نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2007: الرياضيات 2 - شعبة TSI لولوج مدارس المهندسين
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باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2007)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الرياضيات 2
- الدورة
- 2007
- عدد الصفحات
- 4
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)
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ROYAUME DU MAROC
Ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique
Présidence du Concours National Commun 2007
École Nationale Supérieure d’Électricité et de Mécanique
ENSEM
Concours National Commun
d’Admission aux
Grandes Écoles d’Ingénieurs ou Assimilées
Session 2007
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES II
Durée 4 heures
Filière TSI
Cette épreuve comporte 3 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit
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Concours National Commun - Session 2007 - 1
L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière TSI,
comporte 3 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .
Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des copies. Il convient en particulier
de rappeler avec précision les | références | des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.
PREMIER PROBLÈME
Dans tout le problème, R désigne le corps des réels et n un entier naturel supérieur ou égal à 2. Si
p € N°, on note M,,p(R) l'espace vectoriel des matrices à coefficients réels, à n lignes et p colonnes ;
pour toute matrice À de M,,p(R), ‘A désigne la matrice transposée de A.
Sip = n, Mn,p(R) est noté simplement M,(R), c’est l'algèbre des matrices carrées d'ordre n à
coefficients réels ; la matrice identité de M, (R) est notée I,
Si A € M, (R), on note C1 (A), , لهام les colonnes de À, ce sont des éléments de M,,1(R) ز
par définition, le rang de la matrice À est la dimension du sous-espace vectoriel de M,,1(R)
engendré par les vecteurs C1(A),..., Cn(A). Le rang de A se note rg(A), on note aussi Spp (A)
l’ensemble des valeurs propres de À appartenant à R et Tr(A) sa trace.
Si ...رود بره et a, sont des réels, on note diag(ay, A2, , Œn) la matrice diagonale de M, (R)
qui admet pour coefficients diagonaux les réels 1, مه ...بوه pris dans cet ordre.
1° Partie
1. Discuter le rang de la matrice . ل selon les valeurs de به b, cet d.
2. Soit A = (a;ÿ) E Mp(R).
(a) Montrer que rg(A) = 0 si et seulement si pour tout couple (i,j) d’éléments de
{1,...,n}, ييه = 0. En particulier, si À n’est la matrice nulle alors rg(A) = 1.
(b) Montrer que À est inversible si et seulement si rg(A) = n.
3. Soit A € M, (R) ; on désigne par f4 l'endomorphisme de M,,1(R) canoniquement associé à
A. Montrer que
rg(A) = dim (Im fa).
4. Soient U et V deux éléments non nuls de M,,1(R) ; on note ...بدن , un les composantes de U
et ...بر , Un celles de V. On pose A = U*V.
(a) Exprimer les coefficients de la matrice A à l’aide des يرن et des vx.
(b) Que vaut la trace de A ?
(c) Exprimer les colonnes de À à l'aide de و ...بر et U.
(d) On suppose que تآ # 0 et V # 0 ; montrer que le rang de À est égal à 1.
5. On considère ici une matrice À € M, (R) de rang 1.
(a) Montrer qu'il existe و € {1,... , n} tel que C;, (A) # 0.
(b) Justifier que pour tout j € {1,... , n}, il existe un réel À; tel que C;(A) = A;Cu (A).
Épreuve de Mathématiques II 1/3 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2007 - TSI
(c) En déduire que A = X‘Y où X = C;, (A) et Y est un élément non nuls de M,,1(R) à
préciser.
(d) On suppose que A = Xo ‘V ; Trouver tous les couples (X1, Y,) d’éléments de M,1(R)
tels que A = X, 11٠
6. Soit A € M,(R) une matrice de rang r › 0; montrer que À peut s’écrire comme somme de r
matrices de rang 1.
7. (a) Soient (Y1,.. , Y,) une famille libre de M,,1(R), et Z1,..., م des vecteurs arbitraires
de M,,1(R). Montrer que l'égalité ›. Y!Z; = 0 a lieu si et seulement si les vecteurs
Z1, , Zp Sont tous nuls.
(b) En déduire que si (X1,..., Xn) et (Y1, , Ya) sont deux bases de M,,,1 (R) alors la famille
(X; ‘Y;)1‹i,j‹n est une base de M, (R) formée de matrices de rang 1.
8. (a) Montrer que l'application ›, ›: (M, N) + Tr(‘MN) est un produit scalaire sur M, (R).
(b) À quelle condition sur les vecteurs X, X', Y, الا de M,,1(R), les matrices X‘Y et X"Y"
sont-elle orthogonales dans (M,(R), ‹, ›) ?
(c) En déduire une méthode de construction de familles orthonormées, de l’espace euclidien
2ème Partie
Soit A = U'V une matrice de rang 1, où U et V sont deux éléments non nuls de M,,1(R). On
pose a = "VU et W = (‘VV)U.
1. Calculer A2 en fonction du réel « et de À.
2. À quelle condition nécessaire et suffisante sur à la matrice À est-elle nilpotente ?
3. On suppose que À n’est pas nilpotente ; montrer qu'il existe À, réel non nul, tel que la matrice
AA soit celle d’un projecteur.
4. (a) Justifier que 0 est valeur propre de À et montrer que le sous-espace propre associé n’est
rien d'autre que {Y € M,,1(R), "VY = 0}. Quelle est sa dimension ?
(b) On suppose que ه # 0 ; calculer le produit AU et en déduire que a est une autre valeur
propre de A. Déterminer le sous-espace propre associé et donner sa dimension.
(c) Préciser selon les valeurs de a le nombre de valeurs propres de À.
5. Montrer que si به # 0, alors la matrice À est diagonalisable dans M, (R).
Justifier alors, dans ce cas, que À est semblable dans M, (R) à la matrice diag(0,...,0, a).
6. On suppose que a = 0 et on désigne par f l'endomorphisme de M,,1(R) canoniquement
associé à À.
(a) A est-elle diagonalisable dans M, (R) ?
(b) Montrer que U € Kerf et justifier l'existence d’une base de Ker f de la forme
9 J
(Hs a TX
(c) Montrer que (F1,..., ,يما W, V) est une base de M,,1(R) et écrire la matrice de f dans
cette base.
(d) En déduire que deux matrices de rang 1 et de trace nulle sont semblables dans M, (R).
Épreuve de Mathématiques II 273 ب
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Concours National Commun - Session 2007 - 1
DEUXIÈME PROBLÈME
Le théorème de d’Alembert-Gauss appelé aussi théorème fondamental de l'algèbre affirme que
“tout polynôme non constant à coefficients complexes admet au moins une racine complexe”.
L'objectif de ce problème est d'établir ce résultat fondamental par deux méthodes analytiques.
I. Résultats préliminaires
Soit P un polynôme à coefficients complexes s’écrivant P = 5 "عليه avec d › 1 et ag # 0.
k=0
1. (a) Montrer que |P(z)| = - Jaa||=|*, la variable z étant complexe.
هباج
(b) En déduire qu'il existe R › 0 tels que, pour tout z € C,
1
2. (a) Justifier que l'application (x, y) — |P(x + iy)| est bornée sur tout disque fermé borné de
R? et y atteint sa borne inférieure.
(b) Montrer alors que l'application ع — |P(z)| est minorée sur C et atteint sa borne
inférieure. On pourra appliquer la question précédente sur un disque bien choisi ٠
II. Première méthode analytique
1. Soient b un complexe non nul et Q un polynôme à coefficients complexes tel @(0) = 0; on
pose Q, = 1 + bX* + XFQ, k € N*. Soit enfin a une racine k-ième de —}.
(a) Montrer qu'il existe ty €]0, 1[ tel que |a*Q(ato)] ›
(b) Un tel to étant choisi ; montrer que |Q1 (ato)| › 1.
2. Inégalité d’Argand : Soient P un polynôme non constant à coefficients complexes, et y un
nombre complexe tel que P(y) # 0. Montrer qu'il existe 6, complexe tel que |P(6)| › |P(5)|.
On pourra considérer le polynôme Q1 tel que Q1(z) = Par 61.
3. Application : Soit 7 un polynôme non constant à coefficients complexes ; on note 20 un
complexe où l'application ع — |P(z)| atteint sa valeur minimale. Montrer que 20 est un
Zéro du polynôme P.
11. Deuxième méthode analytique
Soit P un polynôme non constant à coefficients complexes ; on va montrer par l'absurde que P
possède au moins une racine dans C. Supposons le contraire et considérons la fonction f, à valeurs
complexes, définie sur R° par
1
1. Justifier que f est de classe C! sur R? et calculer ses dérivées partielles premières.
2. Pourtoutréelr,on pose F(r) fl 5
. Pour tout réel r, on 7( ااا
onp 0 P (r 0ج )
(a) Justifier que F est dérivable sur R et calculer sa dérivée.
(b) Montrer que F tend vers 0 en .مه On pourra utiliser les préliminaires.
(c) Calculer F(0) et trouver une contradiction puis conclure.
FIN DE L'ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques II 3/3 FIN
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✅ التصحيح المقترح
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Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2007, filière TSI, concours d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs (présidence : ENSEM). Durée : 4 heures, calculatrice interdite ; l'énoncé fait 3 pages. Deux problèmes indépendants : le premier porte sur les matrices de rang 1 (décomposition, produit scalaire de Frobenius, réduction) ; le second démontre le théorème de d'Alembert-Gauss par deux méthodes analytiques. Voici une correction proposée, question par question.
💡 À retenir : une matrice est de rang 1 si et seulement si elle s'écrit UtV avec U, V non nuls ; alors A² = (Tr A)·A. Si Tr A ≠ 0, A est diagonalisable (semblable à diag(0,…,0,Tr A)) ; si Tr A = 0, A est nilpotente et semblable à la matrice élémentaire En−1,n.
Premier problème — Matrices de rang 1
1ère partie
1. Soit M = (a b ; c d).
• Si a = b = c = d = 0 : rg M = 0.
• Si ad − bc ≠ 0 : M est inversible, rg M = 2.
• Si ad − bc = 0 et (a,b,c,d) ≠ (0,0,0,0) : les deux colonnes sont liées (le déterminant est nul) et l'une d'elles est non nulle, donc rg M = 1.
2.a) rg(A) = 0 ⟺ Vect(C1(A),…,Cn(A)) = {0} ⟺ toutes les colonnes sont nulles ⟺ ai,j = 0 pour tout (i,j). Par contraposée, si A ≠ 0, une colonne au moins est non nulle et engendre une droite : rg(A) ≥ 1.
2.b) A est la matrice, dans la base canonique de Mn,1(ℝ), de la famille (C1(A),…,Cn(A)). A est inversible ⟺ cette famille est une base de Mn,1(ℝ). Une famille de n vecteurs dans un espace de dimension n est une base si et seulement si elle est génératrice, c'est-à-dire si le sous-espace qu'elle engendre est de dimension n. Donc A inversible ⟺ rg(A) = n.
3. Pour X = t(x1,…,xn), fA(X) = AX = x1C1(A) + … + xnCn(A). Donc Im fA = Vect(C1(A),…,Cn(A)) et rg(A) = dim(Im fA).
4.a) A = UtV : ai,j = uivj.
4.b) Tr(A) = Σk ak,k = Σk=1n ukvk = tVU.
4.c) La j-ème colonne a pour coefficients uivj : Cj(A) = vjU.
4.d) Toutes les colonnes sont dans Vect(U), donc rg(A) ≤ 1. Comme V ≠ 0, il existe j avec vj ≠ 0, et Cj(A) = vjU ≠ 0 (U ≠ 0) : A ≠ 0, donc rg(A) ≥ 1 (question 2.a). Ainsi rg(A) = 1.
5.a) rg(A) = 1 ≠ 0, donc A ≠ 0 (2.a) : une colonne au moins est non nulle, notée Ci0(A).
5.b) L'espace engendré par les colonnes est de dimension 1 et contient le vecteur non nul Ci0(A) : il est donc égal à la droite Vect(Ci0(A)). Chaque Cj(A) appartient à cette droite : il existe λj ∈ ℝ tel que Cj(A) = λjCi0(A).
5.c) Posons X = Ci0(A) et Y = t(λ1,…,λn). D'après 4.c, la j-ème colonne de XtY est λjX = Cj(A), donc A = XtY. Y ≠ 0 car λi0 = 1.
5.d) Comme A ≠ 0, X0 ≠ 0 et Y0 ≠ 0. Soit (X1,Y1) avec A = X1tY1 ; alors X1 ≠ 0 et Y1 ≠ 0. Les colonnes de A sont proportionnelles à X1 et ne sont pas toutes nulles, donc Im fA = Vect(X1) ; de même Im fA = Vect(X0). Il existe donc μ ≠ 0 tel que X1 = μX0. Alors X0t(Y0 − μY1) = 0 ; en choisissant une composante xk ≠ 0 de X0, la k-ème ligne donne t(Y0 − μY1) = 0, soit Y1 = Y0/μ. Réciproquement ces couples conviennent.
Conclusion : les couples cherchés sont (μX0, μ−1Y0), μ ∈ ℝ*.
6. Soit (X1,…,Xr) une base de Im fA = Vect(C1(A),…,Cn(A)). Chaque colonne se décompose : Cj(A) = Σi=1r yi,jXi. Posons Yi = t(yi,1,…,yi,n). La j-ème colonne de Σi XitYi est Σi yi,jXi = Cj(A), donc A = Σi=1r XitYi. Aucun Yi n'est nul : sinon toutes les colonnes seraient dans l'espace engendré par les r − 1 autres Xk, et rg(A) ≤ r − 1. Par 4.d, chaque XitYi est de rang 1.
7.a) Notons zi,j la j-ème composante de Zi. La j-ème colonne de YitZi est zi,jYi, donc la j-ème colonne de ΣiYitZi est Σi=1p zi,jYi. Si la somme est nulle, pour tout j, Σi zi,jYi = 0 et, la famille (Yi) étant libre, zi,j = 0 pour tous i, j : tous les Zi sont nuls. La réciproque est immédiate.
7.b) Il y a n² matrices XitYj et dim Mn(ℝ) = n² : il suffit de montrer que la famille est libre. Si Σi,j λi,jXitYj = 0, alors Σi XitZi = 0 avec Zi = Σj λi,jYj. Par 7.a (appliquée à la famille libre (Xi)), Zi = 0 pour tout i ; la liberté de (Yj) donne λi,j = 0. C'est donc une base de Mn(ℝ), formée de matrices de rang 1 (4.d, puisque Xi ≠ 0 et Yj ≠ 0).
8.a) On calcule Tr(tMN) = Σi,j mi,jni,j.
• Bilinéaire : la transposition et la trace sont linéaires, le produit matriciel est bilinéaire.
• Symétrique : Tr(tMN) = Tr(t(tMN)) = Tr(tNM).
• Définie positive : <M,M> = Σi,j mi,j² ≥ 0, avec égalité si et seulement si M = 0.
C'est donc un produit scalaire sur Mn(ℝ).
8.b) <XtY, X'tY'> = Tr(YtX X'tY') = (tXX')·Tr(YtY') = (tXX')(tYY').
Donc XtY ⊥ X'tY' ⟺ tXX' = 0 ou tYY' = 0, c'est-à-dire X ⊥ X' ou Y ⊥ Y' pour le produit scalaire canonique de Mn,1(ℝ).
8.c) D'après 8.b, <XitYj, XktYl> = (tXiXk)(tYjYl). Si (X1,…,Xn) et (Y1,…,Yn) sont deux bases orthonormées de Mn,1(ℝ) (canonique), ce produit vaut δi,kδj,l. Méthode : construire deux bases orthonormées de Mn,1(ℝ) (par exemple par Gram-Schmidt) et former les produits XitYj : on obtient une base orthonormée de (Mn(ℝ), <,>) formée de matrices de rang 1 (plus généralement, des familles orthonormées de Mn,1(ℝ) donnent des familles orthonormées de Mn(ℝ)).
2ème partie — A = UtV, α = tVU, W = (tVV)U
Remarque : α = Tr(A) (question 4.b) et W = ‖V‖²U est un multiple non nul de U.
1. A² = U(tVU)tV = αA (tVU est un réel).
2. Par récurrence Ak = αk−1A pour k ≥ 1. Si α ≠ 0, Ak ≠ 0 pour tout k (A ≠ 0) ; si α = 0, A² = 0. Donc A nilpotente ⟺ α = 0 ⟺ Tr(A) = 0.
3. α ≠ 0. Pour λ ∈ ℝ*, (λA)² = λ²αA, égal à λA si et seulement si λα = 1. Avec λ = 1/α, λA est un projecteur.
4.a) rg(A) = 1 < n (n ≥ 2), donc A n'est pas inversible (1ère partie, 2.b) : 0 est valeur propre. AY = U(tVY) = 0 ⟺ tVY = 0 (U ≠ 0), donc E0(A) = Ker A = {Y ; tVY = 0}. Par le théorème du rang, dim E0 = n − 1 (hyperplan, noyau de la forme linéaire non nulle Y ↦ tVY).
4.b) AU = U(tVU) = αU, avec U ≠ 0 : α est valeur propre, distincte de 0. Les sous-espaces propres étant en somme directe, dim Eα ≤ n − (n − 1) = 1 ; comme U ∈ Eα, Eα = Vect(U), de dimension 1.
4.c) Si μ est valeur propre (AX = μX, X ≠ 0), A²X = αAX donne μ² = αμ, donc μ ∈ {0, α}. Si α ≠ 0 : deux valeurs propres (0 et α) ; si α = 0 : une seule, 0.
5. Si α ≠ 0, dim E0 + dim Eα = (n − 1) + 1 = n : A est diagonalisable. Dans une base (E1,…,En−1, U) formée d'une base de Ker A complétée par U, l'endomorphisme canoniquement associé a pour matrice diag(0,…,0,α) : A est semblable à diag(0,…,0,α).
6.a) α = 0 : la seule valeur propre est 0. Si A était diagonalisable, elle serait semblable à la matrice nulle, donc nulle — impossible (rang 1). A n'est pas diagonalisable.
6.b) f(U) = AU = αU = 0 : U ∈ Ker f, donc W = ‖V‖²U ∈ Ker f et W ≠ 0. Ker f est de dimension n − 1 ; par le théorème de la base incomplète, la famille libre (W) se complète en une base (E1,…,En−2, W) de Ker f.
6.c) tVV = ‖V‖² ≠ 0, donc V ∉ Ker f. Ker f étant un hyperplan, Mn,1(ℝ) = Ker f ⊕ Vect(V) et (E1,…,En−2, W, V) est une base. On a f(Ei) = 0, f(W) = 0 et f(V) = U(tVV) = W. La matrice de f dans cette base est donc la matrice élémentaire En−1,n : tous les coefficients nuls sauf un 1 en ligne n − 1, colonne n.
6.d) Toute matrice de rang 1 s'écrit UtV (5.c), et sa trace est α = tVU (4.b). Si elle est de trace nulle, 6.c montre qu'elle est semblable à En−1,n. Deux matrices de rang 1 et de trace nulle sont semblables à la même matrice, donc semblables entre elles (la similitude est une relation d'équivalence).
Deuxième problème — Théorème de d'Alembert-Gauss
I. Résultats préliminaires
1.a) Pour z ≠ 0 : P(z) = adzd(1 + ε(z)) avec ε(z) = Σk=0d−1 (ak/ad) zk−d. Chaque terme vérifie |ak/ad|·|z|k−d → 0 quand |z| → +∞ (k − d < 0), donc |1 + ε(z)| → 1 et |P(z)| ∼ |ad||z|d.
1.b) Posons S = Σk<d|ak/ad| et R = max(1, 2S) (R = 1 si S = 0). Pour |z| ≥ R ≥ 1 : |ε(z)| ≤ Σ|ak/ad||z|k−d ≤ S/|z| ≤ 1/2. Donc 1/2 ≤ |1 + ε(z)| ≤ 3/2 ≤ 2, et ½|ad||z|d ≤ |P(z)| ≤ 2|ad||z|d.
2.a) (x,y) ↦ P(x+iy) a une partie réelle et une partie imaginaire polynomiales en (x,y), donc continues ; le module est continu. Un disque fermé borné de ℝ² est un compact (fermé borné en dimension finie). Une fonction réelle continue sur un compact est bornée et atteint ses bornes, en particulier sa borne inférieure.
2.b) |P| ≥ 0 est minorée. Choisissons ρ ≥ R tel que ½|ad|ρd ≥ |a0| = |P(0)| (possible car d ≥ 1). Sur le disque fermé D(0,ρ), |P| atteint son minimum en un point z0 (2.a), et |P(z0)| ≤ |P(0)|. Pour |z| > ρ : |P(z)| ≥ ½|ad||z|d ≥ ½|ad|ρd ≥ |P(0)| ≥ |P(z0)|. Donc |P(z0)| = infℂ|P| : la borne inférieure est atteinte.
II. Première méthode analytique
1.a) Q est continue et Q(0) = 0, donc t ↦ αkQ(αt) tend vers 0 quand t → 0. Il existe donc η > 0 tel que |αkQ(αt)| ≤ 1/2 pour |t| ≤ η ; il suffit de prendre t0 = min(η, 1/2) ∈ ]0,1[.
1.b) Comme bαk = −1 :
Q1(αt0) = 1 + bαkt0k + αkt0kQ(αt0) = (1 − t0k) + t0k·αkQ(αt0).
Avec 1 − t0k > 0 : |Q1(αt0)| ≤ (1 − t0k) + ½t0k = 1 − ½t0k < 1.
2. Inégalité d'Argand. Q1(z) = P(γ+z)/P(γ) est un polynôme de même degré d ≥ 1 que P, avec Q1(0) = 1. Écrivons Q1 = 1 + Σj=1d cjXj (cd ≠ 0) et soit k = min{j ≥ 1 ; cj ≠ 0}, b = ck ≠ 0. Alors Q1 = 1 + bXk + XkQ avec Q = Σj>k cjXj−k, et Q(0) = 0. Soit α une racine k-ième (dans ℂ) de −1/b. Par la question 1, il existe t0 ∈ ]0,1[ tel que |Q1(αt0)| < 1, c'est-à-dire |P(γ + αt0)| < |P(γ)|. δ = γ + αt0 convient.
3. Application. z0 existe d'après I.2.b. Si P(z0) ≠ 0, l'inégalité d'Argand fournit δ avec |P(δ)| < |P(z0)|, ce qui contredit la minimalité. Donc P(z0) = 0 : tout polynôme non constant à coefficients complexes a une racine.
II (bis). Deuxième méthode analytique
1. g(r,θ) = P(reiθ) = Σ akrkeikθ est de classe C∞ sur ℝ² et, par hypothèse (P sans racine), ne s'annule pas ; donc f = 1/g est de classe C1. Avec ∂g/∂r = eiθP'(reiθ) et ∂g/∂θ = ireiθP'(reiθ) :
∂f/∂r = −eiθP'(reiθ) / P(reiθ)², ∂f/∂θ = −ireiθP'(reiθ) / P(reiθ)², d'où la relation ∂f/∂θ = ir·∂f/∂r.
2.a) f et ∂f/∂r sont continues sur ℝ × [0,2π] ; sur tout [−a,a] × [0,2π] (compact), ∂f/∂r est bornée, ce qui justifie la dérivation sous le signe intégrale : F est de classe C1 et
F'(r) = ∫02π ∂f/∂r (r,θ) dθ.
Pour r ≠ 0 : F'(r) = (1/(ir)) ∫02π ∂f/∂θ dθ = (1/(ir))[f(r,2π) − f(r,0)] = 0 (f est 2π-périodique en θ).
Pour r = 0 : F'(0) = −(P'(0)/P(0)²) ∫02π eiθdθ = 0.
Donc F' = 0 sur ℝ : F est constante.
2.b) Pour r ≥ R (préliminaires 1.b) : |f(r,θ)| ≤ 2/(|ad|rd), d'où |F(r)| ≤ 4π/(|ad|rd) → 0. F(r) → 0 quand r → +∞.
2.c) F(0) = 2π/P(0) ≠ 0. Or F est constante et tend vers 0 en +∞, donc F(0) = 0 : contradiction. L'hypothèse « P n'a pas de racine » est fausse : tout polynôme non constant de ℂ[X] admet au moins une racine complexe (d'Alembert-Gauss).
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