نموذج مباراة ولوج المدرسة الوطنية للصناعة المعدنية ENIM 2009 - الجبر (حاملو DEUG)
باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المدرسة الوطنية للصناعة المعدنية ENIM بالرباط (13 يوليوز 2009)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المدرسة الوطنية للصناعة المعدنية ENIM بالرباط
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الجبر
- الدورة
- 13 يوليوز 2009
- عدد الصفحات
- 2
- لغة الأسئلة
- العربية والفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)
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✅ التصحيح المقترح
هذا تصحيح مقترح من إعداد فريق wadifa-info لمساعدتك على فهم منهجية الإجابة — وليس تصحيحاً رسمياً صادراً عن الإدارة المنظِّمة. أسئلة هذا الامتحان مكتوبة بالعربية والفرنسية معاً، والغالب فيها الفرنسية، لذلك التصحيح محرر بالفرنسية.
Ce modèle est l'épreuve d'algèbre du concours d'accès en 1re année de l'École Nationale de l'Industrie Minérale (ENIM, Rabat), candidats titulaires du DEUG, session du 13 juillet 2009. Le sujet (manuscrit) comprend l'exercice 1 (diagonalisation selon un paramètre), le problème 1 (un endomorphisme nilpotent de R³), le problème 2 (matrice tridiagonale) et l'exercice 2 (équation fonctionnelle polynomiale). La durée n'est pas indiquée. Voici une correction proposée.
💡 Réflexe utile : avant tout calcul de polynôme caractéristique, cherchez une structure (vecteur évident, nilpotence, matrice tridiagonale « de Toeplitz »). Ici chaque question a une idée qui évite les calculs lourds.
Exercice 1
A = ( −1/2 β√2/2 3/2 ; √2/2 1 √2/2 ; 1/2 β√2/2 1/2 ) (lignes séparées par « ; »).
Polynôme caractéristique
On remarque que la 2e colonne de A − λI vaut ( β√2/2 ; 1 − λ ; β√2/2 ). Faisons L1 ← L1 − L3 :
det(A − λI) = det( −1 − λ 0 1 + λ ; √2/2 1 − λ √2/2 ; 1/2 β√2/2 1/2 − λ ).
Puis C3 ← C3 + C1 : la première ligne devient ( −1 − λ, 0, 0 ), la troisième colonne ( 0 ; √2 ; 1 − λ ). En développant selon la première ligne :
det(A − λI) = (−1 − λ)·[(1 − λ)² − √2·β√2/2] = −(1 + λ)[(1 − λ)² − β].
Donc χA(λ) = −(λ + 1)[(λ − 1)² − β].
Discussion selon β
- β < 0 : (λ − 1)² = β n'a pas de solution réelle ; χA n'est pas scindé sur R : A n'est pas diagonalisable dans M3(R) (sur C elle le serait, avec trois valeurs propres distinctes, mais A est ici un élément de M3(R)).
- β = 0 : valeurs propres −1 (simple) et 1 (double). A − I = ( −3/2 0 3/2 ; √2/2 0 √2/2 ; 1/2 0 −1/2 ) est de rang 2 (1re et 2e lignes indépendantes), donc dim E1 = 1 < 2 : pas diagonalisable.
- β = 4 : 1 ± 2 donne 3 et −1, donc −1 est double. A + I = ( 1/2 √2 3/2 ; √2/2 2 √2/2 ; 1/2 √2 3/2 ) : la 1re et la 3e ligne sont égales, la 2e ne leur est pas proportionnelle (√2·(1/2, √2, 3/2) = (√2/2, 2, 3√2/2) ≠ (√2/2, 2, √2/2)) : rang 2, dim E−1 = 1 : pas diagonalisable.
- β > 0 et β ≠ 4 : trois valeurs propres réelles distinctes −1, 1 + √β, 1 − √β : A est diagonalisable.
Conclusion : A est diagonalisable (dans M3(R)) si et seulement si β > 0 et β ≠ 4.
Base de vecteurs propres (β > 0, β ≠ 4)
Plan stable. A(1, 0, 1) = (1, √2, 1) et A(0, 1, 0) = (β√2/2, 1, β√2/2) : le plan {(x, y, x)} = Vect(w1, w2), avec w1 = (1, 0, 1) et w2 = (0, 1, 0), est stable par A. Dans cette base, la restriction a pour matrice ( 1 β√2/2 ; √2 1 ), de valeurs propres 1 ± √β.
- λ = 1 + √β : v+ = (√β, √2, √β). Vérification composante par composante : 1re = −√β/2 + β + 3√β/2 = β + √β ; 2e = (√2/2)√β + √2 + (√2/2)√β = √2(1 + √β) ; 3e = √β/2 + β + √β/2 = β + √β. On obtient A v+ = (√β + β, √2(1 + √β), √β + β) = (1 + √β)v+. ✔
- λ = 1 − √β : v− = (√β, −√2, √β) (même calcul en changeant √2 en −√2).
- λ = −1 : on résout (A + I)v = 0 avec v = (x, y, z). Les lignes 1 et 3 de A + I sont identiques : (1/2)x + (β√2/2)y + (3/2)z = 0 ; la ligne 2 : (√2/2)x + 2y + (√2/2)z = 0. On trouve v0 = (6 − β, −√2, β − 2). Vérification : ligne 2 : (√2/2)(6 − β) − 2√2 + (√2/2)(β − 2) = (√2/2)·4 − 2√2 = 0 ✔ ; ligne 1 : (1/2)(6 − β) − β + (3/2)(β − 2) = 3 − β/2 − β + 3β/2 − 3 = 0 ✔.
Ces trois vecteurs sont associés à trois valeurs propres distinctes : (v0, v+, v−) est une base de vecteurs propres de A, et A = P·diag(−1, 1 + √β, 1 − √β)·P−1 avec P = [v0 v+ v−].
Problème 1
M = ( 0 1 −sin α ; −1 0 cos α ; −sin α cos α 0 ). Notons s = sin α, c = cos α.
1 – Calcul de U³
M² = ( −c² −sc c ; −sc −s² s ; −c −s 1 ) (en utilisant s² + c² = 1, par exemple (M²)11 = −1 + s² = −c²).
M³ = M²·M : chaque coefficient s'annule, par exemple (M³)11 = 0 + sc − cs = 0, (M³)13 = c²s − sc² + 0 = 0, (M³)33 = cs − sc = 0. Donc U³ = 0 (U est nilpotent ; U² ≠ 0).
Remarque : Ker U = Vect(w) avec w = (c, s, 1), et toutes les colonnes de M² sont proportionnelles à w.
2 – f(x) = I + xU + (x²/2)U²
En développant et en utilisant U³ = U⁴ = 0 :
f(x)f(y) = I + (x + y)U + (x²/2 + xy + y²/2)U² + (termes en U³, U⁴) = I + (x + y)U + ((x + y)²/2)U² = f(x + y).
Oui, f(x + y) = f(x)f(y) pour tous réels x, y (U et I commutent, ce qui justifie le développement).
En particulier f(x)f(−x) = f(−x)f(x) = f(0) = I : f(x) est un automorphisme de R³ et f(x)−1 = f(−x) = I − xU + (x²/2)U².
3 – La famille (f1, f2, f3) et la matrice de U
f1 = (c, s, 0), f2 = U(e1) = 1re colonne de M = (0, −1, −s), f3 = U(e2) = 2e colonne = (1, 0, c).
det(f1, f2, f3) = det( c 0 1 ; s −1 0 ; 0 −s c ) = c·(−c) − 0 + 1·(−s²) = −(c² + s²) = −1 ≠ 0 : c'est une base de R³.
Images :
- U(f1) = cU(e1) + sU(e2) = c f2 + s f3.
- U(f2) = U²(e1) = 1re colonne de M² = −c·w et U(f3) = U²(e2) = −s·w, avec w = (c, s, 1). Or w = −s f2 + c f3 (vérification : −s(0, −1, −s) + c(1, 0, c) = (c, s, 1)). Donc U(f2) = sc f2 − c² f3 et U(f3) = s² f2 − sc f3.
Matrice de U dans la base (f1, f2, f3) :
N = ( 0 0 0 ; cos α sin α cos α sin² α ; sin α −cos² α −sin α cos α ).
Contrôle : le bloc ( sc s² ; −c² −sc ) a trace 0 et déterminant 0, donc son carré est nul, cohérent avec N³ = 0.
Problème 2
Ma,b,c ∈ Mn(C), n ≥ 3 : a sur la diagonale, b juste au-dessus, c juste en dessous, 0 ailleurs.
1 – Déterminant
Notons Dn = det Ma,b,c (taille n). En développant selon la première ligne puis la première colonne du mineur obtenu :
Dn = a Dn−1 − bc Dn−2, avec D1 = a, D2 = a² − bc (on pose D0 = 1).
Suite récurrente linéaire d'ordre 2, d'équation caractéristique r² − ar + bc = 0, de racines r1, r2 (r1 + r2 = a, r1r2 = bc) :
- si r1 ≠ r2 (a² ≠ 4bc) : Dn = (r1n+1 − r2n+1)/(r1 − r2) ;
- si r1 = r2 = a/2 (a² = 4bc) : Dn = (n + 1)(a/2)n.
(Les constantes se trouvent avec D0 = 1, D1 = a.) Cas particulier bc = 0 : Dn = an (matrice triangulaire). Si bc ≠ 0 et δ désigne une racine carrée de bc, en écrivant a = 2δ cos θ (θ ∈ C, sin θ ≠ 0) on obtient la forme équivalente Dn = δn sin((n + 1)θ)/sin θ.
2 – Valeurs propres et vecteurs propres
Ma,b,c − λI = Ma−λ,b,c.
Cas bc = 0 : la matrice est triangulaire, seule valeur propre a (multiplicité n).
- b = c = 0 : M = aI, tout vecteur non nul est propre.
- b ≠ 0, c = 0 : M − aI = b·(décalage), de noyau Vect(e1).
- b = 0, c ≠ 0 : noyau de M − aI = Vect(en).
Cas bc ≠ 0 : soit δ ∈ C avec δ² = bc, et ρ = δ/b (donc ρ² = c/b). Le système (M − λI)x = 0 s'écrit, avec x0 = xn+1 = 0 :
c xj−1 + (a − λ)xj + b xj+1 = 0, j = 1, …, n.
En posant xj = ρjyj et en divisant par ρj (c/ρ = δ et bρ = δ) : δ(yj−1 + yj+1) + (a − λ)yj = 0. Avec yj = sin(jθ), on a yj−1 + yj+1 = 2cos θ · sin(jθ), donc l'équation est vérifiée si λ = a + 2δ cos θ ; la condition yn+1 = 0 impose sin((n + 1)θ) = 0, soit θ = kπ/(n + 1).
- Valeurs propres : λk = a + 2δ cos(kπ/(n + 1)) = a + 2√(bc) cos(kπ/(n + 1)), k = 1, …, n. Elles sont deux à deux distinctes (cos injectif sur ]0, π[ et δ ≠ 0) : ce sont donc toutes les valeurs propres.
- Vecteurs propres : Xk = ( ρj sin(jkπ/(n + 1)) )j=1..n, avec ρ = √(bc)/b (même racine carrée δ que dans λk) ; chaque sous-espace propre est la droite Vect(Xk).
Cohérence avec 1 : det(M − λI) = δn sin((n + 1)θ)/sin θ avec a − λ = 2δ cos θ s'annule exactement pour θ = kπ/(n + 1), k = 1, …, n.
3 – Diagonalisabilité si b ≠ 0 et c ≠ 0
Alors bc ≠ 0 et Ma,b,c possède n valeurs propres deux à deux distinctes en dimension n : oui, Ma,b,c est diagonalisable, dans la base (X1, …, Xn). (À l'inverse, si exactement un des deux est nul, M n'a que la valeur propre a sans être égale à aI : elle n'est pas diagonalisable.)
Exercice 2 : P(X²) + P(X)·P(X + 1) = 0
- P = 0 est solution.
- P constant = k : k + k² = 0, donc k = 0 ou k = −1.
- P de degré n ≥ 1, coefficient dominant a : les termes de degré 2n donnent a + a² = 0, donc a = −1. Posons P = −Q, Q unitaire : l'équation devient Q(X²) = Q(X)·Q(X + 1).
Racines de Q. Si z est racine de Q :
- Q(z²) = Q(z)Q(z + 1) = 0 : z² est racine, donc aussi z⁴, z⁸, … Q ayant un nombre fini de racines, cette suite prend un nombre fini de valeurs, ce qui impose |z| = 0 ou |z| = 1.
- En remplaçant X par z − 1 : Q((z − 1)²) = Q(z − 1)Q(z) = 0, donc (z − 1)² est racine, d'où (même argument) |z − 1|² ∈ {0, 1}, soit |z − 1| = 0 ou 1.
Cas possibles : z = 0 ; z = 1 ; ou |z| = |z − 1| = 1, c'est-à-dire z = e±iπ/3. Dans ce dernier cas z² = e±2iπ/3 serait aussi racine, mais |z² − 1| = √3 ∉ {0, 1} : impossible. Donc les seules racines possibles sont 0 et 1 : Q = Xp(X − 1)q.
Identification. Q(X²) = X2p(X − 1)q(X + 1)q et Q(X)Q(X + 1) = Xp(X − 1)q(X + 1)pXq = Xp+q(X − 1)q(X + 1)p. Par unicité de la décomposition : 2p = p + q et q = p, donc p = q et Q = (X² − X)p.
Solutions : P = 0 et P = −(X² − X)p, p ∈ N (p = 0 redonne P = −1).
Vérification pour p = 1, P = X − X² : P(X²) = X² − X⁴ et P(X)P(X + 1) = X(1 − X)·(−X)(X + 1) = −X²(1 − X²) = X⁴ − X² ; la somme est nulle. ✔
أسئلة شائعة حول هذا النموذج
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المصدر: صفحة Exemples des concours des Grandes Ecoles du Maroc (فيسبوك)
