نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2005: الفيزياء 2 - شعبة MP لولوج مدارس المهندسين
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باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2005)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الفيزياء 2
- الدورة
- 2005
- عدد الصفحات
- 7
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)
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ROYAUME DU MAROC
Ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique
Présidence du Concours National Commun 2005
École Hassania des Travaux Publics
EHTP
Concours National Commun
d’Admission aux
Grandes Écoles d’Ingénieurs ou Assimilées
Session 2005
ÉPREUVE DE PHYSIQUE II
Durée 4heures
Concours MP
Cette épreuve comporte 7 pages au format AA en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est autorisé
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Concours National Commun - Session 2005 - Filière MP
L'énoncé de cette épreuve comporte 6 pages.
L'usage de la calculatrice est autorisé.
On veillera à une présentation claire et soignée des copies. Il convient en particulier de rappeler avec
précision les des questions abordées.
Méthode photothermique de mesure d’une température
Le problème traite de la mesure de la température d'un corps. Dans certaines situations, la
mesure d'une température à l'aide d’un thermomètre de contact est impossible (températures
élevées, objets éloignés, …). On peut alors mettre en œuvre des méthodes optiques comme le
pyromètre optique ou la méthode photothermique que nous étudions dans ce problème.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa
copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre,
La méthode photothermique de mesure de la température Ty d’un corps solide opaque consiste
à perturber localement le champ des températures T(,t) de ce corps par un apport d'énergie
lumineuse variable ()مرم = Pa, F{t). Cette énergie lumineuse est fournie par un faisceau laser
cylindrique monochromatique de longueur d'onde Xp dans le vide et de section transversale AS.
La variation temporelle F(t) est obtenue à l’aide d’un hacheur optique.
Le champ des températures perturbé peut s’écrire en présence du flux laser modulé sous la
forme :
avec ÂT ‹ 76 5
En présence du faisceau laser, le corps émet localement un rayonnement thermique dé tempéra-
ture T(7,t) qui est analysé par un détecteur photométrique.
On considère le dispositif expérimental dont le schéma de principe est représenté figure 1.
L'échantillon (2) dont on veut mesurer la température Ty est un solide opaque, cylindrique de section
circulaire AS et d'épaisseur e = 1 cm. La paroi latérale de l’échantillon est supposée parfaitement
calorifugée par un corps athermane. La face supérieure (FS) de l'échantillon est à l’air libre de
température T4
L'air ainsi que tous les milieux traversés par les divers flux lumineux sont supposés parfaitement
transparents. Tous les instruments de mesure sont supposés à la température constante T,. On
appelle h, supposé constant, le coefficient de transmission thermique de surface entre (FS) et l’air
immobile à grande distance de (FS). La face inférieure (FI) de l'échantillon est en contact thermique
parfait avec un thermostat de température constante Ty.
Du fait de l'éclairage ambiant, le solide est soumis en permanence à un flux surfacique lumineux
parasite noté ووم qui apporte au corps une très faible énergie thermique.
Les propriétés radiatives de (X) sont modélisées par celles du corps noir.
On note c la chaleur spécifique du solide, À sa conductivité thermique et p sa masse volumique.
Ces grandeurs seront supposées constantes.
1** partie
Modélisation et mise en équation
1.1. Étude de l’équilibre thermique initial
On considère tout d'abord la situation initiale où le solide n’est pas éclairé par le faisceau laser.
Dans ces conditions le corps est en équilibre thermique à la température Ty constante.
Épreuve de Physique II 1/6 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2005 - Filière MP
disque opaque percé ÿ
i ath
5 7 Paroi athermane
faisceau laser modulé
ا ان اد عد اد — سد لادان سات هات
- 1 _ ل ل ل ل سيد 1 ل
filtre optique
Figure 1: Schéma de principe du dispositif expérimental. L'origine de l'axe Oz est choisi sur la face
1.1.1. Corps noir
1.1.1.1. Rappeler la définition du corps noir.
1.1.1.2. Donner l'expression du flux hémisphérique surfacique total ألم émis par le corps
noir de température thermodynamique T. Comment appelle-t-on cette loi ?
1.1.1.3. Quelles sont les conditions d'application de cette loi ?
1.1.2. Équitibre thermique
1.1.2.1. Rappeler l'expression de l'énergie interne massique u d’un solide idéal en fonction
de la chaleur spécifique c constante, de la température thermodynamique T et d’une éventuelle
constante uo.
11.22. La température initiale 76 du solide étant supposée uniforme, montrer à l’aide d’un
bilan d'énergie détaillé que Ty vérifie l'équation (1) :
avec o la constante de STEFAN.
1.1.2.3. Déduire de la faible valeur de يوم que la température Ty du corps est très légèrement
supérieure à la température ambiante T4
1.1.2.4. Linéarisation : En utilisant le résultat de la question précédente, montrer que l'on peut
linéariser l'équation (1) sous la forme :
Épreuve de Physique II 2/6
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Concours National Commun - Session 2005 - Filière MP
1.2. Ordres de grandeurs
1.2.1. Bilan d'énergie en régime variable
On considère le solide (P) de la figure 1. On suppose que sa température est variable et peut
s’écrire sous la forme T = T(7,t), du fait d’un apport d'énergie thermique surfacique variable, à
l'interface entre (FS) et l'air libre, en x = 0.
1.2.1.1. En examinant les symétries et les conditions aux limites radiales du problème, mon-
trer que le champ des températures T(7, t) ne peut dépendre que du temps t et d’une seule variable
spatiale que l’on précisera.
1.2.1.2. Établir à partir d’un bilan détaillé d'énergie que l'équation vérifiée par la température
T au sein de l'échantillon est donnée par :
ôT @T
D 7 522 0
avec a la diffusivité thermique du solide, dont on donnera d’une part l'expression en fonction de رم À
et c et d'autre part l'unité dans le système international SI.
1.2.1.3... On note ôt la durée de l'expérience pendant laquelle on impose l'apport d'énergie
thermique à l'interface entre (FS) et l'air libre. En écrivant à partir de (3) une équation aux dimen-
sions, donner en fonction de a et ôt, l'expression de la longueur La de pénétration de l'énergie
thermique par diffusion dans le solide.
1.2.1.4. On donne a = 10-951 et ôt = 0, 1 s. En déduire la valeur numérique de la longueur
de pénétration L, de l'énergie thermique dans l'échantillon.
1.2.1.5. En comparant la valeur numérique de ونا à l'épaisseur e = 1cm de l'échantillon,
montrer que l’on a T(x › Lg,t) = Ty à chaque instant t de l'expérience.
1.2.2. Effet d'un flux lumineux incident variable
“ On suppose maintenant que l'apport d'énergie thermique au niveau de la face supérieure (FS)
de l'échantillon est due au faisceau laser cylindrique qui illumine exactement la face (FS).
Le faisceau laser est modulé dans le temps à l’aide d’un hacheur optique constitué d’un disque
opaque percé de plusieurs orifices circulaires transparents de même section que le faisceau laser. Ce
disque mis en rotation uniforme à vitesse angulaire constante intercepte périodiquement le faisceau
(figure 1).
L'expression de la densité surfacique de puissance lumineuse transportée par le faisceau laser
modulé est donnée par :
On suppose que l'intensité lumineuse du faisceau laser est uniforme sur sa section.
Seule la contribution variable du flux étant détectée ultérieurement, on se limite à la pulsation
fondamentale en écrivant la fonction modulante F(t) sous la forme :
F(t) = coswot (8)
1.2.2.1. La puissance lumineuse du laser utilisé dans cette expérience est P = 2W pour un
rayon du faisceau laser qui vaut 7 = 5mm. En déduire l'expression et la valeur numérique de .كم
Commenter cette valeur.
1.2.2.2. Représenter graphiquement l'allure de (p°(t) en fonction du temps t.
Lors de son interaction avec l'échantillon (Z), la lumière du laser est absorbée par l'échantillon selon
Épreuve de Physique II 3/6 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2005 - Filière MP
une loi exponentielle. La densité surfacique de puissance lumineuse absorbée par la matière est alors
donnée par :
avec ثم et Lg des constantes positives. On donne La = 10-7 .ص
1.2.2.3. Quel est le sens physique de la constante La, ?
1.2.2.4. Comparer L,, à l'épaisseur e de l'échantillon )2(. En déduire une représentation
graphique pertinente de la densité surfacique de puissance lumineuse pa, (x,t) absorbée par (£)
1.2.2.5. Déduire des questions précédentes que l'équation (3) est encore valable lorsque
l'échantillon (Z) est illuminé par le faisceau laser modulé.
1.3. Résolution et conditions aux limites
On cherche à résoudre l'équation (3) qui donne le champ des températures T (x, t) au sein de (£)
lorsque le solide est éclairé par le faisceau laser modulé. Le faible flux parasite (ppa, la température
ambiante Tz et la température Ty du thermostat sont supposés avoir les mêmes valeurs que dans la
situation statique de la question 1.1.
On pose la température absolue complexe T(x, t) sous la forme :
T(x,t) = 0(x) exp iwot + To (7)
avec (x) une fonction a priori complexe de la position x uniquement, i? = —1etT(2,t) = R(T(s,1)]
où R désigne la partie réelle. On rappelle que Vi = ليا et que exp —iF = جل )1 — i).
1.3.1. Équation différentielle
1.3.1.1. Déduire des relations (3) et (7) l'équation différentielle vérifiée par la fonction (x).
1.3.1.2. En déduire que la fonction (x) est de la forme
8(x) = Aexpaz + Bexp az
avec À et B deux constantes a priori complexes, dont on ne demande pas l'expression ici et œ une
constante complexe que l'on exprimera en fonction de وس et de a.
1.3.2. Conditions aux limites
1.3.2.1. En remarquant que la température T(x › Lg,t) de l'échantillon est finie, simplifier
l'expression de (x).
1.3.2.2. Linéarisation : L'écart entre la température absolue T'(x, t) et la température ambiante
Ta étant faible, montrer que la partie pŸ = o[T*(0,t) — T2] du flux radiatif surfacique hémisphérique
pŸ de l'échantillon peut se mettre sous la forme linéarisée :
1.3.2.3. Donner l'expression de chacun des courants volumiques d'énergie thermique exis-
tant à l'interface x = 0 de l'échantillon.
1.3.2.4. En déduire une équation de continuité faisant intervenir T'(0, t), Ta, ( )0م رمدو( et
Ppa-
Épreuve de Physique II 4/6
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1.3.2.5. En utilisant les résultats (2) et (8), montrer que la fonction @ obéit à l'équation de
continuité :
- )( 7 27100) 0
avec he une constante dont on donnera l'expression en fonction de h, ه et Te
1.3.2.6. Déduire de (9) l'expression de la constante B en fonction de ,اي he, À et œ. On donne
a = 10-6 SI, h = 20W.K—!.m72, a = 5,67 x 10-78 W.K-4.m72, À = 10W.m"!.K*, Ta = 300K et
fo = 52 = 500 Hz. ‘
1.3.2.7. Montrer par un calcul d’ordre de grandeur que he › بادا où |a| désigne le module
de a. En déduire finalement que 2 peut s’écrire sous la forme
0
B= اوتا
13.28. En déduire que l'expression de 9(x,t) = 4(x) exp iwo t peut se mettre sous la forme :
0
1.3.2.9. Donner finalement l'expression du champ des températures T'(x,t) dans le solide
(2). Discuter le sens physique de chacun des termes qui apparaissent dans T'(x,t). Vérifier qu'en
absence de faisceau laser on retrouve là situation statique.
2ème partie
Détection et analyse du signal
Le signal S,(t) délivré par le détecteur est proportionnel à la densité spectrale pË du flux
_hémisphérique surfacique partant de )2(. Un dispositif optique non représenté permet de focaliser
ce flux sur le détecteur. Un filtre passe-bande optique idéal de longueur d’onde centrale À et de
bande passante لح › \ ne laisse passer que la fraction d'énergie lumineuse dont la longueur
d'onde est comprise entre À — A\/2 et A\ + AX/2 avec un coefficient de transmission 7)2( à 1
dans cet intervalle de longueur d'onde.
2.1. Détection du signal
2.1.1. Densité spectrale
2.1.1.1. Représenter graphiquement l'allure du coefficient de transmission 7(X) du filtre en
fonction de À.
On rappelle que la densité spectrale pŸ du corps noir obéit à la loi de PLANCK.
2.1.1.2. Rappeler la loi de Planck du rayonnement du corps noir.
2.1.1.3. Montrer que got peut s’écrire sous la forme :
8 pexP د
2
OT 72 (exp sr —1)
avec p et b des constantes positives dont on donnera les expressions.
Épreuve de Physique II 5/6 Tournez la page S.V.P.
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2.1.2. Signal délivré par le détecteur
On note désormais م (T) = L\(T), avec T = 20 + AT(0,t) et AT(0,t) › Ty. Le signal délivré
par le détecteur peut se mettre sous la forme :
avec D, la détectivité spectrale du détecteur, que nous supposerons constante dans tout le domaine
spectrale étudié.
2.1.2.1. En utilisant les résultats des questions précédentes, montrer que le signal S,(t) peut
s'écrire :
Sy(t) = Dy [exo + AT(0, t) 1) | AA
2.1.2.2. Un dispositif de détection synchrone que nous n’étudierons pas, permet d'extraire
du signal S,(t) uniquement la composante variable de même pulsation wo que le hacheur optique.
Donner dans ces conditions l'expression du signal S' (t) délivré par le détecteur synchrone.
2.2. Analyse du signal
On utilise successivement deux filtres optiques idéaux différents, de longueurs d'onde centrales
respectives À; et A2 et d'étendues spectrales respectives A\; et .رط On mesure successivement les
valeurs efficaces S’,, et S, des signaux respectifs 5}, قا et 5, (t) délivrés par le détecteur synchrone.
Montrer que le rapport des valeurs efficaces 5), et 5), permet de mesurer la température Ty de
la surface du solide (Z).
- FIN DE L'ÉPREUVE
Épreuve de Physique II 6/6 FIN
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Ce sujet est l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) 2005, filière MP, d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs ou assimilées (présidence du concours : EHTP ; durée 4 heures, calculatrice autorisée, 6 pages d'énoncé). C'est un problème intitulé « Méthode photothermique de mesure d'une température » en deux parties : modélisation thermique d'un échantillon éclairé par un laser modulé (corps noir, bilans, diffusion, onde thermique en notation complexe, conditions aux limites linéarisées) puis détection du rayonnement (loi de Planck, détection synchrone, pyrométrie bichromatique). Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : tout le problème repose sur trois idées de cours : la loi de Stefan linéarisée (T proche de Ta), l'onde thermique amortie (épaisseur de peau √(2a/ω0)) et le développement au premier ordre de la loi de Planck. Faites attention au double usage de la lettre λ (conductivité thermique en partie 1, longueur d'onde en partie 2) et gardez des ordres de grandeur sous la main : Lq ≈ 0,3 mm, δ ≈ 25 µm, amplitude de l'onde ≈ 0,05 K.
1re partie — Modélisation et mise en équation
1.1.1. Corps noir
- Corps qui absorbe intégralement tout rayonnement incident, quelles que soient la longueur d'onde et la direction ; à l'équilibre thermique son émission ne dépend que de sa température.
- φeCN = σT4 : loi de Stefan-Boltzmann.
- Conditions : corps noir (ou assimilé) en équilibre thermodynamique local à la température T, émission dans le vide ou un milieu transparent d'indice 1, flux total (toutes longueurs d'onde) et hémisphérique.
1.1.2. Équilibre thermique initial
- u = cT + u0 (solide idéal, incompressible).
- Solide uniforme à T0, régime permanent : du/dt = 0 et aucun flux conductif (gradient nul, donc rien n'est échangé avec le thermostat). Par unité de surface de (FS) : reçu = σTa4 (rayonnement ambiant absorbé) + φpa ; perdu = σT04 (émission) + h(T0 − Ta) (conducto-convection). D'où σ(T04 − Ta4) + h(T0 − Ta) − φpa = 0.
- f(T) = σ(T4 − Ta4) + h(T − Ta) est strictement croissante et nulle en Ta ; f(T0) = φpa > 0 petit ⇒ T0 légèrement supérieure à Ta.
- T04 − Ta4 = Ta4[(1 + ε)4 − 1] ≈ 4Ta3(T0 − Ta) avec ε = (T0 − Ta)/Ta ≪ 1 : on obtient (2).
1.2.1. Diffusion dans l'échantillon
- Apport uniforme sur la section, géométrie cylindrique, paroi latérale calorifugée (flux radial nul au bord) : aucune cause de gradient radial ou orthoradial. T = T(x, t), x axe du cylindre.
- Tranche [x, x+dx] : ρcΔS dx ∂T/∂t = [j(x) − j(x+dx)]ΔS avec j = −λ∂T/∂x ⇒ ∂T/∂t = a ∂2T/∂x2, a = λ/(ρc) en m2.s-1.
- Analyse dimensionnelle : 1/δt ~ a/Lq2 ⇒ Lq ≈ √(a δt).
- Lq = √(10-6 × 0,1) ≈ 3,2×10-4 m ≈ 0,3 mm.
- Lq ≈ e/30 : la perturbation n'atteint pas la face (FI) ; au-delà de quelques Lq la température reste celle imposée par le thermostat, T(x ≫ Lq, t) = T0 (l'échantillon se comporte comme un milieu semi-infini).
1.2.2. Flux laser modulé
- φ0 = P/(πr2) = 2/(π × 25×10-6) ≈ 2,5×104 W.m-2, environ 25 fois l'éclairement solaire au sol (≈ 1 kW.m-2) : flux important mais concentré sur une petite surface et pendant des durées très courtes.
- φ0(t) = φ0 cos ω0t : sinusoïde d'amplitude φ0 et de période 2π/ω0 = 2 ms (f0 = 500 Hz). En réalité le hacheur donne un créneau entre 0 et φ0 ; le modèle n'en garde que le fondamental.
- Lλ0 est la profondeur de pénétration (d'absorption) de la lumière : distance sur laquelle la puissance absorbée est divisée par e.
- Lλ0 = 10-7 m ≪ Lq ≪ e = 10-2 m : sur [0, e], φλ0(x) chute brutalement à zéro dès les premiers dixièmes de micromètre ; la représentation pertinente est un pic contre l'axe x = 0 (quasi-distribution de Dirac) : l'absorption est surfacique.
- L'énergie laser n'intervient donc que comme flux imposé en x = 0 (condition aux limites) ; dans le volume il n'y a pas de terme source et (3) reste valable.
1.3.1. Équation différentielle
- En reportant (7) dans (3) : iω0θ = aθ'' ⇒ θ'' − (iω0/a) θ = 0.
- θ = A eαx + B e−αx avec α2 = iω0/a : α = (1 + i)√(ω0/2a) (racine de partie réelle positive).
1.3.2. Conditions aux limites
- 1.3.2.1 : Re(α) > 0, eαx diverge alors que T reste finie (= T0) pour x ≫ Lq : A = 0, θ(x) = B e−αx.
- 1.3.2.2 : T(0,t) − Ta petit devant Ta ⇒ T4 − Ta4 ≈ 4Ta3(T − Ta) : φ1R = 4σTa3[T(0,t) − Ta].
- 1.3.2.3 : en x = 0, densités de flux (W.m-2) : conduction vers l'intérieur −λ(∂T/∂x)x=0 (selon +x) ; laser absorbé φ0F(t) ; parasite φpa ; rayonnement net φ1R = σ[T4(0,t) − Ta4] (émis moins reçu) ; conducto-convection h[T(0,t) − Ta] vers l'air.
- 1.3.2.4 : l'interface, sans épaisseur, ne stocke pas d'énergie : −λ(∂T/∂x)x=0 = φ0(t) + φpa − σ[T4(0,t) − Ta4] − h[T(0,t) − Ta].
- 1.3.2.5 : avec T(0,t) = T0 + θ(0)eiω0t, (8), puis (2) qui élimine φpa = (4σTa3 + h)(T0 − Ta), il reste pour la partie oscillante : −λθ'(0) = φ0 − heθ(0), he = h + 4σTa3.
- 1.3.2.6 : θ'(0) = −αB ⇒ B = φ0/(λα + he). Numériquement he = 20 + 4 × 5,67×10-8 × 3003 ≈ 26 W.m-2.K-1.
- 1.3.2.7 : |α| = √(ω0/a) = √(2π × 500/10-6) ≈ 5,6×104 m-1, λ|α| ≈ 5,6×105 W.m-2.K-1 ≫ he ≈ 26 (rapport ≈ 2×104). Donc B ≈ φ0/(λα) et, comme 1/(1 + i) = e−iπ/4/√2 : B = (φ0/λ)√(a/ω0) e−iπ/4, de module ≈ 2,55×104/(10 × 5,6×104) ≈ 0,045 K.
- 1.3.2.8 : θ(x)eiω0t = B e−x√(ω0/2a) e−ix√(ω0/2a) eiω0t, ce qui donne exactement l'expression proposée.
- 1.3.2.9 : T(x,t) = T0 + (φ0/λ)√(a/ω0) exp(−x/δ) cos(ω0t − x/δ − π/4), δ = √(2a/ω0) ≈ 25 µm. T0 est la température d'équilibre statique (thermostat, parasite) ; le second terme est une onde thermique se propageant vers +x à la vitesse de phase ω0δ ≈ 8 cm.s-1, amortie sur l'épaisseur de peau δ, d'amplitude en surface ≈ 0,045 K ≪ T0 et déphasée de π/4 en retard sur l'excitation. Sans laser (φ0 = 0), T = T0 : on retrouve la situation statique.
2e partie — Détection et analyse du signal
Remarque d'énoncé : la bande passante est écrite « entre λ − Δλ/2 et Δλ + Δλ/2 » ; il faut lire λ + Δλ/2.
2.1.1. Densité spectrale
- τ(λ') est une fonction porte : 1 pour λ − Δλ/2 ≤ λ' ≤ λ + Δλ/2, 0 ailleurs.
- Loi de Planck (flux hémisphérique surfacique spectral) : φλP = 2πhc2 / {λ5[exp(hc/λkBT) − 1]}.
- Dérivée : ∂φλP/∂T = (2πhc2/λ5) × (b/λT2) eb/λT/(eb/λT − 1)2, soit la forme demandée avec b = hc/kB ≈ 1,44×10-2 m.K et p = 2πhc2b = 2πh2c3/kB.
2.1.2. Signal du détecteur
- Dans la bande τ = 1, et ΔT(0,t) ≪ T0 : développement de Taylor Lλ(T0 + ΔT) ≈ Lλ(T0) + ΔT (∂Lλ/∂T)T0, d'où la forme annoncée.
- La détection synchrone ne garde que le terme à ω0, avec ΔT(0,t) = (φ0/λth)√(a/ω0) cos(ω0t − π/4) (λth : conductivité) : S'λ(t) = DλΔλ (∂Lλ/∂T)T0 (φ0/λth)√(a/ω0) cos(ω0t − π/4).
2.2. Pyrométrie bichromatique
Le rapport des valeurs efficaces élimine tous les facteurs communs (φ0, λth, a, ω0, Dλ supposée constante, géométrie de la collecte) :
S'λ1/S'λ2 = (Δλ1/Δλ2)(λ2/λ1)6 × eb/λ1T0(eb/λ2T0 − 1)2 / [eb/λ2T0(eb/λ1T0 − 1)2]
qui ne dépend plus que de T0 (fonction monotone, inversible numériquement). Dans le domaine de Wien (b/λT ≫ 1, par exemple λ ≈ 1 à 10 µm et T ≈ 300 K), ce rapport vaut (Δλ1/Δλ2)(λ2/λ1)6 exp[(b/T0)(1/λ2 − 1/λ1)], d'où T0 = b(1/λ2 − 1/λ1) / ln[(S'λ1/S'λ2)(Δλ2/Δλ1)(λ1/λ2)6]. La mesure est sans contact et indépendante de la puissance du laser et des propriétés thermiques (inconnues) du matériau.
💡 Résultats clés : σ(T04 − Ta4) + h(T0 − Ta) = φpa, a = λ/ρc, Lq ≈ √(aδt) ≈ 0,3 mm, φ0 ≈ 2,5×104 W.m-2, α = (1 + i)√(ω0/2a), he = h + 4σTa3 ≈ 26 W.m-2.K-1, amplitude (φ0/λ)√(a/ω0) ≈ 0,045 K, b = hc/kB. Pour le CNC MP, révisez : rayonnement thermique (corps noir, Stefan, Planck, Wien), équation de la diffusion et onde thermique (effet de peau, analogie avec les ondes de température dans le sol), conditions aux limites de flux et linéarisation, notation complexe, et le principe de la détection synchrone.
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المصدر: مباريات ولوج المدارس والمعاهد العليا
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