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نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2015: الفيزياء 1 - شعبة TSI لولوج مدارس المهندسين

🏢 المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) 👤 مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين 🎯 الفيزياء 1 📅 2015 👁️ 32 مشاهدة

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باختصار

هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2015)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.

الجهة المنظمة
المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
الدرجة
مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
التخصص
الفيزياء 1
الدورة
2015
عدد الصفحات
10
لغة الأسئلة
الفرنسية
التصحيح
تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
الموضوع الرسمي لاختبار الفيزياء 1 في المباراة الوطنية المشتركة (CNC) دورة 2015 لولوج المدارس العليا للمهندسين والمؤسسات المماثلة، الخاص بطلبة الأقسام التحضيرية شعبة TSI. يتضمن هذا النموذج 10 صفحة من نص الاختبار الأصلي. تجد في الموقع مواضيع باقي المواد والسنوات لنفس المباراة.
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📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)

استُخرج هذا النص آلياً من صور الامتحان وقد يحتوي على أخطاء في القراءة — الصور أعلاه هي المرجع.

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ROYAUME DU MAROC

Ministère de l’Enseignement Supérieur,
de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique

Présidence du Concours National Commun 2015
Ecole Nationale Supérieure d’Electricité et de Mécanique

CONCOURS NATIONAL COMMUN
d’Admission dans les Établissements de Formation
d’Ingénieurs et Établissements Assimilés

Edition 2015

ÉPREUVE DE PHYSIQUE I

Filière TSI

Durée 4 heures

Cette épreuve comporte 9 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L’usage de la calculatrice est autorisé.

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Concours National Commun - Session 2015 - Filière TSI

e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il
convient en particulier de rappeler avec précision les [références | des questions abor-
dées.

e Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur
d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement
les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.

e Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées.

٠» Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis
pour les questions suivantes. Ainsi, les diverses parties du problème sont relativement
indépendantes entre elles.

QUELQUES ASPECTS SUR L'UTILISATION DE VÉHICULES AUTOMOBILES

Cette épreuve est formée de plusieurs parties largement indépendantes. Son objet est
d'étudier quelques aspects relatifs l’utilisation des véhicules automobiles. La première
partie aborde le contrôle des pneus, des roues et de la suspension d’une voiture. La
deuxième et la troisième parties abordent des aspects mécaniques du mouvement d’une
voiture ainsi que quelques aspects relatifs au fléau des accidents de la route. Les causes
des accidents relèvent de l’état des véhicules, de l’état des routes, mais aussi en grande
partie de l'erreur humaine. Il s’agit en particulier du non respect des recommandations
de la sécurité routière : usage des ceintures et airbags de sécurité, respect de la distance
réglementaire entre véhicules ; mais aussi d'éviter l'excès de vitesse. Enfin la dernière
partie étudie l’utilisation de radars pour contrôler la vitesse des véhicules.

Données

- Tous les gaz considérés sont supposés parfaits.

— Constante des gaz parfaits : R = 8,31 SI.

— Correspondance des températures : T(K) = t(°C) + 273.

- 1bar =1,01.10°Pa.

— Champ de pesanteur (supposé uniforme) : ‏ع‎ = 9,8 171.872.

— Vitesse de la lumière : c = 3.10$ 1718-1

Épreuve de Physique I 179 Tournez la page S.V.P

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Concours National Commun - Session 2015 - Filière TSI

1 Contrôle de la suspension et des roues d’une voiture

La vérification et les réglages du bon fonctionnement de la suspension et des roues
d’un véhicule sont essentiels pour la sécurité et le confort des passagers. On considère
une voiture dont la masse sans les quatre roues est M = 1100 kg. La masse d’une roue,
assimilée à un cylindre de diamètre d = 60 cm, est m = 18 kg; le diamètre de la jante
(métallique) vaut d' = 40 cm.

1.1. Suspension d’une voiture
On suppose que la masse M est équirépartie sur chacun des quatre amortisseurs
identiques. On modélise chaque amortisseur à l'aide d’un ressort de longueur à vide
lo et de raideur k en parallèle avec un amortisseur exerçant une force de frottement
visqueux E = —h.', où h est une constante positive et 7 la vitesse verticale du
châssis. La voiture est à l'arrêt et on étudie les mouvements verticaux relativement
à l'axe Y'OY d’un référentiel galiléen. (figure 1).

Chassis

Amortisseur

Roue

Figure 1

1.1.1. Lors d’un changement de roue, à l’aide d’un cric, on soulève la voiture d’une
hauteur minimale de 20 cm de telle sorte que cette roue ne touche pas le sol.
On observe alors que la distance entre le centre O; de la roue et le point A de
fixation de l'amortisseur au châssis est OjA = 40 cm. Déterminer les caractéris-
tiques ( k, lo) du ressort.

1.1.2. Lorsque la voiture repose sur le sol, on enfonce un amortisseur (donc le point
A) d’une distance y, et on l'abandonne.
Quelle valeur faut-il donner au coefficient h, pour avoir le retour le plus rapide
à l'équilibre ? Déterminez, alors, la forme de l'équation horaire y(t) du point A
solidaire du châssis.

1.2. Équilibrage statique d’une roue
1.2.1. La nature des pneus influe sur les performances d’une voiture. Citer un avan-
tage et un inconvénient d’un pneu dont le contact avec le sol est large.

1.2.2. Un mécanicien travaille sur une roue de la voiture et la fait tourner dans le
plan vertical autour de son axe O;Z (horizontal) en lui communiquant un vec-
teur rotation initial ‏.لوه = )0 = )له‎ Il constate alors que la roue s'arrête
toujours dans la même position. Expliquer ce qui se passe. Que peut-on dire de
la position du centre de masse G; de la roue à ce moment là ?

1.2.3. Le mécanicien décide donc d’équilibrer la roue, en plaçant une masse de plomb
sur la circonférence de la jante. Comment repère-t-il le point M où il doit placer
le plomb ?

Épreuve de Physique I 2/9 Tournez la page S.V.P

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1.2.4. Il détermine expérimentalement qu'il doit fixer au point M de la jante la masse
mp = 20 ‏ع‎ (d'un plomb). Comment trouve-t-il cette valeur ?

1.2.5. A quelle distance ‏م‎ de l'axe O;Z se trouvait le centre de masse G; de la roue ?

1.3. Équilibrage statique et dynamique
Considérons la roue de voiture, de masse m et de centre de masse G;. Elle est en
rotation autour de l'axe O;Z du référentiel fixe R (O;XYZ) galiléen, ‏إل‎ étant le centre
géométrique de la roue. On considère un référentiel R'(O;X"Y'Z") lié à la roue, avec
O; et O; confondus (Figure 2). Dans la pratique, on réalise simultanément l’équili-
brage statique et dynamique de cette roue, à l'aide de deux masselottes de masses
my et mp placées en deux points M, et M2 de coordonnées (x,y1,7}) et (x5,Y5, 25).
Les actions mécaniques qui s’exercent sur la roue sont :
- Les liaisons de l'axe (ou moyeu) sur la roue sont caractérisées par une résultante
R;, donc la roue exerce sur l'axe la réaction ‏أل‎ = - ٠
— Les autres forces de résultante 1 .
Le barycentre G; de la roue est repéré dans le référentiel R’ par G;(x; = p, Z;) et le

20
vecteur rotation de la roue par rapport au référentiel 32 ‏أي‎ d = 7 17

Figure 2

1.3.1. Exprimer le vecteur accélération du barycentre G; en coordonnées cylindriques
dans le référentiel HR.

1.3.2. Appliquer le théorème de la résultante cinétique à la roue et en déduire les com-
posantes de la réaction de la roue sur l'axe. Expliquer comment le mouvement
de la roue contribue à l'usure de l'axe (et des roulements).

1.3.3. Considérons une voiture qui roule à 120 km.h”* (sans glisser). Calculer la force
radiale (latérale) 06 au mouvement de la roue sur l'axe. On donne ‏م‎ = 0,22mm.

1.3.4. Déterminer alors la fréquence des vibrations dûes à cet effort latéral.

1.3.5. Pour réaliser l'équilibrage statique, on place les deux masselottes de façon à ce
que le nouveau centre de masse de la roue se trouve sur l'axe O;Z. Quelles sont
les relations vérifiées par les masses et les coordonnées des deux masselottes ?

1.3.6. Définir une liaison pivot parfaite.

Épreuve de Physique I 3/9 Tournez la page S.V.P

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1.3.7. Pour réaliser l’équilibrage dynamique, le vecteur moment cinétique de la roue
doit être parallèle à son vecteur rotation. On montre, et on l'admettra, que les
positions des deux masselottes vérifient le système suivant :

J + 1111.11.21 + M2.45.25 = 0
avecI1 #0,et] #0.
Montrer que les masselottes sont dans des plans différents, perpendiculaires à
l'axe O;Z.
1.4. Gonflage des pneus d’une voiture
Une chambre à air d’un pneu d'automobile est gonflée à la pression P, = 2bars, l'air
étant à la température t, = 27°C. On suppose que le volume intérieur à la chambre
à air reste à peu près constant.
1.41. Après avoir roulé sur autoroute, la température dans la chambre à air atteint la
valeur ‏وا‎ = 57°C. Exprimer la pression P, de l'air dans le pneu et la calculer sa
valeur numérique.

1.42. À ce moment, le conducteur vérifie la pression des pneus et, la trouvant exces-
sive, la ramène à P, = 2bar, sans que l'air ait eu le temps de refroidir. Quelle
sera la pression Pj des pneus quand la température sera revenue à ‏رغ‎ = 27°C?

1.43. Si le conducteur n'avait pas modifié la pression du pneu et sachant que la pres-
sion maximale admissible dans le pneu est Prax = 6bars, à quelle température
Émax le pneu risque-t-il d’exploser ?

2 Étude du mouvement d’une voiture

Pour étudier le mouvement d’une voiture on peut la modéliser, sommairement,
comme un système () formé d’un ensemble de solides : (EX) = (So) U(S1) U(S2) U
(S3) U (S4) (Figure 3).

(So) : représente la carrosserie schématisée comme un solide de forme parallélépipé-
dique et de masse M.

(S;) (1 › 1 › 4) : représente la roue i, les quatre roues de la voiture sont supposées
toutes identiques. Chaque roue 5; est assimilée à un cylindre solide homogène de rayon
r= 0,3 m, de centre G;, de masse m = 18 kg et de moment d'inertie autour de l'axe du
cylindre Ag, : J = 1072

La masse totale de la voiture avec sa charge (passagers et bagages) est M’ = ‏م1400‎
‎Son centre de masse est noté G.

Tous les mouvements sont étudiés par rapport au référentiel R(OXYZ) galiléen lié
au sol et muni de la base cartésienne { 1 +, 7 7 21. On négligera la résistance de l'air.
Les liaisons roues-carrosserie sont parfaites.

2.1. Préliminaire

‎On considère l’une des roues (S;). Exprimer le vecteur position OG; et le vec-‏ .2.1.1
‎teur vitesse 7 j du barycentre G; dans la base cartésienne (Figure 3).‏

2.1.2. Donner l'expression du vecteur vitesse de glissement 7, du solide (S;) par
rapport au sol noté (S”).

Soit ‏له‎ = w ll le vecteur rotation de la roue (to = 9 ). On suppose que la roue
roule sans glisser sur le sol.

2.1.3. Donner alors la relation entre la vitesse linéaire v; et la vitesse de rotation w

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Figure 3

2.1.4. Déterminer l'expression de l'énergie cinétique de la voiture (Z) par rapport au
référentiel N en fonction de m, M’ et 7;

2.2. On s'intéresse maintenant au mouvement de la voiture, lors duquel son barycentre
G se déplace dans le plan vertical OXY avec une vitesse 7 = vit, et une accéléra-
tion 7 = a, Les roues avant (1) et (2) sont motrices.

On suppose que le sol exerce sur une roue (S;) la réaction R ; = T; ÜT+ N; 17

- 171/7 : est la force de frottement de glissement.

— N;. TN : est la réaction normale.

On désigne par f le coefficient de frottement roue-sol (on confondra coefficient sta-
tique et coefficient dynamique). Dans la suite, on supposera que les roues roulent
sans glisser sur le sol sauf lors du freinage.

2.2.1. La figure 4 donne les variations du module de la vitesse au cours du temps.

20

0 t,=8 b 5 we)

Figure 4

Donner en fonction de t», ‏وا‎ et t les expressions de la vitesse v(t) et de l’accélé-
ration a(t) dans les trois intervalles de temps.

2.2.2. Pendant la phase d’accélération, le moteur exerce sur chacune des roues avant

le couple 1 = 177. Déterminer l'expression P,, de la puissance développée
par le moteur en fonction de r, v ‏ا‎

2.2.3. En déduire l'expression de l'accélération a, pendant cette première phase du
mouvement, en fonction de r m, M’et I.

2.2.4. Entre les instants ty et ts, le véhicule freine et les roues glissent sur le sol. On
suppose que le moteur n’exerce aucun effort. Déterminer la relation entre la
distance de freinage d ; et le coefficient de frottement f.

2.2.5. Citer au moins deux facteurs qui diminueraient la valeur du coefficient de frot-
tement f (roue-route).

3 Quelques situations à risques

3.1. Mouvement dans un virage

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Lorsque les véhicules abordent un virage avec une vitesse non convenable, ils peuvent
déraper (se déplacer latéralement) et sortir ainsi de leur route; avec risque d’ac-
cident. On étudie le mouvement d’une voiture lors d’un virage ayant la forme
d’un quart de cercle de rayon R et de centre C. Le barycentre G décrit un mouve-
ment circulaire uniforme, situé dans un plan horizontal, avec une vitesse de module
constant v. On désigne par M' la masse de la voiture.

On modélise la réaction du sol par une réaction R’ susceptible de faire déraper
les roues et donc la voiture latéralement selon l'axe CG, ce glissement latéral est
caractérisé par le coefficient de froitement f’. L'expression de la réaction du sol peut
s’écrire sous la forme :R" = 1 ‏رركي ال + وكيا‎ avec :
— T'u' ‏م‎ représente la force de frottement de glissement latéral, elle est colinéaire à
la vitesse de glissement latéral selon l’axe CG,
— N'u' ny est orthogonale à la force de frottement, et au plan de la route.
3.1.1. Comment peut-on justifier, simplement, que ‏ا‎ # f pour une roue ?
3.1.2. On suppose que le virage est situé dans un plan horizontal (// XOZ). Rappeler
l'expression de l'accélération dans la base de Frenet ( 1 4, Un, Up = 1 Un).
3.1.3. Montrer que pour éviter le dérapage, la vitesse de la voiture ne doit pas dépas-
ser une valeur limite : © › ٠
Donner l'expression de cette vitesse limite en fonction de R, g et f’. Faire l’ap-
plication numérique pour R = 20 m et f'=0,8.
3.1.4. On suppose maintenant que la route du virage est inclinée et forme avec le plan
horizontal XOZ un angle ‏نه‎

Figure 5

3.1.4.1. Donner les expressions des deux composantes T” et N’ de la réaction en
fonction de R, ‏رع‎ M’, ‏ره‎ et a.

3.1.4.2. Déterminer l'expression de la vitesse ‏ود‎ pour laquelle la réaction est ortho-
gonale à la route.

3.1.4.3. On suppose que la voiture aborde le virage avec une vitesse v telle que
v › 0. Montrer qu'il n’y aura pas de dérapage si v › Uyin et exprimer la
valeur minimale ‏رمه‎ de la vitesse en fonction de R, ‏ا رع‎ et ‏.د‎ Commenter.

3.1.4.4. On suppose maintenant que la voiture aborde le virage avec une vitesse v
qui vérifie la condition : v › ver. Montrer qu’il n’y aura pas de dérapage si
VU › Umax €t exprimer la valeur maximale ‏ووه‎ de la vitesse en fonction de
R, g, f’ et «œ. Commenter.

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3.2. Étude d’un accident entre deux véhicules

Sur une route rectiligne parallèle à OX, on considère une voiture qui se déplace à
une vitesse constante vo derrière un camion qui roule dans le même couloir, et dans
le même sens à la vitesse constante ‏.م10 = ؤت‎
A un instant t = 0, pris comme origine des temps, le conducteur du camion freine
brusquement (les feux de stop s’allument à l'arrière du camion) et le conducteur
de la voiture freine à un instant ‏ا‎ = t,. On prendra la position de la voiture à t = 0
comme origine des espaces et on note D la distance entre le devant de la voiture et
l'arrière du camion.
Dés l'instant du freinage pour chaque véhicule, les roues glissent sur la route avec
un coefficient de frottement f qu’on supposera identique pour toutes les roues des
deux véhicules. On supposera également que les moteurs n’exercent plus d'efforts
sur les deux véhicules. On s'intéresse aux mouvements des deux véhicules entre
leur freinage et leur immobilisation.
On donne : la masse de la voiture M’ = 1400kg, D = 35 m, vo = 90km.h”!, £ = 0,6 et

3.2.1. On suppose ici que le conducteur de la voiture freine au même instant que le

conducteur du camion : t, = 0.
3.2.1.1. Déterminer les expressions des accélérations a, et a respectives de la voi-
ture et du camion.

3.2.1.2. On désigne par d; et ‏و4‎ les distances d'arrêt pour la voiture et pour le ca-
mion respectivement. Montrer, en le justifiant, qu’ il n’y a pas d'accident.

3.2.1.3. En réalité on doit tenir compte du facteur humain relatif au temps de ré-
flexe, c’est à dire que le conducteur de la voiture freine après le conducteur
du camion avec un retard ‏.ا‎ Donner l'expression de la valeur maximale
t,m de ce retard pour que l'accident soit juste évité.
Quelles autres précautions permettraient au conducteur de la voiture de
diminuer le risque d'accident.

3.2.2. On suppose que le conducteur de la voiture freine à l'instant t, = 2 trm.

3.2.2.1. Donner alors l'expression de la vitesse ‏ون‎ de la voiture au moment du choc
en fonction des données vy, D, ‏رع‎ f, 41 et 42.
Au moment du choc, le camion est supposé immobile. On suppose que
les deux véhicules restent accolés après le choc et on suppose le système
voiture-camion, noté (E/), comme pseudo-isolé pendant la très courte du-
rée du choc. Entre l'instant du choc et l'instant d'immobilisation, ce sys-
tème parcourt la distance da pendant une durée 1

3.2.2.2. En appliquant la deuxième loi de Newton, exprimer la vitesse v/, de la voi-
ture (donc de l’ensemble) juste après le choc en fonction de v, sachant que
la masse du camion est Me = 97

3.2.2.3. On suppose que le système (X') glisse sur la route selon un mouvement
uniformément retardé avec le coefficient de frottement de glissement f.
Déterminer l'expression de la durée 1 avant l'immobilisation. Faire l’appli-
cation numérique si ‏وه‎ =8 11.5 1

3.2.3. Effets d’un accident sur les usagers de véhicules
Les voitures modernes sont équipées de ceintures de sécurité qui retiennent les
passagers sur leurs sièges afin de diminuer l'impact des accidents.

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3.2.3.1. On suppose ici que lors du choc, le conducteur est seulement retenu par
la ceinture de sécurité. Déterminer l'expression du module 7 de la force
moyenne exercée par la ceinture sur le conducteur, durant la durée T, en
fonction des données.

3.2.3.2. Faire l'application numérique sachant que le conducteur a une masse 1112-0
kg. Commenter ce résultat sachant que l'effet de cette force sur le thorax,
est critique au dessus de 800 daN pour une personne jeune, et de 400 daN
pour une personne âgée.

3.2.3.3. Au moment du choc, le passager à côté du conducteur n'avait pas mis sa
ceinture de sécurité. Sa tête entre en choc avec le pare-brise pendant une
durée T = 6ms au bout de laquelle ce dernier se brise. La tête de ce passager
a une masse my;=3, 6 kg et la surface de contact entre la tête et le pare-brise
est s= 6 cm”. Estimer la pression moyenne exercée par le pare-brise sur la
tête de ce passager.

3.2.3.4. Le passager derrière le conducteur n'ayant pas de ceinture de sécurité,
va heurter le siège du conducteur. Déterminer le module F3; de la force
moyenne que ce passager exerce sur ce siège, sachant que sa masse vaut

Se. Commenter.
Les ceintures de sécurité restent moins efficaces lors d'accidents à des vitesses
élevées. Les organes des passagers sont projetés contre la cage thoracique et la
paroi abdominale et le cerveau risque de s’écraser contre le crâne, entraînant
éventuellement une paralysie à vie. En plus des ceintures de sécurité, les voi-
tures modernes sont équipées de systèmes d'amortissement appelés airbags.
Un airbag est un sac souple qui se gonfle très rapidement, au moment de l’ac-
cident, par un gaz produit par décomposition d’une poudre solide (azoture de
sodium). Le déclenchement de ce processus est assuré par un capteur de décé-

lération du véhicule.

3.2.4. On suppose que l’airbag est déclenché et se remplit instantanément de gaz.
L'airbag est assimilé à un cylindre en nylon de rayon r, = 20 cm et de hauteur h,
= 50 cm. On supposera que la température du véhicule reste constante, T=300K,
durant l'accident.

3.2.4.1. L'habitacle de la voiture est supposé étanche et a un volume intérieur de
V;= 4 113. Sachant que la pression initiale est P=10°Pa, déterminer l’aug-
mentation de pression p(M, t) (surpression) dans l’intérieur de la voiture.

3.2.4.2. Les sons perçus par l'oreille sont des ondes acoustiques où la grandeur
ondulatoire est la surpression p(M, t).
La surpression maximale supportée par l'oreille humaine (seuil de dou-
leur) est de 20Pa. Conclure sur le son suivant l'ouverture de l’airbag. Com-
menter.

4 Utilisation de radars pour mesurer des vitesses

L'excès de vitesse est l’une des plus importantes causes d'accidents mortels. Pour
contrôler et sanctionner ces excès, les agents de contrôle routier utilisent un radar. Cet
appareil est formé d’une source fixe S qui émet des ondes électromagnétiques de fré-
quence v; ces ondes seront réfléchies par le véhicule puis captées par le radar. Leur
fréquence sera alors ‏أب‎ : c’est l'effet Doppler.

Épreuve de Physique I 8/9 Tournez la page S.V.P

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4.1. Mesure de la vitesse d’un véhicule par un radar
Considérons une source S (radar) fixe qui émet des ondes électromagnétiques de
fréquence v = 5 GHz, ces ondes se propagent dans l’air à la célérité c. On prendra
le point 5 confondu avec l’origine O des espaces et on notera M la position à l’ins-
tant t du véhicule contrôlé. On considère que la trajectoire du véhicule est rectiligne
suivant l’axe OX, avec une vitesse constante © .

Figure 6

4.1.1. À un instant t = 0, la voiture se trouve à la distance dy de la source S, et à cet
instant, S émet un premier signal qui arrive sur la voiture à l'instant ‏؛‎ = to, puis
se réfléchi vers S. Etablir l'expression de to.

4.1.2. Établir l'expression de l'instant ‏ا‎ d'arrivée du signal réfléchi en S.

4.1.3. À l'instant t =T, la voiture est en M, et à cet instant la source émet un deuxième
signal. Ce dernier atteint la voiture à l'instant + = ta puis se réfléchi. Établir
l'expression de l'instant 2.

4.1.4. Établir l'expression de l'instant t3 d'arrivée du deuxième signal réfléchi en S.

4.1.5. Établir l'expression de la période 1“ qui sépare l’arrivée en S des deux signaux
réfléchis (successifs). En déduire l'expression de la fréquence v’ des signaux
réfléchis.

Comparer T à T’ et commenter.

4.1.6. Soit v la vitesse du véhicule contrôlé. Déterminer la relation entre v et l'écart

ôv = v' — v entre les deux fréquences.

4.1.7. On donne dv = 972Hz, calculer la valeur v de la vitesse du véhicule et com-
menter sachant que la vitesse maximale autorisée est de 80 101.171

4.1.8. Donner d’autres exemples d'application de l'effet Doppler dans d’autres do-
maines.

4.2. Principe de détection par le radar

4.2.1. L'air est assimilé au vide. On suppose que le radar émet une onde électroma-
gnétique plane progressive selon 17 ,, polarisée selon 7 sinusoïdale de fré-

quence v et d'amplitude Ep. Donner l'expression du champ électrique 12 (M,t)
associé à cette onde.

‎Donner l'expression du champ magnétique B ;(M, t) de cette onde.‏ .4.2.2

4.2.3. Justifier qualitativement l'existence d’une onde réfléchie par le véhicule contrôlé ;
celui-ci est assimilé à un conducteur parfait.

4.2.4. L'onde réfléchie est détectée par le radar à l’aide d’un cadre conducteur grâce
au phénomène d'induction électromagnétique. Écrire la loi de Faraday qui donne
la force électromotrice induite e.

Épreuve de Physique I 9/9 Fin

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✅ التصحيح المقترح

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Ce modèle est l'épreuve de Physique I du Concours National Commun (CNC), édition 2015, filière TSI (présidence ENSEM), d'une durée de 4 heures, calculatrice autorisée. Thème : quelques aspects de l'utilisation des véhicules automobiles, en quatre parties largement indépendantes : 1) suspension, équilibrage et gonflage des roues ; 2) mouvement d'une voiture ; 3) situations à risques (virage, collision, ceinture, airbag) ; 4) radar et effet Doppler. Données : g = 9,8 m.s-2, c = 3.108 m.s-1, T(K) = t(°C) + 273. Voici une correction proposée avec la numérotation de l'énoncé.

Méthode : la plupart des questions se résolvent avec trois outils seulement : le principe fondamental de la dynamique (projeté sur la bonne base), le théorème de l'énergie cinétique et la loi des gaz parfaits. Faites toujours le bilan des forces avant d'écrire une équation.

1. Contrôle de la suspension et des roues d'une voiture

1.1. Suspension

1.1.1. Chaque amortisseur porte M/4 = 275 kg de châssis.

  • Voiture au sol : le ressort est comprimé et soutient le quart du châssis : k(l0 − lsol) = (M/4) g.
  • Roue juste décollée (réaction du sol nulle) : la roue est suspendue au ressort, qui est étiré : k(lsusp − l0) = m g, avec lsusp = OiA = 40 cm.

Pendant le levage minimal de 20 cm, la roue reste au sol : c'est l'allongement du ressort entre les deux états, lsusp − lsol = (M/4 + m) g / k = 0,20 m. D'où

k = (275 + 18) × 9,8 / 0,20 ⟹ k ≈ 1,44.104 N.m-1 ; l0 = 0,40 − mg/k = 0,40 − 0,012 ⟹ l0 ≈ 38,8 cm.

(Réponse probable : si l'on néglige la masse de la roue devant celle du châssis, on obtient k = Mg/(4 × 0,20) ≈ 1,35.104 N.m-1 et l0 ≈ 40 cm ; l'énoncé, qui donne la masse de la roue, conduit plutôt à la première valeur.)

1.1.2. La roue reposant au sol, seul le châssis (masse M/4 par amortisseur) bouge. Avec y l'écart à la position d'équilibre (axe OY vers le haut), le PFD projeté donne

(M/4) y'' + h y' + k y = 0, soit y'' + 2ξω0 y' + ω0² y = 0 avec ω0 = √(4k/M).

Le retour le plus rapide à l'équilibre sans oscillation correspond au régime critique (ξ = 1) : h² = 4k(M/4) ⟹ h = √(kM) ≈ √(1,44.104 × 1100) ⟹ h ≈ 4,0.103 kg.s-1 (ω0 ≈ 7,2 rad.s-1).

Solution du régime critique : y(t) = (a + bt) e−ω0t. Avec y(0) = −y0 (amortisseur enfoncé) et y'(0) = 0 (abandonné sans vitesse) : a = −y0, b = −ω0y0, donc

y(t) = −y0 (1 + ω0t) e−ω0t, avec ω0 = √(4k/M).

1.2. Équilibrage statique d'une roue

1.2.1. Pneu large : avantage — meilleure adhérence (freinage, tenue de route en virage) et meilleure dissipation de la chaleur ; inconvénient — résistance au roulement plus grande, donc consommation de carburant plus élevée (et aussi plus de bruit, risque d'aquaplaning accru sur chaussée mouillée, coût plus élevé).

1.2.2. La roue est déséquilibrée : son centre de masse Gi n'est pas sur l'axe OiZ. Le poids exerce alors un couple par rapport à l'axe tant que Gi n'est pas à la verticale de Oi ; les frottements dissipent l'énergie et la roue s'immobilise toujours dans sa position d'équilibre stable : Gi est alors sur la verticale passant par Oi, en dessous de l'axe (position la plus basse, énergie potentielle minimale).

1.2.3. Il faut ramener le centre de masse sur l'axe, donc placer le plomb du côté opposé à Gi : le point M est le point le plus haut de la jante lorsque la roue est arrêtée dans sa position d'équilibre (point diamétralement opposé à la direction de Gi, sur la verticale de Oi).

1.2.4. Par essais successifs : il fixe des masses croissantes en M et relance la roue à chaque fois. La bonne masse est celle pour laquelle la roue s'arrête dans n'importe quelle position (équilibre indifférent) : le centre de masse de l'ensemble est alors sur l'axe. C'est le cas pour mp = 20 g.

1.2.5. Centre de masse de {roue + plomb} sur l'axe : m ρ = mp d'/2, donc

ρ = mp d' / (2m) = 0,020 × 0,20 / 18 ⟹ ρ ≈ 2,2.10-4 m = 0,22 mm (valeur reprise en 1.3.3).

1.3. Équilibrage statique et dynamique

1.3.1. Gi est fixe dans ℜ' à la distance ρ de l'axe : dans ℜ, en coordonnées cylindriques (r = ρ, θ, z = z'i), il décrit un cercle d'axe OiZ :

a(Gi) = −ρ θ'² ur + ρ θ'' uθ.

1.3.2. Théorème de la résultante cinétique : m a(Gi) = Rl + F. La réaction de la roue sur l'axe est R' = −Rl = F − m a(Gi), soit

R'r = Fr + m ρ θ'², R'θ = Fθ − m ρ θ'', R'z = Fz.

Le terme m ρ θ'² ur est une force dirigée vers Gi qui tourne avec la roue : l'axe et les roulements subissent un effort radial alternatif, qui croît comme le carré de la vitesse. Il engendre des vibrations et une fatigue des pièces, d'où l'usure de l'axe et des roulements (et des pneus, de la direction).

1.3.3. Roulement sans glissement : ω = v/Rroue, avec v = 120 km.h-1 = 33,3 m.s-1 et Rroue = d/2 = 0,30 m : ω ≈ 111 rad.s-1.

F = m ρ ω² = 18 × 0,22.10-3 × 111² ⟹ F ≈ 49 N, soit l'ordre du poids d'une masse de 5 kg, dont la direction tourne avec la roue : c'est loin d'être négligeable pour un défaut de seulement 0,22 mm.

1.3.4. L'effort tourne avec la roue : sa fréquence est celle de rotation, f = ω/2π = 111/(2π) ⟹ f ≈ 17,7 Hz.

1.3.5. Le nouveau centre de masse est sur l'axe si ses coordonnées x' et y' sont nulles. Avec Gi(ρ, 0, z'i) :

m ρ + m1x'1 + m2x'2 = 0  et  m1y'1 + m2y'2 = 0.

1.3.6. Une liaison pivot parfaite d'axe Δ ne permet qu'un seul mouvement relatif : la rotation autour de Δ (aucune translation, aucune autre rotation). Elle est parfaite (sans frottement) si la puissance des actions de liaison est nulle, ce qui équivaut à un moment des actions de liaison nul par rapport à l'axe Δ.

1.3.7. Supposons les deux masselottes dans un même plan perpendiculaire à l'axe : z'1 = z'2 = z0. La deuxième équation devient J + z0(m1y'1 + m2y'2) = 0. Or l'équilibrage statique (1.3.5) impose m1y'1 + m2y'2 = 0, d'où J = 0 : contradiction avec J ≠ 0. Donc z'1 ≠ z'2 : les masselottes sont dans deux plans différents perpendiculaires à OiZ (en pratique, une sur la face intérieure et une sur la face extérieure de la jante).

1.4. Gonflage des pneus

1.4.1. Gaz parfait, volume et quantité de matière constants : P/T = cte.

P2 = P1 T2/T1 = 2 × 330/300 ⟹ P2 = 2,2 bar.

1.4.2. Le conducteur retire de l'air pour revenir à 2 bar à 330 K ; ensuite la quantité d'air est fixe et l'air refroidit à volume constant :

P'1 = P1 T1/T2 = 2 × 300/330 ⟹ P'1 ≈ 1,82 bar : le pneu est sous-gonflé. Il faut donc contrôler la pression des pneus à froid.

1.4.3. Tmax = T1 Pmax/P1 = 300 × 6/2 = 900 K ⟹ tmax ≈ 627 °C, température jamais atteinte en usage normal.

2. Étude du mouvement d'une voiture

2.1. Préliminaire

2.1.1. La roue de rayon r repose sur le sol (y = 0) : OGi = xi ux + r uy et vi = x'i ux (mouvement horizontal).

2.1.2. Vitesse de glissement au point de contact Ii : vg = v(Ii ∈ Si) − v(Ii ∈ S'), le sol étant immobile :

vg = vi + ω uz ∧ GiIi = x'i ux + ω uz ∧ (−r uy) ⟹ vg = (x'i + r ω) ux.

2.1.3. Roulement sans glissement : vg = 0 ⟹ vi = −r ω (algébriquement ; quand la voiture avance vers +x, la roue tourne dans le sens horaire, ω < 0), soit en norme vi = r|ω|.

2.1.4. Toutes les parties ont la même vitesse de translation vi ; chaque roue a en plus une énergie de rotation ½ J ω² = ½ (½ m r²)(vi/r)² = ¼ m vi² (théorème de König). Pour la masse totale M' et les quatre roues :

Ec = ½ M' vi² + 4 × ¼ m vi² ⟹ Ec = ½ (M' + 2m) vi².

2.2. Mouvement de la voiture

2.2.1. Lecture de la figure 4 (vmax = 20 m.s-1, t1 = 8 s) :

  • 0 ≤ t ≤ t1 : v(t) = (20/8) t = 2,5 t ; a = 2,5 m.s-2.
  • t1 ≤ t ≤ t2 : v = 20 m.s-1 ; a = 0.
  • t2 ≤ t ≤ t3 : v(t) = 20 (t3 − t)/(t3 − t2) ; a = −20/(t3 − t2) (constante négative).

2.2.2. Le moteur exerce le couple Γ sur chacune des deux roues avant, qui tournent à la vitesse angulaire |ω| = v/r (la carrosserie est en translation) :

Pm = 2 Γ v / r (en valeur absolue).

2.2.3. Théorème de la puissance cinétique appliqué à (Σ) : le poids et la réaction normale ne travaillent pas (déplacement horizontal), les forces de contact au sol ne travaillent pas (pas de glissement, vg = 0), les liaisons internes sont parfaites et l'air est négligé ; seule la puissance motrice intervient :

dEc/dt = (M' + 2m) v a = 2Γv/r ⟹ a = 2Γ / [r (M' + 2m)].

(Avec a = 2,5 m.s-2 : Γ = a r (M' + 2m)/2 ≈ 2,5 × 0,3 × 1436 / 2 ≈ 5,4.102 N.m par roue.)

2.2.4. Roues bloquées qui glissent, moteur sans effort : la seule force horizontale est le frottement de glissement. Verticalement, ΣNi = M'g ; loi de Coulomb : ΣTi = f ΣNi = f M' g. Les roues ne tournent plus, donc Ec = ½ M' v². Théorème de l'énergie cinétique entre t2 (v = 20 m.s-1) et t3 (arrêt) :

0 − ½ M' v² = −f M' g df ⟹ df = v² / (2 f g), avec v = 20 m.s-1 : df ≈ 20,4/f (m). La distance de freinage est inversement proportionnelle à f (34 m pour f = 0,6).

2.2.5. Facteurs qui diminuent f : chaussée mouillée (pluie, aquaplaning), verglas ou neige, présence d'huile, de boue, de gravillons ou de sable, pneus usés (sculptures insuffisantes) ou mal gonflés, revêtement routier lisse ou dégradé.

3. Quelques situations à risques

3.1. Mouvement dans un virage

3.1.1. Le pneu n'est pas isotrope : il est conçu pour rouler dans le sens longitudinal (sculptures orientées, flancs qui se déforment latéralement). Le contact pneu-sol ne réagit donc pas de la même façon à un glissement longitudinal et à un glissement latéral : les coefficients de frottement correspondants sont différents, f' ≠ f.

3.1.2. Dans la base de Frenet : a = (dv/dt) ut + (v²/R) un. Ici le mouvement est circulaire uniforme, donc a = (v²/R) un (dirigée vers le centre C).

3.1.3. Route horizontale. PFD : M' a = M'g + R'. Selon la verticale : N' = M'g ; selon un : T' = M'v²/R (c'est le frottement latéral qui assure le virage). Pas de dérapage si |T'| ≤ f' N' :

M'v²/R ≤ f' M' g ⟹ v < vlim = √(f' g R).

A.N. : vlim = √(0,8 × 9,8 × 20) ⟹ vlim ≈ 12,5 m.s-1 ≈ 45 km.h-1.

3.1.4.1. Route relevée d'un angle α vers l'extérieur du virage (figure 5). Vecteurs unitaires : un horizontal vers C, uY vertical ; uN' = sin α un + cos α uY (normal à la route) ; uT' = cos α un − sin α uY (le long de la pente, vers l'intérieur). PFD :

  • selon un : M'v²/R = T' cos α + N' sin α ;
  • selon uY : 0 = N' cos α − T' sin α − M'g.

D'où N' = M' [g cos α + (v²/R) sin α] et T' = M' [(v²/R) cos α − g sin α] (T' > 0 : frottement dirigé vers l'intérieur du virage).

3.1.4.2. Réaction orthogonale à la route : T' = 0 ⟹ vcr = √(R g tan α) (aucun frottement latéral nécessaire).

3.1.4.3. Si v ≤ vcr, T' ≤ 0 : la voiture tend à glisser vers le bas de la pente (vers C) et le frottement est dirigé vers l'extérieur. Pas de dérapage si |T'| ≤ f'N' :

g sin α − (v²/R) cos α ≤ f' [g cos α + (v²/R) sin α] ⟹ (v²/R)(cos α + f' sin α) ≥ g (sin α − f' cos α), d'où

v ≥ vmin = √[ R g (tan α − f') / (1 + f' tan α) ].

Commentaire : si tan α ≤ f', la condition est toujours remplie (pas de vitesse minimale : la voiture peut même s'arrêter dans le virage). Avec f' = 0,8, il faudrait α > 38,7° pour qu'une vitesse minimale existe ; le risque de glisser vers l'intérieur ne devient réel que sur chaussée glissante (verglas, f' très faible) ou sur des pistes très inclinées.

3.1.4.4. Si v ≥ vcr, T' ≥ 0 : la voiture tend à glisser vers l'extérieur. Condition T' ≤ f'N' :

(v²/R)(cos α − f' sin α) ≤ g (sin α + f' cos α) ⟹ v ≤ vmax = √[ R g (tan α + f') / (1 − f' tan α) ] (si f' tan α < 1).

Commentaire : pour α = 0 on retrouve vlim = √(f' g R) ; pour α > 0, vmax > vlim : le relèvement des virages (dévers) permet de les prendre plus vite en sécurité. Si f' tan α ≥ 1, il n'y a plus de vitesse maximale. Il est donc dangereux de dépasser la vitesse conseillée, surtout quand f' diminue (pluie).

3.2. Étude d'un accident entre deux véhicules

Données : v0 = 90 km.h-1 = 25 m.s-1, v'0 = kv0 ≈ 16,7 m.s-1, D = 35 m, f = 0,6, fg = 5,88 m.s-2.

3.2.1.1. Pour chaque véhicule (roues bloquées) : N = Mg, frottement fMg opposé au mouvement, donc

a1 = a2 = −f g ≈ −5,88 m.s-2 (indépendante de la masse).

3.2.1.2. d1 = v0²/(2fg) ⟹ d1 ≈ 53,1 m ; d2 = (kv0)²/(2fg) = k²d1 ⟹ d2 ≈ 23,6 m.

Pendant que les deux véhicules freinent, ils ont la même décélération, donc l'écart diminue linéairement : e(t) = D − (1 − k)v0t. Le camion s'arrête à t = kv0/(fg) ≈ 2,83 s, l'écart vaut alors 35 − 8,33 × 2,83 ≈ 11,4 m > 0. Ensuite seule la voiture avance, et à l'arrêt : D + d2 − d1 = 35 + 23,6 − 53,1 ≈ 5,5 m > 0. L'écart reste positif jusqu'à l'arrêt : pas d'accident.

3.2.1.3. Avec un retard tr, la voiture parcourt v0tr avant de freiner. L'écart est décroissant tant que la voiture roule (elle est toujours plus rapide que le camion), il est donc minimal à l'arrêt de la voiture. Accident juste évité si v0tr + d1 = D + d2 :

trm = (D + d2 − d1) / v0 = D/v0 − (1 − k²) v0/(2fg) ⟹ trm ≈ 0,22 s.

C'est bien inférieur au temps de réaction usuel d'un conducteur (de l'ordre de 1 s) : l'accident est quasi inévitable. Précautions : augmenter la distance de sécurité (au moins 2 secondes), réduire la vitesse, rester attentif (pas de téléphone, pas de fatigue, pas d'alcool), entretenir freins et pneus, utiliser un véhicule équipé de l'ABS et d'une aide au freinage d'urgence.

3.2.2.1. tr = 2trm : avant de freiner, la voiture parcourt v0tr = 2(D + d2 − d1). Le camion étant arrêté à D + d2, la voiture freine sur la distance s = D + d2 − 2(D + d2 − d1) = 2d1 − D − d2 avant le choc :

va² = v0² − 2fg s ⟹ va = √[ v0² − 2fg (2d1 − D − d2) ] (= √[2fg(D + d2 − d1)]).

A.N. : va ≈ 8,0 m.s-1 (≈ 29 km.h-1), valeur reprise par l'énoncé. On vérifie que le camion est bien arrêté : le choc a lieu à t ≈ 0,44 + (25 − 8)/5,88 ≈ 3,3 s > 2,83 s.

3.2.2.2. Système (Σ') pseudo-isolé pendant le choc : dp/dt = 0, la quantité de mouvement se conserve :

M' va + 0 = (M' + 9M') v'a ⟹ v'a = va/10 ≈ 0,8 m.s-1.

3.2.2.3. Mouvement uniformément retardé de décélération fg : 0 = v'a − fg T ⟹ T = v'a/(fg) = va/(10 fg) = 0,8/5,88 ⟹ T ≈ 0,14 s (et da = v'a²/(2fg) ≈ 5 cm).

3.2.3. Effets d'un accident sur les usagers

3.2.3.1. Le conducteur passe de la vitesse va (avant le choc) à l'arrêt en une durée T, retenu par la ceinture (la durée du choc étant négligeable devant T). Théorème de la quantité de mouvement en moyenne :

F1 = mc va / T = 10 mc f g.

3.2.3.2. F1 = 70 × 8 / 0,136 ⟹ F1 ≈ 4,1.103 N ≈ 412 daN. Commentaire : c'est inférieur au seuil de 800 daN (pas de lésion grave pour une personne jeune), mais supérieur au seuil de 400 daN : pour une personne âgée, le thorax risque des lésions même à cette vitesse modérée (≈ 29 km.h-1).

3.2.3.3. La tête passe de va à une vitesse quasi nulle en τ = 6 ms : F2 ≈ mt va/τ = 3,6 × 8 / 0,006 ≈ 4,8.103 N, d'où

p = F2/s = 4,8.103 / 6.10-4 ⟹ p ≈ 8.106 Pa ≈ 80 bar : une pression énorme, d'où fractures et traumatismes crâniens graves.

3.2.3.4. Réponse probable (même durée d'arrêt T que le véhicule, le passager étant arrêté par le siège) : F3 = (mc/2) va / T = F1/2 ⟹ F3 ≈ 2,1.103 N ≈ 206 daN.

Commentaire : cette force s'ajoute, à travers le siège, à celle que subit le conducteur : celui-ci est écrasé entre sa ceinture et le passager arrière (≈ 412 + 206 ≈ 620 daN au total). Un passager arrière non attaché met en danger les occupants de devant : la ceinture est obligatoire à toutes les places.

3.2.4. Airbag

3.2.4.1. Volume de l'airbag : Va = π ra² ha = π × 0,20² × 0,50 ≈ 6,3.10-2 m³. L'air de l'habitacle étanche est comprimé de Vv à Vv − Va à température constante (Boyle-Mariotte) :

P Vv = P'(Vv − Va) ⟹ p = P' − P = P Va / (Vv − Va) = 105 × 0,063 / 3,94 ⟹ p ≈ 1,6.103 Pa.

3.2.4.2. Cette surpression est environ 80 fois le seuil de douleur (20 Pa), soit un niveau de l'ordre de 158 dB : le gonflage de l'airbag produit une détonation très violente, capable d'endommager les tympans (perte auditive temporaire, voire lésion). En pratique, l'habitacle n'est pas étanche et la surpression est brève et plus faible ; c'est le prix à payer pour la protection apportée par l'airbag.

4. Utilisation de radars pour mesurer les vitesses

4.1. Mesure de la vitesse d'un véhicule par un radar

Position de la voiture : x(t) = d0 + v t (elle s'éloigne de S).

4.1.1. Le signal parti de O à t = 0 atteint la voiture quand c t0 = d0 + v t0 : t0 = d0 / (c − v).

4.1.2. Retour : t1 = t0 + x(t0)/c = t0 + c t0/c ⟹ t1 = 2t0 = 2d0 / (c − v).

4.1.3. Signal émis à t = T : c(t2 − T) = d0 + v t2 ⟹ t2 = (d0 + cT) / (c − v).

4.1.4. t3 = t2 + x(t2)/c = t2 + (t2 − T) = 2t2 − T ⟹ t3 = [2d0 + (c + v)T] / (c − v).

4.1.5. T' = t3 − t1 = T (c + v)/(c − v) et ν' = 1/T' = ν (c − v)/(c + v).

Commentaire : pour un véhicule qui s'éloigne (v > 0), T' > T et ν' < ν : la fréquence reçue diminue ; elle augmenterait pour un véhicule qui s'approche (v < 0). L'écart est très petit car v ≪ c : c'est l'effet Doppler.

4.1.6. δν = ν' − ν = ν[(c − v)/(c + v) − 1] ⟹ δν = −2vν/(c + v) ≈ −2vν/c (car v ≪ c), soit v ≈ c |δν| / (2ν). Le signe de δν indique le sens : négatif si le véhicule s'éloigne, positif s'il s'approche.

4.1.7. v = 3.108 × 972 / (2 × 5.109) ⟹ v ≈ 29,2 m.s-1 ≈ 105 km.h-1. Le véhicule dépasse la vitesse autorisée de 80 km.h-1 d'environ 25 km.h-1 : excès de vitesse, le conducteur est en infraction.

4.1.8. Autres applications de l'effet Doppler : médecine (échographie Doppler : vitesse du sang, rythme cardiaque du fœtus) ; astrophysique (décalage vers le rouge des galaxies et expansion de l'Univers, vitesse radiale des étoiles, détection d'exoplanètes) ; météorologie (radars Doppler : vents, précipitations) ; sonar, navigation aérienne et satellitaire, vélocimétrie laser ; et dans la vie courante, la variation du son de la sirène d'une ambulance qui passe.

4.2. Principe de détection par le radar

4.2.1. Onde plane progressive harmonique selon +ux, polarisée rectilignement selon uy :

Ei(M, t) = E0 cos(ωt − kx) uy, avec ω = 2πν et k = ω/c.

4.2.2. Relation de structure de l'onde plane dans le vide : B = (ux ∧ E)/c :

Bi(M, t) = (E0/c) cos(ωt − kx) uz.

4.2.3. Dans un conducteur parfait, le champ électrique est nul. La continuité de la composante tangentielle de E impose donc un champ tangentiel total nul à la surface du véhicule ; l'onde incidente seule ne vérifie pas cette condition. L'onde incidente met en mouvement les charges libres de la surface (courants surfaciques), qui rayonnent à leur tour : c'est l'onde réfléchie, qui annule le champ tangentiel à la surface.

4.2.4. Loi de Faraday : e = −dΦ/dt, où Φ = ∬ B·dS est le flux du champ magnétique à travers le cadre (orienté). Le champ variable de l'onde réfléchie produit dans le cadre une f.é.m. de même fréquence ν', que l'électronique du radar compare à ν.

أسئلة شائعة حول هذا النموذج

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