نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2010: الرياضيات 1 - شعبة TSI لولوج مدارس المهندسين
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باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2010)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الرياضيات 1
- الدورة
- 2010
- عدد الصفحات
- 4
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)
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ROYAUME DU MAROC
Ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique
Présidence du Concours National Commun 2010
École Supérieure des Industries du Textile et de l’Habillement
ESITH
Concours National Commun
d’Admission aux
Grandes Écoles d'Ingénieurs ou Assimilées
Session 2010
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I
Durée 4 heures
Filière TSI
Cette épreuve comporte 3 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit
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Concours National Commun - Session 2010 — TSI
L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière TSI,
comporte 3 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .
Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des copies. Il convient en particulier
de rappeler avec précision les | références |des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est
amené à prendre.
EXERCICE I
2 +1
Pour tout réel À, on considère la fonction جر م كا جا 1 : د/ + 0 et l’on note TP, le
graphe de f, dans le plan R?.
1. Montrer que par tout point (xo, yo) du plan R? passe une courbe P, et une seule ; la préciser à
l’aide de 20 et yo-
2. Étudier les branches infinies de Ta pour tout À.
3. Étudier la concavité et déterminer les points d’inflexion de T, pour tout À.
= définie sur R.
4. (a) Tracer le graphe de la fonction 7 —
(b) Déterminer en fonction de 2 le nombre de points où l', admet une tangente horizontale.
(c) Déterminer et représenter le lieu 1 de ces points quand À parcourt R.
5. Soit a € R. Pour tout À, on note Ty, la tangente à TP, au point (a, f1(a)). Montrer que si
a # 1, les droites T,,a, À décrivant R, sont concourantes en un point dont on précisera les
coordonnées. Que peut-on dire si a = 1 ?
6. Dresser les tableaux de variation de f_2, f3 et f7. Représenter sur une même figure 1, To, ,و11
T3, 17 ainsi que les tangentes T_9,0, T3,0 et T7 0-
5/6 2 10 2
On prendra 4 2,1, = 0, 75, = 0,5 et q *5-
7. Établir une équation différentielle dont l’ensemble des solutions soit { fx; À € R} et en préciser
la nature. Comment peut-on interpréter la première question de l'exercice du point de vue de
cette équation ?
EXERCICE II
Pour tout entier naturel n, on note P, la fonction polynomiale définie par
1. Soit n un entier naturel non nul.
(a) Montrer que pour tout réel x # 1, Pn(x) =
(b) Déterminer alors les racines complexes de P,.
Épreuve de Mathématiques I 1/3 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2010 TSI
2. Quels sont les réels 7 pour lesquels la suite (P,(T))pen est convergente ?
3. Soit n un entier naturel non nul ; on pose pn(x) = 22071 — (2n + 1)2?* +1, 7 ER.
(a) Préciser les valeurs de P, (1), P,(—1) et celles de P/ (1), P/(—1).
(b) Pour 2 # 1, exprimer P; (w) en fonction de pn (x).
(c) Étudier les variations de la fonction وري sur R et en déduire celles de P, ; on résumera la
situation dans un tableau de variations de ces deux fonctions.
(d) En déduire qu’il existe une unique valeur a, €] — 1,0] en laquelle la fonction P, prend
une valeur minimale 4, et que 6, › 0.
4. Soit n un entier › 2. Dessiner dans un même graphique les courbes représentatives des
1
fonctions P,, P,+1 ainsi que celle de la fonction ] — œ,1[— R جر م 1-77 ON précisera
les positions relatives de ces courbes et notamment leur points d’intersection.
5. (a) Montrer que la suite (Œn)n›1 converge vers un réel œ que l’on déterminera.
(b) Justifier que pour tout n › 1, P/ (a) = 0 et déterminer un équivalent de (a, — (نه en +œ.
(c) Montrer que la suite (Œn)nen- est décroissante.
(d) Étudier de même la suite (8,)nen- -
6. Pour tout couple u = (x, y) de réels, on considère la fonction fu définie sur R par
x+ty
(a) Montrer que pour tout u € R?, la fonction f, est bornée. On pose alors
(b) Construire l’ensemble S des points u € 182 pour lesquels N(u) = 1.
(c) Déterminer le plus grand réel positif a tel que
(d) Déterminer de même le plus petit réel positif b tel que
EXERCICE III
A. Intégrale de Gauss
1. (a) Justifier que pour tout réelz › 0,Inr ‹x —1.
(b) En déduire que pour tout entier n › 1 et tout u € [0,n], “رك — 1( حا › 0.
2. (a) Justifier que pour tout réel 1, e” › x +1.
(b) En déduire que pour tout entier n › 1 et tout réel 4 € [0,1], (1 — t)"e"" › (1 — #2)".
(c) Montrer que pour tout entier n › 1 et tout réel # € [0,1], (1 — #2)" › 1 — nt”.
(d) En déduire que pour tout entier n › 1 ettoutu € [O,n], اا — (1-5)? › Let,
3. (a) Étudier les variations de la fonction h : t — t*e7” sur R* et montrer qu'elle y est
bornée ; on fera un tableau de variation.
Épreuve de Mathématiques I 2/8 جب
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Concours National Commun - Session 2010 - 1
vin › fn
(b) Montrer que la suite de terme général | ب = ( 1— =) ) dt converge vers 0. (On
0
pourra utiliser les résultats des questions 1. et 2. précédentes.)
(c) En déduire que / edt = رح on justifiera d’abord la convergence de cette
intégrale.
4. Montrer que l'intégrale 1 ال كن est convergente et vaut تي
00
B. Calcul d’une transformée de Fourier
On note f la fonction ,
1. Montrer que, pour tout réel رع la fonction t — e”*** f (t) est intégrable sur R.
On pose
Île) = j et f(t) dt, 2ER.
—00
2. Montrer que f est dérivable sur R et qu'elle satisfait l'équation différentielle
3. Résoudre l'équation différentielle (1) et donner l'expression de j.
FIN DE L'ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques I 3/3 FIN
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✅ التصحيح المقترح
هذا تصحيح مقترح من إعداد فريق wadifa-info لمساعدتك على فهم منهجية الإجابة — وليس تصحيحاً رسمياً صادراً عن الإدارة المنظِّمة. أسئلة هذا الامتحان محررة بالفرنسية، لذلك التصحيح محرر بالفرنسية أيضاً.
Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2010, filière TSI (classes préparatoires), organisé par l'ESITH. Durée : 4 heures, calculatrice interdite. Trois exercices : une famille de courbes Γλ, les polynômes Pn = 1 + x + … + x2n (avec une norme sur ℝ²), puis l'intégrale de Gauss et la transformée de Fourier de e−t². Voici une correction proposée.
💡 Dans l'exercice I, posez une fois pour toutes g(x) = (x² + 1)e−x, de sorte que fλ = x + λg. On calcule g′(x) = −(x − 1)²e−x et g″(x) = (x − 1)(x − 3)e−x : presque toutes les questions en découlent.
Exercice I : fλ(x) = x + λ(x² + 1)e−x
1. (x0, y0) ∈ Γλ ⟺ y0 = x0 + λg(x0). Comme g(x0) > 0, cette équation d'inconnue λ a une unique solution :
λ = (y0 − x0) ex0 / (x0² + 1).
2. Branches infinies.
- En +∞ : λg(x) → 0, donc fλ(x) − x → 0 : asymptote y = x pour tout λ ; Γλ est au-dessus si λ > 0, en dessous si λ < 0 (Γ0 est la droite elle-même).
- En −∞ : si λ = 0, Γ0 est la droite y = x. Si λ ≠ 0, g(x) → +∞ donc fλ(x) → +∞ (λ > 0) ou −∞ (λ < 0), et fλ(x)/x = 1 + λg(x)/x avec |g(x)/x| → +∞ : branche parabolique de direction (Oy).
3. Concavité. fλ″ = λg″ = λ(x − 1)(x − 3)e−x.
- λ = 0 : droite, pas de point d'inflexion.
- λ > 0 : convexe sur ]−∞, 1] et [3, +∞[, concave sur [1, 3].
- λ < 0 : concave sur ]−∞, 1] et [3, +∞[, convexe sur [1, 3].
Pour λ ≠ 0, fλ″ change de signe en 1 et 3 : points d'inflexion (1, 1 + 2λ/e) et (3, 3 + 10λ/e³).
4. (a) k(x) = (x − 1)²e−x ≥ 0 ; k′(x) = (x − 1)(3 − x)e−x.
| x | −∞ | 1 | 3 | +∞ | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| k′ | − | 0 | + | 0 | − | ||
| k | +∞ | ↘ | 0 | ↗ | 4/e³ ≈ 0,2 | ↘ | 0 |
k(0) = 1 ; branche parabolique de direction (Oy) en −∞ ; asymptote y = 0 en +∞ ; tangente horizontale en (1, 0) (minimum) et en (3, 4/e³) (maximum local).
(b) fλ′(x) = 1 + λg′(x) = 1 − λk(x). Tangente horizontale ⟺ λk(x) = 1.
- λ ≤ 0 : aucun point.
- 0 < λ < e³/4 (1/λ > 4/e³) : un seul point (sur ]−∞, 1[, où k décroît de +∞ à 0).
- λ = e³/4 : deux points (un d'abscisse < 1, et x = 3).
- λ > e³/4 : trois points, d'abscisses dans ]−∞, 1[, ]1, 3[ et ]3, +∞[.
(c) Un point (x, fλ(x)) de I vérifie x ≠ 1 et λ = 1/k(x) = ex/(x − 1)². Alors y = x + (x² + 1)e−x·ex/(x − 1)². Réciproquement tout x ≠ 1 donne un λ > 0. Donc
I est la courbe y = φ(x) = x + (x² + 1)/(x − 1)², x ≠ 1.
Étude : φ(x) = x + 1 + 2x/(x − 1)² ; φ′(x) = 1 − 2(x + 1)/(x − 1)³ = (x − 3)(x² + 1)/(x − 1)³. φ croît sur ]−∞, 1[, décroît sur ]1, 3], croît sur [3, +∞[ ; φ(3) = 11/2 ; φ(0) = 1. Asymptote verticale x = 1 (φ → +∞ des deux côtés), asymptote oblique y = x + 1 en ±∞ (I au-dessus pour x > 0, en dessous pour x < 0, elle la coupe en (0, 1)).
5. Tλ,a : y = fλ(a) + fλ′(a)(x − a) = x + λ[g(a) + g′(a)(x − a)].
Si a ≠ 1, g′(a) = −(a − 1)²e−a ≠ 0 : le crochet s'annule pour xa = a − g(a)/g′(a) = a + (a² + 1)/(a − 1)², et alors y = xa quel que soit λ. Les tangentes sont concourantes au point (xa, xa), xa = a + (a² + 1)/(a − 1)² (sur la droite y = x ; on remarque xa = φ(a)).
Si a = 1 : g′(1) = 0 et Tλ,1 : y = x + 2λ/e. Les tangentes sont toutes parallèles (pente 1), distinctes : elles ne sont pas concourantes.
6. Tableaux de variations. fλ′ = 1 − λk. Valeurs approchées obtenues avec les approximations de l'énoncé.
f−2 : f′ = 1 + 2k > 0, strictement croissante de −∞ (en −∞) à +∞ ; f−2(0) = −2, f−2(1) = 1 − 4/e ≈ −0,5, f−2(3) = 3 − 20/e³ ≈ 2 (points d'inflexion).
f3 : 3 < e³/4 ≈ 5 : une seule racine x0 ∈ ]0, 1[ de k(x) = 1/3 (x0 ≈ 0,32).
| x | −∞ | x0 ≈ 0,32 | +∞ | ||
|---|---|---|---|---|---|
| f3′ | − | 0 | + | ||
| f3 | +∞ | ↘ | ≈ 2,72 | ↗ | +∞ |
(f3(0) = 3 ; f3(1) = 1 + 6/e ≈ 3,2.)
f7 : 7 > e³/4 : trois racines x1 ∈ ]0, 1[, x2 ∈ ]1, 3[, x3 > 3 de k(x) = 1/7 ; f′ < 0 là où k > 1/7.
| x | −∞ | x1 ≈ 0,51 | x2 ≈ 2,06 | x3 ≈ 4,38 | +∞ | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| f7′ | − | 0 | + | 0 | − | 0 | + | ||
| f7 | +∞ | ↘ | ≈ 5,81 | ↗ | ≈ 6,74 | ↘ | ≈ 6,15 | ↗ | +∞ |
Tangentes en a = 0 : fλ(0) = λ et fλ′(0) = 1 − λ, donc Tλ,0 : y = λ + (1 − λ)x : T−2,0 : y = 3x − 2 ; T3,0 : y = 3 − 2x ; T7,0 : y = 7 − 6x, toutes concourantes en (1, 1) (question 5 : x0 = 0 + 1/1 = 1). Sur la figure : Γ0 est la droite y = x ; toutes les courbes ont la pente 1 en x = 1 ; les points à tangente horizontale de Γ3 et Γ7 sont sur I.
7. Puisque λ = (y − x)/g(x) et y′ = 1 + λg′(x), avec g′/g = −(x − 1)²/(x² + 1) :
y′ = 1 − (y − x)(x − 1)²/(x² + 1), soit
(E) : (x² + 1)y′ + (x − 1)²y = x³ − x² + x + 1.
C'est une équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients continus, le coefficient x² + 1 ne s'annulant pas. Vérification : y = x est solution ; les solutions homogènes sont C·exp(−∫(x − 1)²/(x² + 1)dx) = C·exp(−x + ln(x² + 1)) = C(x² + 1)e−x. L'ensemble des solutions est donc exactement {fλ, λ ∈ ℝ}.
Interprétation : la question 1 est le théorème de Cauchy-Lipschitz (existence et unicité d'une solution vérifiant y(x0) = y0) ; par chaque point du plan passe une et une seule courbe intégrale.
Exercice II : Pn(x) = 1 + x + … + x2n
1. (a) Somme géométrique de raison x ≠ 1 : Pn(x) = (1 − x2n+1)/(1 − x).
(b) Les racines sont les z ≠ 1 tels que z2n+1 = 1 (1 n'est pas racine : Pn(1) = 2n + 1) : zk = e2ikπ/(2n+1), k = 1, …, 2n (2n racines distinctes, toutes non réelles).
2. Si |x| < 1 : x2n+1 → 0 et Pn(x) → 1/(1 − x). Si x = −1 : Pn(−1) = 1 pour tout n (suite constante). Si x = 1 : Pn(1) = 2n + 1 → +∞. Si |x| > 1 : |x2n+1| → +∞, divergence. La suite converge si et seulement si x ∈ [−1, 1[.
3. (a) Pn(1) = 2n + 1 ; Pn(−1) = 1. Pn′(x) = Σk=12n kxk−1 : Pn′(1) = n(2n + 1) ; Pn′(−1) = (1 − 2) + (3 − 4) + … + ((2n−1) − 2n) = −n.
(b) Pour x ≠ 1 : Pn′(x) = [−(2n+1)x2n(1 − x) + 1 − x2n+1]/(1 − x)², soit Pn′(x) = φn(x)/(1 − x)².
(c) φn′(x) = 2n(2n+1)x2n−1(x − 1) : positive sur ]−∞, 0[, négative sur ]0, 1[, positive sur ]1, +∞[. φn(0) = 1, φn(1) = 0, φn(−1) = −4n, limites −∞ en −∞ et +∞ en +∞. Donc φn > 0 sur [0, +∞[ \ {1}, et φn s'annule une seule fois sur ]−∞, 0[, en αn ∈ ]−1, 0[.
| x | −∞ | αn | 0 | 1 | +∞ | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| φn | −∞ | ↗ | 0 | ↗ | 1 | ↘ | 0 | ↗ | +∞ |
| Pn′ | − | 0 | + | 1 | + | n(2n+1) | + | ||
| Pn | +∞ | ↘ | βn | ↗ | 1 | ↗ | 2n+1 | ↗ | +∞ |
(d) D'après le tableau, Pn atteint son minimum en l'unique point αn ∈ ]−1, 0[. βn = (1 − αn2n+1)/(1 − αn) avec αn2n+1 < 0 : βn > 0.
4. Pn+1(x) − Pn(x) = x2n+1(1 + x) : Pn+1 > Pn sur ]−∞, −1[ ∪ ]0, +∞[, Pn+1 < Pn sur ]−1, 0[ ; points communs (−1, 1) et (0, 1).
Pour x < 1 : Pn(x) − 1/(1 − x) = −x2n+1/(1 − x) : Pn est au-dessus de l'hyperbole pour x < 0, en dessous sur ]0, 1[ ; seul point commun (0, 1) (tangence : même pente 1). L'hyperbole a l'asymptote x = 1 et tend vers 0 en −∞ ; les Pn tendent vers +∞.
5. (a) φn(αn) = 0 s'écrit αn2n(2n + 1 − 2nαn) = 1, soit αn2n = 1/(2n(1 − αn) + 1). Comme 1 < 1 − αn < 2 :
(4n + 1)−1/(2n) < |αn| < (2n + 1)−1/(2n). Or ln(4n + 1)/(2n) → 0, donc les deux bornes tendent vers 1 : αn → α = −1.
(b) αn ≠ 1, donc Pn′(αn) = φn(αn)/(1 − αn)² = 0. Posons εn = 1 + αn → 0⁺. ln|αn| = ln(1 − εn) ~ −εn, et ln|αn| = −ln(2n(2 − εn) + 1)/(2n) ~ −ln(4n)/(2n) ~ −ln n/(2n). D'où
αn − α = αn + 1 ~ ln n/(2n).
(c) Pn+1′(αn) = Pn′(αn) + (2n + 1)αn2n + (2n + 2)αn2n+1 = αn2n[(2n + 1) + (2n + 2)αn]. Montrons que αn > c = −(2n + 1)/(2n + 2) : φn étant croissante sur ]−∞, 0], il suffit que φn(c) < 0. Or φn(c) = 1 − c2n(2n + 1)²/(n + 1), et par Bernoulli c2n = (1 − 1/(2n+2))2n ≥ 1 − 2n/(2n+2) = 1/(n + 1), donc c2n(2n + 1)²/(n + 1) ≥ ((2n + 1)/(n + 1))² > 1. Ainsi Pn+1′(αn) > 0, ce qui place αn à droite de αn+1 (Pn+1′ < 0 sur ]−∞, αn+1[ et nulle en αn+1) : αn+1 < αn, la suite est décroissante.
(d) βn+1 = min Pn+1 ≤ Pn+1(αn) = βn + αn2n+1(1 + αn) < βn (αn2n+1 < 0 et 1 + αn > 0) : (βn) est strictement décroissante et minorée par 0. Limite : |αn2n+1| ≤ αn2n ≤ 1/(2n + 1) → 0 et 1 − αn → 2, donc βn → 1/2.
6. (a) P1(t) = t² + t + 1 = (t + 1/2)² + 3/4 ≥ 3/4 > 0, donc fu est continue sur ℝ ; fu(t) → 0 en ±∞ (degré 1 sur degré 2). Une fonction continue sur ℝ ayant des limites finies en ±∞ est bornée : N(u) existe (et la borne est atteinte dès que u ≠ 0).
(b) N(u) ≤ 1 ⟺ pour tout t, −(t² + t + 1) ≤ x + ty ≤ t² + t + 1 ⟺ les trinômes t² + (1 − y)t + 1 − x et t² + (1 + y)t + 1 + x sont ≥ 0 sur ℝ ⟺ (1 − y)² ≤ 4(1 − x) et (1 + y)² ≤ 4(1 + x). De plus N(u) = 1 exactement quand l'un des deux trinômes a une racine (borne atteinte), c'est-à-dire quand l'une de ces inégalités est une égalité. Donc :
S = {x = 1 − (1 − y)²/4, −√3 ≤ y ≤ √3} ∪ {x = (1 + y)²/4 − 1, −√3 ≤ y ≤ √3},
réunion de deux arcs de paraboles symétriques par rapport à O, qui se coupent en (√3/2, √3) et (−√3/2, −√3) (résolution de 1 − (1 − y)²/4 = (1 + y)²/4 − 1, soit y² = 3). S est le bord de la boule unité de N, qui est une norme sur ℝ².
(c) Par homogénéité, le plus grand a est a = minu∈S ‖u‖ (distance euclidienne de O à S). Par symétrie, on étudie l'arc x = 1 − s²/4, y = 1 − s, s ∈ [1 − √3, 1 + √3] : ‖u‖² = s⁴/16 + s²/2 − 2s + 2, de dérivée s³/4 + s − 2 et de dérivée seconde 3s²/4 + 1/2 > 0 (fonction convexe). Le minimum est atteint en l'unique racine réelle s0 de s³ + 4s − 8 = 0 (s0 ≈ 1,365, d'après Cardan s0 = ∛(4 + 4√93/9) + ∛(4 − 4√93/9)), et vaut ‖u‖² = s0²/4 − 3s0/2 + 2. Donc
a = √(s0²/4 − 3s0/2 + 2) ≈ 0,647, atteint au point (1 − s0²/4, 1 − s0) ≈ (0,53 ; −0,36) et en son symétrique.
(d) Le plus petit b est b = maxu∈S ‖u‖. La fonction convexe ci-dessus atteint son maximum aux extrémités s = 1 ∓ √3, c'est-à-dire aux points (±√3/2, ±√3), où ‖u‖² = 3/4 + 3 = 15/4. Donc b = √15/2.
💡 La valeur exacte de a fait intervenir une équation du 3e degré : au concours, l'essentiel est de ramener le problème à « distance de O au bord de la boule unité » et d'établir correctement l'équation s³ + 4s − 8 = 0.
Exercice III
A. Intégrale de Gauss
1. (a) φ(x) = x − 1 − ln x, φ′(x) = (x − 1)/x, minimum φ(1) = 0 : ln x ≤ x − 1.
(b) Pour u ∈ [0, n[ : n ln(1 − u/n) ≤ −u, donc (1 − u/n)n ≤ e−u ; pour u = n, 0 ≤ e−n. D'où e−u − (1 − u/n)n ≥ 0.
2. (a) ψ(x) = ex − 1 − x, minimum ψ(0) = 0 : ex ≥ x + 1.
(b) Pour t ∈ [0, 1] : ent ≥ (1 + t)n ≥ 0, et en multipliant par (1 − t)n ≥ 0 : (1 − t)nent ≥ (1 − t²)n.
(c) χ(t) = (1 − t²)n − 1 + nt² : χ(0) = 0, χ′(t) = 2nt[1 − (1 − t²)n−1] ≥ 0 sur [0, 1] : (1 − t²)n ≥ 1 − nt².
(d) Avec t = u/n ∈ [0, 1] : (1 − u/n)neu ≥ 1 − u²/n ; en multipliant par e−u : e−u − (1 − u/n)n ≤ (u²/n)e−u.
3. (a) h′(t) = (4t³ − 2t⁵)e−t² = 2t³(2 − t²)e−t².
| t | 0 | √2 | +∞ | ||
|---|---|---|---|---|---|
| h′ | 0 | + | 0 | − | |
| h | 0 | ↗ | 4/e² | ↘ | 0 |
Donc 0 ≤ h(t) ≤ 4/e² sur ℝ+.
(b) Pour t ∈ [0, √n], u = t² ∈ [0, n] ; par 1.(b) et 2.(d) : 0 ≤ e−t² − (1 − t²/n)n ≤ (t⁴/n)e−t² = h(t)/n ≤ 4/(ne²). En intégrant sur [0, √n] :
0 ≤ Jn ≤ √n · 4/(ne²) = 4/(e²√n) → 0 : Jn → 0.
(c) Convergence : e−t² est continue, positive, et ≤ e−t pour t ≥ 1 : ∫0+∞ e−t² dt converge ; notons-la τ.
Calcul de Kn = ∫0√n (1 − t²/n)n dt : avec t = √n sin θ (θ ∈ [0, π/2]) : Kn = √n ∫0π/2 cos2n+1θ dθ = √n W2n+1, où Wp = ∫0π/2 cospθ dθ (intégrales de Wallis).
Rappels à redémontrer : par parties, pWp = (p − 1)Wp−2 ; donc pWpWp−1 = W1W0 = π/2 ; (Wp) décroît, d'où Wp+1 ≤ Wp ≤ Wp−1 et √(π/(2(p+1))) ≤ Wp ≤ √(π/(2p)). Alors
√n·√(π/(4n + 4)) ≤ Kn ≤ √n·√(π/(4n + 2)), et les deux bornes tendent vers √π/2.
Enfin ∫0√n e−t² dt = Jn + Kn → 0 + √π/2, et le membre de gauche tend vers τ : ∫0+∞ e−t² dt = √π/2.
4. t ↦ e−t² est paire et ∫0+∞ converge, donc ∫−∞0 aussi (t ↦ −t) et ∫−∞+∞ e−t² dt = 2 · √π/2 = √π.
B. Transformée de Fourier de f(t) = e−t²
1. t ↦ e−ixtf(t) est continue et |e−ixtf(t)| = e−t², intégrable sur ℝ (A.4) : elle est intégrable sur ℝ.
2. Soit k(x, t) = e−ixte−t² : ∂k/∂x = −it e−ixte−t², continue en (x, t), et |∂k/∂x| ≤ |t|e−t², intégrable sur ℝ et indépendante de x. Par le théorème de dérivation sous le signe ∫, f̂ est C¹ et f̂′(x) = ∫ℝ −it e−ixte−t² dt.
Comme −it e−t² = (i/2)(e−t²)′, une intégration par parties (le crochet [e−ixte−t²] tend vers 0 en ±∞) donne :
f̂′(x) = (i/2)[0 − ∫ℝ (−ix)e−ixte−t² dt] = (i/2)(ix)f̂(x) = −(x/2)f̂(x).
Donc f̂′ + (x/2)f̂ = 0 : f̂ vérifie (1).
3. Équation linéaire homogène du premier ordre : les solutions sont y = C e−x²/4. Comme f̂(0) = ∫ℝ e−t² dt = √π :
f̂(x) = √π e−x²/4.
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المصدر: مباريات ولوج المدارس والمعاهد العليا
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