نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2011: الرياضيات 1 - شعبة TSI لولوج مدارس المهندسين
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باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2011)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الرياضيات 1
- الدورة
- 2011
- عدد الصفحات
- 5
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)
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ROYAUME DU MAROC
Ministère de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique
Présidence du Concours National Commun 2011
Institut National des Postes et Télécommunications
INPT
Concours National Commun
d’Admission aux
Grandes Écoles d'Ingénieurs ou Assimilées
Session 2011
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I
Durée 4 heures
Filière TSI
Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit
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Concours National Commun - Session 2011-1
L'énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière TSI,
comporte 4 pages. ‘
L'usage de la calculatrice est interdit .
Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des copies. Il convient en particulier
de rappeler avec précision les | références | des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur dénoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.
Premier problème
Dans ce problème, 1 désigne l’un des intervalles [a, b] ou [a, +oo| ou ] - زه يمه ou R; a et b étant
des réels tels que a ‹ b.
Soit f : 1 — R une application vérifiant f(1) C I ; on suppose qu'il existe م €]0, 1[ vérifiant
Définition : un élément x de 1 est dit un point fixe de f si f(x) = x.
L'objet du problème est de montrer que f admet un unique point fixe dans / et de donner une
méthode de calcul approché d'un tel point.
1°"° partie
Existence du point fixe
On considère la suite (u,)n›o définie par: uw 61 et جب = f(Un), NEN.
1.1. Vérifier que les termes de la suite (un )n›0 sont bien définis.
1.2.1. Soitn € N Montrer que |un+1 — Un| › k”|u1 — uo| et en déduire que
1.2.2. Soita € R;pourtoutn € N, on pose v, = un + ak”"(b — a) et w, = un — ak"(b — a).
Comment choisir le réel نه pour que les deux suites (v,)n›0 et (W,)n›o Soient adjacentes ?
1.2.3. Montrer alors que la suite (un )n›0 converge vers une limite / € [a, |.
1.2.4. Montrer que, pour tout n € N*, jun — f (£)| › .ا — متنا Conclure que / est un point
fixe de f.
1.3.1. Montrer que les droites D et À d'équations respectives y = f(a) +k(x—a)ety = x sont
concourantes en un point d'abscisse notée c avec c › a.
13.2. Sic# a, montrer que a › cet que f([a, c]) .اع
Épreuve de Mathématiques I 1/4 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2011 — TSI
1.3.3. Conclure que f admet un point fixe ; on pourra distinguer les cas c = a et c # a.
On pose J = {-1 ; x € I} et g(x) = f(-1), x € J. Vérifier que la fonction و vérifie sur
l'intervalle J les hypothèses de la question 0.4 précédente et conclure que f admet un point fixe
dans I.
15. Cas où //=R
1.5.1. On suppose que f(0) › 0 et on note c (resp. d) le point d’intersection de la droite
d'équation y = f(0) — kx (resp. y = f(0) + kx) avec la première bissectrice (d’équation y = 1).
Préciser les valeurs de c et d puis justifier que f([c, d]) C [c, d] et en déduire que f admet un point
fixe dans [c,d].
1.5.2. Envisager les deux cas restants et conclure que f admet un point fixe dans /.
257“ partie
Unicité du point fixe ; calcul approché
2.1. Montrer que si f(£1) = 44 et f (£a) = La, avec (£1, La) € I”, alors 4 = La.
2.2. Approximation du point fixe
On conserve les hypothèses faites sur f au début du problème et on note / son l'unique point
fixe. On rappelle que la suite (u)n›0 est définie par :
uw ET et بوم = f(un), nEN.
1— 7
1-7
2.2.1. Montrer que, pour tout (n, p) € N°, |un+p - Un| › k” [41 — 0٠
171
2.2.2. En déduire que, pour toutn € N, | م | › TX |u1 — 4o|-
2.3. Un exemple ;
On considère la fonction f définie, pour tout 7 € R, par f(x) ح 1+ = =
2.3.1. Montrer que f admet un unique point fixe 4 € R.
2.3.2. On considère la suite (u,)n›0 définie par: wo =0 et uni = f(un), nEN.
Comment choisir l’entier naturel n pour que u, soit une valeur approchée de 45 10-3 près ?
Deuxième problème
Ce deuxième problème est composé de deux parties largement indépendantes.
1°" partie
Étude d’une fonction
1.1. Montrer que la fonction arctan est développable en série entière au voisinage de 0 ; écrire
son développement en série entière en précisant le rayon de convergence.
Épreuve de Mathématiques I 2/4 هب
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Concours National Commun - Session 2011-1
1.2. Soit g la fonction définies sur R* par
_ arctan t
Montrer que و admet un prolongement par continuité en 0, noté encore رو et préciser g(0).
1 x
1.3. Onnote f la fonction définie, pour tout x € R*, par f(x) = = | g(t) dt.
1.3.1. Montrer que la fonction f se prolonge en une fonction continue sur R, notée encore f,
et expliciter f (0).
1.3.2. Précisez le rayon de convergence de la série entière = @n + 12°
n›0
1.3.3. Montrer que, pour tout x €] — 1,1[, f(x) = =. me” ; on justifiera d’abord la
n=0 j
convergence de la série.
1.3.4. Montrer que f est de classe 09 sur R.
1.4. On cherche à exprimer f(1) comme la somme d’une série.
1.4.1. Justifier que la série =. 25 est convergente et donner, pour n € N°, une
n20 °°
majoration de la quantité |S — $ @k+ 12 où S désigne la somme de la série en question ; on
k=0
précisera le théorème utilisé.
1.4.2. Montrer que, pour tout n € N° et tout r €]0, 1[,
ا(أثم ا لخر (13
Tai PTE
1.4.3. Montrer que, pour tout n € N° et tout r €]0, 1[,
1.4.4. Montrer que › ; ‹1+lnn.
1.4.5. On considère la suite (r.)n›1 d'éléments de l'intervalle [0,1] telle que, pour tout
10 61, n(1— 12) = 1; étudier la suite / و › - (م2) Si et en déduire que f(1) = 5.
k=0 "2
1.4.6. Donner une valeur approchée de f(1) à 107° près. En déduire une valeur approchée de
Épreuve de Mathématiques I 3/4 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2011 - TSI
1.5. Étude de f au voisinage de +0
1
1.5.1. Montrer que, pour tout أ › 0, arctan t + arctan
1.5.2. Montrer que pour tout réel x › 0, f(x) 5 f(=)=
On pourra remarquer que, pour x › 0, f(x) = : | g(t)dt + 5 / g(t) dt.
1 Jo æJ1
1.5.3. En déduire un équivalent de f(x) au voisinage de + مه et préciser la limite de f en +oo.
1.6. Montrer que pour tout réel x › 1, f(x) = 37 + ل 2+3 puis en déduire une
n=0
approchée de f(5) à 107* près.
1.7. Étudier les variations de f sur R et dessiner l'allure de sa courbe représentative.
2°m° partie
Résolution d’une équation différentielle
On note 1 l’un des intervalle [ — ,مه 0] ou [0 +oo| et on considère l'équation différentielle
0ح ن + اردق + "ررضو (H)
2.1. Déterminer نه € R* pour que la fonction # — #“ soit une solution sur / de (H).
0
2.2. Déterminer À : I جب R, deux fois dérivable, telle que la fonction # — = soit solution
sur 1 de (H).
2.3. Préciser l'ensemble des solutions sur / de l'équation différentielle (H).
2.4. L'équation différentielle (H) admet-elle des solutions sur R autres que la solution nulle ?
0
2.5. Déterminer À : I — R, deux fois dérivable, telle que la fonction # — = soit solution
sur 1 de l'équation différentielle (L)
1+x2
2.6. Rappeler la structure de l’ensemble des solutions sur / de l'équation (CL) et le préciser.
2.7. Montrer que l'équation différentielle (L) admet une unique solution développable en série
entière au voisinage de 0 ; on précisera les coefficients de cette série entière ainsi que son rayon de
convergence.
2.8. Montrer que l'équation différentielle (L) admet une unique solution sur R et la préciser.
FIN DE L'ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques I 4/4 FIN
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✅ التصحيح المقترح
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Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2011, filière TSI (classes préparatoires), organisé par l'INPT. Durée : 4 heures, calculatrice interdite. Deux problèmes : le théorème du point fixe pour une fonction contractante (existence, unicité, approximation), puis l'étude de f(x) = (1/x)∫0x (arctan t / t) dt et d'une équation différentielle d'Euler dont f est l'unique solution sur ℝ. Voici une correction proposée.
💡 L'énoncé contient deux coquilles (questions 1.4 et 1.5.1 du premier problème). Le préambule du sujet demande de les signaler sur la copie et de poursuivre en expliquant ses initiatives : c'est ce qui est fait ci-dessous.
Premier problème — Point fixe d'une application contractante
1re partie : existence du point fixe
1.1. Par récurrence : u0 ∈ I ; si un ∈ I, alors un+1 = f(un) est défini et appartient à f(I) ⊂ I. Tous les termes sont bien définis et dans I.
1.2.1. |un+1 − un| = |f(un) − f(un−1)| ≤ k|un − un−1|, d'où par récurrence |un+1 − un| ≤ kn|u1 − u0|. Comme u0, u1 ∈ [a, b], |u1 − u0| ≤ b − a, donc |un+1 − un| ≤ kn(b − a), soit
un − kn(b − a) ≤ un+1 ≤ un + kn(b − a).
1.2.2. vn+1 − vn = (un+1 − un) − α(1 − k)kn(b − a) ≤ kn(b − a)[1 − α(1 − k)] et wn+1 − wn = (un+1 − un) + α(1 − k)kn(b − a) ≥ kn(b − a)[α(1 − k) − 1]. De plus vn − wn = 2αkn(b − a) → 0. Il suffit donc de prendre α ≥ 1/(1 − k), par exemple α = 1/(1 − k) : (vn) décroissante, (wn) croissante, vn − wn → 0 : elles sont adjacentes.
1.2.3. Deux suites adjacentes convergent vers une même limite ℓ ; un = (vn + wn)/2 → ℓ. Comme un ∈ [a, b] (fermé), ℓ ∈ [a, b].
1.2.4. |un − f(ℓ)| = |f(un−1) − f(ℓ)| ≤ k|un−1 − ℓ| → 0. Donc un → f(ℓ) ; par unicité de la limite, f(ℓ) = ℓ.
1.3.1. D a pour pente k ≠ 1, Δ pour pente 1 : elles sont sécantes. x = f(a) + k(x − a) donne c = (f(a) − ka)/(1 − k), et c − a = (f(a) − a)/(1 − k) ≥ 0 car f(a) ∈ I, soit f(a) ≥ a. Donc c ≥ a.
1.3.2. Si c ≠ a, alors c > a. Pour x ∈ [a, c] : f(x) ≥ a (car f(x) ∈ I) et f(x) ≤ f(a) + k|x − a| = f(a) + k(x − a) ≤ f(a) + k(c − a) = c (le point de D d'abscisse c est sur Δ). Donc f([a, c]) ⊂ [a, c].
1.3.3. Si c = a, alors f(a) = a : a est un point fixe. Si c ≠ a, la restriction de f à [a, c] vérifie les hypothèses de 1.2 (f([a,c]) ⊂ [a,c], k-lipschitzienne) : elle a un point fixe dans [a, c] ⊂ I. Dans tous les cas, f admet un point fixe.
1.4. Coquille signalée : avec g(x) = f(−x), on aurait g(J) ⊂ I et non g(J) ⊂ J ; et « question 0.4 » renvoie en fait au cas 1.3. On pose donc g(x) = −f(−x), x ∈ J = [−a, +∞[.
Si x ∈ J, −x ∈ I, f(−x) ∈ I, donc g(x) = −f(−x) ∈ J : g(J) ⊂ J. Et |g(x) − g(y)| = |f(−x) − f(−y)| ≤ k|x − y|. Par 1.3, g a un point fixe x0 ∈ J : −f(−x0) = x0, soit f(−x0) = −x0. −x0 ∈ I est un point fixe de f.
1.5.1. Intersections avec y = x : f(0) − kx = x donne c = f(0)/(1 + k) ; f(0) + kx = x donne d = f(0)/(1 − k) ; 0 < c < d.
Coquille signalée : l'inclusion f([c, d]) ⊂ [c, d] est fausse en général. Contre-exemple : f(x) = 1 − x/2 (k = 1/2, f(0) = 1) donne c = 2/3, d = 2, et f(2) = 0 ∉ [2/3, 2]. On conclut autrement :
- Pour |x| ≤ d : |f(x)| ≤ f(0) + k|x| ≤ f(0) + kd = d. Donc f([−d, d]) ⊂ [−d, d], et par 1.2 f a un point fixe ℓ dans [−d, d].
- Ce point fixe est dans [c, d] : |ℓ − f(0)| = |f(ℓ) − f(0)| ≤ k|ℓ|. Si ℓ < 0, on aurait ℓ ≥ f(0) − k|ℓ| = f(0) + kℓ, soit (1 − k)ℓ ≥ f(0) > 0, contradiction. Donc ℓ ≥ 0 et f(0) − kℓ ≤ ℓ ≤ f(0) + kℓ, c'est-à-dire c ≤ ℓ ≤ d.
1.5.2. Si f(0) = 0, 0 est un point fixe. Si f(0) < 0, la fonction g(x) = −f(−x) est k-lipschitzienne de ℝ dans ℝ avec g(0) = −f(0) > 0 : par 1.5.1 elle a un point fixe x0, et −x0 est point fixe de f. Dans tous les cas f admet un point fixe dans I = ℝ.
2e partie : unicité, calcul approché
2.1. |ℓ1 − ℓ2| = |f(ℓ1) − f(ℓ2)| ≤ k|ℓ1 − ℓ2|, donc (1 − k)|ℓ1 − ℓ2| ≤ 0 avec 1 − k > 0 : ℓ1 = ℓ2.
2.2.1. Comme en 1.2.1, |uj+1 − uj| ≤ kj|u1 − u0|. Par l'inégalité triangulaire :
|un+p − un| ≤ Σj=nn+p−1 kj|u1 − u0| = kn(1 − kp)/(1 − k) · |u1 − u0|.
2.2.2. |un − ℓ| = |f(un−1) − f(ℓ)| ≤ k|un−1 − ℓ| ≤ … ≤ kn|u0 − ℓ| → 0 : un → ℓ. En faisant p → +∞ dans 2.2.1 (kp → 0) : |un − ℓ| ≤ kn/(1 − k) · |u1 − u0|.
2.3.1. f(x) = 1 + (sin x)/2 : par l'inégalité des accroissements finis (|cos| ≤ 1), |f(x) − f(y)| ≤ (1/2)|x − y|, et f(ℝ) ⊂ ℝ. Avec k = 1/2 et I = ℝ, les parties 1 et 2 donnent un unique point fixe ℓ ∈ ℝ (de plus ℓ ∈ [1/2, 3/2] car f(ℝ) ⊂ [1/2, 3/2]).
2.3.2. u0 = 0, u1 = f(0) = 1, donc |un − ℓ| ≤ (1/2)n/(1/2) = 21−n. Il suffit que 2n−1 ≥ 1000 ; comme 210 = 1024, n ≥ 11 convient (par exemple n = 11).
Deuxième problème
1re partie : étude d'une fonction
1.1. Pour |t| < 1 : arctan′(t) = 1/(1 + t²) = Σn≥0 (−1)nt2n (série géométrique, rayon 1). On primitive terme à terme à l'intérieur du disque de convergence, avec arctan 0 = 0 :
arctan x = Σn≥0 (−1)n x2n+1/(2n + 1), rayon de convergence 1.
1.2. arctan t ~ t en 0, donc g(t) → 1 : g se prolonge par continuité avec g(0) = 1. (Pour |t| < 1 : g(t) = Σ (−1)nt2n/(2n + 1), y compris en 0.)
1.3.1. g est continue sur ℝ ; G(x) = ∫0x g est C¹ avec G(0) = 0 et G′(0) = g(0) = 1. Donc f(x) = G(x)/x → G′(0) = 1 : f se prolonge par continuité sur ℝ avec f(0) = 1.
1.3.2. Pour z ≠ 0, |an+1z2n+2|/|anz2n| = ((2n + 1)/(2n + 3))²|z|² → |z|². Règle de d'Alembert : convergence si |z| < 1, divergence grossière si |z| > 1. R = 1.
1.3.3. Pour x ∈ ]−1, 1[, la série converge (R = 1). Intégrant terme à terme sur [0, x] ⊂ ]−1, 1[ la série entière de g : G(x) = Σ (−1)nx2n+1/(2n + 1)², d'où pour x ≠ 0, f(x) = Σn≥0 (−1)nx2n/(2n + 1)² ; en x = 0 les deux membres valent 1.
1.3.4. g est C∞ sur ℝ* (quotient) et sur ]−1, 1[ (somme de série entière) : g est C∞ sur ℝ, donc G aussi, et f = G/x est C∞ sur ℝ*. Sur ]−1, 1[, f est somme d'une série entière de rayon 1, donc C∞. Ainsi f est C∞ sur ℝ.
1.4.1. Série alternée : 1/(2n + 1)² décroît vers 0. Par le critère spécial des séries alternées, elle converge et son reste est majoré par le premier terme négligé :
|S − Σk=0n (−1)k/(2k + 1)²| ≤ 1/(2n + 3)².
1.4.2. Le terme k = 0 est nul. Pour x ∈ ]0, 1[ et k ≥ 1 : 1 − x2k = (1 − x²)(1 + x² + … + x2k−2) ∈ [0, k(1 − x²)]. Par l'inégalité triangulaire :
|Σk=0n (−1)k(1 − x2k)/(2k + 1)²| ≤ (1 − x²)Σk=1n k/(2k + 1)².
1.4.3. Par 1.3.3 : f(x) − Σk=0n (−1)k/(2k + 1)² = −Σk=0n (−1)k(1 − x2k)/(2k + 1)² + Σk>n (−1)kx2k/(2k + 1)².
Le premier terme est majoré par 1.4.2, avec k/(2k + 1)² ≤ k/(4k²) ≤ 1/k. Le second est le reste d'une série alternée (x2k/(2k + 1)² décroît vers 0), majoré par x2n+2/(2n + 3)² ≤ 1/(2n + 3)². D'où
|f(x) − Σk=0n (−1)k/(2k + 1)²| ≤ (1 − x²)Σk=1n 1/k + 1/(2n + 3)².
1.4.4. Pour k ≥ 2, t ↦ 1/t décroît, donc 1/k ≤ ∫k−1k dt/t. En sommant : Σk=2n 1/k ≤ ∫1n dt/t = ln n, d'où Σk=1n 1/k ≤ 1 + ln n.
1.4.5. xn = √(1 − 1/n) (pour n = 1 on trouverait x1 = 0 ∉ ]0, 1[ : on prend n ≥ 2). Avec 1.4.3, 1.4.4 et 1 − xn² = 1/n :
|f(xn) − Sn| ≤ (1 + ln n)/n + 1/(2n + 3)² → 0, où Sn est la somme partielle.
Or xn → 1 et f est continue en 1, donc f(xn) → f(1) ; et Sn → S. Donc f(1) = S = Σn≥0 (−1)n/(2n + 1)².
1.4.6. Par 1.4.1, il suffit que 1/(2n + 3)² ≤ 10−3, soit 2n + 3 ≥ 32, n ≥ 15 : S15 ≈ 0,9155 approche S à moins de 10−3. On obtient f(1) ≈ 0,916 (constante de Catalan, 0,91597…).
Pour x ≠ 0, f′(x) = g(x)/x − G(x)/x² = (g(x) − f(x))/x, donc f′(1) = g(1) − f(1) = π/4 − f(1) ≈ 0,785 − 0,916 ≈ −0,131.
1.5.1. φ(t) = arctan t + arctan(1/t) sur ]0, +∞[ : φ′(t) = 1/(1 + t²) − (1/t²)/(1 + 1/t²) = 0 ; ]0, +∞[ est un intervalle, φ est constante, égale à φ(1) = π/2. arctan t + arctan(1/t) = π/2.
1.5.2. Pour x > 0 : f(x) = f(1)/x + (1/x)∫1x g(t) dt. Par 1.5.1 :
∫1x (arctan t)/t dt = (π/2)ln x − ∫1x arctan(1/t)/t dt. Avec s = 1/t (dt/t = −ds/s) : ∫1x arctan(1/t)/t dt = ∫1/x1 g(s) ds = f(1) − (1/x)f(1/x).
Donc f(x) = f(1)/x + (1/x)[(π/2)ln x − f(1) + f(1/x)/x], soit f(x) − (1/x²)f(1/x) = π ln x/(2x).
1.5.3. f(1/x) → f(0) = 1, donc f(1/x)/x² = O(1/x²) = o(ln x/x). Ainsi f(x) ~ π ln x/(2x) en +∞ et lim+∞ f = 0.
1.6. Pour x > 1, 1/x ∈ ]0, 1[ et par 1.3.3, f(1/x)/x² = Σ (−1)n/((2n + 1)² x2n+2), d'où la formule avec 1.5.2.
Pour x = 5 : la série est alternée à termes décroissants : 1/25 − 1/(9·625) + 1/(25·5⁶) − … ; en s'arrêtant à 1/25 − 1/5625 ≈ 0,03982, l'erreur est ≤ 1/390625 < 3·10−6. Avec π ln 5/10 ≈ 3,1416 × 1,6094/10 ≈ 0,5056 :
f(5) ≈ 0,5056 + 0,0398 ≈ 0,545.
1.7. g est paire, donc G est impaire et f est paire. g est strictement décroissante sur [0, +∞[ : g′(t) = ψ(t)/t² avec ψ(t) = t/(1 + t²) − arctan t, ψ(0) = 0 et ψ′(t) = −2t²/(1 + t²)² < 0 pour t > 0, donc ψ < 0. Pour x > 0, f(x) est la moyenne de g sur [0, x], donc f(x) > g(x), et f′(x) = (g(x) − f(x))/x < 0.
| x | −∞ | 0 | +∞ | ||
|---|---|---|---|---|---|
| f′ | + | 0 | − | ||
| f | 0 | ↗ | 1 | ↘ | 0 |
Allure : courbe en cloche symétrique par rapport à (Oy), maximum (0, 1) à tangente horizontale, f(±1) ≈ 0,916, f(±5) ≈ 0,545, asymptote y = 0 en ±∞ (décroissance lente, en π ln x/(2x)), f > 0.
2e partie : résolution d'une équation différentielle
2.1. y = tα : x²y″ + 3xy′ + y = [α(α − 1) + 3α + 1]tα = (α + 1)²tα. Solution ⟺ α = −1.
2.2. y = λ/t : y′ = λ′/t − λ/t², y″ = λ″/t − 2λ′/t² + 2λ/t³. Alors x²y″ + 3xy′ + y = tλ″ − 2λ′ + 2λ/t + 3λ′ − 3λ/t + λ/t = tλ″ + λ′ = (tλ′)′. Donc y solution ⟺ tλ′ = C ⟺ λ(t) = C ln|t| + D ; par exemple λ(t) = ln|t|.
2.3. Toute fonction y sur I s'écrit λ(t)/t avec λ = ty ; par 2.2 : SH = {x ↦ (C ln|x| + D)/x ; (C, D) ∈ ℝ²}, espace vectoriel de dimension 2, de base (1/x, ln|x|/x).
2.4. Une solution sur ℝ est, sur ]0, +∞[ et ]−∞, 0[, de la forme (C ln|x| + D)/x et doit avoir une limite finie en 0. Si C ≠ 0, |C ln|x| + D|/|x| → +∞ ; si C = 0 et D ≠ 0, |D/x| → +∞. Donc C = D = 0 de chaque côté, puis y(0) = 0 par continuité. Seule la fonction nulle est solution sur ℝ.
2.5. Avec y = λ/t, (ℒ) devient (tλ′)′ = 1/(1 + t²), d'où tλ′ = arctan t + C, λ′ = (arctan t)/t + C/t. On peut prendre λ(t) = ∫0t (arctan s)/s ds = t f(t) (avec C = 0), qui est deux fois dérivable. La solution correspondante est y = λ/t = f : la fonction de la 1re partie est solution particulière de (ℒ).
2.6. (ℒ) est linéaire : ses solutions forment un espace affine, solution particulière + solutions de (H). Sur I :
y(x) = f(x) + (C ln|x| + D)/x, (C, D) ∈ ℝ².
2.7. Cherchons y = Σ anxn de rayon R > 0. Alors x²y″ + 3xy′ + y = Σ [n(n − 1) + 3n + 1]anxn = Σ (n + 1)²anxn, et pour |x| < 1, 1/(1 + x²) = Σ (−1)px2p. Par unicité du développement en série entière :
a2p = (−1)p/(2p + 1)², a2p+1 = 0.
Réciproquement, cette série a pour rayon R = 1 (1.3.2) et vérifie (ℒ) sur ]−1, 1[. Il y a donc une unique solution développable en série entière en 0 ; c'est f (1.3.3).
2.8. Soit y solution sur ℝ. Sur ]0, +∞[ et ]−∞, 0[, y − f est solution de (H) et doit avoir une limite finie en 0 ; comme en 2.4, cela impose y − f = 0 sur ℝ*, puis y(0) = f(0) par continuité. Réciproquement, f est C∞ sur ℝ, vérifie (ℒ) sur ℝ* et en 0 (0 + 0 + f(0) = 1 = 1/(1 + 0)). L'unique solution sur ℝ est f : x ↦ (1/x)∫0x (arctan t)/t dt, f(0) = 1.
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المصدر: مباريات ولوج المدارس والمعاهد العليا
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