نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2023: الفيزياء 2 - شعبة MP لولوج مدارس المهندسين
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باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2023)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الفيزياء 2
- الدورة
- 2023
- عدد الصفحات
- 5
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)
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— صفحة 1 — Concours National Commun - Session 2023 - Filière MP e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les références des questions abordées. e Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre. e Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées. e Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis pour les questions suivantes. Ainsi, les diverses parties de l’épreuve sont relativement indépendantes entre elles. L'épreuve est composée de deux parties indépendantes, à l’intérieur desquelles de nombreuses questions peuvent être traitées indépendamment les unes des autres. La partie 1 est notée sur 4 points, la partie 2 sur 16 points. Partie 1 Thermodynamique On désigne par C, et C, les capacités thermiques respectivement à volume et à pression constants et par y le rapport y= . On suppose que ces trois grandeurs sont indépendantes de la température et de la pression. On rappelle que دن 2 et حم (25) , où U est l’énergie interne et x est l’enthalpie. ôT )y 07 Jp 1. Donner l’équation d’état vérifiée par n moles d’un gaz parfait en indiquant le nom et l'unité de chaque grandeur. 2. Préciser les unités de C, et م٠ 3. Simplifier les expressions de C, et C, pour un gaz parfait. 4. Quelle est la relation qui lie la fonction d’état # à la fonction d’état U ? 5. Établir la relation dite de Mayer, C,-C, =nR (R est la constante des gaz parfaits). 6. _ Exprimer C, et C, en fonction de n, R et y. Partie 2 Oscillateur harmonique L’oscillateur harmonique est d’une grande importance en théorie quantique car il intervient dans tous les problèmes mettant en jeu des oscillations quantifiées telles que les vibrations moléculaires et cristallines. De plus, c’est aussi un système simple dont on sait résoudre parfaitement l’équation de Schrôdinger. Données : Épreuve de Physique II 1/5 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2023 - Filière MP - Constante de Planck réduite : ñ = 7 - 105.10 5.1 ٠ 7 - Constante de Boltzmann : k, =1,38.10-*S.1. - Constante des gaz parfaits : R=8,314J.K"'.mol”". 1° a ve) - Incertitude sur a : Aa=\V‹a"›-‹a›" , où › symbolise la valeur moyenne au sens quantique pour un état du système. = 1 +x su - eu du=a 7 : - Équation de Schrôdinger : - pe : 1 JL. (u-u) 2 JE Ja 7 4 1. Oscillateur harmonique quantique On considère un oscillateur harmonique à une dimension de masse m et de pulsation w, se déplaçant le long de l’axe Ox. Il est soumis au potentiel harmonique V(x)= motx , OÙ x représente l’écart par rapport à l’origine O. On s’intéresse aux états stationnaires de cet oscillateur définis par la fonction d’onde Y(x,1)= oc)exp(-157) d’énergie E. L’énergie de cet oscillateur en fonction de sa 1 position x et de sa quantité de mouvement p, s’écrit : E= 2e +V(x).- 1.1. Donner l'équation aux dimensions de la constante de Planck réduite ٠ 1.2. Écrire l'équation de Schrädinger spatiale dont (x) est la solution. 1.3. Montrer que, par un changement de variable, l’équation de Schrôdinger spatiale peut se réduire à une équation adimensionnée : Donner l’expression de e en fonction de h, w et E, et la relation entre x et On donne la fonction d’onde spatiale du fondamental de l’oscillateur harmonique : @,(x)= A, يق |مه A, étant une constante. 1.4. Déterminer l'énergie E, associée à la fonction d'onde m,(x) en fonction de ñ et w. 1.5. À quoi sert la constante A, ? Déterminer son expression. Épreuve de Physique II 2/5 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2023 - Filière MP 1.6. Représenter sur le même graphe l’allure de وم et celle de V(x). 1.7. Quelle est la densité de probabilité de présence de l’oscillateur en un point x lorsque le système est dans son état fondamental ? 1.8. Représenter l’allure de la densité de probabilité de présence de l’oscillateur dans l’état d’énergie F,. Commenter son allure par rapport à un oscillateur harmonique en mécanique classique, oscillant entre —x, et +x,- 1.9. Donner un argument classique de plausibilité pour l’hypothèse suivante : 1.10. Calculer les écarts quadratiques moyens de la coordonnée, (Ax) , et de la 2 quantité de mouvement, (Ap, ) , dans l’état fondamental. Comment se compare le produit AxAp, par rapport à sa plus petite valeur compatible avec l'inégalité de Heisenberg Ax.Ap, = : ? On cherche les autres solutions de l’équation obtenue dans la question 1.3. sous la forme @(X)=aH(X)m,(X) avec H(X) une fonction polynomiale, appelée polynôme de Hermite, de la variable X , et a une constante. 1.11. Établir l’équation différentielle vérifiée par la fonction H(X). 1.12. On cherche à déterminer les polynômes H,(X) et H,(X) de degrés respectifs 1 et 2. On prend le coefficient devant le monôme de la fonction H(X) de plus haut degré égal à 1: H(X)=X+a, et H,(X)=X"+aX+a,. Achever la détermination des polynômes H,(X) et H,(X). Exprimer les énergies E, et E, des états décrits par les polynômes de degrés respectifs 1 et 2. 1.13. Représenter sur le même graphe que celui de la question 1.6. l’allure de p,(x) et celle de @,(x). 1.14. Représenter l’allure des densités de probabilité de présence des deux états d’énergies respectives E, et E,. On s’intéresse maintenant à la recherche des relations entre les coefficients du polynôme H(X). On définit alors H, le polynôme de degré n que l’on écrit H,(X)= Sax . On prend le coefficient devant le monôme de la fonction H(X) de i=0 plus haut degré égal à 1, a, =1. 1.15. Justifier que, au vu de la symétrie du potentiel, les polynômes sont soit pairs, soit impairs. En déduire que la moitié des coefficients a, sont nuls. 1.16. Écrire l’équation différentielle vérifié par le polynôme H,(X). 1.17. Établir la relation de récurrence à laquelle satisfont les coefficients a,, et 1.18. Montrer que les niveaux d’énergies E, accessibles d’un oscillateur confiné par le puits de potentiel harmonique V(x) sont donnés par E, = |, + مل .À quoi correspondent n=0 et n=1 ? 2. Application : vibration thermique des atomes d’un solide Un solide comportant N atomes est considéré, du point de vue thermique, Épreuve de Physique II 3/5 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2023 - Filière MP comme un ensemble de N oscillateurs vibrant indépendamment les uns des autres autour de leur position d’équilibre avec la même pulsation من (Modèle d’Einstein). L’énergie potentielle d’un oscillateur harmonique à trois dimension est V(r)= 7m r , m étant la masse de l'atome, w la pulsation propre de l’oscillateur et y le vecteur position de l’atome défini à partir de sa position d’équilibre. L’état d’un atome du solide est décrit par sa position y = (x,y.z) et sa vitesse v= 0 بلا . Le solide est en équilibre thermique avec un thermostat à la température 7. 2.1. Exprimer l’énergie mécanique e, d’un atome. 2.2. Énoncer le théorème d’équipartition de l’énergie. 2.3. Montrer que l’énergie moyenne d’un atome du solide est donnée par ‹€, ›=3k,T où k, est la constante de Boltzmann. 2.4. Soit n, le nombre de moles d'atomes dans le solide. Exprimer l'énergie moyenne ‹E› du solide en fonction de n,, R,et T. 2.5. En déduire que la capacité calorifique molaire du solide est donnée par Le modèle classique précédent n’explique pas le comportement de la capacité thermique molaire C,(T) d’un solide à basse température. Ce comportement est d’origine quantique. On considère que la vibration de chaque atome sur son site est quantifiée. Suivant le modèle de l’oscillateur harmonique à une dimension et de pulsation w , les niveaux quantiques d’énergie ont pour expression : On rappelle l'expression de la fonction de partition d'une particule +7 R 1 21000 Per 2.6. L'oscillateur est dans un environnement à la température 7. Pour un atome oscillant à une dimension, montrer que la probabilité p, d’occupation du niveau n d’énergie à la température 7 (donnée par la loi de Boltzmann) est donnée par : Pn = 2 sinh (=) مالي sinh(x) étant le sinus hyperbolique de x. 2.7. Que vaut Sp, ? n=0 2.8. Montrer que l’énergie moyenne d’un atome à la température 7 est donnée par : 2 2 coth(x) étant la tangente hyperbolique de x. Épreuve de Physique II 4/5 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2023 - Filière MP On donne : » ne“ = A = n°0 4sinh° ب 2.9. Déterminer l’expression de la capacité thermique molaire C pour a ›0. (1D) du solide à une dimension. 2.10. En déduire l’expression de la capacité thermique molaire C,(3D) d’un réseau cristallin en trois dimensions, fait d’atomes quantiques indépendants. 2.11. Dans la limite des hautes températures 7 ›› ©. avec ©, = 8 (température d’Einstein), donner l’expression simplifiée de ‹e, › et celle de la capacité thermique molaire C,(3D) ? Commenter. Quelle loi retrouve-t-on ? 2.12. Dans la limite des basses températures T‹‹@®, , donner l’expression simplifiée de la capacité thermique molaire C,(3D) en fonction de R et 8-2 Commenter. 2.13. Tracer l’allure de la capacité thermique molaire C,(3D) en fonction de la température T. 2.14. Pour le diamant qui est un métal très dur on a ©, =2000K . Pour le cuivre, métal plus mou, ©. - 2447. Comment expliquer cette corrélation entre ces deux propriétés apparemment si éloignées, la constante d’élasticité, et la capacité thermique ? 2.15. Quelle est l'insuffisance du modèle d’Einstein ? Épreuve de Physique II 5/5 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
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Ce modèle est l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) 2023, filière MP, pour l'accès aux écoles d'ingénieurs. Partie 1 (4 points) : thermodynamique du gaz parfait (relation de Mayer) ; partie 2 (16 points) : oscillateur harmonique quantique (fonctions d'onde, polynômes de Hermite, quantification de l'énergie) puis application au modèle d'Einstein de la capacité thermique des solides. Voici une correction proposée, avec les calculs détaillés.
Partie 1 — Thermodynamique
1. PV = nRT : P pression (Pa), V volume (m3), n quantité de matière (mol), R constante des gaz parfaits (8,314 J.K-1.mol-1), T température absolue (K).
2. CV et CP s'expriment en J.K-1.
3. Pour un gaz parfait, U ne dépend que de T (1re loi de Joule) et H = U + nRT aussi (2e loi de Joule) : CV = dU/dT et CP = dH/dT (dérivées droites).
4. H = U + PV.
5. Pour un gaz parfait H = U + nRT ; en dérivant par rapport à T : dH/dT = dU/dT + nR, soit CP − CV = nR.
6. Avec CP = γCV : (γ − 1)CV = nR ⇒ CV = nR/(γ − 1) et CP = γnR/(γ − 1).
Partie 2 — Oscillateur harmonique
1. Oscillateur harmonique quantique
1.1. ħ a la dimension d'une énergie × un temps (E = ħω) : [ħ] = M.L2.T-1 (J.s).
1.2. En reportant ψ = φ(x)e−iEt/ħ : −(ħ2/2m)φ''(x) + ½mω2x2φ(x) = Eφ(x).
1.3. On pose x = λX : −(ħ2/(2mλ2))d2φ/dX2 + ½mω2λ2X2φ = Eφ. En multipliant par −2mλ2/ħ2 :
d2φ/dX2 + (2mλ2E/ħ2 − m2ω2λ4X2/ħ2)φ = 0.
On choisit m2ω2λ4/ħ2 = 1, soit λ = (ħ/(mω))1/2 ; alors 2mλ2E/ħ2 = 2E/(ħω). D'où :
X = x.(mω/ħ)1/2 et ε = E/(ħω).
1.4. φ0 = A0e−X2/2 : φ0' = −Xφ0, φ0'' = (X2 − 1)φ0. L'équation donne (X2 − 1 + 2ε − X2)φ0 = 0 ⇒ ε = 1/2 ⇒ E0 = ħω/2 (énergie de point zéro).
1.5. A0 sert à normaliser la fonction d'onde : ∫|φ0|2dx = 1 (la probabilité de trouver la particule quelque part vaut 1). Avec l'intégrale gaussienne donnée (u0 = 0, a = (ħ/(mω))1/2) : A02∫exp(−mωx2/ħ)dx = A02(πħ/(mω))1/2 = 1 ⇒ A0 = (mω/(πħ))1/4 (choisi réel positif).
1.6. Allure : V(x) est une parabole de sommet O ; φ0(x) est une gaussienne paire, maximale en x = 0, sans nœud, de largeur caractéristique a = (ħ/(mω))1/2. La droite E = E0 coupe la parabole en ±xm avec ½mω2xm2 = ħω/2, soit xm = a : ce sont exactement les points d'inflexion de φ0.
1.7. |φ0(x)|2 = (mω/(πħ))1/2.exp(−mωx2/ħ).
1.8. Gaussienne maximale en x = 0. Comparaison avec l'oscillateur classique d'amplitude xm : la densité classique, proportionnelle au temps passé en x, vaut 1/(π(xm2 − x2)1/2) ; elle est minimale au centre (vitesse maximale), maximale aux points de rebroussement ±xm, et nulle au-delà. La densité quantique est au contraire maximale en 0 et non nulle hors de [−xm, xm] (région classiquement interdite) : la probabilité d'y trouver l'oscillateur vaut erfc(1) ≈ 16 %. L'accord avec le classique n'apparaît que pour les grands n.
1.9. Classiquement x(t) = xmcos(ωt) et px = −mωxmsin(ωt) : sur une période, l'oscillateur passe autant de temps en x qu'en −x (potentiel pair) et la moyenne temporelle de x et de px est nulle. On s'attend donc à <x> = 0 et <px> = 0 (ce que confirme aussi la parité de |φ0|2).
1.10. Avec a2 = ħ/(mω) et l'intégrale donnée :
<x2> = A02∫x2e−x2/a2dx = (1/(a√π)) × (√π/2)a3 = a2/2 ⇒ (Δx)2 = ħ/(2mω).
Pour px = −iħ∂/∂x : <px2> = ħ2∫(φ0')2dx = ħ2∫(x/a2)2φ02dx = ħ2<x2>/a4 ⇒ (Δpx)2 = mħω/2.
(Vérification : <p2>/2m + ½mω2<x2> = ħω/4 + ħω/4 = E0.)
Δx.Δpx = ħ/2 : l'état fondamental réalise l'égalité dans l'inégalité de Heisenberg (état d'incertitude minimale).
1.11. φ = αH(X)e−X2/2 : φ' = α(H' − XH)e−X2/2 ; φ'' = α(H'' − 2XH' + (X2 − 1)H)e−X2/2. En reportant : H'' − 2XH' + (2ε − 1)H = 0.
1.12.
- H1 = X + a0 : −2X + (2ε − 1)(X + a0) = 0 pour tout X ⇒ 2ε − 1 = 2 et a0 = 0. H1(X) = X, ε = 3/2, E1 = 3ħω/2.
- H2 = X2 + a1'X + a0' : 2 − 2X(2X + a1') + (2ε − 1)(X2 + a1'X + a0') = 0. Terme en X2 : 2ε − 1 = 4 ; terme en X : (−2 + 4)a1' = 0 ⇒ a1' = 0 ; constante : 2 + 4a0' = 0 ⇒ a0' = −1/2. H2(X) = X2 − 1/2, ε = 5/2, E2 = 5ħω/2.
1.13. Allures (sur le graphe de 1.6) :
- φ1 ∝ X.e−X2/2 : fonction impaire, un nœud en x = 0, extrema en X = ±1 (x = ±a), tend vers 0 à l'infini.
- φ2 ∝ (X2 − 1/2)e−X2/2 : fonction paire, deux nœuds en X = ±1/√2, extremum central de signe opposé aux deux lobes extérieurs (extrema en X = 0 et X = ±√(5/2)).
Règle générale : φn possède n nœuds et la parité de n.
1.14.
- |φ1|2 : nulle en 0, deux pics symétriques en X = ±1.
- |φ2|2 : trois pics (en X = 0 et en X = ±√(5/2) ≈ ±1,58, les pics extérieurs plus hauts), nulle en X = ±1/√2.
Plus n augmente, plus la probabilité se concentre vers les bords du puits, comme pour l'oscillateur classique.
1.15. V(x) est pair : si φ(x) est solution d'énergie E, φ(−x) l'est aussi. Les états liés à une dimension étant non dégénérés, φ(−x) = λφ(x) avec λ2 = 1 : φ est paire ou impaire. Comme e−X2/2 est paire, Hn a la même parité que φ ; Hn de degré n a donc la parité de n et ne contient que des puissances de même parité que n : les coefficients ai avec i de parité opposée à n sont nuls, soit environ la moitié des coefficients.
1.16. Hn'' − 2XHn' + (2εn − 1)Hn = 0.
1.17. Σi(i − 1)aiXi−2 − 2Σi.aiXi + (2ε − 1)ΣaiXi = 0. Le coefficient de Xi doit être nul : (i + 2)(i + 1)ai+2 = (2i + 1 − 2ε)ai, soit ai+2 = (2i + 1 − 2ε)ai / ((i + 1)(i + 2)).
1.18. Hn est un polynôme de degré n : an = 1 ≠ 0 et an+2 = 0, ce qui impose 2n + 1 − 2ε = 0 ⇒ ε = n + 1/2 ⇒ En = (n + ½)ħω. (Si la série ne s'arrêtait pas, H se comporterait comme eX2 et φ ne serait pas normalisable : c'est cette condition qui quantifie l'énergie.) Les niveaux sont équidistants de ħω.
n = 0 : état fondamental, E0 = ħω/2 (énergie de point zéro, non nulle) ; n = 1 : premier état excité, E1 = 3ħω/2.
2. Application : vibration thermique des atomes d'un solide
2.1. εa = ½m(vx2 + vy2 + vz2) + ½mω2(x2 + y2 + z2).
2.2. Théorème d'équipartition : pour un système en équilibre à la température T et décrit par la mécanique classique, chaque terme quadratique indépendant de l'énergie (en une coordonnée ou une vitesse) contribue pour ½kBT à l'énergie moyenne.
2.3. εa comporte 6 termes quadratiques (3 cinétiques, 3 potentiels) : <εa> = 6 × ½kBT = 3kBT.
2.4. N = n0NA atomes indépendants et R = NAkB : <E> = 3n0RT.
2.5. C = d<E>/dT = 3n0R ⇒ Cm = 3R ≈ 24,9 J.K-1.mol-1 (loi de Dulong et Petit).
2.6. Loi de Boltzmann : pn = e−βEn/Z. Série géométrique : Z = Σe−β(n+½)ħω = e−βħω/2/(1 − e−βħω) = 1/(eβħω/2 − e−βħω/2) = 1/(2sinh(βħω/2)), d'où pn = 2sinh(βħω/2).e−βEn.
2.7. Σpn = 1 (normalisation : l'oscillateur occupe forcément un niveau).
2.8. On pose x = βħω/2. <εa> = ΣEnpn = 2sinh(x)e−xħω.Σ(n + ½)e−2xn. Avec Σne−2xn = 1/(4sinh2x) (formule donnée, α0 = 2x) et ½Σe−2xn = ex/(4sinh x) : <εa> = ħω[e−x/(2sinh x) + ½] = (ħω/2).(e−x + sinh x)/sinh x = (ħω/2).cosh x/sinh x, soit <εa> = (ħω/2).coth(βħω/2). (Méthode équivalente : <εa> = −∂lnZ/∂β.)
2.9. Solide à une dimension : une mole = NA oscillateurs, Um = NA(ħω/2)coth(ħω/(2kBT)). Avec d(coth u)/du = −1/sinh2u et du/dT = −ħω/(2kBT2) : Cm(1D) = R.(ħω/(2kBT))2 / sinh2(ħω/(2kBT)).
2.10. Chaque atome vibre indépendamment selon x, y et z (trois oscillateurs 1D de même ω) : Cm(3D) = 3R.(ΘE/(2T))2 / sinh2(ΘE/(2T)), avec ΘE = ħω/kB.
2.11. T ≫ ΘE : u = ΘE/(2T) → 0, coth u ≈ 1/u et sinh u ≈ u : <εa> ≈ kBT par direction (3kBT par atome) et Cm(3D) → 3R. On retrouve le résultat classique de l'équipartition, c'est-à-dire la loi de Dulong et Petit : à haute température, l'écart entre niveaux ħω est négligeable devant kBT et la quantification n'a plus d'effet.
2.12. T ≪ ΘE : sinh u ≈ eu/2, d'où Cm(3D) ≈ 3R.(ΘE/T)2.e−ΘE/T → 0. La capacité thermique tend vers zéro, conformément à l'expérience (et au troisième principe) : kBT ≪ ħω ne suffit plus à exciter le premier niveau, les vibrations sont « gelées ». La décroissance prévue est toutefois exponentielle, plus rapide que la loi en T3 observée.
2.13. Allure : courbe croissante en forme de « S », partant de 0 avec une tangente horizontale (décroissance exponentielle), puis tendant vers l'asymptote horizontale 3R. Quelques valeurs : Cm ≈ 0,005 × 3R pour T = 0,1ΘE ; 0,17 × 3R pour 0,2ΘE ; 0,72 × 3R pour 0,5ΘE ; 0,92 × 3R pour T = ΘE ; 0,98 × 3R pour 2ΘE.
2.14. ΘE = ħω/kB avec ω = (K/m)1/2, K étant la raideur de la liaison interatomique (liée à la constante d'élasticité du matériau). Un matériau très dur (liaisons très raides, K grand) — de plus formé d'atomes légers comme le carbone — a une pulsation propre ω élevée, donc un ΘE élevé : sa capacité thermique n'atteint 3R qu'à très haute température (le diamant à 300 K est loin de Dulong et Petit). Le cuivre, plus mou et plus lourd, a un ΘE faible : à 300 K, il suit déjà la loi de Dulong et Petit. (Le diamant n'est d'ailleurs pas un métal mais un isolant covalent ; la corrélation dureté–ΘE reste la même.)
2.15. Le modèle d'Einstein suppose des atomes indépendants vibrant tous à la même pulsation ω. En réalité, les atomes sont couplés : les vibrations sont collectives (phonons) avec tout un spectre de fréquences, dont des modes de très basse fréquence excitables même à basse température. Le modèle prévoit donc une décroissance exponentielle de Cm à basse température, alors que l'expérience donne Cm ∝ T3 (loi expliquée par le modèle de Debye). Il ignore aussi la contribution des électrons de conduction dans les métaux (∝ T).
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