نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2002: الرياضيات 2 - شعبة MP لولوج مدارس المهندسين
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باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2002)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الرياضيات 2
- الدورة
- 2002
- عدد الصفحات
- 5
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)
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ROYAUME DU MAROC
Ministère de l’Éducation Nationale Ministère de l'Enseignement
Enseignement Secondaire et Technique Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique
Concours National Commun
d’Admission aux
Grandes Écoles d'Ingénieurs
Session 2002
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES II
Durée 4 heures
Concours MP
Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit
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— صفحة 2 —
L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats du concours MP,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .
Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction
seront des éléments pris en compte dans la notation. Les candidats pourront admettre et utiliser le résultat
d’une question non résolue s’ils l’indiquent clairement sur la copie. 11 convient en particulier de rappeler avec
précision les des questions abordées.
Notations et rappels
Dans tout le problème, K désigne le corps des réels ou celui des complexes (K = R ou C) et n
un entier naturel supérieur ou égal à 2. On note M, (K) l'algèbre des matrices carrées d'ordre n à
coefficients dans K ; la matrice identité de M, (K) est notée I,
Pour toute matrice À de M,(K), À désigne la matrice dont les coefficients sont les conjugués de
ceux de À et A* est la matrice transposée de À (A* ="A) ; lorsque À € M, (R), on a A* ماح
Pour tout élément A de M, (K), on note Sp(A) l’ensemble des valeurs propres complexes de À et
on désigne par p(A) le réel défini par p(A) = max إلا
XAESP(4A)
Pour tout vecteur X de لمانا (K) de composantes 21. , Ep, ON pose ||X ||» = poax |æ;| ; il s’agit
d'une norme sur M,,1(K) et il n’est pas demandé de le redémontrer.
Pour tout À = (a;;) € Mn (K) on pose : Nx (4) = 2 › انم et N(A)= ax lai; |-
On rappelle enfin qu’en dimension finie, toutes les normes sont équivalentes.
1°" Partie
1. Montrer que N, et N sont des normes sur Mn (C).
2. Soient À et B deux éléments de M, (C).
(a) Montrer que ||AX||x › مم |ا د || (4) م27 pour tout X € M, 1(C).
(b) Montrer que N, (AB) › No(A)Nx(B). Cette inégalité est-elle valable avec la norme N ?
3. (a) On suppose que la suite (A;)en, d’élément de M,(C), converge vers une matrice À ;
montrer que pour tout (B, C) € (Mn (C) 2 la suite (BApC)zen converge vers la matrice
BAC.
(b) Soit (A;.)ren Une suite d’élément de M, (C) avec A, = 0 ) pour tout k € N. Montrer
que la suite (A;)zen converge vers la matrice À = (a;;) si et seulement si pour tout couple
ij /kEN
(c) Soit M € M,(C) diagonalisable. Donner une condition nécessaire et suffisante sur les
valeurs propres de M pour que la suite )117( يتم soit convergente.
(i, j) d'éléments de {1,... ,n}, la suite (a converge vers à;;.
4. (a) SoitT = fi 1 un élément de M»(C). Pour tout k € N*, calculer 27 et en déduire que
la suite (T")pen- converge si et seulement si ( |a| ‹1)ou(a =1et8=0).
(b) Soit M € Mz(C) non diagonalisable. Montrer que la suite (M*),en est convergente si et
seulement si p(M) ‹ 1. En cas de convergence, préciser la limite de cette suite.
(c) Soit M € Ma(C). Donner une condition nécessaire et suffisante sur p(M) pour que la
suite (M”)pen converge vers la matrice nulle.
Épreuve de Mathématiques II 1/4 Tournez la page S.V.P.
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(a) Montrer que si la suite (ME )ken converge vers la matrice nulle alors pour tout vecteur X
de M,1(C), la suite (M* X)jen converge vers le vecteur nul.
(b) En déduire que si la suite (M")jen converge vers la matrice nulle alors p(M) › 1.
Dans toute la suite du problème, on admettra la réciproque de ce résultat.
2ème Partie
Soit 4 une matrice de M, (R) ; on rappelle que À est symétrique si A* = À. Si A est symétrique,
elle est dite positive si pour tout X € M,,1(R), X*AX › 0; elle est dite définie positive si pour tout
On muni M,,1(R) de son produit scalaire canonique défini par › X,Y›= X*Y, où X* désigne
la matrice ligne transposée de la matrice colonne X de M,,1(R) (X* =X).
1. Soit S une matrice réelle symétrique et positive. Montrer que pour tout C € M, (R), la matrice
C*SC est aussi symétrique et positive.
(a) Montrer que la matrice UU* est symétrique et positive.
(b) Soit X € M,,1(R). Montrer que UU*X = 0 si et seulement si U*X =0.
(c) Soit V € M,,1(R) ; à quelle condition a-t-on UU* = VV"?
2 0
3. Soit A = 7 0 |,où a est un nombre réel.
0 a
2
0
(a) Justifier que À est diagonalisable et déterminer ses valeurs propres.
(b) Déterminer une base orthonormée de M3 1 (R), formée de vecteurs propres de À.
(c) Soit (U,, ,ونا Us) Une telle base ; pour tout ë € {1, 2,3}, on note بل la valeur propre associée
au vecteur propre U;. Comparer alors la matrice AU, U} + AQU)U5 + A3U3U3 avec À.
(d) À quelle condition À est-elle positive, définie positive ?
4. Soit R une matrice réelle symétrique.
(a) Montrer l’existence d’une base orthonormée (€,,... , لوك de (Mn,1 (R),‹-. › ) et d’un
n-uplet (\;, .. . , An) de réels tels que R = ›. 266
(b) Que représentent pour R les À; et les €; ?
(c) À quelle condition R est-elle positive, définie positive ?
5. Soit R € M, (R) ; montrer que ÀR est symétrique et positive si et seulement s’il existe n éléments
...نا , Un de Mn,1(R) tels que R = نر زج
1د
6. Soient R € M,(R) une matrice symétrique positive et X € لالااتبم) : montrer alors que
RX = 0 si et seulement si X*RX = 0. À quelle condition R est-elle définie positive ?
Épreuve de Mathématiques II 2/4 Tournez la page S.V.P.
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3ème Partie
A- Soit M € M,(K) telle que p(M) › 1 ; on désigne par م l'application
1. Vérifier que م est un endomorphisme de M, (K).
2. Soit Z € Ker م ; montrer que pour tout م € N*, Z = (M*)PZM?.
3. (a) Montrer que p(M*) = p(M).
(b) Déduire de ce qui précède que م 651 injective.
(a) Montrer qu’il existe une unique matrice À € M, (K) telle que A - M*AM = B.
(b) Soit k € N; montrer que (M*)®AM* — )21*(771 41711 - (M*)EBM*, puis en déduire,
pour tout p € N, la relation
k=0
(c) Justifier alors que la série › (M”)PBM? est convergente de somme À.
p20
B- Ici on prend K = R et on conserve les notations et les hypothèses de À.
1. Soit 5 € M, (R) une matrice symétrique positive et soit À € M, (R) telle que A-M*AM = S.
(a) Montrer, sans l’exprimer en fonction de S, que À est une matrice symétrique.
(b) Montrer que À est une matrice positive.
(c) Soit X € M,,1(R) ; montrer que AX = 0 si et seulement si SM*X = 0 pour tout
2. Soient U € M,,1(R) et R la matrice symétrique telle que R — M*RM = UU*.
(a) Soit X € M,,1(R) ; montrer que RX = 0 si et seulement si › (M*)FU, X ›= 0 pour tout
(b) En déduire que la matrice R est définie positive si et seulement si (U, M*U,... ,(M*)?-! U)
est une base de M,,1(R).
3. Soit P = X”"— ›, a, X* un polynôme à coefficients réels dont les racines réelles ou complexes
sont toutes de module ‹ 1. On note C la matrice
0 0 0 «æ
1 0 0 81
Épreuve de Mathématiques II 3/4 Tournez la page S.V.P.
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On admet que le polynôme caractéristique de C est égal à (—1)" 77, ce qui donne p(C) › 1.
On désigne enfin par B = (F1,... ,Fn) la base canonique de M,,1(R) et on considère la
matrice symétrique réelle © telle que
A - CAC = B,Et.
(a) i. Pourtout entier k compris entre 1 et n, exprimer le vecteur C* F;, dans la base B.
ii. Montrer par récurrence que (C*)PE, — En-p € Vect({En-p+1,--- , En}) pour tout
iii. Montrer alors que la famille (F,, 0*1... , (C*)"!E,) est une base de M,,1(R).
(b) En déduire que © est définie positive.
(c) Soient U € M,,1(R) et R € M, (R) telle que R — C*RC = UU*. Montrer qu’il existe
un polynôme réel Q, de degré › n — 1, tel que U = (Q(C))*F, et en déduire que
(d) À € M, (R). Montrer que la matrice À — CAC est symétrique et positive si et seulement
s’il existe n polynômes réels @1,... , مل tous de degré › n — 1, tels que
FIN DE L’ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques II 4/4 FIN
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Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs, filière MP, session 2002. Durée : 4 heures, calculatrice interdite, énoncé de 4 pages. C'est un problème d'algèbre linéaire en trois parties : normes matricielles et convergence de la suite (Mk) liée au rayon spectral ρ(M) ; matrices symétriques réelles positives et définies positives ; équation matricielle de Stein A − M*AM = B et application à la matrice compagnon. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : les trois parties s'enchaînent. Retenez trois outils : N∞ est une norme sous-multiplicative (I.2.b), Mk → 0 ⇔ ρ(M) < 1 (I.5, réciproque admise), et « R symétrique positive : RX = 0 ⇔ X*RX = 0 » (II.6). La partie III utilise sans arrêt ces trois résultats : citez leur numéro sur la copie.
1ère Partie : normes et convergence de (Mk)
1. N∞ et N sont des normes
- Séparation : N∞(A) = 0 ⇒ Σj|aij| = 0 pour tout i ⇒ A = 0 ; de même N(A) = 0 ⇒ tous les |aij| = 0.
- Homogénéité : |λaij| = |λ||aij|, donc N∞(λA) = |λ|N∞(A) et N(λA) = |λ|N(A).
- Inégalité triangulaire : Σj|aij + bij| ≤ Σj|aij| + Σj|bij| ≤ N∞(A) + N∞(B), puis on passe au max sur i. Même raisonnement pour N.
2. Sous-multiplicativité
- (a) |(AX)i| = |Σj aijxj| ≤ Σj|aij| ‖X‖∞ ≤ N∞(A)‖X‖∞, d'où ‖AX‖∞ ≤ N∞(A)‖X‖∞.
- (b) Σj|(AB)ij| ≤ ΣjΣk|aik||bkj| = Σk|aik|(Σj|bkj|) ≤ N∞(B)Σk|aik| ≤ N∞(A)N∞(B). Donc N∞(AB) ≤ N∞(A)N∞(B).
Faux pour N : pour J la matrice dont tous les coefficients valent 1, N(J) = 1 mais J2 = nJ, donc N(J2) = n > 1 = N(J)2 (n ≥ 2).
3. Convergence des suites de matrices
- (a) N∞(BAkC − BAC) ≤ N∞(B) N∞(Ak − A) N∞(C) → 0 (toutes les normes étant équivalentes, on peut travailler avec N∞). Donc BAkC → BAC.
- (b) Avec la norme N : N(Ak − A) = maxi,j|aij(k) − aij|. Ce max tend vers 0 si et seulement si chacun des n2 termes tend vers 0 : convergence ⇔ convergence coefficient par coefficient.
- (c) M = PDP−1, D = diag(λ1,…,λn), donc Mk = PDkP−1 et Dk = P−1MkP. Par (a), (Mk) converge ⇔ (Dk) converge ⇔ (par (b)) chaque (λik) converge. Or (λk) converge ⇔ |λ| < 1 ou λ = 1 (si |λ| > 1 la suite est non bornée ; si |λ| = 1, une limite L vérifierait L = λL avec |L| = 1, donc λ = 1). CNS : toute valeur propre λ de M vérifie |λ| < 1 ou λ = 1.
4. Le cas n = 2
- (a) T = αI2 + βJ avec J = (0 1 ; 0 0), J2 = 0 et αI, J commutent. Binôme : Tk = αkI2 + kαk−1βJ = (αk kαk−1β ; 0 αk).
Si |α| < 1 : αk → 0 et kαk−1 → 0 (croissances comparées), donc Tk → 0. Si α = 1 : Tk = (1 kβ ; 0 1) converge ⇔ β = 0. Si |α| ≥ 1 et α ≠ 1 : (αk) diverge (cf. 3.c), donc (Tk) diverge. D'où (Tk) converge ⇔ |α| < 1 ou (α = 1 et β = 0). - (b) M non diagonalisable dans M2(ℂ) : elle est trigonalisable, M = PTP−1 avec T = (α β ; 0 α) (une seule valeur propre double α, sinon M serait diagonalisable) et β ≠ 0 (sinon M = αI2). Par 3.a, (Mk) converge ⇔ (Tk) converge ⇔ |α| < 1 (le cas α = 1, β = 0 est exclu). Comme ρ(M) = |α| : (Mk) converge ⇔ ρ(M) < 1, et la limite est la matrice nulle (Tk → 0).
- (c) Si M est diagonalisable, la limite vaut P diag(lim λik) P−1 ; elle est nulle ⇔ tous les |λi| < 1. Avec (b) : Mk → 0 ⇔ ρ(M) < 1.
5. Cas général : Mk → 0 ⇒ ρ(M) < 1
- (a) ‖MkX‖∞ ≤ N∞(Mk)‖X‖∞ → 0, donc MkX → 0.
- (b) Soit λ ∈ Sp(M) avec |λ| = ρ(M) et X ≠ 0 un vecteur propre associé : MkX = λkX → 0, donc λk → 0, c'est-à-dire |λ| < 1 : ρ(M) < 1. (La réciproque est admise pour la suite.)
2ème Partie : matrices symétriques positives
1. C*SC
(C*SC)* = C*S*C = C*SC et X*(C*SC)X = (CX)*S(CX) ≥ 0 : C*SC est symétrique positive.
2. Matrices UU*
- (a) (UU*)* = UU* et X*UU*X = (U*X)2 ≥ 0 (U*X est un réel) : symétrique positive.
- (b) UU*X = (U*X)U. Si U*X = 0, alors UU*X = 0. Réciproquement, UU*X = 0 ⇒ X*UU*X = (U*X)2 = 0 ⇒ U*X = 0.
- (c) UU* = VV* ⇔ V = U ou V = −U. En effet, Tr(UU*) = ‖U‖2, donc U = 0 ⇔ V = 0. Si U ≠ 0 : UU*U = ‖U‖2U = (V*U)V, donc V = cU ; alors c2UU* = UU* ≠ 0 donne c2 = 1.
3. Exemple A = (4 2 0 ; 2 7 0 ; 0 0 a)
- (a) A est réelle symétrique : diagonalisable (théorème spectral). Le bloc (4 2 ; 2 7) a pour polynôme caractéristique λ2 − 11λ + 24 = (λ − 3)(λ − 8). Sp(A) = {3, 8, a}.
- (b) λ = 3 : x = −2y, d'où U1 = (1/√5)(2, −1, 0) ; λ = 8 : y = 2x, d'où U2 = (1/√5)(1, 2, 0) ; λ = a : U3 = (0, 0, 1). Ces vecteurs sont unitaires et deux à deux orthogonaux (même si a ∈ {3, 8}) : (U1, U2, U3) est une base orthonormée de vecteurs propres.
- (c) Si P est la matrice orthogonale de colonnes Ui, A = P diag(λi) P* = ΣλiUiUi*. Vérification : (3/5)(4 −2 ; −2 1) + (8/5)(1 2 ; 2 4) = (4 2 ; 2 7). λ1U1U1* + λ2U2U2* + λ3U3U3* = A.
- (d) X*AX = 3(U1*X)2 + 8(U2*X)2 + a(U3*X)2. A positive ⇔ a ≥ 0 ; A définie positive ⇔ a > 0 (prendre X = U3 pour la nécessité).
4. Décomposition spectrale
- (a) Théorème spectral : R = PDP* avec P orthogonale de colonnes ℰ1,…,ℰn (base orthonormée) et D = diag(λ1,…,λn). En développant le produit : R = Σ λiℰiℰi*.
- (b) Rℰj = Σλiℰi(ℰi*ℰj) = λjℰj : les λi sont les valeurs propres de R (avec multiplicité) et les ℰi des vecteurs propres associés.
- (c) X*RX = Σλi<ℰi, X>2 : R positive ⇔ Sp(R) ⊂ ℝ+ ; R définie positive ⇔ Sp(R) ⊂ ℝ+* (prendre X = ℰi).
5. R = Σ UiUi*
⇐ : somme de matrices symétriques positives (2.a). ⇒ : écrire R = Σλiℰiℰi* avec λi ≥ 0 et poser Ui = √λi ℰi.
6. RX = 0 ⇔ X*RX = 0
Sens direct évident. Si X*RX = Σλi<ℰi, X>2 = 0 avec λi ≥ 0, alors λi<ℰi, X> = 0 pour tout i, donc RX = Σλi<ℰi, X>ℰi = 0. Conséquence : R (symétrique positive) est définie positive ⇔ Ker R = {0} ⇔ R inversible ⇔ 0 ∉ Sp(R).
3ème Partie : l'équation A − M*AM = B
A-1. φ est un endomorphisme
φ(λZ + Z') = λφ(Z) + φ(Z') (produit matriciel bilinéaire) et φ(Z) ∈ Mn(𝕂) : φ ∈ L(Mn(𝕂)).
A-2. Noyau
Z ∈ Ker φ ⇔ Z = M*ZM. Récurrence : si Z = (M*)pZMp, alors Z = (M*)p(M*ZM)Mp = (M*)p+1ZMp+1.
A-3. Injectivité
- (a) det(M* − μI) = conj(det(M − μ̄I)) (transposition et conjugaison), donc Sp(M*) = {λ̄ ; λ ∈ Sp(M)} : mêmes modules, ρ(M*) = ρ(M).
- (b) ρ(M) = ρ(M*) < 1 ⇒ Mp → 0 et (M*)p → 0 (réciproque admise de I.5). Pour Z ∈ Ker φ : N∞(Z) ≤ N∞((M*)p)N∞(Z)N∞(Mp) → 0, donc Z = 0 : φ est injective.
A-4. Résolution et série
- (a) En dimension finie, un endomorphisme injectif est bijectif : il existe une unique A telle que φ(A) = B.
- (b) (M*)kAMk − (M*)k+1AMk+1 = (M*)k(A − M*AM)Mk = (M*)kBMk. En sommant de k = 0 à p (somme télescopique) : A = (M*)p+1AMp+1 + Σk=0p(M*)kBMk.
- (c) (M*)p+1AMp+1 → 0 (même majoration qu'en A-3.b), donc les sommes partielles tendent vers A : Σp≥0(M*)pBMp converge et vaut A.
B-1. Le cas S symétrique positive (𝕂 = ℝ)
- (a) En transposant Δ − M*ΔM = S : Δ* − M*Δ*M = S* = S. Par unicité (A-4.a), Δ* = Δ.
- (b) Δ = Σp(M*)pSMp (A-4.c), d'où X*ΔX = lim Σk≤p(MkX)*S(MkX), limite de sommes de réels ≥ 0 (II.1) : Δ est positive.
- (c) ΔX = 0 ⇔ X*ΔX = 0 (II.6) ⇔ (MkX)*S(MkX) = 0 pour tout k ∈ ℕ (somme de termes positifs) ⇔ SMkX = 0 pour tout k ∈ ℕ (II.6 appliqué à S). Enfin, par Cayley-Hamilton, tout Mk (k ≥ n) est combinaison linéaire de I, M, …, Mn−1 ; il suffit donc de k ∈ {0, …, n−1}.
B-2. Le cas S = UU*
- (a) UU* est symétrique positive (II.2.a), donc par B-1.c : RX = 0 ⇔ UU*MkX = 0 (0 ≤ k ≤ n−1) ⇔ U*MkX = 0 (II.2.b) ⇔ <(M*)kU, X> = 0 pour k = 0, …, n−1, car U*MkX = ((M*)kU)*X.
- (b) R est symétrique positive (B-1), donc R définie positive ⇔ Ker R = {0} (II.6) ⇔ le seul vecteur orthogonal à U, M*U, …, (M*)n−1U est 0 ⇔ ces n vecteurs engendrent Mn,1(ℝ) ⇔ (U, M*U, …, (M*)n−1U) est une base.
B-3. Matrice compagnon C (ρ(C) < 1)
- (a) i. C*Ek est la k-ième ligne de C écrite en colonne : C*E1 = a0En et C*Ek = Ek−1 + ak−1En pour 2 ≤ k ≤ n.
- ii. p = 1 : C*En − En−1 = an−1En ∈ Vect(En). Hérédité (p ≤ n−2) : si (C*)pEn = En−p + V avec V ∈ Vect(En−p+1,…,En), alors (C*)p+1En = C*En−p + C*V = En−p−1 + an−p−1En + C*V, et C*V ∈ Vect(En−p,…,En) d'après i. D'où (C*)p+1En − En−p−1 ∈ Vect(En−p,…,En).
- iii. Dans la base (En, En−1, …, E1), la famille (En, C*En, …, (C*)n−1En) a une matrice triangulaire à diagonale de 1, donc inversible : c'est une base.
- (b) On applique B-2.b avec M = C (ρ(C) < 1) et U = En : Ω est définie positive.
- (c) Par iii, U = Σk=0n−1qk(C*)kEn = Q(C*)En = (Q(C))*En, avec Q = ΣqkXk réel de degré ≤ n−1. Posons R' = Q(C)*ΩQ(C). Comme C commute avec Q(C) (et C* avec Q(C)*) : R' − C*R'C = Q(C)*(Ω − C*ΩC)Q(C) = Q(C)*EnEn*Q(C) = UU*. Par unicité (A-4.a), R = (Q(C))*ΩQ(C).
- (d) ⇐ : Δ − C*ΔC = ΣiQi(C)*(Ω − C*ΩC)Qi(C) = ΣUiUi* avec Ui = Qi(C)*En : symétrique positive (II.5). ⇒ : S = Δ − C*ΔC est symétrique positive, donc S = Σi=1nUiUi* (II.5). Soit Ri la solution de Ri − C*RiC = UiUi* ; par (c), Ri = Qi(C)*ΩQi(C). ΣRi et Δ sont solutions de la même équation X − C*XC = S, donc par unicité Δ = Σi=1n(Qi(C))*ΩQi(C).
💡 À réviser pour le CNC MP (Maths II) : normes matricielles subordonnées et équivalence des normes en dimension finie ; rayon spectral et convergence de (Mk) (diagonalisation, trigonalisation, réduction de Jordan en dimension 2) ; théorème spectral et caractérisation des matrices symétriques positives / définies positives par le spectre ; injectif ⇔ bijectif en dimension finie ; Cayley-Hamilton ; sommes télescopiques et séries de matrices ; matrice compagnon. Rédigez en citant chaque résultat antérieur utilisé : c'est explicitement noté.
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