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نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2004: الكيمياء - شعبة MP لولوج مدارس المهندسين

🏢 المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) 👤 مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين 🎯 الكيمياء 📅 2004 👁️ 34 مشاهدة

باختصار

هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2004)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.

الجهة المنظمة
المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
الدرجة
مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
التخصص
الكيمياء
الدورة
2004
عدد الصفحات
5
لغة الأسئلة
الفرنسية
التصحيح
تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
الموضوع الرسمي لاختبار الكيمياء في المباراة الوطنية المشتركة (CNC) دورة 2004 لولوج المدارس العليا للمهندسين والمؤسسات المماثلة، الخاص بطلبة الأقسام التحضيرية شعبة MP. يتضمن هذا النموذج 5 صفحة من نص الاختبار الأصلي. تجد في الموقع مواضيع باقي المواد والسنوات لنفس المباراة.
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📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)

استُخرج هذا النص آلياً من صور الامتحان وقد يحتوي على أخطاء في القراءة — الصور أعلاه هي المرجع.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère de l’Éducation Nationale Ministère de l'Enseignement
Enseignement Secondaire et Technique Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Concours National Commun
d’Admission aux

Grandes Écoles d'Ingénieurs
Session 2004

É PREUVE DE CHIMIE

Durée 2 heures

Concours MP

Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est autorisé

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Concours National Commun - Session 2004 - MP

L'énoncé de cette épreuve comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est autorisé .

On veillera à unc présentation claire ‏دونه ىك‎ des copies. H convient en particulier de rappdler avec

précision Ics des questions abordées.
Les Halogèn

Le problème s'intéresse à l'étude de quelques aspects de la chimie des halogènes. Il est constitué de
4 parties , largement indépendantes entre elles et pouvant être traitées dans un ordre quelconque.

Données utiles

- Données générales
- Nombre d’Avogadro ‏رأ‎ = 6.023 10230111
- constante des gaz parfaits R = 8.314 JK—}mol7!
- Constante de FARADAY : F = 9.65 10* C.mol* ;
5 In 10 = 0.06 V à 7 = 298 K , F = Nye désignant la constante de Faraday et In le logarithme
népérien
- Rayons ioniques :

Ion CsT | ‏7و‎ | er
R:(nm) | 0,169 | 0,098 | 0,181

- pKa du couple hypochloreux (HCIO)/ ion hypochlorite (CIOT) en solution aqueuse à 298 K :
pKa = 5
- Potentiels standard d’oxydoréduction en solution aqueuse à 298 K :
Couple | Na*/Na(s) | S,08-/52037 | ,(aq)/I7 | O2/H30 | Cl,(9)/CI | HCIO/Cl›(9)
E(V)| 2,71 | 0,08 | 2 1,23 136 | 1,63

- Tous les gaz rencontrés dans le problème seront considérés comme parfaits.

19“ partie :
Quelques propriétés structurales

Les halogènes occupent l’avant-dernière colonne de la table périodique des éléments, Ils possèdent
donc tous la structure électronique externe ns?np° dans l’état fondamental.

1.1 Pourquoi les halogènes possèdent-ils tous le degré d’oxydation stable -I ?
1.2 Le premier élément de la série des halogènes est le fluor F.

1.2.1 Quel est le numéro atomique Z du fluor ? Donner sa configuration électronique complète dans
l’état fondamental.

1.2.2 Donner une définition de l’électronégativité. Commenter son évolution dans la table périodique
des éléments. Quel est l’élément le plus électronégatif de la table périodique ?

1.3 Le chlore est le deuxième élément de la série des halogènes.
1.3.1 Donner la configuration électronique du chlore dans l’état fondamental.

1.3.2 À l’état naturel, le chlore possède deux isotopes stables : 3501 et 701. Déterminer leurs abon-
dances respectives ‏ويه‎ et ‏جيه‎ sachant que la masse molaire du chlore est Mer = 35,5 g.mol*

1.3.3 Les deux éléments suivants de la série des halogènes sont le brome Br et l’iode I.

Épreuve de Chimie 1/4 Tournez la page S.V.P.

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1.3.3.1 Dans quel état physique (solide, liquide ou gaz) se trouve, dans les conditions normales de
température et de pression, chacun des éléments de la série des halogènes cités ci-dessus.

1.3.3.2 Citer pour chacun des quatre éléments précédents une application domestique ou au labo-
ratoire en indiquant dans ce dernier cas la ou les réactions chimiques misés en jeu.

2ème partie :
Cristallographie des halogénures ioniques

2.1 Structure du chlorure de césium
Dans la structure 0401, les ions 01 forment un réseau cubique simple et les ions 087 occupent
les sites cubiques de ce réseau.

2.1.1 Quel est le type d’assemblage constitué par les ions Cs* ? En déduire que l’on peut passer de
l’assemblage des ions CI7 à celui des ions Cs* par une translation que l’on précisera.

2.1.2 Quel est le rayon du plus grand atome ou ion, supposé sphérique, qui peut être inséré dans un
site cubique d’un réseau cubique simple hypothétique formé par les ions CI7 ?

2.1.3 En déduire que dans la structure 0801 la tangence des ions 087 et CI7 a lieu le long de la
grande diagonale du cube et calculer le paramètre de maille de CsCl.

2.1.4 Déterminer la compacité de la structure CsCl et comparer à celle de la structure cubique
simple. Commenter.

2.2 Structure du chlorure de sodium
Reprendre l’étude précédente pour la structure du chlorure de sodium NaC!l dans laquelle les
ions chlorure CI7 forment un réseau cubique à faces centrées, dont les sites octaédriques sont
occupés par les ions Na*. On comparera en particulier la compacité d’une telle structure avec
celle de la structure CsCl d’une part celle d’un réseau cubique à faces centrées d’autre part.

3ème partie :
A propos de l’eau de Javel

L’eau de Javel est une solution aqueuse équimolaire d’hypochlorite de sodium (Na*, CIO7) et
de chlorure de sodium (Na*,CI7). Au laboratoire, une telle solution peut être préparée par
dissolution du dichlore dans une solution aqueuse basique d’hydroxide de sodium.

3.1 Dissolution du dichlore dans l’eau
3.1.1 Calculer la variance de l’équilibre : Cla(gaz) = Cla(aqueux) et commenter le résultat obtenu.
3.1.2 Écrire la condition d’équilibre physique du dichlore entre la solution aqueuse et la phase

gazeuse. On notera respectivement ‏ب‎ et He les potentiels chimiques standard du dichlore

respectivement en phase gazeuse et en solution aqueuse considérée idéale.

3.1.3 En déduire que la concentration [Cl»] du dichlore en solution aqueuse est proportionnelle à sa
pression partielle ‏ووم‎ en phase gazeuse. Exprimer la constante de proportionnalité Æ à l’aide
des potentiels chimiques du dichlore. De quel(s) paramètre(s) dépend-elle ?

3.1.4 Montrer que l’on peut exprimer la constante Æ à l’aide des potentiels standard d’oxydoréduction
des couples rédox Clag/CI7 et Claag/CU7 en solution aqueuse. Déterminer la valeur numérique
de la constante Æ à 298 K sachant qu’ à cette température E°(Cloag/CI7) = 1,40 V.

3.1.5 En déduire à 298 K, la valeur du potentiel standard d’oxydoréduction du couple HCIO/Claaq
en solution aqueuse.

3.2 Dismutation du dichlore
3.2.1 Quelle est la valeur du degré d’oxydation du chlore dans l’acide hypochloreux HOCI?

3.2.2 Quelle est, selon le modèle V.S.E.P.R, la géométrie de la molécule d’acide hypochloreux ?

Épreuve dc Chimic 2/4 Tourncz la pagc S.V.P.

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3.2.3 Écrire l’équation bilan de la réaction de dismutation du dichlore. Dans cette écriture, on fera
figurer l’élément chlore au degré d’oxydation +7 sous forme d’acide hypochloreux.

3.2.4 Calculer la constante Æ, de l'équilibre de dismutation lorsque la réaction bilan est écrite pour
une mole de Cl».

3.2.5 Montrer que l’on peut écrire K, = B[H30*] et donner l'expression de 3. Que représente le
cas 3 = 1? Calculer la valeur pHp du pH pour laquelle 8 = 1. Dans quel domaine de pH y
a-t-il dismutation du dichlore en solution aqueuse ?

3.2.6 Pour quelles raisons l’eau de Javel doit-elle être basique ? Que se passe-t-il lorsque l’on ajoute
de l'acide chlorhyrique dans l’eau de Javel ? Est-ce dangereux ?
3.3 Dosage d’une eau de Javel

3.3.1 Mode opératoire

Le dosage d’une solution commerciale d’eau de Javel a pour but de déterminer son degré
chlorométrique D” défini comme étant le volume du dichlore gazeux qui peut être dégagé, dans
les conditions normales de température et de pression par litre de solution commerciale. Le
mode opératoire proposé pour déterminer D’ se déroule en plusieurs étapes :

i) on prélève 20 mL de la solution commerciale et on complète à 200 mL à l’aide d’eau distillée
pour constituer une solution 5, ;

ii) on prélève un échantillon de 10 mL de ‏ري‎ et on y ajoute 50 mL d’eau distillée, 2 ‏و‎ d’iodure
de potassium et 2 mL d'acide chlorhydrique concentré ;

iii) on dose ensuite le diiode ainsi libéré par une solution de thiosulfate de sodium (2Na*, 52087)
de concentration 0,1 mol.1=*

3.3.2 Pourquoi opère-t-on en milieu acide ?

3.3.3 Donner le schéma du montage expérimental utilisé au laboratoire pour un tel dosage en rap-
pelant les noms des différents matériels utilisés.

3.3.4 Quel est le dispositif qui permet d’assurer l’'homogénéisation de la solution au cours du dosage.

3.3.5 Écrire la réaction prépondérante traduisant l’étape ii).

3.3.6 Écrire de même la réaction de dosage et dire comment on peut repérer le point d’équivalence.

3.3.7 Exprimer la quantité de matière n(Cla) que peut libérer un litre de solution commerciale en
fonction du volume ve de thiosulfate de sodium versé à l’équivalence.

3.3.8 En déduire le degré chlorométrique de la solution commerciale d’eau de Javel sachant que
Ve = 16,5 mL.

3.3.9 Montrer que les ions iodures ajoutés dans l’étape ii) constituent bien un excés. Pourquoi est-ce
nécessaire ? On donne les masses molaires atomiques du potassium M(K) = 39,1 g.mol”* et
de l’iode M(I) = 127 g.mol”*

qème partie :
Cinétique d’hydrolyse d’un iodoalcane

On se propose d’étudier la réaction d’hydrolyse se traduisant par une substitution nucléophile
des ions iodures IT du 2-iodo-2-méthylpropane par les ions hydroxides OH provenant de l’eau.

Dans la suite le 2-iodo-2-méthylpropane sera noté R — I. L'équation bilan de cette réaction
s’écrit :
4.1 Étude théorique

On se propose de vérifier que cette réaction est d’ordre 1 par rapport à R — 71. Pour cela on
note a la concentration initiale en R — / et a — x(t) sa concentration à l'instant t.

Épreuve de Chimic 3/4 Tournez la pagc S.V.P.

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4.1.1 Exprimer x(t) en fonction ‏عل‎ t, a et de la constante de vitesse k ‏عل‎ la réaction d’hydrolyse.
4.1.2 Montrer que si l’on mesure la concentration x à intervalle de temps constant ‏راك = ;# — نبي‎
alors le rapport
@ — Lis

où x; = x(t;) et ‏حبر‎ = x(t;41), est constant. Exprimer x; en fonction de a, b et ‏.يبرع‎ Montrer
que b s’exprime uniquement en fonction de k et At.

4.2 Mesures expérimentales

L’évolution du système est suivi par conductimétrie. Les conditions opératoires sont telles que
la conductance C de la solution est proportionnelle à la concentration x(t) des ions IT. Le

tableau 1 résume les résultats expérimentaux obtenus. Le temps t y est exprimé en minute et
la conductance C en microsiemens.

16 | 18 | 20
46,0 | 48,0 | 51,0

ض 13 22

51,0 | 54

43,5 | 44,8

Tableau 1 : Evolution de la conductance du milieu réactionnel au cours du temps

4.2.1 Représenter le montage expérimental permettant de suivre la conductance du milieu réactionnel
au cours du temps.

4.2.2 Tracer la courbe C; = f(C;+1) pour des intervalles de temps constants et en déduire la

constante de vitesse 7 de la réaction d’hydrolyse du 2-iodo-2-méthylpropane. Commenter.

fin de l’énoncé

Épreuve dc Chimic 4/4

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✅ التصحيح المقترح

هذا تصحيح مقترح من إعداد فريق wadifa-info لمساعدتك على فهم منهجية الإجابة — وليس تصحيحاً رسمياً صادراً عن الإدارة المنظِّمة. أسئلة هذا الامتحان محررة بالفرنسية، لذلك التصحيح محرر بالفرنسية أيضاً.

Ce sujet est l'épreuve de Chimie du Concours National Commun (CNC) 2004, filière MP, pour l'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines (durée : 2 heures, calculatrice autorisée, 4 pages). C'est un problème intitulé « Les Halogènes », en quatre parties largement indépendantes : atomistique, cristallographie des halogénures ioniques (CsCl, NaCl), chimie de l'eau de Javel (solubilité du dichlore, dismutation, dosage iodométrique) et cinétique d'hydrolyse d'un iodoalcane. Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : les quatre parties sont indépendantes : commencez par les questions de cours rapides (parties 1 et 2), puis traitez la partie 3 en vous appuyant sur le tableau des potentiels standard (relation ΔrG° = −nFE° et facteur 0,06 V). Pour la partie 4, la méthode demandée (tracé de Ci en fonction de Ci+1) évite de connaître la valeur finale de la conductance : ne cherchez pas à tracer ln(C∞ − C).

1ère partie : quelques propriétés structurales

1.1 Degré d'oxydation −I

La couche externe ns2np5 compte 7 électrons de valence : en captant un électron, l'halogène acquiert la configuration ns2np6 du gaz noble qui le suit (couche saturée, très stable). D'où le degré d'oxydation stable −I (ion halogénure X−).

1.2.1 Le fluor

Z = 9 ; configuration : 1s2 2s2 2p5.

1.2.2 Électronégativité

  • Définition : aptitude d'un atome engagé dans une liaison covalente à attirer vers lui le doublet de liaison (échelles de Pauling, Mulliken, Allred-Rochow).
  • Évolution : elle augmente de gauche à droite le long d'une période (Z* croissant, rayon décroissant) et diminue de haut en bas dans une colonne (rayon croissant).
  • L'élément le plus électronégatif est le fluor (χ ≈ 4,0 dans l'échelle de Pauling).

1.3.1 Le chlore

Z = 17 : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p5 (soit [Ne] 3s23p5).

1.3.2 Abondances isotopiques

En assimilant la masse molaire de chaque isotope à son nombre de masse : 35 a35 + 37 a37 = 35,5 avec a35 + a37 = 1. D'où 37 − 2a35 = 35,5, soit a35 = 0,75 (75 %) et a37 = 0,25 (25 %).

1.3.3.1 États physiques (CNTP)

F2 : gaz (jaune pâle) ; Cl2 : gaz (jaune-vert) ; Br2 : liquide (rouge-brun, volatil) ; I2 : solide (gris-violet, se sublime). L'augmentation des forces de van der Waals (polarisabilité croissante) explique l'évolution gaz → liquide → solide.

1.3.3.2 Applications

  • Fluor : fluorures (NaF) dans les dentifrices ; polymère PTFE (Téflon) des poêles.
  • Chlore : désinfection de l'eau, eau de Javel. Au laboratoire, préparation du dichlore : 2MnO4− + 16H+ + 10Cl− → 2Mn2+ + 5Cl2 + 8H2O (ou MnO2 + 4HCl → MnCl2 + Cl2 + 2H2O).
  • Brome : test des doubles liaisons C=C (décoloration de l'eau de brome) : R2C=CR2 + Br2 → R2CBr–CBrR2 ; bromure d'argent des émulsions photographiques.
  • Iode : antiseptique (teinture d'iode, Bétadine) ; au laboratoire, iodométrie : I2 + 2S2O32− → 2I− + S4O62− et test de l'amidon (coloration bleue).

2ème partie : cristallographie des halogénures ioniques

2.1.1 Assemblage des ions Cs+

Chaque Cs+ occupe le centre d'un cube de Cl− : les Cs+ forment eux aussi un réseau cubique simple de même paramètre a. On passe du sous-réseau Cl− au sous-réseau Cs+ par la translation de vecteur (a/2)(i + j + k), c'est-à-dire une demi-grande diagonale du cube. Coordinence 8/8.

2.1.2 Taille du site cubique

Dans un cubique simple d'anions tangents le long de l'arête : a = 2R−. Le plus grand ion insérable au centre touche les 8 anions le long de la grande diagonale : a√3 = 2R− + 2r, d'où r = (√3 − 1) R− ≈ 0,732 R− = 0,732 × 0,181 ≈ 0,132 nm.

2.1.3 Tangence et paramètre de maille de CsCl

R(Cs+) = 0,169 nm > 0,132 nm : le cation est trop gros pour le site, il écarte les anions, qui ne se touchent plus le long de l'arête. Le contact anion-cation se fait donc selon la grande diagonale : a√3 = 2(R+ + R−) = 2(0,169 + 0,181) = 0,700 nm, d'où a = 0,700/√3 ≈ 0,404 nm. Vérification : a > 2R− = 0,362 nm, les Cl− ne s'interpénètrent pas.

2.1.4 Compacité de CsCl

La maille contient 1 Cs+ et 1 Cl− : C = (4π/3)(R+3 + R−3)/a3 = 4,189 × (0,004827 + 0,005930)/0,0660 ≈ 0,68. Le cubique simple d'atomes identiques a une compacité π/6 ≈ 0,52. La structure CsCl est plus compacte car le site cubique, vide dans le cubique simple, est occupé par un ion de taille voisine ; le rapport R+/R− = 0,93 > 0,732 justifie la coordinence 8.

2.2 Structure NaCl

  • Les Na+ occupent tous les sites octaédriques (centre du cube et milieux des 12 arêtes) : ils forment un réseau cubique à faces centrées déduit de celui des Cl− par la translation (a/2) i (demi-arête). Coordinence 6/6 ; 4 motifs NaCl par maille.
  • Site octaédrique : anions tangents selon la diagonale de face (a√2 = 4R−) et a = 2R− + 2r, d'où r = (√2 − 1)R− ≈ 0,414 R− ≈ 0,075 nm.
  • R(Na+) = 0,098 nm > 0,075 nm : contact anion-cation le long de l'arête : a = 2(0,098 + 0,181) = 0,558 nm (les Cl− ne se touchent plus : a√2/2 = 0,395 nm > 0,362 nm).
  • Compacité : C = 4 × (4π/3)(0,0983 + 0,1813)/0,5583 = 4 × 4,189 × 0,006871/0,1737 ≈ 0,66.
  • Comparaison : C(NaCl) ≈ 0,66 < C(CsCl) ≈ 0,68 < C(CFC) = π/(3√2) ≈ 0,74. Le CFC d'atomes identiques reste l'empilement le plus compact ; le rapport R+/R− = 0,54 (compris entre 0,414 et 0,732) explique que NaCl adopte la coordinence 6 et non 8.

3ème partie : à propos de l'eau de Javel

3.1.1 Variance de Cl2(g) ⇌ Cl2(aq)

Paramètres intensifs : T, p(Cl2), [Cl2] ; une relation (égalité des potentiels chimiques). v = 2 (équivalent : constituants Cl2 et H2O, 2 phases, v = 2 + 2 − 2 = 2). On peut choisir librement T et la pression partielle de dichlore ; la concentration dissoute est alors fixée.

3.1.2 Condition d'équilibre physique

μg = μaq, soit μg0 + RT ln(pCl2/P°) = μaq0 + RT ln([Cl2]/C°).

3.1.3 Loi de Henry

On en tire [Cl2]/C° = K · pCl2/P° avec K = exp[(μg0 − μaq0)/RT]. K ne dépend que de la température (et de la nature du solvant), pas de la pression ni de la composition.

3.1.4 K à partir des potentiels standard

Cl2(g) + 2e− = 2Cl− : −2FE°1 = 2μ°(Cl−) − μg0 ; Cl2(aq) + 2e− = 2Cl− : −2FE°2 = 2μ°(Cl−) − μaq0. Par différence : μg0 − μaq0 = 2F(E°1 − E°2), donc log K = 2(E°1 − E°2)/0,06 = 2(1,36 − 1,40)/0,06 = −1,33, soit K ≈ 4,6 × 10−2 (à 298 K).

3.1.5 E°(HClO/Cl2aq)

Couple HClO/Cl2(g) : 2HClO + 2H+ + 2e− = Cl2(g) + 2H2O (E° = 1,63 V). En remplaçant Cl2(g) par Cl2(aq) : −2FE°3 = −2F × 1,63 + (μaq0 − μg0) = −2F × 1,63 − 2F(1,36 − 1,40). D'où E°(HClO/Cl2aq) = 1,63 + 1,36 − 1,40 = 1,59 V. (Contrôle : E°(HClO/Cl−) = (1,63 + 1,36)/2 ≈ 1,495 V et 2 × 1,495 − 1,40 = 1,59 V.)

3.2.1 Degré d'oxydation dans HOCl

H : +I, O : −II, donc Cl : +I.

3.2.2 Géométrie VSEPR

Atome central O : 2 liaisons (H et Cl) et 2 doublets non liants : type AX2E2, molécule coudée (angle H–O–Cl un peu inférieur à 109,5°, environ 103°).

3.2.3 Équation de dismutation

Cl2(aq) + 2H2O ⇌ HClO + Cl− + H3O+ (Cl de 0 vers +I et −I).

3.2.4 Constante KD

Par combinaison des couples Cl2aq/Cl− (1,40 V) et HClO/Cl2aq (1,59 V), un électron échangé par mole de Cl2 dans l'écriture ci-dessus : log KD = (1,40 − 1,59)/0,06 ≈ −3,17, soit KD ≈ 6,8 × 10−4.

3.2.5 KD = β[H3O+] et pHD

  • KD = [HClO][Cl−][H3O+]/[Cl2] (concentrations rapportées à C°), donc β = [HClO][Cl−]/[Cl2].
  • β = 1 correspond à la frontière où les produits de dismutation et Cl2(aq) sont en proportions équivalentes (limite du domaine d'existence de Cl2).
  • β = 1 ⇔ [H3O+] = KD : pHD = −log KD ≈ 3,2.
  • β = KD/[H3O+] croît avec le pH : le dichlore se dismute pour pH > 3,2 environ (au-delà de pH 7,5, HClO est lui-même converti en ClO−, ce qui renforce la dismutation).

3.2.6 Pourquoi l'eau de Javel est basique

En milieu basique, le chlore reste sous forme ClO− + Cl− (Cl2 + 2HO− → ClO− + Cl− + H2O), stable, sans dégagement de dichlore. Si l'on ajoute de l'acide chlorhydrique, le pH descend sous pHD et la médiamutation (réaction inverse) se produit : ClO− + Cl− + 2H+ → Cl2(g) + H2O. Il se dégage du dichlore, gaz toxique et irritant : c'est dangereux (ne jamais mélanger Javel et détartrant acide).

3.3.2 Pourquoi opérer en milieu acide

En milieu acide, l'hypochlorite oxyde quantitativement les iodures (la réaction consomme H+) ; l'acidification libère en fait le « chlore actif » : n(I2) formé = n(Cl2) libérable, ce que mesure le degré chlorométrique. En milieu basique, le diiode se dismuterait (en I− et IO3−) et le dosage serait faux.

3.3.3 et 3.3.4 Montage

Fiole jaugée de 200 mL et pipette jaugée de 20 mL (dilution) ; pipette jaugée de 10 mL pour le prélèvement ; éprouvette graduée pour l'eau et l'acide ; burette graduée de 25 mL contenant le thiosulfate, fixée sur un support ; erlenmeyer (ou bécher) contenant la solution à doser. L'homogénéisation est assurée par un agitateur magnétique et son barreau aimanté.

3.3.5 Réaction de l'étape ii)

ClO− + 2I− + 2H3O+ → I2 + Cl− + 3H2O (le diiode forme I3− avec l'excès d'iodure).

3.3.6 Réaction de dosage

I2 + 2S2O32− → 2I− + S4O62− ; log K = 2(0,62 − 0,08)/0,06 = 18 : réaction quantitative. Équivalence : disparition de la teinte jaune-brun du diiode ; pour plus de précision, on ajoute de l'empois d'amidon (ou du thiodène) près de l'équivalence : la couleur bleue disparaît à l'équivalence.

3.3.7 n(Cl2) par litre de solution commerciale

Dans le prélèvement de 10 mL de S1 : n(Cl2) = n(ClO−) = n(I2) = c ve/2. Concentration de S1 : c ve/(2 × 0,010) ; la solution commerciale est 10 fois plus concentrée. Pour 1 L : n(Cl2) = 10 × c ve/(2 × 0,010) = 500 c ve (ve en L, c = 0,1 mol/L).

3.3.8 Degré chlorométrique

n(Cl2) = 500 × 0,1 × 16,5 × 10−3 = 0,825 mol. Avec Vm = RT/P = 22,4 L/mol (0 °C, 1 atm) : D° = 0,825 × 22,4 ≈ 18,5 L, soit environ 18,5 °chl.

3.3.9 Excès d'iodure

n(I−) introduit = 2/(39,1 + 127) = 2/166,1 ≈ 1,20 × 10−2 mol. Besoin : n(ClO−) dans 10 mL de S1 = c ve/2 = 8,25 × 10−4 mol, qui consomme 2 × 8,25 × 10−4 = 1,65 × 10−3 mol d'I−. L'iodure est environ 7 fois en excès. C'est nécessaire pour que tout l'hypochlorite soit réduit (ClO− réactif limitant, réaction totale et rapide) et pour solubiliser le diiode sous forme I3− (I2 peu soluble dans l'eau, et volatil).

4ème partie : cinétique d'hydrolyse du 2-iodo-2-méthylpropane

Réaction : R–I + H2O → R–OH + H+ + I− (substitution nucléophile sur un dérivé halogéné tertiaire, mécanisme SN1 attendu, d'où l'ordre 1).

4.1.1 Loi x(t)

Ordre 1 : d(a − x)/dt = −k(a − x), d'où a − x = a e−kt et x(t) = a(1 − e−kt).

4.1.2 Rapport b constant

b = (a − xi)/(a − xi+1) = e−kti/e−kti+1 = ekΔt : il est constant si Δt est constant et ne dépend que de k et Δt. On en déduit xi = b xi+1 + a(1 − b) : la courbe xi = f(xi+1) est une droite de pente b = ekΔt (méthode de Guggenheim-Swinbourne, qui ne nécessite pas de connaître a ni la valeur finale).

4.2.1 Montage

Réacteur (bécher) plongé dans un bain thermostaté, agitation magnétique, cellule conductimétrique (deux plaques de platine) reliée à un conductimètre préalablement étalonné, chronomètre déclenché au mélange des réactifs.

4.2.2 Exploitation du tableau

C étant une fonction affine de x (C = αx + C0 ; la valeur 5,5 μS à t = 0 représente la conductance initiale), la relation Ci = b Ci+1 + constante reste valable. Avec Δt = 2 min (on écarte le point t = 15 min) :

Ci+1 (μS)13,020,026,031,036,039,043,546,048,051,051,054
Ci (μS)5,513,020,026,031,036,039,043,546,048,051,051,0
  • Régression linéaire : Ci ≈ 1,15 Ci+1 − 9,7 (coefficient de corrélation ≈ 0,998) : les points sont alignés, ce qui confirme l'ordre 1 par rapport à R–I.
  • k = ln b/Δt = ln(1,148)/2 ≈ 0,069 min−1 ≈ 7 × 10−2 min−1 (≈ 1,15 × 10−3 s−1), temps de demi-réaction ln2/k ≈ 10 min.
  • Commentaire : l'ordonnée à l'origine donne C∞ = 9,7/(b − 1) ≈ 65 μS, valeur finale non atteinte à 24 min (cohérent avec 2,4 temps de demi-réaction). Les points de fin (20 et 22 min, tous deux à 51,0 μS) sont les moins précis ; la méthode est intéressante car elle n'exige ni a ni C∞. Un tracé avec Δt = 4 min donne un ordre de grandeur voisin (k ≈ 0,07 min−1).

💡 À réviser pour le CNC MP (chimie) : configurations électroniques et évolution des propriétés périodiques ; cristallographie des solides ioniques (CsCl, NaCl, ZnS) : conditions de tangence, rapport r/R, compacité, masse volumique ; potentiel chimique et loi de Henry ; relation ΔrG° = −nFE° pour combiner des potentiels standard ; dismutation/médiamutation et diagrammes E-pH du chlore et de l'iode ; iodométrie (calcul du degré chlorométrique) ; cinétique d'ordre 1 et méthodes de linéarisation (Guggenheim). Présentez toujours l'expression littérale avant l'application numérique, avec unités.

أسئلة شائعة حول هذا النموذج

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ما هي دورة هذا الامتحان ولغة أسئلته؟
الدورة: 2004. والأسئلة باللغة الفرنسية.
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جمعنا نماذج نفس العائلة في صفحة ولوج المدارس والمعاهد العليا: /نماذج-مباريات/المدارس-والمعاهد-العليا، مرتّبة حسب الدورة من الأحدث إلى الأقدم.

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المصدر: مباريات ولوج المدارس والمعاهد العليا

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