نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2011: الرياضيات 2 - شعبة MP لولوج مدارس المهندسين
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باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2011)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الرياضيات 2
- الدورة
- 2011
- عدد الصفحات
- 4
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)
استُخرج هذا النص آلياً من صور الامتحان وقد يحتوي على أخطاء في القراءة — الصور أعلاه هي المرجع.
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Concours National commun - Session 2011 - MP
Épreuve de Mathématiques II
L'énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière MP,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit.
Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction et
à la présentation des copies seront des éléments pris en compte dans la notation. Il convient en particulier
de rappeler avec précision les | références | des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.
Le sujet est composé de deux problèmes indépendants entre eux et pouvant être traités dans un
ordre quelconque.
Premier problème
Soit p un entier naturel non nul ; on note w, le nombre complexe défini par w, = er.
Par définition, la transformation de Fourier discrète de CP est l'application ®, : CP — CP
qui à tout vecteur x = (xo.….x,-1) € CP associe le vecteur y = (yo. لحملا € CP dont les
composantes رولا ,… ,ولا Sont définies , pour tout k € {0,..,p — 1}, par
0-1
où P, est le polynôme à coefficients complexes défini par P, = ررد رج
j=0
1ère partie
Quelques propriétés de ®,
(a) Montrer que ®,(x) = 0 si et seulement si le polynôme P, est nul.
(b) Montrer que ®, est un automorphisme de CP.
2. On note 4 = (ep, لوو ...يدث la base canonique de l'espace vectoriel ل et M la matrice de
l'endomorphisme ®, dans cette base ; on écrit M = (mi;)o‹i,j‹p=1-
(a) Préciser, pour tout (i, j) € 10, م,... — 1}*, l'expression du coefficient ريل
(b) Retrouver le fait que l’'endomorphisme © est un automorphisme de C?.
p=1l
(a) x = (ro, …, æ,-1) € CP, préciser selon les cas la valeur de la somme زج al,
k=0
p—l 0-1
(b) Montrer que “اير نج =p ادا نو
k=0 k=0
4. On note M la matrice de ,(C) dont le coefficient d'indice (i, j) est égal au conjugué 7
du complexe m;,;, pour tout (i, j) € {0,…,p — 1}”.
(a) Calculer le produit matriciel MM.
(b) En déduire l'expression de l'inverse de la matrice M.
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Concours National commun - Session 2011 - MP
2ème partie
Un peu d’algorithmique
Dans cette partie, n désigne un entier naturel non nul et p = 2”. On considère un élément
a = (ao, …, ap-1) € CP et on pose
On suppose qu’on connait les transformations de Fourier discrètes de b et c, et on cherche à
calculer celle de a ; on pose donc
1. On considère l'algorithme suivant dans lequel " :=" désigne le symbole d'affectation et "*"
celui de la multiplication :
pour 0ع م7 G = 1) faire :
début
fin.
(a) Pour k € {0,1,..,2— 1}, on note F,, la valeur de la variable F à l'étape k de la boucle
"pour", préciser les valeurs de اط a, et جره zen fonction de رمسا Yr et 0
(b) Montrer que cet algorithme permet bien de calculer ®,(a), c’est-à-dire que
2. On considère l'algorithme récursif suivant pour le calcul de ®,- (a) :
- sin = 1 alors ®s (ao, 41) = (ao + 41,00 — 41 ) ;
— sinon, مو (a) s'obtient à partir de ®,--1 (b) et حموظ (c) par l'algorithme proposé ci-dessus.
On note s, (resp. r, ) le nombre des additions (resp. multiplications ) complexes néces-
saires au calcul de ®,» (a) à l’aide de cette algorithme récursif ; les nombres w, étant sup-
posés connus.
(a) Préciser les valeurs initiales s; et 7; et exprimer s, et r, en fonction de s,-1, بو et N.
(b) En déduire, en fonction de n, le nombre total des additions et multiplications néces-
saires au calcul de ®,» (a) puis l’'exprimer en fonction de p.
3. Coût de calcul de ®, (a) par l'algorithme de Hôrner
On vu que le calcul de ®,(a) nécessite celui de P, (w®) pour م € {0,..,p— 1}, où P, =
›; a; X7. Soit À € C; le calcul de P,(\) par l'algorithme de Horner consiste à écrire
j=0
(a) Préciser, en fonction de رم le nombre total des additions et multiplications complexes
nécessaires au calcul de P,(\) par l'algorithme de Hôrner.
(b) En déduire, en fonction de p, le nombre total des additions et multiplications com-
plexes nécessaires au calcul de ®,(a) par l'algorithme de Hôrner.
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4. Lequel des deux algorithmes présentés ci-dessus est le plus rapide pour calculer ®,(a)
pour م assez grand ? On donnera les ordres de grandeurs des nombres d'opérations (
additions et multiplications complexes ) que nécessitent chacun d’eux.
Deuxième problème
Dans tout problème, n désigne un entier naturel supérieur ou égal à 2. Si p € N°, on note
M, p(R) l'espace vectoriel des matrices coefficients réels, à n lignes et p colonnes ; #,n(R)vest
noté simplement ,(R), c’est l'algèbre des matrices carrées d'ordre n à coefficient réels.
On munit #,,1(R) de son produit scalaire canonique défini par (uv) —" uv.
, _ 1êt Partie ;
Théorème de Courant-Fisher
Soit A une matrice symétrique réelle d'ordre n ; on désigne par fa l'endomorphisme de #,1(R)
canoniquement associé à À ; il défini, pour tout u € #,,1(R), par fa(u) = Au.
1. Justifier qu'il existe une base orthonormée de l’espace euclidien (.#,,1(R), (.|.)) formée de
vecteurs propres de fa.
Dans la suite, on note برذ Aa, …, A les valeurs propres de ر/ rangées dans l'ordre croissant et on
désigne par (e, €», …, €, ) Une base orthonormée de vecteurs propres associés :
Pour tout k € {1,2,..,n}, on note V, le sous-espace vectoriel de #,,1(R) engendré par les vec-
teurs (e,, €», …, ex), et F, l'ensemble de tous les sous-espaces vectoriels de ,,1(R) qui sont de
dimension k. à
Si v est un vecteur non nul de ,1(R) on pose Ra(v) = (Ave) = G'alo)o) ;
2. 50117 € 11,2...
(a) Calculer )م
(b) Siv € V,\{0}, montrer que R4a(v) › À, et conclure que À, = uv, Ra(u).
uEVR
3. Soient k € {1,2,., n} et F € F4.
(a) Montrer que la dimension du sous-espace vectoriel F N Vect(e,, …, لى est › 1.
(b) Soit w un vecteur non nul de F N Vect(e;,, …, en) ; Montrer que R4(v) › À.
4. Établir le résultat, dit théorème de Courant-Fischer,
k pin mess a(v))
2ème partie
Continuité et dérivabilité des valeurs propres d’une applications matricielle
On note |||.|||e la norme sur .#,(R) subordonnée à la norme euclidienne ||.|» de l’espace (M, (R), (.|.).
2. Soient / un intervalle de R et A : 1 — Æ,(R) une application continue telle que,
pour tout + € 7, la matrice A(t) soit symétrique. Pour t € 7, on note \1(t). A»(t). …, An(t)
les valeurs propres de la matrice A(t) rangées dans l’ordre croissant et on désigne par
(e, (t), e9(t).…, e,(t)) une base orthonormée de vecteurs propres associés :
1. Montrer que si C € #,,(R) et v un vecteur non nul de #,,1(R), alors
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Pour tout k € 11,2, .,n}, on note V, le sous-espace vectoriel de #,,(R) engendré par les
(a) Soient + et tp deux éléments de l'intervalle /. Montrer que, pour tout k € 11,2, ....”(
(b) En déduire que, pour tout k € {1, 2, …, n}, l'application :د 1 — R est continue.
3. Soit A :R — (R) l'application définie, pour tout € R, par A(t) = ( a M, )
où les applications a et b sont définies par :
(a) Montrer que l'application A est de classe 2 sur R.
(b) Déterminer, pour tout t € R, les valeurs propres et les vecteurs propres de A(!).
(c) Montrer qu'il n'existe pas d'application continue e : R — .#,1(R) telle que e(t) soit
un vecteur propre de A(t) pour tout t € R.
4. Soient 7 un intervalle ouvert de R et M : I — Æ(R) une application de classe © telle
que, pour tout + € 71, la matrice M(t) soit symétrique. Montrer qu’il existe des applications
À; et À, de classe @* de / dans R, telles que le polynôme caractéristique de M(t) soit égal
à (X — XM1(t))(X — X»(t)) pour tout € R. On admettra que si f,g : 1 — R sont des
applications de classe @*, alors il existe h : 1 — R de classe €! telle que h? = f? + 9°.
5. Soit B : R — Æ(R) l'application définie, pour tout + € R, par B(t) = ( $ a) ) où
l'application b : R — R est définie par :
(a) Montrer que, pour tout + € R, la matrice B(t) est diagonalisable dans #(R).
(b) Montrer que l'application B est de classe @! mais que le résultat de la question 4.
Dir GE Q PP Ca q q
précédente est faux pour cette application.
FIN DE L'ÉPREUVE
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✅ التصحيح المقترح
هذا تصحيح مقترح من إعداد فريق wadifa-info لمساعدتك على فهم منهجية الإجابة — وليس تصحيحاً رسمياً صادراً عن الإدارة المنظِّمة. أسئلة هذا الامتحان محررة بالفرنسية، لذلك التصحيح محرر بالفرنسية أيضاً.
Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques II de la filière MP du Concours National Commun (CNC) 2011 d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines. Il compte 4 pages et la calculatrice est interdite (la page de garde, avec la durée, ne figure pas dans le scan). Il est formé de deux problèmes indépendants. Le premier porte sur la transformation de Fourier discrète et son algorithme rapide (FFT), comparé à Horner. Le second établit le théorème de Courant-Fischer et étudie la continuité et la dérivabilité des valeurs propres d'une application matricielle. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : les deux problèmes sont indépendants. Commencez par celui que vous maîtrisez le mieux. Dans le premier, tout repose sur deux faits : Σk wpmk vaut p ou 0, et Pa(X) = Pb(X2) + X Pc(X2). Dans le second, retenez que le quotient de Rayleigh RA est « linéaire en A » et que la formule min-max permet de comparer les valeurs propres de deux matrices. L'énoncé contient deux coquilles : en I.3(b), lire RA(w) ; en II.2(a), lire A(t) − A(t0). Signalez-les sur la copie.
Premier problème — Transformation de Fourier discrète
Notation : w = wp = e2iπ/p, yk = Px(wk).
I.1. (a) et (b)
- (a) Φp(x) = 0 ⇔ Px(wk) = 0 pour k = 0, …, p−1. Les wk sont p racines p-ièmes de l'unité distinctes, et deg Px ≤ p − 1. Un polynôme de degré ≤ p − 1 ayant p racines est nul : Φp(x) = 0 ⇔ Px = 0 (la réciproque est immédiate).
- (b) Φp est linéaire (x ↦ Px et l'évaluation le sont). Son noyau vaut {x ; Px = 0} = {0}. Un endomorphisme injectif en dimension finie est bijectif : Φp est un automorphisme.
I.2. Matrice de Φp
- (a) Φp(ej) = (wkj)0≤k≤p−1, donc mi,j = wpij.
- (b) M est la matrice de Vandermonde de (1, w, …, wp−1). Son déterminant vaut Πi<j(wj − wi) ≠ 0 car les wi sont distincts : M est inversible, donc Φp est un automorphisme.
I.3. Sommes et égalité de Parseval
- (a) S = Σk=0p−1 w(i−j)k. Si i = j (plus généralement si p divise i − j) : S = p. Sinon wi−j ≠ 1 et la somme géométrique vaut (w(i−j)p − 1)/(wi−j − 1) = 0, car wp = 1.
- (b) Σk|yk|2 = Σk Σi,j xi x̄j w(i−j)k = Σi,j xi x̄j Si,j = p Σi|xi|2. D'où Σ|yk|2 = p Σ|xk|2.
I.4. Inverse de M
- (a) (M̄M)i,j = Σk w−ik wkj = Σk w(j−i)k = p δi,j, donc M̄M = pIp.
- (b) M−1 = (1/p) M̄, c'est-à-dire (M−1)i,j = wp−ij/p. Φp−1 est donc, au facteur 1/p près, la même transformation avec w̄p.
Premier problème — 2ème partie : algorithmique (p = 2n)
II.1. L'étape « papillon »
- (a) À l'entrée de l'étape k, E = wpk (initialisé à 1 et multiplié par wp à chaque tour). Donc Fk = wpkγk, αk = βk + wpkγk, αk+p/2 = βk − wpkγk.
- (b) En séparant les indices pairs et impairs : Pa(X) = Pb(X2) + X Pc(X2). On utilise wp2 = wp/2 et wpp/2 = eiπ = −1. Pour 0 ≤ k ≤ p/2 − 1 :
Pa(wpk) = Pb(wp/2k) + wpkPc(wp/2k) = βk + wpkγk = αk ;
wpk+p/2 = −wpk et (wpk+p/2)2 = wp/2k, donc Pa(wpk+p/2) = βk − wpkγk = αk+p/2.
D'où Φp(a) = (α0, …, αp−1).
II.2. Coût de l'algorithme récursif
- (a) Pour n = 1 : a0 + a1 et a0 − a1 (une soustraction compte comme une addition), donc s1 = 2, r1 = 0. Au rang n, il y a deux transformées de taille 2n−1, puis la boucle de 2n−1 tours. Chaque tour compte 2 additions et 2 multiplications (E*γk et wp*E). D'où sn = 2sn−1 + 2n et rn = 2rn−1 + 2n.
- (b) En divisant par 2n : sn/2n = sn−1/2n−1 + 1, donc sn = n·2n. De même rn = (n−1)·2n. Total : sn + rn = (2n − 1)2n = p(2 log2p − 1).
Variante : si l'on considère les puissances wpk comme connues (on ne compte pas la mise à jour de E), rn = 2rn−1 + 2n−1, donc rn = (n−1)2n−1. Le total vaut alors (3n−1)2n−1 = p(3 log2p − 1)/2. Dans les deux cas, O(p log2 p). Précisez sur la copie la convention choisie.
II.3. Horner
- (a) Pa(λ) = (…((ap−1λ + ap−2)λ + ap−3)… + a1)λ + a0 : p − 1 multiplications et p − 1 additions, soit 2(p − 1) opérations.
- (b) Pour les p points wpk : 2p(p − 1) opérations, auxquelles s'ajoutent au plus p − 2 multiplications pour les puissances wpk, si on ne les suppose pas connues.
II.4. Comparaison
Algorithme récursif (FFT) : O(p log2 p). Horner : O(p2). Pour p assez grand, l'algorithme récursif est le plus rapide. Exemple : pour p = 210 = 1024, environ 2·10·1024 ≈ 2·104 opérations contre 2·1024·1023 ≈ 2·106, soit un rapport de l'ordre de 100.
Deuxième problème — 1ère partie : théorème de Courant-Fischer
1. Base orthonormée de vecteurs propres
A est symétrique réelle, donc fA est autoadjoint pour le produit scalaire canonique : (Au|v) = tutAv = (u|Av). Par le théorème spectral, il existe une base orthonormée de vecteurs propres de fA.
2. Quotient de Rayleigh sur Vk
- (a) RA(ek) = λk, car (λkek|ek)/(ek|ek) = λk.
- (b) Pour v = Σi≤k xiei ≠ 0 : (Av|v) = Σi≤k λixi2 ≤ λk Σ xi2 = λk(v|v), donc RA(v) ≤ λk. L'égalité a lieu en ek ∈ Vk, donc λk = maxu∈Vk\{0} RA(u).
3. Minoration sur tout F de dimension k
- (a) Soit Wk = Vect(ek, …, en), de dimension n − k + 1. Par la formule de Grassmann, dim(F ∩ Wk) = dim F + dim Wk − dim(F + Wk) ≥ k + (n−k+1) − n = 1.
- (b) Pour w = Σi≥k xiei ≠ 0 : (Aw|w) = Σi≥k λixi2 ≥ λk(w|w), donc RA(w) ≥ λk (l'énoncé écrit RA(v) : coquille).
4. Formule min-max
RA(tv) = RA(v) pour t ≠ 0, donc supF\{0} RA = sup sur la sphère unité de F. C'est un compact et RA y est continue, donc ce sup est un max. Pour tout F ∈ ℱk, par 3(b), maxF\{0} RA ≥ λk. Pour F = Vk, ce max vaut λk (2(b)). Donc λk = minF∈ℱk maxv∈F\{0} RA(v).
Deuxième problème — 2ème partie : continuité et dérivabilité des valeurs propres
1.
Par Cauchy-Schwarz, |(Cv|v)| ≤ ||Cv||2||v||2 ≤ |||C|||2||v||22. En divisant par (v|v) = ||v||22 : |(Cv|v)/(v|v)| ≤ |||C|||2.
2. Continuité des λk
- (a) RM(v) est linéaire en M, donc RA(t)(v) = RA(t0)(v) + RA(t)−A(t0)(v). Pour v ∈ Vk(t0)\{0}, RA(t0)(v) ≤ λk(t0) (I.2(b)). Par Courant-Fischer appliqué à A(t) avec F = Vk(t0) ∈ ℱk :
λk(t) ≤ maxv∈Vk(t0)\{0} RA(t)(v) ≤ λk(t0) + sup{RA(t)−A(t0)(v) ; v ∈ Vk(t0)\{0}}. - (b) Par II.1, ce sup est ≤ |||A(t) − A(t0)|||2. Donc λk(t) − λk(t0) ≤ |||A(t) − A(t0)|||2, puis, en échangeant t et t0 : |λk(t) − λk(t0)| ≤ |||A(t) − A(t0)|||2. Ce majorant tend vers 0 quand t → t0 (A est continue, et toutes les normes sont équivalentes en dimension finie) : λk est continue.
3. Un contre-exemple pour les vecteurs propres
- (a) Sur ℝ*, a et b sont C∞. En 0 : |a(t)/t| ≤ e−1/t2/|t| → 0, donc a'(0) = 0. Pour t ≠ 0 :
a'(t) = e−1/t2[(2/t3)cos(1/t) + (1/t2)sin(1/t)], d'où |a'(t)| ≤ (2/|t|3 + 1/t2)e−1/t2 → 0, par croissances comparées (ume−u2 → 0).
Donc a est C1, de même b, et A est de classe C1. - (b) t = 0 : A(0) = 0, seule valeur propre 0, tout vecteur non nul est propre. Pour t ≠ 0, on pose r = e−1/t2 et θ = 1/t. Alors A(t) = r(cos θ, sin θ ; sin θ, −cos θ), c'est-à-dire r fois une symétrie orthogonale. Son polynôme caractéristique est X2 − r2 : valeurs propres ±e−1/t2.
Sous-espaces propres : Er = ℝ(cos(1/(2t)), sin(1/(2t))) et E−r = ℝ(−sin(1/(2t)), cos(1/(2t))) (vérification directe par les formules d'addition). - (c) Supposons e continue avec e(t) propre (donc non nul) pour tout t. Sur ]0, +∞[, la fonction t ↦ RA(t)(e(t))/r(t) est continue et ne prend que les valeurs ±1. Elle est donc constante sur cet intervalle (connexe) : disons que e(t) ∈ Er(t) pour tout t > 0 (l'autre cas est identique).
Avec u(t) = (cos(1/(2t)), sin(1/(2t))), on a e(t) = ρ(t)u(t), où ρ(t) = (e(t)|u(t)) est continue et ne s'annule pas, donc de signe constant ε. Alors u(t) = ε e(t)/||e(t)|| → ε e(0)/||e(0)|| quand t → 0+.
Or u(t) n'a pas de limite : pour t = 1/(4mπ), u = (1, 0) ; pour t = 1/((4m+2)π), u = (−1, 0). Contradiction : aucune telle application e n'existe.
4. Valeurs propres C1 en dimension 2
Posons M(t) = (α, β ; β, δ), avec α, β, δ de classe C1. Alors χ = X2 − (α+δ)X + (αδ − β2), de discriminant Δ = (α − δ)2 + 4β2 = f2 + g2 avec f = α − δ et g = 2β de classe C1. Par le résultat admis, il existe h de classe C1 avec h2 = Δ. Posons λ1 = (α + δ − h)/2, λ2 = (α + δ + h)/2, de classe C1. On a λ1 + λ2 = α + δ et λ1λ2 = ((α+δ)2 − h2)/4 = αδ − β2, donc χM(t) = (X − λ1(t))(X − λ2(t)) pour tout t ∈ I (l'énoncé écrit « t ∈ ℝ », lire t ∈ I).
5. Contre-exemple sans symétrie
- (a) B(0) = 0 est diagonale. Pour t ≠ 0, χ = X2 − t b(t) = X2 − t4(2 + sin(1/t))2, avec t4(2 + sin(1/t))2 > 0 car 2 + sin ≥ 1. On obtient deux valeurs propres réelles distinctes ±φ(t), où φ(t) = t2(2 + sin(1/t)). Donc B(t) est diagonalisable pour tout t.
- (b) b est C∞ sur ℝ*. En 0, b(t)/t = t2(2 + sin(1/t))2 → 0, donc b'(0) = 0. Pour t ≠ 0, b'(t) = 3t2(2 + sin(1/t))2 − 2t(2 + sin(1/t))cos(1/t) → 0. Donc b est C1 et B est de classe C1.
Supposons λ1, λ2 de classe C1 avec χB(t) = (X − λ1)(X − λ2). Sur ]0, +∞[, λ1(t) ∈ {±φ(t)} et λ1 − λ2 est continue et ne s'annule pas. Donc λ1 = εφ avec ε = ±1 fixe. Alors λ1'(t) = ε(2t(2 + sin(1/t)) − cos(1/t)) pour t > 0, qui n'a pas de limite en 0+ (à cause de cos(1/t)). λ1' n'est donc pas continue en 0 : contradiction.
Le résultat de la question 4 tombe parce que B(t) n'est pas symétrique : le discriminant 4t b(t) n'est plus de la forme (α − δ)2 + 4β2, et ses racines carrées ±2φ ne sont pas de classe C1.
💡 À réviser pour le CNC MP (Maths II) : racines de l'unité et sommes géométriques ; polynômes (nombre de racines, Vandermonde) ; matrice de Fourier et son inverse ; principe « diviser pour régner » et récurrences du type un = 2un−1 + 2n (diviser par 2n) ; complexité O(p log p) contre O(p2). Côté algèbre bilinéaire : théorème spectral, quotient de Rayleigh, formule de Grassmann, norme subordonnée et Cauchy-Schwarz. Côté analyse : dérivabilité en un point par le taux d'accroissement, fonctions du type e−1/t2, argument de connexité (fonction continue à valeurs dans {−1, 1}). Pensez à signaler explicitement les coquilles de l'énoncé.
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