k + p/1 » est une coquille : il faut lire αk+p/2, comme dans la question 2.1.1.
2.1.1. Au début de l'étape k, E = wpk (E part de 1 et est multiplié par wp à chaque tour). Donc :
Fk = wpkγk ; αk = βk + wpkγk ; αk+p/2 = βk − wpkγk.
2.1.2. Soit Φp(a) = (y0,…,yp−1). En séparant indices pairs et impairs, pour tout k :
yk = Σj=0p/2−1 a2jwp2jk + wpk Σj=0p/2−1 a2j+1wp2jk = Σj a2jwp/2jk + wpkΣj a2j+1wp/2jk.
• Pour 0 ≤ k ≤ p/2 − 1 : yk = βk + wpkγk = αk.
• Pour k + p/2 : wp/2j(k+p/2) = wp/2jk (car wp/2p/2 = 1) et wpk+p/2 = −wpk, donc yk+p/2 = βk − wpkγk = αk+p/2.
Donc Φp(a) = (α0, …, αp−1).
2.2.1. Pour n = 1 : a0 + a1 et a0 − a1, soit s1 = 2 additions (une soustraction compte comme une addition) et r1 = 0 multiplication.
Pour n ≥ 2 : calcul de Φ2n−1(b) et Φ2n−1(c) (2sn−1 additions, 2rn−1 multiplications), puis 2n−1 tours de boucle comptant chacun 2 additions (αk, αk+p/2) et 2 multiplications (F et E) :
sn = 2sn−1 + 2n, rn = 2rn−1 + 2n.
Variante : si l'on considère que les puissances wpk sont toutes connues (la mise à jour E := wp·E n'est alors pas comptée), rn = 2rn−1 + 2n−1.
2.2.2. En divisant par 2n : sn/2n = sn−1/2n−1 + 1, suite arithmétique de premier terme s1/2 = 1, d'où sn = n·2n. De même rn/2n = rn−1/2n−1 + 1 avec r1 = 0, d'où rn = (n − 1)·2n.
Total : sn + rn = (2n − 1)2n, soit avec n = log2p : p(2 log2p − 1) opérations.
(Variante : rn = (n − 1)2n−1, total (3n − 1)2n−1 = p(3 log2p − 1)/2 ; dans les deux cas, de l'ordre de p·log2p.)
2.3.1. Le schéma de Hörner effectue, pour chacun des p − 1 niveaux de parenthèses, une multiplication par λ et une addition : p − 1 multiplications et p − 1 additions, soit 2(p − 1) opérations.
2.3.2. Il faut évaluer Pa en p points wpk : p(p − 1) additions et p(p − 1) multiplications, soit 2p(p − 1) opérations (plus au plus p − 2 multiplications pour former les puissances wpk, négligeables).
2.3.3. Hörner : de l'ordre de 2p² opérations ; algorithme récursif (FFT) : de l'ordre de 2p·log2p. Comme log2p = o(p), l'algorithme récursif est le plus rapide pour p grand. Exemple p = 1024 (n = 10) : 19·1024 = 19 456 opérations contre 2·1024·1023 = 2 095 104, soit environ 100 fois moins.
Deuxième problème — Racines de X³ − 3aX + 2b et courbe (t², t³)
1ère partie
1.1. x ↦ Pa,b(x) est continue (polynomiale) sur ℝ, tend vers −∞ en −∞ et vers +∞ en +∞ (terme dominant x³). Il existe donc A < B avec P(A) < 0 < P(B), et le théorème des valeurs intermédiaires donne une racine réelle dans [A, B].
1.2.1. t racine double : P(t) = 0 et P'(t) = 3t² − 3a = 0, d'où a = t². Puis t³ − 3t³ + 2b = 0, d'où b = t³. La somme des trois racines est 0 (coefficient de X² nul), donc la troisième racine est −2t :
Pa,b = (X − t)²(X + 2t) (vérification : (X² − 2tX + t²)(X + 2t) = X³ − 3t²X + 2t³). Comme (a,b) ≠ (0,0), t ≠ 0 et −2t ≠ t : t est exactement double.
1.2.2. Si a³ = b² avec (a,b) ≠ (0,0) : a³ = b² ≥ 0 et a = 0 imposerait b = 0, donc a > 0. Posons t = b/a : t² = b²/a² = a³/a² = a et t³ = t·t² = (b/a)·a = b. Donc Pa,b = (X − t)²(X + 2t) : t = b/a est racine double.
1.3. • Si (a,b) = (0,0) : P = X³, racine triple 0, et (0,0) = (0², 0³).
• Si (a,b) ≠ (0,0) et P a une racine au moins double t : par 1.2.1, (a,b) = (t², t³).
• Réciproquement, si (a,b) = (t², t³), P = (X − t)²(X + 2t) admet t comme racine au moins double.
Donc Γ = {(t², t³) ; t ∈ ℝ} (c'est aussi l'ensemble {a³ = b²}).
1.4.1. Écrivons P = (X − c)(X² + cX + q) = X³ + (q − c²)X − cq. Par identification, q = x1x2 = c² − 3a, et x1 + x2 = −c. Alors :
• (c − x1)(c − x2) = c² − c(x1 + x2) + x1x2 = 3(c² − a) (c'est P'(c), réel) ;
• (x1 − x2)² = (x1 + x2)² − 4x1x2 = c² − 4(c² − 3a) = −3(c² − 4a).
D'où Δ = −3[(c − x1)(c − x2)]²(c² − 4a) = −27(c² − a)²(c² − 4a). Lorsque x1, x2 sont complexes conjugués, (c − x1)(c − x2) = |c − x1|² et Δ = −3|c − x1|⁴(c² − 4a).
En fonction de b² − a³ : de c³ − 3ac + 2b = 0 on tire b = c(3a − c²)/2, donc, avec u = c² :
4(b² − a³) = u(3a − u)² − 4a³ = u³ − 6au² + 9a²u − 4a³ = (u − a)²(u − 4a).
Ainsi (c² − a)²(c² − 4a) = 4(b² − a³) et Δ = −108(b² − a³).
Comparaison : [(c − x1)(c − x2)]²(c² − 4a) = 36(b² − a³) : ces deux quantités sont de même signe. De plus (a,b) ∉ Γ, donc c est racine simple, P'(c) = 3(c² − a) ≠ 0 : le facteur carré est strictement positif, et c² − 4a a le signe de b² − a³ (tous deux non nuls).
1.4.2. x1, x2 sont les racines de X² + cX + (c² − 3a), de discriminant δ = −3(c² − 4a). Elles sont non réelles ⟺ δ < 0 ⟺ c² − 4a > 0 ⟺ b² > a³ (1.4.1). Donc P n'a qu'une racine réelle (c) si et seulement si b² > a³.
Si b² < a³ : δ > 0, x1 et x2 sont réelles et distinctes (et distinctes de c, puisque (a,b) ∉ Γ) : P a trois racines réelles distinctes.
2ème partie — La courbe γ(t) = (t², t³)
2.1. f et g sont polynomiales, donc γ est de classe C∞. γ(−t) = (t², −t³) est le symétrique de γ(t) par rapport à l'axe (Ox) : (Ox) est axe de symétrie de Γ ; on étudie la courbe pour t ≥ 0 puis on symétrise.
2.2. γ'(t) = (2t, 3t²), γ''(t) = (2, 6t) ; det(γ'(t), γ''(t)) = 2t·6t − 3t²·2 = 6t² ≠ 0 pour t ≠ 0 : γ(t) est birégulier.
En t = 0 : γ'(0) = (0,0), point stationnaire. γ''(0) = (2,0) et γ'''(0) = (0,6) sont indépendants : p = 2 (pair), q = 3 (impair) : γ(0) = (0,0) est un point de rebroussement de première espèce, de tangente (Ox).
2.3. Pour t0 ≠ 0, la tangente est dirigée par γ'(t0) = t0(2, 3t0), donc par (2, 3t0) : 3t0(x − t0²) − 2(y − t0³) = 0, soit
Dγ(t0) : 3t0x − 2y = t0³.
En t0 = 0 la tangente est (Ox), d'équation y = 0, que la même formule donne encore : elle vaut pour tout t0 ∈ ℝ.
2.4. f(t) = t² : décroissante sur ]−∞,0], croissante sur [0,+∞[, minimum 0 en 0. g(t) = t³ : croissante sur ℝ (g' = 3t² ≥ 0).
| t | −∞ | 0 | +∞ | ||
|---|---|---|---|---|---|
| x = t² | +∞ | ↘ | 0 | ↗ | +∞ |
| y = t³ | −∞ | ↗ | 0 | ↗ | +∞ |
Branches infinies : quand t → ±∞, x → +∞ et |y| → +∞, avec y/x = t → ±∞ : branches paraboliques de direction (Oy).
2.5. Tracé (parabole semi-cubique y² = x³, x ≥ 0) :
• γ(0) = (0,0), rebroussement, tangente (Ox) ;
• γ(1) = (1,1), tangente 3x − 2y = 1 (pente 3/2) ;
• γ(−1) = (1,−1), tangente −3x − 2y = −1, soit y = (1 − 3x)/2 (pente −3/2) ;
La courbe part de l'origine tangentiellement à (Ox), en « bec » pointé vers la gauche, avec une branche supérieure (t > 0) et une branche inférieure (t < 0) symétriques, qui s'écartent de plus en plus vite vers le haut et vers le bas (y = ±x3/2).
3ème partie
3.1.1. γ(t) ∈ Dγ(t0) ⟺ 3t0t² − 2t³ = t0³ ⟺ 2t³ − 3t0t² + t0³ = 0. Comme t0 est racine double (point de tangence), on factorise :
2t³ − 3t0t² + t0³ = (t − t0)²(2t + t0).
L'autre solution est t1 = −t0/2 ≠ t0 (t0 ≠ 0) ; t ↦ γ(t) étant injective (t ↦ t³ l'est), γ(t1) est l'unique autre point d'intersection.
3.1.2. Par 3.1.1, tn+1 = −tn/2 (et tn ≠ 0 pour tout n par récurrence) : suite géométrique de raison −1/2, tn = (−1/2)nt0 → 0. Par continuité de γ, γ(tn) → γ(0) = (0,0), le point de rebroussement ; les points sont alternativement au-dessus et au-dessous de (Ox).
3.2.1. Les tangentes sont dirigées par (2, 3t) et (2, 3t') (y compris pour t = 0, où (2,0) dirige (Ox)). Elles sont perpendiculaires ⟺ 4 + 9tt' = 0 ⟺ tt' = −4/9.
3.2.2. Supposons (x,y) sur Dγ(t) et Dγ(t') avec tt' = −4/9 (donc t ≠ t') :
3tx − 2y = t³ et 3t'x − 2y = t'³. Par différence : 3x(t − t') = t³ − t'³, d'où 3x = t² + tt' + t'².
Puis 2y = 3tx − t³ = t(t² + tt' + t'²) − t³ = tt'(t + t'), d'où y = −(2/9)s avec s = t + t'.
Et t² + t'² = s² − 2tt' = s² + 8/9, donc x = (s² + 8/9 − 4/9)/3 = s²/3 + 4/27.
Avec s = −9y/2 : x − 4/27 = (81y²/4)/3 = 27y²/4, soit y² = (4/27)(x − 4/27), c'est la relation (1).
3.2.3. Soit (x,y) vérifiant (1) ; posons s = −9y/2. Le trinôme T² − sT − 4/9 a pour discriminant s² + 16/9 > 0 : il a deux racines réelles t, t' avec t + t' = s et tt' = −4/9. Les tangentes en γ(t) et γ(t') sont perpendiculaires (3.2.1) donc sécantes, et d'après les calculs de 3.2.2 leur point commun a pour coordonnées y' = −2s/9 = y et x' = s²/3 + 4/27 = 27y²/4 + 4/27 = x (par (1)). Elles passent donc par (x,y).
3.3.1. 𝒫 : y² = (4/27)(x − 4/27). Avec X = x − 4/27, on a y² = 2pX et p = 2/27 : 𝒫 est une parabole (courbe orthoptique de Γ), d'axe (Ox), de sommet S(4/27, 0), de paramètre p = 2/27, de foyer F(5/27, 0) (X = p/2 = 1/27) et de directrice x = 1/9 (X = −p/2), tournée vers les x croissants.
3.3.2. (X − 2)²(X + 4) = (X² − 4X + 4)(X + 4) = X³ − 12X + 16. ✓
γ(t) ∈ 𝒫 ⟺ t⁶ = (4/27)(t² − 4/27) ⟺ 729t⁶ − 108t² + 16 = 0. Avec X = 9t² : X³ − 12X + 16 = 0 ⟺ (X − 2)²(X + 4) = 0. Comme X ≥ 0, X = 2, soit t² = 2/9, t = ±√2/3.
Points d'intersection : (2/9, 2√2/27) et (2/9, −2√2/27). La racine X = 2 étant double, Γ et 𝒫 sont tangentes en ces deux points.
3.3.3. Sur le graphique de Γ, on trace la parabole 𝒫, symétrique par rapport à (Ox), de sommet (4/27 ≈ 0,15 ; 0), ouverte vers la droite. Près de l'axe elle est à droite du rebroussement de Γ ; elle touche Γ en (2/9 ≈ 0,22 ; ±2√2/27 ≈ ±0,10), puis pour x plus grand elle reste entre les deux branches de Γ, qui s'écartent beaucoup plus vite (y ∼ ±x3/2 contre y ∼ ±0,38√x).
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المصدر: مباريات ولوج المدارس والمعاهد العليا
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