نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2010: الكيمياء - شعبة TSI لولوج مدارس المهندسين
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باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2010)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الكيمياء
- الدورة
- 2010
- عدد الصفحات
- 5
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
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Concours National Commun - Session 2010 - Filière TSI
L’énoncé de cette épreuve comporte 5 pages.
e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il
convient en particulier de rappeler avec précision les |références des questions
abordées.
e Si au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur
d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement
les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.
Données
e Potentiels standards à 25°C :
C0:/CK0R | اريك | 60/5014[ ماقملا | نامك
[Eyy |-076 [0,00 [123 [is (017 im [0 |
° Atomistique :
Elément Numéro atomique | Masse molaire atomique (g.mol-!)
Hydrogène
Carbone 0
Azote N
Oxygène O
Soufre
e Données thermodynamiques à 25 °C :
AG° (kJ.mor} | -137,3 -161,9 3944 | 386,0
PK’a1(SO2(aqy/ HSO37) = 1,8.
Produit ionique de l’eau : Ke = 1,0.10-14,
e Masse volumique de l’essence : معلا = 765 kg.m°.
e Masse volumique du méthanol : Uiméthano1 = 790 kg.m3;
e Constante des gaz parfaits : R = 8,31 J.K!.mol-".
e Constante de Nernst à 25 °C : = In(10) =0,06V ٠
e Constante de Faraday : F= 96500 C.mol-!.
e 1 bar=105Pa.
e Tous les gaz rencontrés dans le problème seront considérés comme parfaits.
e 8 gaz, aq : aqueux.
e (On considère que, dans les conditions expérimentales mises en œuvres dans le
problème, les solutions sont diluées et idéales. La concentration de référence C° et
la pression de référence P° sont prises égales respectivement à 1 mol.L-! et 1 bar.
Les sources de pollution telles que les transports et les usines libèrent en quantité
importante des oxydes d’azote, des oxydes de carbone et du dioxyde de soufre. Ces oxydes
se transforment dans l’atmosphère respectivement en acide nitrique 111103, en acide
carbonique CO» et en acide sulfurique H2SO4. Ces acides jouent un rôle important dans le
Epreuve de Chimie 1/5 Tournez la page S.V.P.
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processus d’acidification des eaux de pluies. Les gaz rejetés dans l'atmosphère
augmentent aussi artificiellement l’effet de serre.
Ce problème propose une étude de l’acidification de l’eau de pluie, de quelques effets
des pluies acides et en fin d’une solution alternative pour réduire l’émission de l’oxyde de
carbone.
Le sujet se compose de cinq parties largement indépendantes.
1. Généralités sur quelques polluants atmosphériques
1.1. Donner les configurations électroniques d’un atome de carbone, d’un atome d’azote,
d’un atome d’oxygène et d’un atome de soufre pris dans leur état fondamental. Préciser
le nombre d’électrons de valence pour chacun de ces atomes.
1.2. Déterminer structure de Lewis et géométrie des molécules NO, 1102, CO, CO», SO»
et 150+
1.3.1. La molécule و50 est-elle dipolaire ? Justifier.
1.3.2. Expliquer pourquoi le dioxyde de soufre est très soluble dans l’eau.
1.4. Déterminer le nombre d’oxydation de l'azote N dans chacune des molécules
suivantes : NO, NO», HNO3 et NOz-.
1.5. Déterminer le nombre d’oxydation du soufre 5 dans chacune des molécules
suivantes : SO2, HSOz-, SO37, 112504 et 504
2. Emission des gaz polluants
On s’intéresse dans cette partie à la réaction de combustion d’une essence sans
plomb. Celle-ci est constituée d’un mélange d'hydrocarbures isomères de formule brute
CsH 18-
2.1. Ecrire l’équation-bilan de la combustion complète dans le dioxygène de l’essence de
formule CsH1s.
2.2. Un véhicule se déplace sur une autoroute à la vitesse constante de 100 km/h. Sa
consommation est de 10 L d’essence pour 100 km.
2.2.1. Calculer la quantité de matière en mole de carburant consommée pour un parcours
de 1 km.
2.2.2. Calculer la quantité de matière en mole de dioxyde de carbone rejetée pour un
parcours de 1 km. En déduire la masse de CO» correspondante.
2.2.3. Le véhicule considéré parcourt 20000 km par an. Calculer la masse de dioxyde de
carbone rejetée dans l’atmosphère par an. Commenter ce résultat.
2.3. Lorsqu'on analyse les gaz d'échappement d'un véhicule, on trouve aussi des traces
de CO, d'hydrocarbures et d’oxydes d’azote NO,. Expliquer la provenance de ces
composés.
3. Acidité de l’eau de pluie
3.1. L'eau de pluie, loin des zones polluées, est-elle acide, neutre ou basique ? Justifier.
3.2. Dissolution du dioxyde de carbone
Le dioxyde de carbone présent dans l’air se dissout dans l’eau et donne lieu à des
équilibres acido-basiques. On assiste ainsi aux trois réactions suivantes :
Epreuve de Chimie 2/5 Tournez la page S.V.P.
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(1) ,و0026 + د00 K
(2) COzjaq + 211:0 + HCOz3 + 11:0“ PKa1 = 6,4
(3) و1100 + 11.0 + CO37 + H30* PpKa = 10,3
3.2.1. Calculer l’enthalpie libre تابد de la réaction (1) à 25 °C. En déduire la valeur
numérique de la constante d’équilibre K.
Dans la suite de cette partie, on prendra K = 3,4. 102
3.2.2. Dans l’atmosphère, la pression partielle en CO, est supposée constante et vaut
P(COz() = 3.104 bar.
3.2.2.1. Montrer que la concentration en و00 dans une solution d’eau distillée restée en
contact avec l’atmosphère à 25 °C est constante et calculer sa valeur.
3.2.2.2. Rappeler la définition d’un acide et d’une base selon Brônsted.
3.2.2.3. L’acide carbonique ومو Est un diacide. Représenter le diagramme de
prédominance des trois espèces carbonatées en solution en fonction du pH.
3.2.2.4. Calculer le pH de la solution aqueuse de la question 3.2.2.1. Sous quelle forme
est le CO» dissous ?
3.2.2.5. Calculer à 25 °C le volume de dioxyde de carbone gazeux qui a été dissous par
litre de cette solution.
3.2.3. Calculer le pH d’une eau de pluie sachant que la concentration de dioxyde de
carbone dissous est constante et vaut 7,0.10-5 mol.L-!. Retrouve-t-on le résultat de
la question 3.1 ?
3.2.4.Proposer un protocole expérimental pour déterminer la quantité du dioxyde de
carbone dissous dans un litre l’eau de pluie. On expliquera le protocole et on
donnera le schéma du montage expérimental.
3.3. Effet de la pollution sur l’acidité de l’eau de pluie
3.3.1. On s’intéresse, dans cette question, à la dissolution en solution aqueuse du dioxyde
de soufre gazeux.
1 0م80 ح SOL
Dans l’atmosphère, la pression partielle P(SO2()) en SO2 est supposée constante.
3.3.1.1. Le dioxyde de soufre dissous en solution aqueuse se comporte comme un
diacide et met ainsi en jeu deux réactions chimiques. Ecrire les équations-bilans
de ces deux réactions en solution aqueuse.
3.3.1.2. Exprimer les concentrations des espèces SOz(aq, و1150 et SO42- en fonction de
P(SO2/g), de la concentration h = [H:O+] et des constantes d’équilibre
nécessaires.
3.3.1.3. Définir la solubilité s(SO2) du dioxyde de soufre dans la solution aqueuse et
donner l’expression de s(SO») en fonction de h.
3.3.1.4. Comment varie la solubilité s(SO2) en fonction du pH ?
3.3.2. Après la dissolution du dioxyde de soufre dans les gouttes d’eau de l’atmosphère,
l’eau oxygénée H202, également dissous dans l’eau des nuages, réagit sur SO2(aq Et
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provoque la formation de l’acide sulfurique H2SO4. Cet acide, en plus de CO» et de
l’acide nitrique, est à l’origine de l’acidification des pluies.
3.3.2.1. Ecrire et justifier l’_équation-bilan de la réaction d’oxydation du dioxyde de
soufre par l’eau oxygénée.
3.3.2.2. Cette réaction a-t-elle une influence sur le pH de l’eau de pluie ? Justifier.
3.3.3. L’analyse d’une eau de pluie a montré que [H:SO4] = 3.105 mol.L*,
[HNO3] = 2.10-5 1201.171, [HCI]] = 1.10-5 mol.L=! et [COa] = 7,0.10-5 1201.171
Calculer le pH de cette eau. Conclure.
11110 et 1101 sont des acides forts et H2,SO4 sera considéré comme un acide fort pour
ses deux acidités.
3.3.4. Pour déterminer la quantité de SO2 dans un effluent gazeux, on dissout n(SO2) mol
de dioxyde de soufre gazeux dans 100 mL d’une solution (S) de permanganate de
potassium de concentration C = 10-2 1001.171. On observe la décoloration de la
solution (S). L’équation-bilan de la réaction, supposée totale, qui se produit s’écrit :
5 ومد50 + 2 MnO4 + 211:0 — 5 SO42- + 2 Mn + 411+
3.3.4.1. Justifier que cette réaction est quantitative.
3.3.4.2. Quelle est la couleur d’une solution aqueuse de permanganate de potassium 7
3.3.4.3. Expliquer pourquoi il y a décoloration de la solution (S).
3.3.4.4. Déterminer la valeur de واد correspondant aux proportions
stœchiométriques de l’équation-bilan précédente.
4. Effet des pluies acides : corrosion des gouttières en zinc
Les pluies s’écoulant des toits sont recueillies par des gouttières métalliques
constituées de zinc. En milieu industriel, les pluies peuvent être très acides et
attaquent le zinc.
4.1. Expliquer pourquoi le zinc est attaqué par les pluies acides. Déterminer, dans ce
type de corrosion, les couples oxydant/réducteur en présence. Ecrire les demi-
équations électrochimiques de ces couples.
4.2. En déduire l’équation-bilan de la réaction qui a lieu.
4.3. Calculer la constante d’équilibre de cette réaction. Commenter.
4.4. L’oxydation du zinc par les pluies acides est extrêmement lente. Expliquer pourquoi.
5. La pile à combustible : une source d’énergie propre
5.1. Principe de la pile
Une pile à combustible méthanol - dioxygène est une source d’énergie électrique
alimentée constamment en réactifs : méthanol 011:01 liquide et dioxygène و0 gazeux. Elle
est constituée de deux électrodes recouvertes de platine et séparées par un électrolyte.
Les couples intervenant dans la pile méthanol-dioxygène sont COz/g,/ CH30H{; et 02/1120
5.1.1. Ecrire la demi-équation électrochimique qui a lieu, lorsque la pile à combustible
débite, à chacune des deux électrodes. Justifier votre réponse et indiquer l’anode et
la cathode.
5.1.2. Ecrire le potentiel de Nernst pour chacun des deux couples mis en jeu.
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5.1.3. Ecrire l’équation-bilan de la réaction mise en œuvre lors du fonctionnement de
cette pile. Calculer sa constante d’équilibre. Commenter.
5.1.4. Quel est le rôle du platine déposé sur les électrodes ?
5.1.5. Quel est le rôle de l’électrolyte ?
5.1.6. Proposer un schéma de principe de la pile électrochimique et préciser la nature des
pôles de la pile et le sens de circulation du courant électrique.
5.1.7.la pile méthanol-dioxygène, dont le rendement est supposé égale à 80 %, peut
débiter un courant d’intensité 10 A. Calculer la quantité d’électricité formée à partir
de 1 L de méthanol. En déduire la durée de fonctionnement de cette pile. Conclure
et indiquer l’impact de la pile méthanol-dioxygène sur l’environnement.
5.2. Production du méthanol
La pile à combustible méthanol — dioxygène est alimentée constamment en
méthanol. Ce dernier est obtenu industriellement à partir d’un mélange d’oxyde de
carbone et de dihydrogène :
Haig — CH30H{g) 2 + ومن
5.2.1. Calculer l’enthalpie A-H°, l’enthalpie libre AG° et l’entropie A,S° de la réaction à
25 °C. Commenter le signe de A,S°.
5.2.2. Quelle est l’influence d’une augmentation de température sur l’équilibre étudié à
pression et composition constantes ? Justifier succinctement votre réponse. En
pratique, la synthèse du méthanol est réalisée à 250 °C. Expliquer pourquoi.
5.2.3. Quelle est l'influence d’une augmentation de pression sur l’équilibre étudié à
température et composition constantes ? Justifier succinctement votre réponse.
5.2.4. On suppose que l’approximation d’Ellingham est vérifiée. Calculer l’enthalpie libre
standard de cette réaction à 250 °C.
5.2.5. Calculer la valeur de la constante d’équilibre K” de la réaction à la température
250 °C.
5.2.6. Dans un réacteur, on mélange le monoxyde de carbone et le dihydrogène dans les
proportions stœchiométriques à la température 250 °C. Sous quelle pression
faudrait-il travailler pour avoir un rendement de 60 % ?
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✅ التصحيح المقترح
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Ce sujet est l'épreuve de Chimie du Concours National Commun (CNC) d'admission aux Grandes Écoles d'Ingénieurs, filière TSI, session 2010 (énoncé de 5 pages ; la page de garde avec la durée n'est pas incluse dans le scan). C'est un problème en cinq parties largement indépendantes sur les pluies acides : structure des polluants (C, N, O, S), combustion d'une essence, acidité de l'eau de pluie (CO2, SO2), corrosion du zinc et pile à combustible méthanol-dioxygène avec synthèse du méthanol. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : le sujet est long mais très « cours » : Lewis/VSEPR, nombres d'oxydation, stœchiométrie, pH d'un acide faible, constantes d'équilibre rédox (log K = nΔE°/0,06) et Ellingham. Traitez vite les parties 1, 2 et 4, gardez du temps pour les calculs de pH (3) et pour la pile (5). Écrivez toujours la relation littérale avant l'application numérique.
1. Généralités sur quelques polluants atmosphériques
1.1. Configurations électroniques
- C (Z = 6) : 1s2 2s2 2p2 → 4 électrons de valence
- N (Z = 7) : 1s2 2s2 2p3 → 5 électrons de valence
- O (Z = 8) : 1s2 2s2 2p4 → 6 électrons de valence
- S (Z = 16) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p4 → 6 électrons de valence
1.2. Lewis et géométrie
- NO (11 électrons, radical) : N=O, un électron célibataire sur N, un doublet sur N, deux sur O ; molécule diatomique donc linéaire.
- NO2 (17 électrons, radical) : O=N–O (mésomérie), électron célibataire sur N ; AX2E (E = électron célibataire) → coudée (angle ≈ 134°).
- CO (10 électrons) : C≡O avec un doublet sur chaque atome, charges formelles C−/O+ ; linéaire.
- CO2 (16 électrons) : O=C=O, AX2 → linéaire (180°).
- SO2 (18 électrons) : O=S=O avec un doublet non liant sur S (ou O=S+–O− en octet strict) ; AX2E → coudée (≈ 119°).
- H2SO4 : S central lié à deux O (S=O) et à deux groupes OH, pas de doublet sur S ; AX4 → tétraédrique autour de S.
1.3.1. SO2 dipolaire ?
Oui : les liaisons S–O sont polarisées (O plus électronégatif que S) et la molécule est coudée, donc les deux moments dipolaires de liaison ne se compensent pas : moment dipolaire résultant non nul, dirigé selon la bissectrice.
1.3.2. Solubilité de SO2 dans l'eau
SO2 est polaire comme l'eau (interactions dipôle-dipôle, liaisons hydrogène avec les O de SO2) et il réagit avec l'eau (acide : SO2 + 2H2O → HSO3− + H3O+), ce qui déplace l'équilibre de dissolution.
1.4. Nombres d'oxydation de N
NO : +II ; NO2 : +IV ; HNO3 : +V ; NO3− : +V (O à −II, H à +I).
1.5. Nombres d'oxydation de S
SO2, HSO3−, SO32− : +IV ; H2SO4, SO42− : +VI.
2. Émission des gaz polluants
2.1. Combustion complète
C8H18 + 25/2 O2 → 8 CO2 + 9 H2O (soit 2 C8H18 + 25 O2 → 16 CO2 + 18 H2O).
2.2.1. Carburant pour 1 km
V = 10 L/100 km → 0,10 L = 1,0.10−4 m3 ; m = 765 × 10−4 = 76,5 g ; M(C8H18) = 8 × 12,0 + 18 × 1,0 = 114 g.mol−1 → n ≈ 0,67 mol.
2.2.2. CO2 pour 1 km
n(CO2) = 8n = 5,4 mol ; M(CO2) = 44 g.mol−1 → m ≈ 236 g par km.
2.2.3. Par an
20 000 × 236 g ≈ 4,7.106 g ≈ 4,7 tonnes de CO2 par an. Commentaire : pour un seul véhicule c'est une masse considérable (plus de 3 fois la masse de la voiture) ; multipliée par le parc automobile, elle contribue fortement à l'augmentation de l'effet de serre.
2.3. Origine de CO, hydrocarbures et NOx
- CO et hydrocarbures imbrûlés : combustion incomplète (défaut local de O2, mélange imparfait, parois froides, temps de séjour trop court).
- NOx : à la haute température de la chambre de combustion, le diazote et le dioxygène de l'air réagissent : N2 + O2 → 2 NO, puis 2 NO + O2 → 2 NO2.
3. Acidité de l'eau de pluie
3.1. Eau de pluie non polluée
Elle est légèrement acide : elle dissout le CO2 atmosphérique, qui est un acide faible (pH ≈ 5,6 à 5,7, voir 3.2.2.4).
3.2.1. ΔrG° et K de la réaction (1)
ΔrG° = ΔfG°(CO2(aq)) − ΔfG°(CO2(g)) = −386,0 + 394,4 = +8,4 kJ.mol−1 ; K = exp(−8400/(8,31 × 298)) = e−3,39 → K ≈ 3,4.10−2 (valeur imposée ensuite).
3.2.2.1. [CO2(aq)] constante
À l'équilibre, K = ([CO2(aq)]/C°)/(P(CO2)/P°) → [CO2(aq)] = K·P(CO2)/P° · C°. P(CO2) étant constante, [CO2(aq)] l'est aussi : [CO2(aq)] = 3,4.10−2 × 3.10−4 ≈ 1,0.10−5 mol.L−1.
3.2.2.2. Brønsted
Un acide est une espèce capable de céder un proton H+ ; une base est une espèce capable de capter un proton.
3.2.2.3. Diagramme de prédominance
CO2(aq) | pH 6,4 | HCO3− | pH 10,3 | CO32−
3.2.2.4. pH de la solution
Acide faible de concentration fixée c = 1,02.10−5 mol.L−1, réaction (2) prépondérante, on néglige (3) et l'autoprotolyse : h = [HCO3−] et h2 = Ka1c = 10−6,4 × 1,02.10−5 ≈ 4,1.10−12 → h ≈ 2,0.10−6 mol.L−1 → pH ≈ 5,7. Vérifications : [OH−] = 5.10−9 ≪ h ; pH < 6,4 − 1 → CO32− négligeable. Le CO2 dissous est majoritairement sous forme CO2(aq) (1,0.10−5), avec environ 2,0.10−6 mol.L−1 de HCO3−.
3.2.2.5. Volume de CO2 dissous par litre
Quantité dissoute : n = [CO2(aq)] + [HCO3−] ≈ 1,2.10−5 mol par litre. Volume de gaz correspondant à 25 °C sous P° = 1 bar : V = nRT/P° = 1,2.10−5 × 8,31 × 298/105 ≈ 3,0.10−7 m3, soit V ≈ 0,30 mL par litre (≈ 0,25 mL si l'on ne compte que CO2(aq)). Précisez sur la copie la pression choisie pour exprimer ce volume.
3.2.3. Eau de pluie avec [CO2] = 7,0.10−5 mol.L−1
h = √(Ka1c) = √(3,98.10−7 × 7,0.10−5) ≈ 5,3.10−6 mol.L−1 → pH ≈ 5,3. On retrouve bien une eau de pluie acide, conformément à 3.1.
3.2.4. Protocole de dosage du CO2 dissous
Dosage acido-basique par une base forte : on prélève un volume connu d'eau de pluie (par exemple 100 mL, résultat ramené à 1 L), on dose par une solution de soude diluée et fraîchement préparée (cb ≈ 10−3 mol.L−1) selon CO2(aq) + OH− → HCO3−. Suivi pH-métrique (ou virage de la phénolphtaléine, équivalence vers pH ≈ 8,3). À l'équivalence : n(CO2) = cbvE. Montage : burette graduée, bécher fermé autant que possible (éviter les échanges de CO2 avec l'air), agitateur magnétique, pH-mètre avec électrode de verre et électrode de référence (ou électrode combinée), étalonné avec des tampons.
3.3.1.1. SO2, diacide
- SO2(aq) + 2 H2O ⇌ HSO3− + H3O+ (pK'a1 = 1,8)
- HSO3− + H2O ⇌ SO32− + H3O+ (pK'a2 = 7,2)
3.3.1.2. Concentrations
(C° = 1 mol.L−1, P° = 1 bar sous-entendus) [SO2(aq)] = K'·P(SO2) ; [HSO3−] = K'K'a1P(SO2)/h ; [SO32−] = K'K'a1K'a2P(SO2)/h2.
3.3.1.3. Solubilité
s(SO2) = quantité totale de soufre(IV) dissous par litre = [SO2(aq)] + [HSO3−] + [SO32−], soit s = K'P(SO2)·(1 + K'a1/h + K'a1K'a2/h2).
3.3.1.4. Variation avec le pH
s est une fonction décroissante de h, donc croissante du pH : s ≈ K'P constante pour pH < 1,8 ; log s croît d'une unité par unité de pH entre 1,8 et 7,2, puis de deux unités par unité de pH au-delà de 7,2. Une eau déjà acide dissout moins de SO2.
3.3.2.1. Oxydation de SO2 par H2O2
Demi-équations : H2O2 + 2H+ + 2e− = 2H2O (E° = 1,77 V) ; SO42− + 4H+ + 2e− = SO2(aq) + 2H2O (E° = 0,17 V). Bilan : SO2(aq) + H2O2 → SO42− + 2 H+ (soit H2SO4). Justification : E°(H2O2/H2O) ≫ E°(SO42−/SO2), log K = 2 × (1,77 − 0,17)/0,06 ≈ 53 : réaction totale.
3.3.2.2. Influence sur le pH
Oui, le pH diminue : on remplace un acide faible (SO2(aq), pKa 1,8 puis 7,2) par un acide fort (H2SO4) qui libère 2 H+ par molécule ; de plus SO2(aq) consommé est remplacé par une nouvelle dissolution de SO2 gazeux.
3.3.3. pH de l'eau de pluie polluée
Acides forts : h = 2 × 3.10−5 + 2.10−5 + 1.10−5 = 9.10−5 mol.L−1. Contribution de CO2 : [HCO3−] = Ka1[CO2]/h ≈ 3.10−7 mol.L−1, négligeable. pH ≈ 4,0 (4,05). Conclusion : c'est une pluie acide (pH nettement inférieur à 5,6), dont l'acidité provient des acides forts issus de la pollution et non du CO2.
3.3.4.1. Réaction quantitative
10 électrons échangés : log K = 10 × (1,51 − 0,17)/0,06 ≈ 223 → K ≈ 10223, réaction totale.
3.3.4.2. Couleur
Solution de permanganate de potassium : violette (ion MnO4−).
3.3.4.3. Décoloration
MnO4− (violet) est réduit en Mn2+ (pratiquement incolore en solution diluée) ; quand tout le permanganate a été consommé par SO2, la solution se décolore.
3.3.4.4. Proportions stœchiométriques
n(MnO4−) = 0,100 × 10−2 = 1,0.10−3 mol ; n(SO2)/5 = n(MnO4−)/2 → n(SO2) = 2,5.10−3 mol.
4. Corrosion des gouttières en zinc
4.1. Couples en présence
E°(Zn2+/Zn) = −0,76 V < E°(H+/H2) = 0,00 V : le zinc est un réducteur plus fort que H2, il est oxydé par les ions H3O+ des pluies acides. Couples et demi-équations : Zn2+/Zn : Zn = Zn2+ + 2e− ; H+/H2 : 2H+ + 2e− = H2(g). (En eau aérée, O2/H2O peut aussi intervenir : O2 + 4H+ + 4e− = 2H2O.)
4.2. Bilan
Zn(s) + 2 H+ → Zn2+ + H2(g)
4.3. Constante d'équilibre
log K = 2 × (0,00 − (−0,76))/0,06 ≈ 25,3 → K ≈ 2.1025 : réaction thermodynamiquement totale, le zinc est attaqué.
4.4. Lenteur de l'oxydation
Blocage cinétique : la réduction de H+ sur le zinc présente une forte surtension (système lent), la concentration en H+ de la pluie reste faible (≈ 10−4 mol.L−1) et une couche protectrice (oxyde/hydroxycarbonate de zinc) se forme en surface et passive le métal.
5. La pile à combustible méthanol-dioxygène
5.1.1. Demi-équations, anode et cathode
E°(O2/H2O) = 1,23 V > E°(CO2/CH3OH) = 0,02 V : O2 est l'oxydant, CH3OH le réducteur.
- Anode (oxydation, pôle −) : CH3OH + H2O → CO2 + 6H+ + 6e− (C passe de −II à +IV)
- Cathode (réduction, pôle +) : O2 + 4H+ + 4e− → 2H2O
5.1.2. Potentiels de Nernst
E1 = 0,02 + (0,06/6)·log[(PCO2/P°)·h6] (CH3OH liquide pur et eau d'activité 1) ; E2 = 1,23 + (0,06/4)·log[(PO2/P°)·h4] (h en mol.L−1 rapporté à C°).
5.1.3. Bilan et constante
2 CH3OH + 3 O2 → 2 CO2 + 4 H2O (12 électrons) ; log K = 12 × (1,23 − 0,02)/0,06 ≈ 242 → K ≈ 10242 : réaction totale, forte tendance spontanée, mais lente sans catalyseur.
5.1.4. Rôle du platine
Catalyseur des réactions électrochimiques (oxydation du méthanol, réduction de O2, cinétiquement lentes) ; c'est aussi un conducteur électronique inerte.
5.1.5. Rôle de l'électrolyte
Assurer la conduction ionique entre les électrodes (migration des ions H+ de l'anode vers la cathode) et fermer le circuit, tout en séparant les réactifs pour que les électrons passent par le circuit extérieur.
5.1.6. Schéma de principe (décrit)
À gauche, l'anode (pôle −) alimentée en méthanol + eau, qui rejette CO2 ; au centre, l'électrolyte (membrane acide conductrice de protons) ; à droite, la cathode (pôle +) alimentée en O2 (air), qui rejette de l'eau. Dans le circuit extérieur (résistance de charge), les électrons vont de l'anode vers la cathode et le courant va de la cathode (+) vers l'anode (−) ; dans l'électrolyte, les H+ migrent de l'anode vers la cathode.
5.1.7. Quantité d'électricité et durée
- n(CH3OH) = 790 g/32,0 g.mol−1 ≈ 24,7 mol ; n(e−) = 6 × 24,7 ≈ 148 mol.
- Qthéorique = 148 × 96 500 ≈ 1,43.107 C ; avec un rendement de 80 % : Q ≈ 1,14.107 C.
- Δt = Q/I = 1,14.107/10 ≈ 1,14.106 s ≈ 318 h ≈ 13 jours.
Conclusion : autonomie importante pour 1 L de combustible. Impact : pas de NOx, SO2, CO ni imbrûlés, fonctionnement silencieux ; la pile rejette toutefois du CO2 (gaz à effet de serre) et le méthanol est toxique ; le bilan carbone dépend de l'origine du méthanol.
5.2.1. ΔrH°, ΔrG°, ΔrS° à 25 °C
- ΔrH° = −201,2 − (−110,5) = −90,7 kJ.mol−1
- ΔrG° = −161,9 − (−137,3) = −24,6 kJ.mol−1
- ΔrS° = (ΔrH° − ΔrG°)/T = −66 100/298 ≈ −222 J.K−1.mol−1 : négatif car le nombre de moles de gaz diminue (3 → 1), le système s'ordonne.
5.2.2. Influence de la température
Réaction exothermique : d(ln K)/dT = ΔrH°/(RT2) < 0, une élévation de T déplace l'équilibre dans le sens indirect (défavorable). On opère pourtant à 250 °C pour des raisons cinétiques (vitesse suffisante avec le catalyseur) : compromis entre vitesse et rendement.
5.2.3. Influence de la pression
Δνgaz = 1 − 3 = −2 < 0 : une augmentation de pression déplace l'équilibre dans le sens direct (formation de CH3OH).
5.2.4. ΔrG° à 250 °C
T = 523 K : ΔrG° = −90 700 + 523 × 221,8 ≈ +25,3 kJ.mol−1.
5.2.5. K'' à 250 °C
K'' = exp(−25 300/(8,31 × 523)) = e−5,82 ≈ 3,0.10−3.
5.2.6. Pression pour un rendement de 60 %
Départ : 1 mol CO + 2 mol H2 ; à 60 % : CO 0,4 ; H2 0,8 ; CH3OH 0,6 ; ntot = 1,8 mol. Fractions : x(CO) = 0,222 ; x(H2) = 0,444 ; x(CH3OH) = 0,333.
K'' = x(CH3OH)/[x(CO)·x(H2)2] · (P°/P)2 = 7,59·(P°/P)2 → (P/P°)2 = 7,59/3,0.10−3 ≈ 2,6.103 → P ≈ 51 bar (ordre de grandeur des procédés industriels, 50 à 100 bar).
💡 À réviser pour la chimie CNC TSI : Lewis/VSEPR des petites molécules (y compris radicaux NO, NO2), nombres d'oxydation, bilans de matière avec masse volumique, pH d'un acide faible à concentration imposée par un équilibre gaz-solution (loi de Henry), solubilité d'un gaz acide en fonction du pH, constantes rédox log K = n(E°ox − E°red)/0,06, piles (anode = oxydation = pôle −), charge Q = nFz et durée Δt = Q/I, approximation d'Ellingham et déplacements d'équilibre (T, P). Vérifiez toujours les hypothèses de calcul de pH.
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المصدر: مباريات ولوج المدارس والمعاهد العليا
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