نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2019: الكيمياء - شعبة MP لولوج مدارس المهندسين
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باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2019)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الكيمياء
- الدورة
- 2019
- عدد الصفحات
- 5
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
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— صفحة 1 — Concours National Commun - Session 2019 - Filière MP e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les | références | des questions abordées. * Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées. e Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis pour les questions suivantes. Les différentes parties du problème sont relativement indépendantes entre elles. e Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé ou un oubli, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre. EXEMPLES D'EXTRACTION DE CERTAINS COMPOSÉS D'UN MÉLANGE En génie chimique, la séparation des constituants d’un mélange est l’une des taches importantes à réaliser. Pour cela, on peut utiliser des méthodes physiques ou chimiques. L'extraction liquide- liquide est, après la distillation, le procédé de séparation le plus employé dans les industries : chi- mique, nucléaire (sels de pureté exceptionnelle), para chimiques ( pharmacie, biotechnologie, agroa- limentaire), ©... I Généralités sur le potentiel chimique (barème : 20% de la note globale) Pour décrire l’état thermodynamique d’un système, on utilise les grandeurs : — Variables d'état : pression P, température T, volume V, quantité de matière n, entropie S, etc. ; — Grandeurs énergétiques ou fonction d'état : énergie interne U, enthalpie H = U + PV, enthal- pie libre G= 11 -- 15. Dans toute la suite, on considère des systèmes thermodynamiques ne mettant en jeu que les forces de pression. Données : 1) en K) = 273+t (°C) ; P° = 1bar = 10°Pa; R = 8,321 : constante des gaz parfaits. 1.1. Définitions et généralités 1.1.1. Parmi les variables n, P, V, T et S, indiquer les variables extensives et les variables intensives. 1.1.2. Soit F une fonction d'état (par exemple : U, H, ...( et soit AF,, = F, — F), sa variation entre deux états 1 et 2. Est-il vrai que sa variation, AF;2, est la même que la transformation subie soit réversible ou non ? Justifier votre réponse. 1.1.3. Qu’appelle-t-on phase ? Donner un exemple de système polyphasique. Lors d’une évolution élémentaire d’un système thermodynamique, et à partir des deux principes de la thermodynamique, on a l'identité thermodynamique dU(V,S) = —P.dV + T.dS qui donne la variation élémentaire de son énergie interne. 1.1.4. Exprimer, aussi, dU en fonction du travail 0Wet de la chaleur 6Q élémentaires reçus. L1.5. Déterminer l'expression différentielle de la variation de l’enthalpie libre dG(T, P). 1.2. On considère une évolution d’un système fermé formé de n moles d’un gaz parfait noté A. 1.2.1. A température constante, déterminer l'expression de l’enthalpie libre de ce gaz G(T,P,n), en faisant apparaitre G(T, P°, n) correspondant à la pression P = P° appelée pression standard. Dans toute la suite, lorsque P = P° = lbar, on notera une grandeur correspondante 1 quelconque par F°(P = P°,..) : par exemple H°, S°, etc. 1.2.2. En déduire l'expression de l’enthalpie libre molaire g4(T, P) du gaz A; cette grandeur est aussi appelée son potentiel chimique, et notée 4 (T, P). Épreuve de Chimie 17/5 Tournez la page S.V.P نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2019 - Filière MP 1.3. On considère un mélange idéal formé des gaz parfaits A], Az, …, A;, …; et on note n; la quantité 0 de matière de A;1‹j‹p, et n = › le nombre de moles total. Le potentiel chimique du consti- i=1 tuant A;, ou son enthalpie libre molaire partielle, est défini par u; = . En général la on; TPM} £i 2 2 composition du système peut varier et l’on a : G(T, P, … n;,…) = Me = ) mimi (TP). i=1 i=1 1.3.1. Que signifie l'hypothèse mélange idéal de gaz parfaits ? 21: Th; , où P; est la pression partielle de A;. ) 7 رط à A . OMi 211: 1.3.2. Déterminer les grandeurs : 3) et SE )Ârn L3.3. Montrer que le potentiel chimique du constituant A; est donné par بير = p}(T) + R.T.In(aa,) et expliciter l’activité بره de A; en faisant apparaitre sa fraction molaire .بد 1.3.4. Justifier que pour un corps À en phase condensée (solide ou liquide), on puisse poser : Ska ) 7 Ÿ 0, et donner des ordres de grandeurs dans le cas de l’eau. Dans le cas des solutions diluées, le potentiel chimique du soluté A; peut s’écrire sous la forme : p:(T, [A;]) = n9 (T) + R.T.In ji , où [A;] est la concentration du soluté A; et [A;]° est la concentration standard prise égale à 17101.11 11 Exemples de systèmes à composition variable 11.1. Systèmes pouvant être le siège de réactions chimiques ou de changements d’état physique. Soit un système fermé, de constitution variable, formé de 111 moles de A, et يد moles de A». 11.1.1. Qu’appelle-t-on système fermé? 11.1.2. Donner l'expression de dG(T, P, n1, 12). 11.1.3. L'évolution spontanée du système est donnée par l'inégalité 46 › 0. Explicitez cette inégalité pour une évolution isotherme et isobare ? 11.1.4. En déduire, alors, la relation vérifiée par les potentiels chimiques à l'équilibre. 11.2. Cas d’un corps pur sous deux phases, par exemple la fusion de la glace : و1120 Z 1120 On donne, à P=P°=1 bar, les potentiels chimiques des deux phases en kJ.mol- 5 Has(T) = -291,8 - 0,0432.1 etu,,(T} = —285,8 —0,0652 7. 11.2.1. Donner l'allure du graphe P(T) de l’eau pure sous les états solide et liquide, et y situer l'équilibre و1120 Z H0), . IL.2.2. Déterminer la température de fusion de la glace T,. I[.2.3. Déterminer la chaleur latente molaire de fusion L, ; 11.2.4. Établir la relation de Gibbs-Helmoltz م ) =— # où بال est l’enthalpie molaire de A;. 11.2.5. Pour une eau salée, contenant NaCl, on admettra que le potentiel chimique de l’eau peut s’écrire راز = Hey + RT.In(x,1), OÙ Xe; est la fraction molaire de l’eau (1 : liquide). 5 nc ‘ 1(Xe L ; Établir l'expression gris 5 ; عا sera supposée constante. 0 dr R T2: Ff PP I[L.2.6. En déduire la température de fusion 1+ de la glace ( eau solide) en équilibre avec une eau sa- 166 de fraction molaire en eau x,; = 0,989. Donner une application pratique de cet exemple. Épreuve de Chimie 2/5 Tournez la page S.V.P نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2019 — Filière MP III Extraction liquide-liquide L'extraction liquide-liquide consiste à faire passer une entité chimique d’un solvant dont elle est difficilement séparable, à un autre dont elle sera isolable. Les deux solvants sont non miscibles : ils ne se mélangent pas ; en général il s’agit de l’eau noté وه et un solvant organique noté og. Dans toute la suite, on supposera les solutions diluées. 111.1. Généralités On donne les numéros atomiques : H(Z = 1), C(Z = 6), O(Z = 8) et CI(Z = 17). 111.1.1. Donner la géométrie prévue par Gillespie pour la molécule d’eau. II[.1.2. Quelles sont les deux grandeurs physiques fondamentales de l’eau comme solvant (aq)? Quels sont leurs effets sur les solutés ? 111.1.3. Donner la géométrie prévue par Gillespie pour la molécule CCL4. 111.1.4. Le solvant organique (og) tétrachlorure de carbone CCI, est dit aprotique et apolaire, expli- quer la signification de ces deux propriétés ; on justifiera les réponses. 111.2. Partage et distribution d’un soluté entre deux solvants Figure 1 — Répartition d’un soluté entre deux solvants (ou phases) À T, P constantes, on considère l'équilibre Ag = وما : K(T) = qe ; Donner l'expression de la constante de partage K(T) en fonction des potentiels chimiques stan- dards Van (T) et Van (T) de A dans les deux phases respectivement aqueuse et organique. Lorsque le corps À peut exister sous plusieurs formes dans chacune des phases, on introduit le coef- ficient de distribution D4 = pe 0 aq dans chacune des phases. Le rendement d'une extraction est R 4 gg = 100. égal au rapport des concentrations de À sous toutes ses formes Ha tof,0g 0 05 — : 1 NA tot,og +H A tot,ag 7 A,tot,og et N A tot, ag SONt les quantités de matière totales de A. 111.3. Influence des volumes des phases sur une extraction liquide-liquide Considérons l'exemple de l'extraction de l’acétanilide, notée A, d’une solution aqueuse (aq) de vo- lume وما par ajout d’un volume وما d’ether (og). Le coefficient de distribution est D = 3. Exprimer R en fonction de روما Vog et D. Recopier et compléter le tableau suivant, en déterminant le rendement R( vu 3. Rapport des volumes = | 0,1 1 10 Rendement (en %) | Épreuve de Chimie 3/5 Tournez la page S.V.P نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2019 - Filière MP 111.4. Exemple : extraction liquide-liquide de la glycine H,N — CH, — COOH la glycine est un acide aminé (constituant des protéines) comportant à la fois une fonction amine et une fonction acide carboxylique. 111.4.1. Justifier qu’on qualifie une solution de glycine d’ampholyte et donner les couples acido- basiques envisageables. En solution aqueuse, on a une réaction acido-basique intramoléculaire : H2N — CH› — م0017 = H3N* — CH - م000 :K = 10* 1. L'entité H3N* — CH, — 000 est appelée zwitterion, et on la notera par BH” ; cette entité est ca- ractérisée par les constantes d'acidités pK, (BH, /BH#) = 2,34 et pK (BH#/B7) = 9,60. L'entité neutre H,N — CH, — COOH sera notée BH°. 11.4.2. Donner les formules semi-développées des espèces notées BH, et B7, et tracer le diagramme de prédominance. 11.4.3. On considère une solution aqueuse de glycine de concentration co = 10 20101.11 Déterminer, avec justification, le pH de la solution. À un volume وما = 100mL de cette solution aqueuse, on ajoute un volume Vog = 50mL d’un solvant organique pour lequel la constante de partage est K et on admet que seule la forme neutre de la glycine y est soluble. On étudie la solubilité de la glycine dans ce solvant lorsqu'on varie le pH. 111.4.4. Exprimer le coefficient de distribution D en fonction du pH. IN.A.5. Donner l'allure du graphe D(pH) et en déduire pour quel pH = pHp, le rendement de l'extraction est maximal. IV Extraction de l'uranium d’une solution phosphorique IV.1. Propriétés de l'uranium en solution aqueuse. On s'intéresse au diagramme potentiel-pH simplifié de l'uranium établi, en solution diluée, pour une concentration d'uranium dissous يم = 2.10-*mol.L-!. Les espèces prises en considération sont : U + U A UOH 0 1[)017 ,وم( UO 2 UO2(OH)2,aq, et UO2(OH) :ومو On utilise la convention que sur la frontière entre deux espèces solubles, leurs concentrations sont égales. IV.1.1. D’après la règle de Klechkowski, la configuration électronique de l'uranium serait : oU = [geRn]7s*4fY, où ggRn est le gaz rare le plus proche. Déterminer les nombres x et y et justifier pourquoi l'uranium est fréquemment rencontré au nombre d’oxydation +VI. IV.1.2. Recopier le tableau suivant et indiquer pour chacune des espèces de l'élément U le nombre d’oxydation et la lettre correspondante de A à G dans le diagramme E-pH de la figure 2. On donne : &T In(10) = 0,06V, F = 96500C Espèce [US جه | 005 | و | UO:(OH)207 | UO(OH)509 | U(OH)40g | Nombre d’oxydation | | | | | | Lettre d'identification | | | | | | | IV.1.3. Donner la pente du segment de droite séparant les domaines des espèces B et E. Les espèces cationiques de l'uranium sont hydrolysées au contact de l’eau pour former des com- plexes, par exemple pour l'ion uranyle UO$* : 4H,0 = UO›(OH)2,09 + 2H30* : K, = 10-193 + م ونا رونا + 61120 = UO2(OH)5 ag + 311:01 : يل - Épreuve de Chimie 4/5 Tournez la page S.V.P نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2019 - Filière MP T T T T T T 13h... Lun ...جم لوده +2,10} mol L72. جم و ور أ تجو حل ا 7 Figure 2 — Diagramme potentiel-pH simplifié de l'uranium IV.1.4. Déterminer, par calcul, à quel pH se situent les frontières séparant les espèces correspondant aux lettres E et F, puis F et G. IV.1.5. Écrire les demi-réactions des couples redox correspondant aux droites A; et Az du dia- gramme E-pH. Conclure sur la nature des espèces thermodynamiquement stables de l’ura- nium en milieu aqueux aéré. On donne E°(O,,g/H,0) = 1,23V et E°(H,0/H2,g) = 0,00V. IV.2. Extraction de l'uranium des solutions d'acide phosphorique. L'uranium peut être obtenu à partir de sources non conventionnelles comme les phosphates ; ainsi on estime que les phosphates marocains ! disposent de la plus grande réserve mondiale, la quantité d'uranium disponible serait de 6,9Mt*. On se propose d'étudier l'extraction par un solvant organique adéquat de l'uranium présent, à la concentration de cou = 2.10 37101.11, dans une solution aqueuse industrielle d’acide phos- phorique. TV.2.1. Sachant que les volumes des deux phases en présence sont égaux et qu’après une extraction la concentration de l'uranium dans la solution aqueuse est رن = 6.10 57101.17 Calculer le rendement d'extraction. IV.2.2. On veut améliorer le rendement de l'extraction en effectuant des extractions successives. Déterminer le nombre n d’extractions successives à réaliser pour que 99 % de l'uranium soit récupéré. 17.2.3. Soient وما et Vag les volumes respectifs du solvant et de la phase aqueuse utilisés. Calculer le —' pour que dès la première extraction le rendement soit égal à 99%. Commenter. rapport 1. 5. Gabriel et al. À critical assessment of global uranium resources, including uranium in phosphate rocks, and the possible impact of uranium shortages on nuclear power fleets. Annals of Nuclear Energy 58 (2013) 213-220 2. M. Ragheb et al. Proceedings of the 1st International Nuclear and Renewable Energy Conference, Amman, Jordan, March 21-24, 2010. Épreuve de Chimie 5/5 Fin نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
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Ce sujet est l'épreuve de Chimie du Concours National Commun (CNC), session 2019, filière MP, commun aux écoles d'ingénieurs marocaines recrutant après les CPGE. Il s'agit d'un problème de 5 pages intitulé « Exemples d'extraction de certains composés d'un mélange », en quatre parties : I. généralités sur le potentiel chimique (20 % du barème) ; II. systèmes à composition variable (équilibre de fusion, eau salée) ; III. extraction liquide-liquide (solvants, partage, glycine) ; IV. extraction de l'uranium d'une solution phosphorique (diagramme E-pH, extractions successives). La durée et le coefficient ne figurent pas sur les pages scannées. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : les parties I et II sont du cours de thermodynamique chimique pur (identités, potentiel chimique, Gibbs-Helmholtz) : rédigez proprement, les points y sont sûrs. La partie III repose sur une seule formule, R = D·r/(1 + D·r) avec r = Vog/Vaq, réutilisée en IV.2. Pour le diagramme de l'uranium, commencez par classer les espèces par nombre d'oxydation, puis vérifiez chaque attribution avec la pente des frontières.
I. Généralités sur le potentiel chimique
I.1.1. Extensives / intensives
Extensives : n, V, S (proportionnelles à la taille du système). Intensives : P, T (indépendantes de la quantité de matière).
I.1.2. Variation d'une fonction d'état
Oui. Une fonction d'état ne dépend que de l'état du système. ΔF12 = F2 − F1 est donc la même quel que soit le chemin suivi, réversible ou non. Seuls W et Q dépendent du chemin.
I.1.3. Phase
Une phase est une partie du système dans laquelle les grandeurs intensives varient de façon continue (en pratique, uniformes : milieu homogène). Exemples de systèmes polyphasiques : eau liquide + glace, eau + huile (deux liquides non miscibles), eau + vapeur d'eau.
I.1.4. Premier principe
dU = δW + δQ, avec δW = −PextdV (seules les forces de pression travaillent). Pour une transformation réversible, δW = −PdV et δQ = TdS, ce qui redonne l'identité.
I.1.5. dG(T, P)
G = U + PV − TS, donc dG = dU + PdV + VdP − TdS − SdT. Avec dU = −PdV + TdS : dG = V·dP − S·dT.
I.2.1. Enthalpie libre d'un gaz parfait
À T constant : (∂G/∂P)T = V = nRT/P. On intègre de P° à P : G(T, P, n) = G(T, P°, n) + nRT·ln(P/P°).
I.2.2. Potentiel chimique
On divise par n : μA(T, P) = gA = μ°A(T) + RT·ln(P/P°), avec μ°A(T) = G(T, P°, n)/n.
I.3.1. Mélange idéal de gaz parfaits
Il n'y a aucune interaction entre les molécules, qu'elles soient de même nature ou de natures différentes. Chaque constituant se comporte comme s'il occupait seul le volume V : Pi = niRT/V = xiP (loi de Dalton), et les grandeurs du mélange sont la somme des grandeurs des constituants.
I.3.2. Dérivées de μi
On part de dG = VdP − SdT + Σμidni et on applique le théorème de Schwarz :
- (∂μi/∂T)P,n = −Sm,i (entropie molaire partielle) ;
- (∂μi/∂P)T,n = Vm,i (volume molaire partiel), qui vaut RT/P pour un mélange idéal de gaz parfaits ;
- μi ne dépend que de T et de Pi = xiP. À T et n fixés, dPi = xidP, donc (∂μi/∂Pi)T,n = RT/Pi.
I.3.3. Expression de μi
On intègre dμi = RT·dPi/Pi de P° à Pi : μi = μ°i(T) + RT·ln(ai), avec ai = Pi/P° = xi·P/P°.
I.3.4. Phase condensée
(∂μA/∂P)T = Vm, qui est très petit pour un solide ou un liquide. Pour l'eau, Vm = M/ρ = 18.10−3/103 = 1,8.10−5 m3/mol (18 mL/mol), contre environ 24,8 L/mol pour un gaz à 298 K, soit environ 1000 fois plus. Une variation de 1 bar modifie μ de VmΔP = 1,8.10−5 × 105 ≈ 1,8 J/mol, négligeable devant RT ≈ 2,5 kJ/mol. On pose donc (∂μA/∂P)T ≈ 0 : μA ≈ μ°A(T) et a = 1 pour un corps pur condensé.
II. Systèmes à composition variable
II.1.1. Système fermé
Un système fermé n'échange pas de matière avec l'extérieur. Il peut échanger de l'énergie (travail, chaleur). Sa composition peut changer par réaction chimique ou changement de phase.
II.1.2. Différentielle de G
dG = V·dP − S·dT + μ1dn1 + μ2dn2.
II.1.3. Évolution spontanée à T et P constants
dT = dP = 0 : dG = μ1dn1 + μ2dn2 ≤ 0. Pour la transformation A1 → A2 en système fermé, dn2 = −dn1 = dξ, d'où (μ2 − μ1)·dξ ≤ 0. Si μ1 > μ2, alors dξ > 0 : l'espèce passe du potentiel chimique le plus élevé vers le plus bas.
II.1.4. Équilibre
À l'équilibre, dG = 0 pour tout dξ, donc μ1 = μ2. En général, pour une réaction : Σνiμi = 0.
II.2.1. Allure de P(T)
Dans le plan (T, P), la courbe de fusion sépare le solide (à gauche, basses T) du liquide (à droite). Pour l'eau, elle est presque verticale et de pente légèrement négative (dP/dT < 0, car Vm(liquide) < Vm(glace) d'après la relation de Clapeyron). L'équilibre H2O(s) ⇄ H2O(l) est l'ensemble des points de cette courbe, qui passe par (T ≈ 273 K, P = 1 bar). Elle part du point triple (273,16 K ; 611 Pa).
II.2.2. Température de fusion
μe,s = μe,l : −291,8 − 0,0432 T = −285,8 − 0,0652 T, donc 0,0220 T = 6,0 et Tf = 272,7 K (≈ 273 K).
II.2.3. Chaleur latente de fusion
Par identification avec μ = h − T·s : hs = −291,8 kJ/mol, ss = 43,2 J/(K·mol) ; hl = −285,8 kJ/mol, sl = 65,2 J/(K·mol). On en déduit Lf = hl − hs = 6,0 kJ/mol. Vérification : Tf·Δs = 272,7 × 22,0 = 6,0 kJ/mol.
II.2.4. Relation de Gibbs-Helmholtz
∂(μi/T)/∂T = (1/T)(∂μi/∂T) − μi/T2 = −si/T − μi/T2 = −(μi + T·si)/T2. Comme μi = hi − T·si : [∂(μi/T)/∂T]P,n = −hi/T2.
II.2.5. Glace en équilibre avec l'eau salée
La glace est pure : μe,s = μ°e,s(T). À l'équilibre, μ°e,s = μ°e,l + RT·ln xe,l, donc ln xe,l = (μ°e,s − μ°e,l)/(RT). On dérive par rapport à T avec Gibbs-Helmholtz : d ln xe,l/dT = (1/R)·[−(hs − hl)/T2], soit d ln xe,l/dT = Lf/(R·T2).
II.2.6. Abaissement du point de fusion
On intègre de Tf (x = 1) à T'f (x = 0,989) : ln xe,l = −(Lf/R)(1/T'f − 1/Tf), donc 1/T'f = 1/Tf − R·ln xe,l/Lf.
ln 0,989 = −0,01106, d'où R·ln x/Lf = 8,32 × (−0,01106)/6000 = −1,534.10−5 K−1. Avec Tf = 272,7 K : 1/T'f = 3,6667.10−3 + 1,534.10−5 = 3,6820.10−3 K−1, soit T'f ≈ 271,6 K. L'abaissement vaut ΔT ≈ R·Tf2·ln x/Lf ≈ −1,1 K. Si l'on prend Tf = 273 K, on trouve 271,9 K : l'abaissement de 1,1 K est le résultat robuste.
Application : le salage des routes en hiver (le sel fait fondre la glace en dessous de 0 °C), les antigels, la cryométrie (mesure de masses molaires).
III. Extraction liquide-liquide
III.1.1. Géométrie de H2O
O central : 2 doublets liants et 2 non liants, type AX2E2. La molécule est coudée, avec un angle d'environ 104,5° (inférieur à 109,5° à cause de la répulsion des doublets libres).
III.1.2. Grandeurs fondamentales de l'eau solvant
- Moment dipolaire élevé (μ ≈ 1,85 D) : l'eau est un solvant polaire, ionisant (elle polarise les liaisons du soluté et les transforme en paires d'ions) et solvatant (interactions ion-dipôle, hydratation des ions). Elle est aussi protique (liaisons hydrogène).
- Permittivité relative élevée (εr ≈ 78,5) : la force électrostatique entre ions est divisée par εr, ce qui rend l'eau dissociante (les paires d'ions se séparent en ions libres).
III.1.3. Géométrie de CCl4
C central : 4 doublets liants, type AX4. La molécule est tétraédrique, avec des angles de 109,5°.
III.1.4. Solvant aprotique et apolaire
- Aprotique : CCl4 ne possède aucun atome d'hydrogène, donc aucun H lié à un atome électronégatif. Il ne peut ni libérer de proton ni donner de liaison hydrogène.
- Apolaire : chaque liaison C–Cl est polarisée (χ(Cl) > χ(C)), mais les 4 moments de liaison, orientés selon un tétraèdre régulier, ont une somme vectorielle nulle. Le moment dipolaire est nul et la permittivité faible (εr ≈ 2,2).
III.2. Constante de partage
À l'équilibre, μA,aq = μA,og : μ°A,aq + RT·ln([A]aq/c°) = μ°A,og + RT·ln([A]og/c°). D'où K(T) = [A]og/[A]aq = exp[(μ°A,aq(T) − μ°A,og(T))/(RT)].
III.3. Influence des volumes
nog = [A]ogVog = D·[A]aqVog et naq = [A]aqVaq. D'où R = 100·D·Vog/(D·Vog + Vaq) = 100·D·r/(1 + D·r), avec r = Vog/Vaq. Pour D = 3 :
| Vog/Vaq | 0,1 | 1 | 10 |
|---|---|---|---|
| Rendement (%) | 23,1 (0,3/1,3) | 75,0 (3/4) | 96,8 (30/31) |
III.4.1. Glycine, ampholyte
La glycine porte une fonction acide (–COOH) et une fonction basique (–NH2) : elle peut céder ou capter un proton, c'est un ampholyte. Couples : –COOH/–COO− et –NH3+/–NH2. Pour la molécule entière : BH2+/BH± (pKa1 = 2,34) et BH±/B− (pKa2 = 9,60).
III.4.2. Formules et diagramme de prédominance
BH2+ : H3N+–CH2–COOH ; B− : H2N–CH2–COO−.
Diagramme : BH2+ pour pH < 2,34 ; BH± pour 2,34 < pH < 9,60 ; B− pour pH > 9,60. La forme neutre BH0 reste minoritaire partout, car Kz = [BH±]/[BH0] = 104.
III.4.3. pH d'une solution de glycine à 10−2 mol/L
On introduit l'ampholyte BH±. La réaction prépondérante est 2 BH± = BH2+ + B−, avec K = 10pKa1 − pKa2 = 10−7,26 ≪ 1 : elle est peu avancée et donne [BH2+] = [B−]. En multipliant les deux expressions de Ka : pH = (pKa1 + pKa2)/2 = 5,97 ≈ 6,0.
Remarque de rigueur : c0 = 10−2 n'est que 2 fois plus grand que Ka1 = 4,6.10−3. La formule complète h2 = Ka1(Ka2c0 + Ke)/(Ka1 + c0) donne pH ≈ 6,05. La valeur attendue au concours est 5,97.
III.4.4. Coefficient de distribution D(pH)
Seule BH0 passe dans la phase organique : [BH0]og = K[BH0]aq. En phase aqueuse, avec h = [H+] :
[A]tot,aq = [BH±]·(1 + 1/Kz + h/Ka1 + Ka2/h), avec [BH0]aq = [BH±]/Kz.
D = K / [1 + Kz(1 + 10pKa1 − pH + 10pH − pKa2)] ≈ (K/Kz) / (1 + 102,34 − pH + 10pH − 9,60).
III.4.5. Allure de D(pH) et pH optimal
La courbe log D = f(pH) a une forme de « cloche » à plateau. Pour pH < 2,34, log D ≈ log(K/Kz) − 2,34 + pH (pente +1). Entre 2,34 et 9,60, il y a un plateau à D ≈ K/Kz = 10−4K. Pour pH > 9,60, la pente vaut −1. Le dénominateur 10pKa1 − pH + 10pH − pKa2 est minimal quand ses deux termes sont égaux (dérivée nulle), soit pH0 = (pKa1 + pKa2)/2 = 5,97 (point isoélectrique). Le rendement R = 100·D·r/(1 + D·r), avec r = 50/100 = 0,5, croît avec D : il est maximal à pH0 ≈ 5,97.
IV. Extraction de l'uranium d'une solution phosphorique
IV.1.1. Configuration de l'uranium
92 = 86 + x + y avec 7s rempli en premier (x = 2), d'où x = 2 et y = 4 : [Rn] 7s2 5f4. Attention : l'énoncé écrit « 4fy », mais la sous-couche 4f est déjà dans le cœur du radon. Il s'agit de la 5f (erreur d'énoncé à signaler). La configuration réelle est [Rn] 5f3 6d1 7s2. En perdant ses 6 électrons de valence (7s2 + 5f/6d), U atteint la configuration du gaz rare Rn, très stable. D'où le degré +VI fréquent (ion uranyle UO22+).
IV.1.2. Nombres d'oxydation et attribution des domaines
Méthode : plus le nombre d'oxydation est élevé, plus l'espèce est haute sur le diagramme ; à nombre d'oxydation égal, plus l'espèce est hydroxylée, plus elle est à droite. On vérifie ensuite avec les pentes lues sur la figure :
- A/B horizontale (−0,55 V) : U4+ + e− → U3+ ;
- B/E : pente −0,12 ;
- C/E : pente −0,09 ;
- D/E horizontale (0,11 V) : UO22+ + 2 H2O + 2 e− → U(OH)4 ;
- D/F : pente −0,06.
| Espèce | U3+ | U4+ | UOH3+ | UO22+ | UO2(OH)2 | UO2(OH)3− | U(OH)4 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| N.O. | +III | +IV | +IV | +VI | +VI | +VI | +IV |
| Lettre | A | B | C | E | F | G | D |
IV.1.3. Pente de la frontière B/E
UO22+ + 4 H+ + 2 e− = U4+ + 2 H2O : E = E° + (0,06/2)·log([UO22+][H+]4/[U4+]). Pente = −4 × 0,06/2 = −0,12 V par unité de pH, ce qui est cohérent avec la figure (de 0,26 V à pH 0 à 0,20 V à pH 0,5).
IV.1.4. Frontières E/F et F/G
- E/F : UO22+ + 4 H2O = UO2(OH)2 + 2 H3O+, K1 = 10−10,3. Avec la convention d'égalité des concentrations, K1 = [H3O+]2, donc pH = 10,3/2 = 5,15.
- F/G : UO2(OH)2 + 2 H2O = UO2(OH)3− + H3O+, de constante K2/K1 = 10−19,2 + 10,3 = 10−8,9. D'où pH = 8,9.
Ces valeurs concordent avec les frontières verticales de la figure (≈ 5,1 et ≈ 8,9).
IV.1.5. Droites Δ1, Δ2 et espèces stables en milieu aéré
- Δ1 (couple H2O/H2) : 2 H+ + 2 e− = H2(g), E = 0,00 − 0,06 pH (P(H2) = 1 bar).
- Δ2 (couple O2/H2O) : O2(g) + 4 H+ + 4 e− = 2 H2O, E = 1,23 − 0,06 pH.
U3+ (A) est entièrement sous Δ1 : il réduit l'eau. Les espèces U(IV) (B, C, D) ont des domaines disjoints de celui de O2 : elles sont oxydées par le dioxygène dissous. En milieu aéré, les espèces stables sont celles de l'uranium +VI, dont les domaines chevauchent celui de O2 : UO22+ (pH < 5,15), UO2(OH)2 (5,15 à 8,9) et UO2(OH)3− (pH > 8,9).
IV.2.1. Rendement d'une extraction (volumes égaux)
R = (c0 − c1)/c0 = (2.10−4 − 6.10−5)/2.10−4 = 70 %. On en déduit D = [U]og/[U]aq = 1,4.10−4/6.10−5 = 7/3 ≈ 2,33.
IV.2.2. Extractions successives
À chaque extraction (même volume de solvant neuf), il reste en phase aqueuse la fraction 1/(1 + D) = 0,30. Après n extractions, il reste 0,3n. On veut 0,3n ≤ 0,01, soit n ≥ ln 0,01/ln 0,3 = 4,605/1,204 = 3,83. Il faut n = 4 extractions (0,34 = 0,0081, soit 99,2 % récupérés).
IV.2.3. Rapport des volumes pour 99 % en une seule extraction
R = D·r/(1 + D·r) = 0,99, donc D·r = 99 et r = Vog/Vaq = 99/D = 99 × 3/7 ≈ 42,4.
Commentaire : il faudrait environ 42 fois plus de solvant que de solution aqueuse, ce qui est coûteux et irréaliste industriellement. Quatre extractions successives n'utilisent au total que 4 Vaq de solvant pour un meilleur rendement. Il vaut mieux fractionner le solvant en plusieurs extractions que de l'utiliser en une seule fois.
💡 À retenir et à réviser pour le CNC MP (chimie) : identités thermodynamiques (dU, dH, dG), potentiel chimique d'un gaz parfait, d'un mélange idéal, d'une phase condensée et d'un soluté dilué ; condition d'évolution Σνiμi·dξ ≤ 0 et d'équilibre ; Gibbs-Helmholtz et ses applications (cryométrie, abaissement du point de fusion) ; VSEPR (AX2E2, AX4), propriétés des solvants (polarité, εr, proticité) ; pH d'un ampholyte, diagrammes de prédominance ; extraction liquide-liquide (K de partage, D, R = Dr/(1 + Dr), extractions multiples) ; lecture et construction de diagrammes E-pH. Résultats clés : Tf = 272,7 K, Lf = 6,0 kJ/mol, T'f ≈ 271,6 K, R = 23,1 / 75 / 96,8 %, pH = 5,97, frontières à pH 5,15 et 8,9, R = 70 %, n = 4, Vog/Vaq ≈ 42.
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المصدر: مباريات ولوج المدارس والمعاهد العليا
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