نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2021: الرياضيات 2 - شعبة MP لولوج مدارس المهندسين
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باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2021)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الرياضيات 2
- الدورة
- 2021
- عدد الصفحات
- 4
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)
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Concours National Commun
Epreuve de Mathématiques II
Session 2021 - Filière MP
L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière MP.
L’usage de tout matériel électronique, y compris La calculatrice, est interdit
Durée : 4 heures
Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l’appréciation des copies. n convient en particulier
de rappeler avec précision les références des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énonce, il le signale sur sa copie
et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.
Le sujet de cette épreuve est composé d’un exercice et d’un problème indépendants entre eux.
Exercice
(Noté 4 points sur 20 )
Soit E un espace vectoriel de dimension 3 sur R et B = (e,,€9,€3) une base de Æ. Pour tout réel a, on considère
l'endomorphisme fa de l’espace vectoriel 2 dont la matrice dans la base B est donnée par.
1 a=-2 2-a
1-a a 0
1. Posons B’ = (e[, .مث es) la famille de vecteurs عل E définie par + جز e + ون
ون - ون = es
a) Vérifier que B’ est une base de E.
b) Vérifier que e{,e5 et es sont des vecteurs propres de fa-
c) Déterminer la matrice P de passage de la base B à la base B'.
d) Prouver que la matrice Ma est diagonalisable.
e) Donner une matrice diagonale notée D, telle que M, = PD,P-*.
2. On considère le système différentiel linéaire suivant :
a) Établir que | y'(t) | = Ma, | y(t) |, dont on précisera la valeur de ao.
Vérifier que Y"(t) = Dao Ÿ (t).
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y1(t)
c) En posant Y(t)= | )ون |, déterminer les fonctions y1, ya et y3.
ys(t)
d) En déduire la solution générale du système différentiel (5).
e) Déterminer la solution du système différentiel (S) vérifiant x(0) = 0, (0)ن = 1 et z(0) = 2.
Problème
Pour n un entier supérieur ou égal a 1 , on désigne par M,(R) la R -algèbre des matrices carrées réelles de
taille n, et par GLn(R) le groupe des matrices inversibles de Mn (R). On note I, la matrice unité de M, (R).
Si t1,...,tn sont des réels, on note diag(t;,.. , t,) la matrice diagonale de M, (R) qui admet pour coefficients
diagonaux les réels t1,...,tn, dans cet ordre.
Pour A une matrice de M, (R), une matrice R de M,(R) est dite une racine carrée de À si R? = À.
On note Rn(A) l’ensemble des racines carrée s de À, c’est-a-dire,
On désigne par S,(R) l’ensemble des matrices symétriques réelles.
On dit qu’une matrice M de 5,(R) est positive si pour tout X de M,1(R)* XMX › 0.
On notera l’ensemble des matrices symétriques réelles positives par S7(R).
L'objectif du problème est de déterminer les racines carrées de matrices réelles particulières, et présenter un cas
d’une matrice complexe.
Partie 1
Cas où À est une matrice possédant n valeurs propres distinctes
Soit n un entier supérieur ou égal a 2. On considère À une matrice de M, (R) possédant n valeurs propres réelles
5 mn
distinctes ...يل ., An telles que A; › ... › An On pose D =diag(\; ... An) la matrice diagonale de M, (R).
1. a) Justifier l'existence d’une matrice P inversible de M, (R) telle que A = PDP".
b) Montrer que R est une racine carrée de À si, et seulement si, la matrice P- !RP est une racine carrée
de D.
2. Soit À une racine carrée de la matrice D.
a) Montrer que AD = DA.
b) En déduire que À est une matrice diagonale.
c) Si on pose À =diag(0,,...,6n), déterminer pour tout entier 1,1 › 3 ‹n, 62 en fonction de À;.
Déterminer R, (A) dans le cas où A admet au moins une valeur propre strictement négative.
4. On suppose que les valeurs propres de À sont toutes positives ou nulles.
a) Déterminer les racines carrées de la matrice D.
b) En déduire les racines carrées de À en fonction de la matrice P et A1 ..., An-
c) Déterminer le nombre des racines carrées de la matrice A.
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1 0 0
5. Soit 4 -ح | 0 2 1 |. Déterminer R3(4).
0 03
Partie 2
Cas où À =diag(\1In,s- ‹‹; Arfn,.)
1. Soit R une racine carrée عل
a) Montrer que R est diagonalisable.
c) En déduire pour À un réel strictement positif, R, (AI).
2. Soit r un entier supérieur ou égal à 2, n1,...,n, des entiers naturels non nuls tels que, ح ,7+ .+ ود
et soient À1 .....Àr des réels strictement positifs, distincts deux à deux.
On considère la matrice diagonale par blocs À = "a, , où pour tout 4 de [1,r], I.
désigne la matrice diagonale de taille n; d’éléments diagonaux tous égaux à 1 .
La matrice A peut être notée À =diag(\1Ini 5 ... Arfnr)
a) Montrer que toute matrice de M,(R) qui commute avec À est diagonale par blocs de la forme
A1 (0)
; , où pour tout ; de [1,r], A; est une matrice de taille يد
b) Déterminer R,(4).
3. On muni M,(R) de la norme N définie par N(M) = 2, |m;;|, pour toute matrice M = (m:;), ‹ijen
a) Pour tout entier naturel ,و on considère la matrice 5, = 0 ji ) de Mz(R).
Déterminer la matrice 5, et en déduire que Ra (Ja) n’est pas une partie bornée de M»(R).
b) Ra (I) est-elle une partie bornée de M, (R) pour n › 3? Justifiez votre réponse.
Partie 3
Cas où À est une matrice nilpotente
Soit A une matrice de Mn (R) nilpotente d’indice de nilpotence p, (0 › p › n). On suppose qu’il existe une
matrice B de M, (R) telle que B? = A.
1. a) Déterminer B?P et 22-1
b) Déterminer les expressions possibles du polynôme minimal de B.
c) En déduire que p › 3H.
2. Soit P un polynôme de R[X].
a) Montrer que P?(A) = I, + À si, et seulement si, P? — X — 1 est divisible par XP.
b) Soit مر le polynôme de R[X] tel que V1+x = Qp(2) +0 (ar 1 ) au voisinage de 0.
Montrer que Q,(A) est une racine carrée de I, + A
3. a) Montrer que pour tout réel œ, R, (&A + I) est non vide.
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b) Montrer que pour tout réel strictement positif 8,R, (A + (م81 est non vide.
1 — 0
4. On considère la matrice H = 0 1 -1 de M3(R).
0 0 1
Déterminer une solution de l’équation matricielle X? = H dans Mz(R).
Partie 4
Cas où À est une matrice carrée symétrique réelle positive
1. Montrer qu’une matrice symétrique réelle est positive si, et seulement si, ses valeurs propres sont positives.
2. Soit A une matrice de S*(R).
a) Justifier l’existence de deux matrices, P orthogonale et D diagonale de M,(R), telles que À =
PDP!
b) En déduire qu’il existe une matrice S de SR) telle que S? = A.
3. Soit A une matrice de S7(R). Dans cette question, on va montrer l’unicité de la racine carrée de 4 dans
Considérons donc S, et 59 deux matrices de S}(R) telles que SŸ = 53 = A.
Soient P,.P, de GL,(R) et D,, Da deux matrices diagonales telles que,
a) On pose P= P, !P,. Montrer que PD? = D3P.
b) En déduire que PD, = D3P, puis que 5, = 52.
Partie 5
Etude d’un cas où À est une matrice complexe
On note Mn(C) l’espace vectoriel des matrices carrées d'ordre n à coefficients complexes et pour M une matrice
de M, (C), Sp(M) le spectre de M et pour 2 un nombre complexe, Re(z) la partie réelle de z.
Soit A une matrice de M, (C) vérifiant Sp(4) NR7 = 2. On se propose de montrer qu’il existe une matrice X
de M, (C) telle que,
1. oit z un élément de عي
Montrer qu’il existe un unique complexe y tel que Re(y) › 0 et y? = z.
2. Soit T = (ti;), ‹i,jen UNE matrice triangulaire supérieure de M, (C), telle que pour tout : de [1,n], ti: &
Montrer qu’il existe une matrice triangulaire supérieure X = (z:;) 1‹i,j‹n telle que pour tout 4 de
[L,n],Re(x;,;) › 0 et X? = T. (On pourra utiliser une récurrence sur n ).
3. Conclure que pour toute matrice A de M,(C) vérifiant Sp(A) 01 = 6, il existe une matrice X de
My(C) telle que Sp(X) C {z € © |Re(z) › 0} et X? = A.
FIN DE L’ÉPREUVE
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✅ التصحيح المقترح
هذا تصحيح مقترح من إعداد فريق wadifa-info لمساعدتك على فهم منهجية الإجابة — وليس تصحيحاً رسمياً صادراً عن الإدارة المنظِّمة. أسئلة هذا الامتحان محررة بالفرنسية، لذلك التصحيح محرر بالفرنسية أيضاً.
Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2021, filière MP, commune aux écoles d'ingénieurs marocaines (accès après les classes préparatoires). Durée : 4 heures, calculatrice interdite. Le sujet comporte un exercice (4 points sur 20 : diagonalisation d'une famille de matrices Ma et système différentiel linéaire) et un problème en cinq parties sur les racines carrées de matrices (valeurs propres distinctes, matrices scalaires par blocs, matrices nilpotentes, matrices symétriques positives, cas complexe). Type : problème d'algèbre linéaire. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : l'exercice est rapide et rapporte 4 points sûrs : faites-le en premier, en vérifiant chaque calcul (produit Mae'i, puis vérification finale de la solution dans le système). Dans le problème, une seule idée revient partout : si R² = A, alors R commute avec A (RA = R³ = AR), donc R laisse stables les sous-espaces propres de A. Retenez-la, elle résout les parties 1, 2 et 4.
Exercice (4 points)
Ma = [[1, a−2, 2−a], [1−a, 2a−1, 1−a], [1−a, a, 0]] ; e'1 = e1+e2+e3, e'2 = e2+e3, e'3 = e1−e3.
1.a) B' est une base
La matrice des coordonnées de (e'1, e'2, e'3) dans B est P = [[1, 0, 1], [1, 1, 0], [1, 1, −1]] (colonnes). En développant selon la première ligne : det P = 1·(1·(−1) − 0·1) − 0 + 1·(1·1 − 1·1) = −1 ≠ 0. Trois vecteurs libres en dimension 3 : B' est une base de E.
1.b) Vecteurs propres
- Ma(1,1,1)T = (1 + a − 2 + 2 − a, 1 − a + 2a − 1 + 1 − a, 1 − a + a) = (1,1,1) : fa(e'1) = e'1 (valeur propre 1).
- Ma(0,1,1)T = (a − 2 + 2 − a, 2a − 1 + 1 − a, a) = (0, a, a) : fa(e'2) = a·e'2.
- Ma(1,0,−1)T = (1 − 2 + a, 1 − a − 1 + a, 1 − a) = (a − 1, 0, 1 − a) : fa(e'3) = (a − 1)·e'3.
1.c) Matrice de passage
P = [[1, 0, 1], [1, 1, 0], [1, 1, −1]]. En résolvant x = y1+y3, y = y1+y2, z = y1+y2−y3 on obtient P−1 = [[1, −1, 1], [−1, 2, −1], [0, 1, −1]] (utile pour la suite).
1.d) et 1.e) Diagonalisabilité
B' est une base de E formée de vecteurs propres de fa : Ma est diagonalisable pour tout réel a (même quand deux valeurs propres coïncident, par exemple a = 1 ou a = 2). Formule de changement de base : Ma = P Da P−1 avec Da = diag(1, a, a − 1).
2.a) Valeur de a0
Le système s'écrit X' = M X avec M = [[1, 1, −1], [−2, 5, −2], [−2, 3, 0]]. Identification avec Ma : a − 2 = 1 donne a = 3, et on vérifie 1 − a = −2, 2a − 1 = 5, a = 3. a0 = 3, D3 = diag(1, 3, 2).
2.b) Système découplé
Y = P−1X (P constante) donne Y' = P−1X' = P−1M3X = P−1(P D3 P−1)X = D3P−1X = D3Y.
2.c) Fonctions yi
y'1 = y1, y'2 = 3y2, y'3 = 2y3 : y1(t) = c1et, y2(t) = c2e3t, y3(t) = c3e2t, (c1, c2, c3) ∈ ℝ³.
2.d) Solution générale
X = PY :
x(t) = c1et + c3e2t
y(t) = c1et + c2e3t
z(t) = c1et + c2e3t − c3e2t
2.e) Conditions initiales
c1 + c3 = 0, c1 + c2 = 1, c1 + c2 − c3 = 2 ⇒ c3 = −1, c1 = 1, c2 = 0.
x(t) = et − e2t, y(t) = et, z(t) = et + e2t.
Vérification : x + y − z = et − 2e2t = x' ; −2x + 5y − 2z = et = y' ; −2x + 3y = et + 2e2t = z'.
Problème — Partie 1 : A possède n valeurs propres distinctes
1.a)
χA est scindé sur ℝ à racines simples λ1 < … < λn : chaque sous-espace propre est de dimension 1 et leur somme vaut n. A est diagonalisable : A = PDP−1, P inversible dont les colonnes sont des vecteurs propres.
1.b)
R² = A ⇔ R² = PDP−1 ⇔ P−1R²P = D ⇔ (P−1RP)² = D, car (P−1RP)² = P−1R²P.
2.a) à 2.c)
- ΔD = Δ·Δ² = Δ³ = Δ²·Δ = DΔ.
- Coefficient (i, j) : (ΔD)ij = δijλj et (DΔ)ij = λiδij (ici δij = coefficient de Δ), donc (λj − λi)Δij = 0. Pour i ≠ j, λi ≠ λj ⇒ Δij = 0 : Δ est diagonale.
- Δ² = diag(δ1², …, δn²) = D : δi² = λi pour tout i.
3.
Si un λi < 0, l'équation δi² = λi n'a pas de solution réelle : D n'a pas de racine carrée réelle, et par 1.b) ℛn(A) = ∅.
4.
- a) ℛn(D) = { diag(ε1√λ1, …, εn√λn) : εi ∈ {−1, 1} } (réciproque immédiate).
- b) ℛn(A) = { P diag(ε1√λ1, …, εn√λn) P−1 : εi = ±1 }.
- c) L'application Δ ↦ PΔP−1 est injective. Si tous les λi > 0, les 2n choix de signes donnent des matrices distinctes : 2n racines. Si 0 est valeur propre, c'est forcément λ1 (valeurs distinctes, toutes ≥ 0) et le signe ε1 est sans effet : 2n−1 racines.
5. A = [[1, 0, 0], [0, 2, 1], [0, 0, 3]]
A triangulaire : valeurs propres 1, 2, 3 (distinctes, positives). Vecteurs propres : e1 (λ = 1), e2 (λ = 2), (0, 1, 1) (λ = 3, car (A − 3I)v = 0 donne v1 = 0, v2 = v3). P = [[1, 0, 0], [0, 1, 1], [0, 0, 1]], P−1 = [[1, 0, 0], [0, 1, −1], [0, 0, 1]].
Avec a = ±1, b = ±√2, c = ±√3 : P diag(a, b, c) P−1 = [[a, 0, 0], [0, b, c − b], [0, 0, c]].
Contrôle : le coefficient (2,3) de R² vaut b(c − b) + (c − b)c = c² − b² = 3 − 2 = 1. ℛ3(A) contient exactement 8 matrices.
Partie 2 : A = diag(λ1In1, …, λrInr)
1. Racines carrées de In
- a) R² = In : le polynôme X² − 1 = (X − 1)(X + 1), scindé à racines simples, annule R : R est diagonalisable, de spectre inclus dans {−1, 1}.
- b) Donc R = P diag(ε1, …, εn) P−1 avec εi = ±1 ; réciproquement (P diag(ε)P−1)² = P diag(εi²)P−1 = In. D'où l'égalité d'ensembles demandée.
- c) Pour λ > 0 : R² = λIn ⇔ (R/√λ)² = In, donc ℛn(λIn) = { √λ · P diag(ε1, …, εn) P−1 : P ∈ GLn(ℝ), εi = ±1 }.
2.a) Commutant de A
On découpe M en blocs Mij de taille ni × nj. Alors (AM)ij = λiMij et (MA)ij = λjMij. AM = MA ⇒ (λi − λj)Mij = 0 ⇒ Mij = 0 pour i ≠ j (λ distincts) : M est diagonale par blocs diag(A1, …, Ar).
2.b) ℛn(A)
Si R² = A, RA = R³ = AR, donc R = diag(R1, …, Rr) et R² = A équivaut à Ri² = λiIni pour tout i. Par 1.c) :
ℛn(A) = { diag(√λ1P1E1P1−1, …, √λrPrErPr−1) : Pi ∈ GLni(ℝ), Ei diagonale à coefficients ±1 }. La réciproque se vérifie par un calcul par blocs.
3. Caractère borné (norme N(M) = max |mij|)
- a) Sq = [[−1, q], [0, 1]] : Sq² = [[1, −q + q], [0, 1]] = I2. Donc Sq ∈ ℛ2(I2) et N(Sq) = max(1, q) → +∞ : ℛ2(I2) n'est pas bornée.
- b) Non. Pour n ≥ 3, la matrice diagonale par blocs diag(Sq, In−2) vérifie (diag(Sq, In−2))² = In et sa norme vaut max(1, q), non bornée quand q → +∞.
Partie 3 : A nilpotente d'indice p, B² = A
1.
- a) B2p = Ap = 0 et B2(p−1) = Ap−1 ≠ 0 (définition de l'indice).
- b) B est nilpotente, son polynôme minimal est Xk avec k son indice. B2p = 0 ⇒ k ≤ 2p ; B2p−2 ≠ 0 ⇒ k > 2p − 2. Donc πB = X2p−1 ou πB = X2p.
- c) deg πB ≤ n (πB divise χB, Cayley-Hamilton), donc 2p − 1 ≤ n, soit p ≤ (n + 1)/2.
2.
- a) P²(A) = In + A ⇔ (P² − X − 1)(A) = 0 ⇔ πA divise P² − X − 1. Or A nilpotente d'indice p : πA = Xp. D'où P²(A) = In + A ⇔ Xp | P² − X − 1.
- b) Qp est la partie régulière du DL d'ordre p − 1 de √(1+x). Alors Qp(x)² = (√(1+x) + o(xp−1))² = 1 + x + o(xp−1). Le polynôme Qp² − X − 1 est donc un o(xp−1) en 0 : ses coefficients de degré 0 à p − 1 sont nuls (unicité du DL), il est divisible par Xp. Par a), Qp(A)² = In + A.
3.
- a) Si α = 0 : In ∈ ℛn(In). Si α ≠ 0 : αA est nilpotente d'indice p, donc Qp(αA) est une racine carrée de In + αA. ℛn(αA + In) ≠ ∅.
- b) A + βIn = β(In + A/β) ; la matrice √β · Qp(A/β) a pour carré β(In + A/β) = A + βIn.
4. H = [[1, −1, 0], [0, 1, −1], [0, 0, 1]]
H = I3 + N avec N = [[0, −1, 0], [0, 0, −1], [0, 0, 0]], N² = [[0, 0, 1], [0, 0, 0], [0, 0, 0]], N³ = 0 (p = 3). √(1+x) = 1 + x/2 − x²/8 + o(x²), donc Q3 = 1 + X/2 − X²/8 :
X = I3 + N/2 − N²/8 = [[1, −1/2, −1/8], [0, 1, −1/2], [0, 0, 1]].
Vérification : X² = I + N + (1/4 − 1/4)N² + (termes en N³, N⁴ nuls) = I + N = H.
Partie 4 : A symétrique réelle positive
1.
Théorème spectral : S = QΛQT, Q orthogonale, Λ = diag(μi). Si S est positive et SX = μX, X ≠ 0 : XTSX = μ‖X‖² ≥ 0 ⇒ μ ≥ 0. Réciproquement, avec Y = QTX : XTSX = YTΛY = Σ μiyi² ≥ 0. S ∈ Sn+(ℝ) ⇔ Sp(S) ⊂ ℝ+.
2.
- a) Théorème spectral : A = PDPT = PDP−1, P orthogonale, D = diag(λi) avec λi ≥ 0 d'après 1.
- b) S = P diag(√λ1, …, √λn) PT : ST = S, ses valeurs propres √λi sont ≥ 0 donc S ∈ Sn+(ℝ) par 1, et S² = PDPT = A.
3. Unicité
- a) S1² = S2² s'écrit P1D1²P1−1 = P2D2²P2−1. On multiplie à gauche par P2−1 et à droite par P1 : PD1² = D2²P avec P = P2−1P1.
- b) D1 = diag(aj), D2 = diag(bi) avec aj, bi ≥ 0 (valeurs propres de matrices positives, question 1). Coefficient (i, j) : pij(aj² − bi²) = 0. Si pij ≠ 0, aj² = bi² donc aj = bi (positivité) ; dans tous les cas pijaj = bipij, soit PD1 = D2P. Alors P2−1P1D1 = D2P2−1P1 ⇒ P1D1P1−1 = P2D2P2−1 : S1 = S2.
Partie 5 : cas complexe, Sp(A) ∩ ℝ− = ∅
1.
z ∈ ℂ \ ℝ− s'écrit z = reiθ, r > 0, θ ∈ ]−π, π[. y = √r eiθ/2 convient : y² = z et Re(y) = √r cos(θ/2) > 0 car θ/2 ∈ ]−π/2, π/2[. Unicité : les solutions de y² = z sont exactement y et −y, de parties réelles opposées ; aucune n'a une partie réelle nulle (sinon y = it et z = −t² ∈ ℝ−). Une seule a donc Re > 0.
2. Récurrence sur n
n = 1 : c'est la question 1. Hérédité : on écrit T = [[T', c], [0, tnn]], T' triangulaire supérieure d'ordre n − 1, c ∈ ℂn−1. On cherche X = [[X', u], [0, x]] avec X'² = T' et Re(x'ii) > 0 (hypothèse de récurrence), x² = tnn, Re(x) > 0 (question 1). Alors X² = [[X'², X'u + xu], [0, x²]], et il reste à résoudre (X' + xIn−1)u = c. X' + xIn−1 est triangulaire supérieure, de coefficients diagonaux x'ii + x, de partie réelle > 0 donc non nuls : elle est inversible et u = (X' + xIn−1)−1c. X est triangulaire supérieure, de diagonale à parties réelles > 0, et X² = T.
3. Conclusion
Dans ℂ, A est trigonalisable : A = QTQ−1, T triangulaire supérieure de diagonale Sp(A), donc tii ∉ ℝ−. Par 2, il existe XT triangulaire supérieure avec XT² = T et Re((XT)ii) > 0. On pose X = QXTQ−1 : X² = QTQ−1 = A et Sp(X) = {(XT)ii} ⊂ {z ∈ ℂ | Re(z) > 0}.
💡 Résultats clés à retenir : a0 = 3, D3 = diag(1, 3, 2), solution (et − e2t, et, et + e2t) ; 2n racines (2n−1 si 0 est valeur propre) ; ℛn(In) non bornée ; p ≤ (n+1)/2 ; racine de H = I + N/2 − N²/8 ; unicité de la racine carrée positive. À réviser pour le CNC MP : réduction (critères de diagonalisabilité, polynôme minimal, polynômes annulateurs, trigonalisation dans ℂ), commutant d'une matrice diagonale, théorème spectral et matrices symétriques positives, systèmes différentiels linéaires X' = AX, développements limités usuels (√(1+x)), normes sur Mn(ℝ) et parties bornées, récurrences par blocs.
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