نموذج مباراة توظيف مهندسي الدولة من الدرجة الأولى - وكالة الحوض المائي لسوس ماسة 2024 - تخصص الهندسة القروية والهندسة الهيدروليكية
باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مهندس دولة من الدرجة الأولى لدى وكالة الحوض المائي لسوس ماسة (11 فبراير 2024)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- وكالة الحوض المائي لسوس ماسة
- الدرجة
- مهندس دولة من الدرجة الأولى
- التخصص
- الهندسة القروية والهندسة الهيدروليكية
- الدورة
- 11 فبراير 2024
- عدد الصفحات
- 9
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)
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ROYAUME DU MAROC
cas ES
AGENCE DU BASSIN HYDRAULIQUE EE
DE SOUSS MASSA
Concours de recrutement d'Ingénieur d'Etat de 1°’ grade
Option Génie Rural, Génie Hydraulique S
11 Février 2024
- EPREUVE ECRITE
SPECIALITE : GENIE RURAL, GENIE HYDRAULIQUE -
Durée : 4 HEURES
Conseils et consignes
> Les téléphones portables ainsi que tous les appareils électroniques sont strictement
interdits même éteints
> Toute communication avec d'autres candidats, ou tentative de fraude entraine
3 immédiatement l'exclusion du candidat
> Les calculatrices sont autorisées
> Aucun document, aucun support de cours n'est autorisé
> Apporter soin à la présentation de votre copie (Un bonus de 5 points est accordé à
la présentation)
> Le sujet comporte au total 9 pages
> Le sujet est noté sur 150 points
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ROYAUME DU MAROC
AGENCE DU BASSIN HYDRAULIQUE 22
DE 501055 14554
1) DEFINITIONS (10 pts)
1) On mesure le débit d'un cours d'eau par (1 pts):
e Un pluviographe ;
€ Un moulinet ;
+ Un manomètre
2) On mesure les précipitations par (1 pts):
* Un humidimètre
C Un pluviographe ;
e Un moulinet;
* Un manomètre
3) Les écoulements en charges sont (1 pts) :
@ Ecoulement avec pression ;
+ Ecoulements sans pression ;
+ Ecoulements forcés
4) Les écoulements à surface libre ont lieu dans (1 pts) :
+ Les cours d'eau; و
+ Les 80000005 :
+ Les réseaux d’assainissements ;
+ Les réseaux d'eau potable Fa
5) Définir et détailler les différentes méthodes de mesures du débit d'un cours d'eau (2 pts)
6) Définir le temps d'humectation 1 (th), le temps 08 ruissellement (tr), le temps
9 d'acheminement (ta) et le temps de concentration (tc), et proposer deux formules de calcul
du tc. (2 pts)
7) Définir et détailler les méthodes appropriées pour l'étalonnage de la courbe de tarage
d'une section de cours d'eau contrôlée (2 pts) 1”
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AGENCE DU BASSIN HYDRAULIQUE ht
DE SOUSS MASSA
Il) EXERCICES (80 pts)
Exercice 1 (14 pts)
La figure suivante montre un hyétogramme et un hydrogramme pour un événement
pluie/débit.
Tem,
vw wr
Temps
1) Compléter avec la lettre correspondante (6 pts)
ٍ Lettre
Désignation
Courbe de décrue. G
temps de réponse du bassin versant 2 م
temps de concentration , (D) Ce
temps de base | A
Courbe de tarissement À
temps de montée B
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ROYAUME DU MAROC 2
an PS
AGENCE DU BASSIN HYDRAULIQUE doi
DE SOUSS MASSA
d 2) A quelle grandeur correspond la surface V comprise entre la courbe de Vo [une Crue-
l'écoulement retardé de subsurface et l'hydrogramme de crue/décrue ? (6 pts)
3) Peut-on calculer le coefficient de ruissellement correspondant à cet évènement
pluie/débit ? Expliquer. (2 pts)
Exercice 2 (10 pts)
1) Expliquez le rôle des aménagements hydrauliques. (3 pts)
2) Quel est la différence entre écoulement permanent et écoulement non permanent ?
{4pts)
3) Quelles sont les ouvrages de protection contre l'érosion (3 pts)
Exercice 3 (16 pts)
Considérons une rivière dont le lit est composé de gravier de diamètre d90 = 4 mm (k=58) ;
sa pente est de 5 cm/km. La section est rectangulaire et la largeur est de 8 =70 m. En
régime permanent uniforme, le débit est de Q = 15 m3/s. On demande de calculer :
(a) La hauteur critique (4 pts)
(b) La hauteur normale ; (4 pts)
(c) Le rayon hydraulique ; (4 pts)
(d) Le nombre de Froude et le type de régime ; (4 pts)
Exercice 4 (30 pts)
Dans un cours d'eau d'un bassin versant, un débit moyen annuel de 20 m3/s est atteint 25
fois au cours des 50 dernières années.
1) Quel est le temps de retour de ce débit ? (2pts)
2) Si ce débit est atteint en 2004, y a-t-il plus de chance de se produire en 2006 ?
Justifier (2pts) ب
Pour l’année 2000, les données suivantes sont disponibles pour un bassin versant de 105
km2 ; Précipitations : 1288 mm ; Evaporation : 610 mm ; Débit moyen annuel : 2.14 03/5٠
3) Etablir le bilan hydrologique de l’année et donner le stock à disposition à la fin de
l'année 2000 en admettant un stock initial de 183mm. Qu'en déduisez-vous ? (4pts)
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AGENCE DU BASSIN HYDRAULIQUE A
DE SOUSS MASSA
4) Durant le mois d'octobre 2000, 120 mm de pluie ont été enregistrés. Pouvez-vous
estimer l'écoulement correspondant ? Justifier votre réponse. (4pts)
La figure suivante présente deux bassins versants :
ÿ ا TNT ee
= en, ال F LS ù 1
ë mr x ] ير tr 7
5 > jt Ne
5) Quelles sont les 2 caractéristiques principales qui différencient ces deux bassins de
même surface ? Précisez quels sont les indices qui permettent de les qualifier ?
(4pts)
6) Quelles est l'influence de ces différences sur la réaction hydrologique des bassins
face à une même sollicitation pluvieuse ? (2pts)
7) Citez 3 méthodes de calcul de la moyenne des pluies à partir | à
de l'ensemble des mesures ponctuelles obtenues à plusieurs stations pluviométriques
sur le bassin ou à proximité. (4 pts)
8) Parmi ces méthodes de calcul de la pluviométrie moyenne, quelle est la moins
réaliste ? Expliquez. (2pts)
Pour protéger les riverains d'une rivière en crue, on constitue une digue en forme de dièdre (voir
fig). Elle est constituée en éléments préfabriqués, rigides (béton armé) de hauteur H et base B;
on négligera le poids de ces éléments par rapport à la poussée de l'eau.
9) Calculez la longueur de base B qu'il faut prévoir pour que chaque élément soit auto-
stable (on négligera le frottement du sol ainsi que tout effort résultant des sous-
pressions sous la base). Faire une application numérique pour H = 1 m. (6 pts) x
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AGENCE DU BASSIN HYDRAULIQUE 225
DE SOUSS MASSA
4) Durant le mois d'octobre 2000, 120 mm de pluie ont été enregistrés. Pouvez-vous
estimer l'écoulement correspondant ? Justifier votre réponse. (4pts)
La figure suivante présente deux bassins versants :
À ms aid
5) Quelles sont les 2 caractéristiques principales qui différencient ces deux bassins de
même surface ? Précisez quels sont les indices qui permettent de les qualifier ?
{4pts)
6) Quelles est l'influence de ces différences sur la réaction hydrologique des bassins
face à une même sollicitation pluvieuse ? (2pts)
7) Citez 3 méthodes de calcul de la moyenne des pluies à partir
de l'ensemble des mesures ponctuelles obtenues à plusieurs stations pluviométriques
sur le bassin ou à proximité. (4 pts)
8) Parmi ces méthodes de calcul de la pluviométrie moyenne, quelle est la moins
réaliste ? Expliquez. (2pts)
Pour protéger les riverains d'une rivière en crue, on constitue une digue en forme de dièdre (voir
fig). Elle est constituée en éléments préfabriqués, rigides (béton armé) de hauteur H et base B;
on négligera le poids de ces éléments par rapport à la poussée de l'eau.
9) Calculez la longueur de base B qu'il faut prévoir pour que chaque élément soit auto- |
Stable (on négligera le frottement du sol ainsi que tout effort résultant des sous-
pressions sous la base). Faire une application numérique pour H = 1 m. (6 pts) 4
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AGENCE DU BASSIN HYDRAULIQUE َب
DE SOUSS MASSA
Exercice 5 (10 Pts)
Sur la section d'un futur pont traversant une rivière on a enregistré les débits maximaux
de l'oued durant dix ans d'observation. Le pont sera dimensionné contre une crue
millénaire.
Données :
Revanche contre les eaux de 0.5m.
Variable réduite de Gumbel y=3.01 91000 ans= Qmoy.o .y
b=20 m, la pente de l'oued i=0.001 et la rugosité du lit de manning n=0.02
a) Calculer l'écart type (4pts)
b) On prend l'Ecart type = 44,33, trouver la surélévation de l'oued lors du passage de
cette crue par l'ajustement de Gumbel. (4pts)
c) Quelle sera la surélévation de ce pont et sa longueur, (2pts)
Ill) Problème (60 pts)
: Problème (60 pts)
Pour une année hydrologique, un bassin versant d'une superficie de 2 500 km2, reçoit
des précipitations correspondant à une hauteur d'eau de 1300 mm. Sachant que le débit
moyen mesuré à l'exutoire du bassin est de 30 m3 /s.
1) Pour cette année hydrologique, quel est le volume d'eau total écoulée à l'exutoire (en
m3) ? (4pts)
2) Quel est le coefficient de ruissellement ? (4pts)
3) Quelle sont les pertes en eau dues à la combinaison des effets de l'évaporation, la
transpiration et l'infiltration (en mm). (4pts)
Une étude hydrologique a été menée sur un petit bassin versant de 500 ha. Le débit
moyen annuel a été estimé à 35 5/ا à l'exutoire. Une commune envisage de construire une
retenue de 1000 m2 à l'exutoire de ce bassin versant (qui recueillerait la totalité des eaux
du bassin). La région concernée se situe au niveau de l'isohyète 600 mm, et les mesures
à partir d'un bac type Colorado donne une évaporation moyenne annuelle de 260 mm.
CT qu'il n'y a pas de perte par infiltration, ni d'autre affluent.
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AGENCE DU BASSIN HYDRAULIQUE AR
DE SOUSS MASSA
Les ouvrages hydrauliques dont une destruction peut provoquer des inondations graves
sont vérifiés indépendamment de sa classe suivant une probabilité annuelle du
dépassement du débit maximum. Pour notre cas le débit d'évacuation est estimé à 3000
03/5.
Le tableau suivant récapitule le calcul du débit et la profondeur d'eau du chenal
d'évacuation de ce barrage pour l'écoulement uniforme par la méthode de CHEEZY
h(m) | b(m) n i Wim?) | X(m) | R(m) |C V{(m/s) | Q(m/s)
0,0 | 40.00 | 0,014 | 0.098 | 0,00 | 40.00 | 0.00 | 0.00 0.00 | 0,00
0,5 | 40.00 | 0,014 | 0.098 | 20,00 | 41.00 | 0,48 | 63.50 13.77 | 275
1,0 | 40.00 | 0,014 | 0.098 | 40,00 | 4200 | 0.95 | 7083 21.45 | 858
1,5 | 40.00 | 0,014 | 0.098 | 60,00 | 43.00 | 1.39 | 75.28 27.78 | 6
20 ١40.00 | 0,014 | 0.098 | 80,00 | 44.00 | 1.81 | 7853 33.07 | 2645
2,5 ١4000 | 0,014 | 0.098 | 100,0 | 45.00 | 2.22 | 81.14 37.84 | 3784
30 |40.00 | 0,014 | 0.098 | 120,0 | 46.00 | 2.60 | 83.21 42.00 | 5040
3,5 | 40.00 | 0,014 | 0.098 | 140,0 | 47.00 | 2.97 | 8500 45.85 | 6420
4,0 | 40.00 | 0,014 | 0.098 | 160,0 | 48,00 | 3,33 | 86,57 49,45 | 7918
13)Tracer la courbe de tarage du chenal d'écoulement et déterminer la hauteur normale hn
{2pts)
14)Le canal d'évacuation est un canal rectangulaire de largeur b = 40 m. Calculer la
profondeur critique (her) et la vitesse critique pour le canal rectangulaire d'évacuation
{2pts)
15)Vérifier le régime d'écoulement dans le canal (2pts)
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d ROYAUME DU MAROC
AGENCE DU BASSIN HYDRAULIQUE PAS
DE SOUSS MASSA
r Le graphique suivant illustre le laminage de la crue centennale par un barrage
9 TT ب 200
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1 أ 3 ا ا ل me 1
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, فيا ER ee
38 5:::::58::::5:5:555:::ة:::
Temps (n)
46)Définir le laminage d'une crue et interpréter le graphique (2pts)
17)Qu'il est l'effet du barrage sur l'aval (2pts)
Un barrage collinaire avoisinant, d'une capacité de 60.000 m3, d'un BV de 8,5 Km? est
complètement envasé après 19 ans de mise en service.
18)Calculer l'envasement moyen annuel de ce barrage et la dégradation spécifique de son
bassin versant (2pts)
19) En adoptant la même dégradation spécifique pour le barrage étudié dont la retenue
normale est de 100.000 m3, calculer l'apport solide du cours d'eau, l'envasement
moyen annuel de ce barrage et sa durée de vie (2pts)
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✅ التصحيح المقترح
هذا تصحيح مقترح من إعداد فريق wadifa-info لمساعدتك على فهم منهجية الإجابة — وليس تصحيحاً رسمياً صادراً عن الإدارة المنظِّمة. أسئلة هذا الامتحان محررة بالفرنسية، لذلك التصحيح محرر بالفرنسية أيضاً.
Ce modèle est l'épreuve écrite du concours de recrutement d'ingénieurs d'État de 1er grade de l'Agence du Bassin Hydraulique du Souss-Massa, spécialité génie rural / génie hydraulique, session du 11 février 2024. Durée : 4 heures, calculatrice autorisée, aucun document ; sujet noté sur 150 points (définitions 10 pts, exercices 80 pts, problème 60 pts, plus 5 points de présentation). Voici une correction proposée.
💡 Le scan contient deux fois la page 5 et ne contient pas la page 7 : les questions 4 à 12 du problème manquent. Elles ne sont donc pas traitées ci-dessous.
I. Définitions (10 pts)
1) Mesure du débit d'un cours d'eau : un moulinet. Il mesure la vitesse ponctuelle de l'eau ; en explorant la section on obtient Q = ∫V·dS. Le pluviographe mesure la pluie, le manomètre une pression.
2) Mesure des précipitations : un pluviographe (pluviomètre enregistreur, qui donne aussi l'intensité). L'humidimètre mesure l'humidité de l'air ou du sol.
3) Écoulements en charge : écoulements avec pression (conduite pleine, pression différente de la pression atmosphérique). Réponse probable : « écoulements forcés » désigne la même chose (conduite forcée) et peut aussi être coché si plusieurs réponses sont admises.
4) Écoulements à surface libre : les cours d'eau et les réseaux d'assainissement (collecteurs gravitaires, en principe non pleins). Les réseaux d'eau potable fonctionnent en charge ; les adductions sont le plus souvent en charge, mais une adduction gravitaire par canal est à surface libre (réponse probable : cocher cours d'eau et assainissement).
5) Méthodes de mesure du débit d'un cours d'eau
- Méthode volumétrique : temps de remplissage d'un récipient de volume connu (très petits débits, sources).
- Exploration du champ des vitesses : moulinet (ou courantomètre électromagnétique, ADCP à effet Doppler) sur plusieurs verticales ; Q = Σ Vi·Si. Les flotteurs donnent une estimation grossière (vitesse de surface × 0,8 environ).
- Dilution (traceurs) : injection d'un traceur (sel, fluorescéine) à débit constant (Q = q·C1/C2) ou instantanée (Q = M / ∫C·dt) ; adaptée aux torrents turbulents.
- Méthodes hydrauliques : déversoirs et canaux jaugeurs (Parshall) dont la loi Q = f(h) est connue ; méthode pente–section (Manning–Strickler) après une crue.
- Méthode limnimétrique : mesure continue de la hauteur (limnimètre, limnigraphe) convertie en débit par la courbe de tarage.
6) Temps caractéristiques
- Temps d'humectation th : temps nécessaire, au début de la pluie, pour que le sol et la végétation absorbent l'eau (interception, infiltration, remplissage des dépressions) avant que le ruissellement ne commence.
- Temps de ruissellement tr : temps mis par l'eau pour s'écouler à la surface du sol (sur les versants) jusqu'au premier élément du réseau hydrographique.
- Temps d'acheminement ta : temps mis par l'eau pour parcourir le réseau hydrographique jusqu'à l'exutoire.
- Temps de concentration tc : temps mis par une goutte tombée au point hydrologiquement le plus éloigné pour atteindre l'exutoire : tc = max(th + tr + ta).
- Formules : Kirpich tc (min) = 0,0195 · L0,77 · I−0,385 (L en m, I pente en m/m) ; Giandotti tc (h) = (4√A + 1,5 L) / (0,8 √(Hmoy − Hmin)) (A en km², L en km, altitudes en m).
7) Étalonnage de la courbe de tarage d'une section contrôlée
- Réaliser une série de jaugeages (moulinet, ADCP, dilution) en relevant chaque fois la hauteur à l'échelle, en couvrant toute la gamme des débits, des basses eaux aux crues.
- Reporter les couples (H, Q) et ajuster une loi du type Q = a(H − H0)b (H0 : hauteur de débit nul), par moindres carrés, éventuellement par tronçons.
- Pour une section contrôlée par un ouvrage (seuil, déversoir), partir de la loi hydraulique de l'ouvrage (Q = C·L·h3/2) et caler son coefficient sur les jaugeages.
- Extrapoler vers les hautes eaux par une méthode hydraulique (Manning–Strickler, méthode de Stevens Q = C·S·√R) et vérifier la stabilité de la courbe après chaque crue (détarage) par des jaugeages de contrôle.
II. Exercices (80 pts)
Exercice 1 (14 pts) — Hyétogramme et hydrogramme
1) Correspondances (lecture de la figure : A va du début de la montée à la fin du ruissellement ; B part de la fin de la pluie nette ; D va du début de la montée à la pointe ; E va de la pluie nette à la pointe) :
| Désignation | Lettre |
|---|---|
| Courbe de décrue | G |
| Temps de réponse du bassin versant | E |
| Temps de concentration | B |
| Courbe de crue (concentration) | C |
| Temps de base | A |
| Courbe de tarissement | H |
| Temps de montée | D |
| Pluie nette | F |
Justification : le temps de concentration se mesure de la fin de la pluie nette à la fin du ruissellement direct (B) ; le temps de montée va du début de la crue au maximum (D) ; le temps de réponse (lag) sépare la pluie nette (son centre de gravité) de la pointe (E) ; le temps de base est la durée totale du ruissellement direct (A).
2) Surface V : c'est le volume ruisselé (écoulement de surface ou ruissellement direct) de l'événement, égal au volume de la pluie nette tombée sur le bassin. La partie sous la courbe d'écoulement retardé correspond à l'écoulement de subsurface et à l'écoulement de base.
3) Coefficient de ruissellement : oui, à condition de connaître la surface A du bassin : Cr = lame ruisselée / lame précipitée = (V / A) / Ptotale, où Ptotale est la hauteur totale de pluie lue sur le hyétogramme. On peut aussi l'écrire Cr = pluie nette / pluie brute.
Exercice 2 (10 pts)
1) Rôle des aménagements hydrauliques : mobiliser et stocker l'eau (barrages, retenues, forages) ; régulariser les débits irréguliers d'une saison ou d'une année à l'autre ; transférer l'eau vers les zones de besoin (adductions, canaux, transferts) ; satisfaire les usages (eau potable, irrigation, industrie, hydroélectricité) ; protéger les personnes et les biens contre les crues ; lutter contre l'érosion et l'envasement ; recharger les nappes ; préserver les milieux aquatiques.
2) Écoulement permanent / non permanent : en écoulement permanent, les grandeurs (débit, vitesse, hauteur, pression) ne varient pas dans le temps en un point donné (∂/∂t = 0) ; il peut être uniforme (mêmes caractéristiques d'une section à l'autre) ou varié. En écoulement non permanent, ces grandeurs varient dans le temps : propagation d'une crue, manœuvre de vanne, coup de bélier, remplissage ou vidange d'une retenue.
3) Ouvrages de protection contre l'érosion : seuils en gabions ou en pierres sèches dans les ravines ; banquettes, cordons de pierres et murettes sur les versants ; reboisement, fixation biologique (fascines, plantations) ; protection des berges par enrochements, perrés, gabions, épis ; revêtement des canaux ; bassins de dissipation et enrochements à l'aval des ouvrages hydrauliques.
Exercice 3 (16 pts) — Rivière à lit de gravier
Données : K = 58, i = 5 cm/km = 5·10−5, section rectangulaire B = 70 m, Q = 15 m³/s.
(a) Hauteur critique : q = Q/B = 15/70 = 0,214 m²/s ; hc = (q²/g)1/3 = (0,0459/9,81)1/3 = 0,167 m.
(b) Hauteur normale (Manning–Strickler, Q = K·S·R2/3·√i, résolu par itérations) :
- Essai h = 0,68 m : S = 47,6 m², P = 71,36 m, R = 0,667 m, Q = 58 × 47,6 × 0,763 × 0,00707 = 14,9 m³/s.
- On obtient hn ≈ 0,68 m (Q = 15 m³/s).
(c) Rayon hydraulique : R = B·h/(B + 2h) = 70 × 0,683 / (70 + 1,366) = 0,67 m (proche de h, la rivière étant très large).
(d) Froude et régime : V = Q/S = 15/(70 × 0,683) = 0,314 m/s ; Fr = V/√(g·h) = 0,314/√(9,81 × 0,683) = 0,12 < 1 : régime fluvial (on a aussi hn = 0,68 m > hc = 0,17 m).
Exercice 4 (30 pts) — Hydrologie
1) Temps de retour : le débit est atteint 25 fois en 50 ans, soit une fréquence de 25/50 = 0,5 par an : T = 1/0,5 = 2 ans.
2) S'il est atteint en 2004, a-t-il plus de chances en 2006 ? Non. Les débits annuels sont considérés comme des événements indépendants : la probabilité d'atteindre ce débit est de 1/2 chaque année, quelle que soit l'année précédente. Le temps de retour est une moyenne sur une longue période, pas un calendrier.
3) Bilan de l'année 2000 (tout en lame d'eau sur 105 km²) :
- Écoulement : V = 2,14 × 31 536 000 = 67,49·10⁶ m³ ; lame écoulée = 67,49·10⁶ / 105·10⁶ = 0,643 m = 642,7 mm.
- Bilan : ΔS = P − E − Q = 1 288 − 610 − 642,7 = +35,3 mm.
- Stock final = 183 + 35,3 = 218,3 mm (≈ 22,9·10⁶ m³ sur le bassin).
- Déduction : l'année 2000 est excédentaire ; les entrées dépassent les sorties et le bassin a reconstitué ses réserves (sol et nappes) de 35 mm, soit environ 3,7 millions de m³.
4) Écoulement d'octobre 2000 (120 mm) : on ne peut pas l'estimer de façon fiable avec les seules données annuelles. Appliquer le coefficient annuel (642,7/1 288 ≈ 0,50, soit environ 60 mm) n'est pas justifié : en octobre, début de l'année hydrologique, les sols sont secs et absorbent une grande partie de la pluie (forte rétention, évaporation encore élevée), si bien que l'écoulement est bien inférieur à la moyenne annuelle. Il faudrait des débits mensuels mesurés ou un modèle pluie–débit tenant compte de l'état d'humidité du sol.
5) Caractéristiques qui différencient les deux bassins de même surface :
- La forme : le bassin 2 est allongé, le bassin 1 est ramassé (compact). Indices : indice de compacité de Gravelius KG = P/(2√(πA)) ≈ 0,28·P/√A (proche de 1 pour un bassin ramassé, plus grand pour un bassin allongé) ; rectangle équivalent ; facteur de forme.
- Le réseau hydrographique : le bassin 1 a un réseau dense et ramifié, le bassin 2 un drain principal unique avec de courts affluents. Indices : densité de drainage Dd = ΣL/A, ordre de Strahler et rapports de confluence.
6) Influence sur la réponse hydrologique : le bassin 1 (compact, réseau dense) a un temps de concentration court : les apports des affluents arrivent presque en même temps à l'exutoire, d'où une crue rapide avec une pointe élevée et pointue. Le bassin 2 (allongé) a un temps de concentration plus long : les apports arrivent de façon étalée, d'où une pointe plus faible et un hydrogramme plus étalé.
7) Méthodes de calcul de la pluie moyenne : la moyenne arithmétique des stations ; la méthode des polygones de Thiessen (moyenne pondérée par la surface d'influence de chaque station) ; la méthode des isohyètes (moyenne pondérée par les surfaces comprises entre courbes d'égale pluie). On cite aussi le krigeage.
8) Méthode la moins réaliste : la moyenne arithmétique : elle donne le même poids à toutes les stations, ignore leur répartition (souvent concentrée dans les vallées) et l'effet du relief ; elle n'est acceptable que pour un bassin plat avec des stations régulièrement réparties.
9) Digue en dièdre — longueur de base B (par mètre linéaire, poids propre, frottement et sous-pressions négligés). Seul risque à examiner : le renversement autour de l'arête aval, au pied du voile vertical.
- Moment renversant de la poussée de l'eau : F = ρgH²/2 appliquée à H/3 du fond : Mr = ρgH³/6.
- Moment stabilisant du poids de l'eau qui repose sur la semelle : W = ρgHB appliqué à B/2 du pivot : Ms = ρgHB²/2.
- Stabilité : Ms ≥ Mr ⇒ HB²/2 ≥ H³/6 ⇒ B ≥ H/√3 ≈ 0,577 H.
- Application H = 1 m : B ≥ 0,58 m. Avec un coefficient de sécurité de 1,5 au renversement (B ≥ H·√(1,5/3) = 0,71 H), on retiendrait B ≈ 0,71 m.
Exercice 5 (10 pts) — Pont et crue millénaire
a) Écart type : moyenne = (125 + 206 + 185 + 143 + 146 + 188 + 96 + 241 + 199 + 134)/10 = 1 663/10 = 166,3 m³/s. Σ(Q − Q̄)² = 17 692 ; σ = √(17 692/9) = 44,3 m³/s (estimateur à n − 1, ce que confirme la valeur 44,33 donnée en b).
b) Surélévation de l'oued. La formule imprimée « Q1000 = Qmoy.σ.y » ne peut pas être un produit (unités incohérentes) : on lit Q1000 = Q̄ + σ·y (réponse probable). Q1000 = 166,3 + 44,33 × 3,01 = 299,7 m³/s.
Hauteur d'eau (Manning, b = 20 m, i = 0,001, n = 0,02) : Q = (1/n)·S·R2/3·√i. Par itérations : h = 4,47 m ⇒ S = 89,4 m², P = 28,94 m, R = 3,09 m, R2/3 = 2,12 ; Q = 50 × 89,4 × 2,12 × 0,0316 ≈ 300 m³/s. La surélévation est h ≈ 4,47 m (vitesse 3,35 m/s).
Remarque : la variable réduite de Gumbel pour T = 1 000 ans vaut normalement y = −ln(−ln 0,999) = 6,91 ; avec l'ajustement classique Q = Q̄ − 0,45σ + 0,78σ·y on obtiendrait ≈ 385 m³/s. La correction suit la donnée de l'énoncé (3,01).
c) Pont : intrados au minimum à h + revanche = 4,47 + 0,5 ≈ 5,0 m au-dessus du fond du lit ; longueur au moins égale à la largeur du lit, 20 m, plus les culées (ouverture libre de 20 m pour ne pas rétrécir l'écoulement).
III. Problème (60 pts)
1) Volume écoulé : V = 30 m³/s × 31 536 000 s = 946,08·10⁶ m³ (≈ 946 hm³).
2) Coefficient de ruissellement : lame écoulée = 946,08·10⁶ / 2 500·10⁶ m² = 0,378 m = 378,4 mm ; Cr = 378,4/1 300 = 0,29 (29 %).
3) Pertes (évaporation + transpiration + infiltration) : 1 300 − 378,4 = 921,6 mm.
Questions 4 à 12 : elles figurent sur la page 7 du sujet, absente du scan ; elles ne peuvent pas être corrigées.
13) Courbe de tarage du chenal et hauteur normale : on trace Q (abscisse) en fonction de h (ordonnée) avec les points du tableau (0 ; 0), (275 ; 0,5), (858 ; 1,0), (1 666 ; 1,5), (2 645 ; 2,0), (3 784 ; 2,5)… Pour Q = 3 000 m³/s, interpolation entre 2,0 m et 2,5 m : hn = 2,0 + 0,5 × (3 000 − 2 645)/(3 784 − 2 645) = 2,0 + 0,5 × 0,312 ≈ 2,16 m.
14) Profondeur et vitesse critiques (b = 40 m) : q = 3 000/40 = 75 m²/s ; hcr = (q²/g)1/3 = (5 625/9,81)1/3 = 8,31 m ; Vcr = √(g·hcr) = √(9,81 × 8,31) = 9,03 m/s.
15) Régime : hn = 2,16 m < hcr = 8,31 m : régime torrentiel (supercritique). Vérification : V = 3 000/(40 × 2,16) = 34,8 m/s ; Fr = 34,8/√(9,81 × 2,16) ≈ 7,6 > 1. C'est cohérent avec la très forte pente du coursier (i = 0,098) ; il faudra un bassin de dissipation (ressaut) à l'aval.
16) Laminage : c'est l'atténuation et le retardement de la pointe de crue par le stockage temporaire d'une partie du volume dans la retenue : le débit sortant reste inférieur au débit entrant tant que le plan d'eau monte. Lecture du graphique (barrage Taourirte, vidange de fond ouverte, crue centennale) : débit entrant maximal ≈ 83 m³/s vers 2 h 30 ; débit sortant maximal ≈ 11 m³/s vers 5 h 30–6 h ; le niveau monte d'environ 247,4 à ≈ 257,8 m NGM et atteint son maximum au moment où débit entrant et débit sortant sont égaux (≈ 6 h), puis redescend lentement. La pointe est réduite d'environ (83 − 11)/83 ≈ 87 % et retardée d'environ 3 heures.
17) Effet sur l'aval : le débit de pointe à l'aval passe d'environ 83 m³/s à environ 11 m³/s : les zones aval sont protégées contre les inondations ; en contrepartie, l'écoulement est étalé dans le temps (débit modéré pendant plusieurs heures), et la retenue piège les sédiments (eaux plus « claires », érosion possible du lit aval).
18) Barrage collinaire voisin : envasement moyen annuel = 60 000/19 = 3 158 m³/an ; dégradation spécifique = 3 158/8,5 = ≈ 372 m³/km²/an (soit environ 520 t/km²/an avec une densité des dépôts de 1,4 t/m³).
19) Barrage étudié (réponse probable : son bassin versant est celui de 500 ha = 5 km² décrit plus haut, les données de la page 7 manquant) : apport solide = 371,5 × 5 = ≈ 1 858 m³/an ; en admettant que tout le transport solide est piégé, envasement moyen annuel ≈ 1 858 m³/an ; durée de vie = 100 000/1 858 ≈ 54 ans.
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المصدر: وثائق Scribd منشورة للعموم
