نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2013: الفيزياء 1 - شعبة MP لولوج مدارس المهندسين
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باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2013)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الفيزياء 1
- الدورة
- 2013
- عدد الصفحات
- 11
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
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ROYAUME DU MAROC
Ministère de l'Éducation National, de l'Enseignement Supérieur,
de la Recherche Scientifique et de la Formation des Cadres
Présidence du Concours National Commun
Ecole Hassania des Travaux Publics
CONCOURS NATIONAL COMMUN
d'admission aux Etablissements de Formation d'Ingénieurs et
Établissements Assimilés
Session 2013
ÉPREUVE DE PHYSIQUE I
Filière MP
Durée 4 heures
Cette épreuve comporte 10 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est autorisé
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Concours National Commun - Session 2013 — Filière MP
e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il
convient en particulier de rappeler avec précision les des questions abor-
dées.
e Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé,
il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons
des initiatives qu’il est amené à prendre.
e Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées.
e Si un résultat donné par l’énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis pour
les questions suivantes. Ainsi, les diverses parties de chaque problème sont relativement
indépendantes entre elles.
L’épreuve se compose de deux problèmes indépendants.
Problème I - Étude d’un guide d’onde
Données :
e Vitesse de la lumière dans le vide : € = 3.108 m.s7* ;
Perméabilité du vide : مير = 4x.10-7 S.I. ;
2 A
Hoëoc — 1 ل
Le = 1,6.10-19
e Équations de Maxwell : V.E = 8 (MG), V.B = 0 (M®), VAE = 45 (MF),
١7 مح قم 7+ eo) (MA).
Les ondes électromagnétiques sont susceptibles de se propager dans divers milieux. Ce
problème présente une étude du phénomène de guidage de ces ondes dans un guide mé-
tallique à section rectangulaire. Un tel guide d’onde sert à transporter une puissance élec-
tromagnétique de l’ordre du mégawatt sous forme d’ondes hertziennes dans le domaine des
hyperfréquences.
I. Conducteur parfait
1. Un conducteur parfait est un conducteur dont la conductivité électrique y est infinie.
Que peut-on dire de la puissance dissipée par effet Joule dans un tel conducteur ?
Justifier qu’à l’intérieur du conducteur parfait les champs électrique et magnétique
sont nuls.
2. On considère une surface (E) portant des charges surfaciques de densité ه et parcourue
par un courant surfacique de vecteur densité 0 et qui sépare deux milieux (1) et
(2). Ces deux milieux ont la permittivité وت et la perméabilité مير du vide. On note
Tl,52 Un vecteur unitaire normal à la surface dirigé du milieu (1) vers le milieu (2).
Écrire les relations de passage en un point My de la surface (E) entre les champs
électromagnétiques (F4, B1) et (Es, Ba) respectivement dans les milieux (1) et (2).
Que deviennent ces relations si l’on considère que le milieu (1) est un conducteur
parfait ?
Épreuve de Physique I 1/10
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Concours National Commun - Session 2013 — Filière MP
II. Propagation d’une onde électromagnétique 77, dans un guide d’onde rec-
tangulaire
Un guide d’onde rectangulaire (figure 1) est un long tuyau métallique creux dont l’intérieur
est un cylindre d’axe O, dont la section droite est le rectangle de dimensions a suivant x et
b suivant y (a › b) dans un repère orthonormé direct R (O,x,y, =). On note (€, , €, , &) la
base orthonormée cartésienne.
On fera l'hypothèse simplificatrice, à
l’exception dans la question 4, que les pa-
rois du guide sont parfaitement conduc-
trices. De plus, l'air dans lequel se pro-
page l'onde à l’intérieur du guide est as-
similé au vide.
Figure 1
3. Quel est l’ordre de grandeur de la longueur d'onde À et de la fréquence v correspon-
dantes aux ondes hyperfréquences ?
4. En pratique, l’essentiel du guide est constitué d’un métal bon marché. Seule la paroi
interne est recouverte d’une mince couche d’argent ou d’or, métaux considérés parfaits.
Justifier ce choix en calculant l’ordre de grandeur de la profondeur de pénétration du
champ électromagnétique dans la couche d’un très bon conducteur de conductivité y.
On rappelle l’épaisseur de peau à = , / = ;
5. Justifier pourquoi une onde électromagnétique plane, polarisée rectilignement et arri-
vant en incidence normale à la surface (xOy) ne peut pas se propager dans ce guide ?
6. Écrire les équations de Maxwell dans le guide (0 › r › a, 0 › y › b). En déduire
l’équation d’onde vérifiée par le champ électrique dans le guide.
Parmi les structures de champ électromagnétique susceptibles de se propager dans le
guide à section rectangulaire, on s’intéresse à celle dite Transverse-Électrique 7170. Le
champ électrique en un point M à l’intérieur du guide est donné en notation complexe par
É,(M, t) = Ep, sin (22) (عاسداني ë,, OÙ n est un entier définissant le mode de propagation,
w est la pulsation, k est le module d'onde et Eon est l'amplitude du champ É, (M, t).
7. Justifier que le champ électrique ci-dessus est celui d’une onde (TE). Décrire sa struc-
ture. Quel est son état de polarisation ?
8. Vérifier que le champ Ë, (M, t) satisfait l’équation de Maxwell-Gauss dans le guide.
9. Déterminer la relation de dispersion k? = f(w*) dans le guide. Montrer qu’une onde
transversale électrique 7 مط ne peut se propager dans le guide étudié que si sa pulsa-
tion est supérieure à une pulsation critique appelée pulsation de coupure we. Donner
l’expression de w,. Que se passe-t-il si w › we, ?
Épreuve de Physique I 2/10
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10. La seconde est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la
transition entre les deux niveaux hyperfins de l’état fondamental de l’atome de césium
133. Pour construire une horloge atomique, on utilise la fréquence de cette radiation.
On fait alors propager dans un guide rectangulaire une onde électromagnétique ayant
la fréquence vo de cette radiation.
10.1. Quelle condition doit vérifier la largeur a du guide pour qu’une onde électroma-
gnétique ayant la fréquence vy puisse se propager (éventuellement selon plusieurs
modes de propagation) dans le guide étudié ?
10.2. Quelle condition doit vérifier a pour que cette onde puisse se propager selon le
seul mode n = 1?
11. Comment interpréter physiquement le phénomène de dispersion dans le guide sachant
que l’intérieur du guide est de l'air assimilé au vide ?
12. Pour w › we, tracer l’allure de la courbe k = f(w). Commenter.
13. Exprimer la vitesse de phase v, et la vitesse de groupe v, en fonction de c, w et we.
Tracer sur un même graphe l’allure de la courbe vw, = v,(w) et celle de la courbe
ون = v,(w) en fonction de w. Commenter.
14. Déterminer le champ magnétique B, (M, t) associé à l'onde TE, étudiée. Justifier si
cette onde est transverse magnétique ?
15. Montrer que le champ électrique É, (M, t) donné et le champ magnétique B, (M, t)
déterminé sont compatibles avec les relations de passage sur les quatre parois du guide.
16. Déterminer les densités surfaciques de charge وه et ود à l’instant t respectivement sur
les parois x = 0 et x = a.
17. Déterminer de même les densités surfaciques de charge وه et 04 respectivement sur les
parois y =0ety=b.
18. Montrer que les vecteurs densités de courant surfacique sur les parois ع =0etr=a
sont donnés respectivement par سطع = رول sin(wt — kz)ëe, et يول = (+1)"*" 7
19. Montrer de même que les vecteurs densités de courant surfacique sur les parois y = 0
et y = b sont donnés respectivement par :
RE cos (2e) sin(wt — kz)ë, + ksin (2e) cos(wt — kz)ë,] =[ ل = ي#ووول ر#روول وول
20. Quelle relation existe-t-il entre les dérivées partielles du premier ordre 2e ; vie ,et
OJs2z
des densités déterminées ci-dessus ? Quelle est la signification physique de cette فق
relation ? Que peut-on dire des courants sur les parois x = 0 et ع = a?
Épreuve de Physique I 3/10
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Concours National Commun - Session 2013 — Filière MP
21. La figure 2 représente à l'instant + = 0
et pour n = 1 l’allure des courants sur- z
faciques d’une tranche du guide définie
par 0 › 2 › ح ما 2 . Expliquer pour-
quoi une telle structure ne serait pas
acceptable pour des courants perma-
nents.
2
A Figure 2
22. On pratique une ligne à fente (figure 3) en perçant dans la paroi du guide d’onde une
fente étroite de longueur 5a et de largeur {5 le long de la ligne du courant d’équations
y=betr=s5.
Cette fente permet d’introduire
dans le guide d’ondes une très fine
et courte antenne, appelée sonde, qui
peut être déplacée parallèlement à
l’axe Oz.
Quel avantage voyez-vous à percer le
guide d'ondes le long de la ligne du cou-
rant d'équations y = b et ع = 5 plu-
tôt qu'ailleurs pour réaliser la ligne à Figure 3
fente ?
On note › و › la moyenne temporelle d’une grandeur و et و sa moyenne spatiale sur une
section droite du guide.
23. Exprimer en fonction de Eon l’énergie électromagnétique moyenne ‹Uem ›-
24. Exprimer les composantes non nulles IL, et II, du vecteur de Poynting IT en tout point
de l’espace intérieur au guide ainsi que leurs moyennes respectives › Il, › et › Il, ›.
Vue la structure de l’onde, peut-on prévoir le sens du vecteur de Poynting moyen ?
25. En calculant de deux manières différentes l’énergie électromagnétique 6Wem qui tra-
verse une section droite du guide pendant l'intervalle de temps dt avec une vitesse Ve,
déduire la vitesse de propagation de l’énergie électromagnétique .ون Commenter.
111. Réflexion et interférences dans un guide hyperfréquence
On ferme le guide d’onde rectangulaire en ع = 0 par une lamelle en plastique (appelée
charge). Un émetteur produit une onde électromagnétique hyperfréquence de fréquence v et
de longueur d’onde dans le vide À (figure 4). Cette onde est envoyée dans le guide et subit
une réflexion sur la charge.
Épreuve de Physique I 4/10
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Concours National Commun - Session 2013 — Filière MP
sonde
lamelle en
L'onde dans le guide )2 › 0( est js
la superposition d’une onde incidente se
propageant vers les z croissants et d’une
onde réfléchie en sens opposé.
Figure 4
Ces deux ondes, incidente et réfléchie, sont toutes deux des ondes م71 (le guide est
supposé monomode à la fréquence v; n = 1) dont le champ électrique est parallèle à l’axe
Oy. On écrit pour le champ électrique réel total (M, t) = E,ë, = (BE, + ولا (6 avec, en
notation complexe, E',(M, t) = Ey sin (ZE) eilar—kz) et E" (M, t) = صن كلع (Œ) glautka)
Ep, w et k sont des constantes réelles positives et le nombre complexe r = re“ (0 › 0 › 2x)
est le coefficient complexe de réflexion sur la charge.
27. Caractériser l’onde résultante dans le guide.
28. En utilisant les résultats des questions précédentes, déterminer la fréquence v en fonc-
tion de وذ = 7, a et c. Comparer À, à la longueur d’onde dans le vide À. La constante
À, s'appelle la longueur d'onde dans le guide. Justifier ce nom.
29. Une sonde détectrice se déplace suivant Oz le long de la fente décrite dans la question
22 en restant au centre du guide. Elle produit une tension V (z) proportionnelle au
carré du module du champ électrique complexe : V (z) = A | E,(a=$,=,t) | où À
est une constante positive.
29.1. Déterminer en fonction des constantes A, Eo, A,, 7 et 0 :
- l'expression de la tension V (z),
- la période À de la tension V (z),
- le maximum يرا et le minimum V,, de la tension V (z) ainsi que leurs positions
respectives zy, Et 2m;
- la différence d = |zm — Zm| pour deux extremums successifs.
V 21
29.2. Établir l’expression littérale du coefficient r en fonction عل n =
Les dimensions du guide d’ondes sont a = 22,86 mm et b = 11,43 mm. Des mesures
avec la sonde donnent deux minimums successifs de la tension V (z) aux distances
dmi = انما = 48,25mm et dm = |zm2| = 71,44mm de la charge et un rapport
n = 0,140.
29.3. Calculer numériquement r, بت ريا et 0 (en degrés).
29.4. Tracer l’allure de la courbe de V(z) en fonction de z.
29.5. À quoi s’identifie le produit ملم ? Calculer et commenter sa valeur numérique.
Épreuve de Physique I 5/10
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Concours National Commun - Session 2013 — Filière MP
Problème II — Spectrogoniomètre à réseau
La spectrométrie est une technique de mesure des longueurs d’ondes correspondant aux
raies émises par une source lumineuse. Comme chaque atome (ou chaque molécule) est
caractérisé par un ensemble de raies d’émission occupant des positions bien précises dans le
spectre, on peut donc déterminer la composition chimique d’une source à partir de l’analyse
de la lumière qu’elle émet : ceci est réalisé couramment en astrophysique pour connaître les
éléments qui constituent certaines étoiles.
On s’intéresse dans ce problème à l’étude des deux aspects, théorique et expérimental, du
spectrogoniomètre à réseau.
I. Goniomètre
Un goniomètre est essentiellement constitué d’un plateau horizontal circulaire gradué
en demi-degré de 0 à 359° autour duquel peuvent se déplacer un collimateur et une lunette
de visée. Un vernier comportant 30 divisions sur 0,5 degré permet de faire une lecture à la
minute d'arc près. Il est utilisé dans le repérage des positions angulaires de la lunette de
visée, depuis une direction arbitraire de référence.
Les rayons issus du collimateur traversent un système dispersif (le réseau), placé au centre
avant d’être recueillis par la lunette qui en donne une image à l'infini.
Toutes les lentilles constituant la lunette et le collimateur sont supposées minces, achro-
matiques et sont éclairées dans les conditions de Gauss.
1. À quoi sert un goniomètre ?
2. Expliquer le terme “achromatique”. Pourquoi utilise-t-on des lentilles achromatiques
dans un spectromètre ?
3. La lunette de visée permet de repérer un rayon émergent ou réfléchi par le système dis-
persif et de mesurer son angle de manière précise à l’aide du vernier. Elle est constituée
des éléments suivants :
— un objectif : c’est une lentille convergente L; de distance focale f{ = 130 mm, de
foyer image 71, de centre O, et fixe dans un tube. 11 donne de l’objet observé ou
pointé une image intermédiaire.
- un oculaire : c’est un doublet de lentilles convergentes non accolées que l’on
modélisera par une lentille convergente (L») de vergence V, = 25 à, de foyer objet
F, et de centre O,. L’oculaire permet l’observation « à la loupe » de l’image
intermédiaire.
- un réticule R (deux fils croisés à angle droit), placé entre l’objectif et l’oculaire.
Un tambour de réglage permet de le superposer à l’image intermédiaire.
3.1. Expliquer les qualificatifs « objectif » et « oculaire ».
3.2. Une lunette est réglée si elle est rendue afocale. Donner l'intérêt de ce réglage
pour un œil emmétrope et expliquer brièvement les étapes de ce réglage. Calculer
l’encombrement total 0105 de la lunette réglée.
Épreuve de Physique I 6/10
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Concours National Commun - Session 2013 — Filière MP
3.3. Faire un schéma de principe de la lunette réglée. Tracer sur ce schéma la marche
à travers la lunette d’un faisceau de lumière faisant angle 0 avec l’axe optique de
celle-ci. On note 0" l’angle que font les rayons émergents de la lunette avec son
axe optique. Exprimer le grossissement G = . de la lunette et calculer sa valeur
numérique.
4. Le collimateur est un système optique constitué d’un objectif (lentille convergente de
distance focale f; = 170 mm) et d’une fente dont la largeur est réglable. Un tambour
de réglage permet de faire varier la distance entre la fente source et l’objectif. Le
collimateur est éclairé à travers sa fente par la source étudiée.
4.1. Préciser le rôle du collimateur.
4.2. Le réglage du collimateur consiste à amener la fente au foyer objet de l’objec-
tif. On utilise pour cela une lunette préalablement réglée à l’infini. Expliquer
brièvement les étapes du réglage du collimateur.
Dans la suite, on suppose que la lunette et le collimateur sont réglés à l’infini.
IT. Réseau par transmission éclairé par un faisceau parallèle
Un réseau (@) plan par transmis-
sion de largeur utile L est constitué de
N fentes fines transparentes gravées sur
un support en verre. Les fentes sont
équidistantes de a (pas de réseau) et
parallèles à l’axe Oy perpendiculaire au-
plan de la figure 1. Le réseau comporte
n' fentes (par mm) et plonge dans l’air
dont l’indice sera pris égal à 1.
Figure 1
Le réseau repose sur la platine d’un spectrogoniomètre entre le collimateur et la lunette.
La fente du collimateur, supposée infiniment fine et parallèle aux fentes du réseau, est
éclairée par une source de lumière de longueur d’onde dans le vide À. Le système optique est
centré autour de l’axe horizontal Or perpendiculaire au plan du réseau et est éclairé dans
les conditions de Gauss.
On désigne par أ l’angle d’incidence des rayons lumineux sur le réseau, par 7 leur angle
de diffraction et par م l’ordre d’interférence du maxima de lumière observé.
5. Relation fondamentale
5.1. Représenter soigneusement sur un schéma la marche de deux radiations lumi-
neuses à travers le collimateur, le réseau et la lunette lorsque le réglage est réalisé.
On suppose que la source est monochromatique.
5.2. Représenter soigneusement sur un schéma la marche de deux radiations incidentes
sortant du collimateur et diffractées par deux fentes consécutives. Déterminer
l’expression de la différence de phase م entre ces deux radiations consécutives.
Cette différence de phase est-elle conservée après la traversée de l'objectif de la
lunette ? Pourquoi ?
Épreuve de Physique I 7/10
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5.3. Démontrer que les radiations diffractées interfèrent constructivement suivant cer-
taines directions d'angle و que l’on exprimera en fonction de a, À et de l’ordre p.
Commenter physiquement cette relation. Justifier qualitativement que le réseau
est un système dispersif.
5.4. Donner l’allure de l’intensité lumineuse dans le plan focal image de l'objectif de
la lunette. On supposera la valeur de n° très grande. En pratique, cette intensité
n’est pas la même dans les différents ordres. Donner une explication en quelques
lignes.
6. Minimum de déviation
6.1. Déterminer l’angle de déviation D entre la radiation incidente et la radiation
diffractée correspondant au maxima de diffraction d’ordre p.
6.2. Montrer que lorsqu’on tourne le réseau autour d’un axe parallèle aux fentes et
pour un ordre p donné, la déviation D passe par un minimum D, pour ات = وول
Exprimer D, en fonction de a puis en fonction de p, À et a.
6.3. Représenter sur un schéma les positions relatives du réseau, des rayons incidents
et émergents correspondant au réglage du minimum de déviation pour un ordre
p donné et une longueur d’onde donnée.
7. Mesure du pas du réseau et d’une longueur d’onde
On éclaire la fente du collimateur par une lampe à vapeur de mercure. La lunette
d'observation vise dans la direction ;, des maximas de chacune des raies de longueur
d’onde À du spectre d'ordre .م Pour le spectre d’ordre 2, on mesure avec le réseau
(@) la déviation minimale Dyi = 30119 pour la radiation indigo de longueur d’onde
A; = 435, 8nm et la déviation ...م = 38:30 pour la raie verte de longueur d’onde À,
7.1. Expliquer la démarche pour chercher expérimentalement le minimum de déviation
de la lumière dans un réseau.
7.2. Calculer le pas a du réseau (@). En déduire le nombre n’ de fentes par millimètre
du réseau utilisé.
7.3. Déterminer la longueur d’onde À, de la raie verte du mercure.
Dans toute la suite, on prendra n° = 600 fentes/mm.
8. Pouvoir dispersif
On désire fabriquer un spectromètre avec un bon système dispersif. Hésitant entre
le prisme et le réseau, on cherche à comparer le pouvoir dispersif de ces deux systèmes.
La dispersion d’un spectromètre conditionne son aptitude à séparer des longueurs
d’onde très voisines. Le pouvoir dispersif angulaire se mesure par le taux de variation
de la déviation avec À au voisinage de la déviation minimale. On éclaire la fente
du collimateur par une lumière polychromatique et on règle le système dispersif au
minimum de déviation.
Épreuve de Physique I 8/10
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8.1. Le prisme (ه d’angle A = 60° est taillé dans un verre dont l’indice de réfraction
suit la loi de Cauchy : n,(X) = C1 + = avec 0 ح 1,652 et C = 1,50.10—* jun”,
À étant exprimé en um.
Établir, au voisinage d’une longueur d’onde À, l’expression du pouvoir dispersif
angulaire Pp = pe | de ce prisme en fonction de C2, A, À et ny. On rappelle
la déviation minimale D, d’un prisme d'angle À et d’indice de réfraction n, :
A.N. : Calculer Pp en مف pour une radiation de longueur d’onde À =
589,3 nm.
8.2. Etablir, au voisinage d’une longueur d’onde À, l’expression du pouvoir dispersif
angulaire Pr = | مط | du réseau (@) de pas a en fonction de n’, À et de l’ordre p.
Comment varie Pp en fonction de كم et de p.
A.N. : Calculer Pr en rad.nm”*! pour une radiation de longueur d’onde À =
589,3 nm et pour l’ordre 1.
8.3. Comparer les performances du prisme avec celle du réseau.
9. Cas d’une source bichromatique
La fente du collimateur est maintenant éclairée par une lampe à vapeur de sodium.
La lumière émise par cette source est constituée de deux radiations de longueurs d’onde
très voisines À; et A9 = A; + ل (AA ‹‹ \1). On suppose que le réseau (@) est réglé
de façon à recevoir la lumière issue du collimateur sous une incidence coïncidant avec
le minimum de déviation pour ces deux radiations.
Pour l’ordre deux, on repère pour la radiation de longueur d’onde À; les deux
positions symétriques correspondant au minimum de déviation. L’écart angulaire entre
ces deux positions est œ = 82°47".
9.1. Faire un schéma de principe décrivant cette expérience.
9.2. Calculer la longueur d’onde \,.
9.3. L’axe de la lunette est confondu avec le rayon correspondant au minimum de
déviation de .رذ La trace de la radiation A2 dans le plan focal image de l'objectif
de la lunette est décalé d’une distance d = 0,10 mm. Exprimer la distance d.
Calculer alors AA et À».
10. Application : spectre et composition d’une étoile
10.1. Proposer un montage expérimental permettant d’enregistrer le spectre d’une
étoile sur une plaque photographique ou une barrette CCD.
Véga est une des étoiles les plus brillantes du ciel, de couleur bleutée. Elle s'observe
facilement l’été dans la constellation de la lyre. Son profil spectral présente des minima
(raies noires) sur un fond continu identique au spectre obtenu par décomposition de
la lumière blanche. D'autre part, l'étoile Véga émet le plus d'intensité lumineuse pour
la longueur d’onde Amax = 304 nm.
10.2. Définir ce qu'est un spectre d’émission, d’absorption.
Épreuve de Physique I 9/10
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10.3. L'étoile Véga possède-t-elle une atmosphère ? Justifiez.
10.4. Expliquer la différence de nature entre le spectre de l'étoile et celui des atomes.
10.5. Dans quel domaine de longueur d’onde se situe Amax 7 Pourquoi cette étoile nous
apparaît-elle bleutée ?
10.6. En utilisant la loi de déplacement de Wien, calculer la température effective de
surface de l’étoile Véga.
En 1879, William Huggins a utilisé le spectre de Véga pour commencer une classi-
fication des étoiles selon leur température de surface. Le tableau ci-dessous en donne
un extrait. On donne aussi les longueurs d’onde du spectre d’émission de l’atome
d'hydrogène et celui de l’hélium.
type étoile | température de surface (°C) | raies présentes dans le spectre
A 20 000 à 10 000 Hélium — hydrogène
B 10 000 à 7 000 hydrogène
H | 397 | 410 | 434 | 486 | 656
He | 402 | 447 | 502 | 587 | 668 | 706
10.7. On observe entre autres trois minima de l'intensité spectrale. Les longueurs
d’onde correspondantes sont : À, = 656, 37 nm, À, = 486, 14 nm et À; = 434,13 nm.
Ces raies font-elles partie de la série de Balmer du spectre de l’atome d’hydro-
gène ? On rappelle que les niveaux d’énergie de l’atome d’hydrogène sont donnés
par la relation : E,(eV) = — 156 où n est un entier et on donne la constante de
n2
Rydberg ور = 10979708,01m—!.
10.8. Véga est-elle une étoile de type À ou B?
10.9. Le spectre de l’étoile Véga présente d’autres raies noires autres que les trois
mentionnées dans la question 10.7. Expliquer pourquoi.
FIN DE L’ÉPREUVE
Épreuve de Physique I 10/10
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✅ التصحيح المقترح
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Cette épreuve est la Physique I du Concours National Commun (CNC) 2013, filière MP, pour l'admission dans les écoles d'ingénieurs marocaines (présidence EHTP). Durée 4 heures, calculatrice autorisée, énoncé de 10 pages. C'est un problème en deux parties indépendantes : (I) guide d'onde rectangulaire (conducteur parfait, mode TEn0, dispersion, courants et charges surfaciques, énergie, mesure en ligne à fente) ; (II) spectrogoniomètre à réseau (lunette, collimateur, formule des réseaux, minimum de déviation, pouvoir dispersif, doublet du sodium, spectre de l'étoile Véga). Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : le problème I est un grand classique d'électromagnétisme : tout découle des relations de passage et de l'équation de propagation. Écrire proprement B par Maxwell-Faraday en notation complexe (B = (i/ω) rot E) fait gagner la moitié des questions suivantes. Le problème II mélange questions de TP (réglages) et calculs courts ; ne pas négliger les réglages, ils rapportent des points faciles. Attention : dans l'énoncé la phase s'écrit « ax − kz », il faut lire ωt − kz ; et la question 26 n'existe pas (numérotation 25 → 27).
Problème I — Étude d'un guide d'onde
I. Conducteur parfait
- 1. Loi d'Ohm locale j = γE : j restant fini, E = j/γ → 0 quand γ → ∞. La puissance volumique j·E = j2/γ → 0 : aucune dissipation Joule. Donc E = 0 à l'intérieur ; Maxwell-Faraday donne ∂B/∂t = 0, et pour des champs variables B = 0. Charges et courants sont donc surfaciques.
- 2. Relations de passage : E2 − E1 = (σ/ε0) n1→2 et B2 − B1 = μ0 Js ∧ n1→2. Si (1) est un conducteur parfait : E2 = (σ/ε0) n (E normal à la paroi, composante tangentielle nulle) et B2 = μ0 Js ∧ n (B tangent, composante normale nulle) ; on en tire Js = (1/μ0) n ∧ B2.
II. Onde TEn0 dans le guide
- 3. Hyperfréquences (micro-ondes) : λ de l'ordre du centimètre (1 mm à 30 cm), ν de l'ordre de 1 à 100 GHz (typiquement 10 GHz).
- 4. Pour l'argent ou le cuivre, γ ≈ 6·107 S/m, à ν = 10 GHz : δ = √(2/(μ0γω)) ≈ 0,65 μm. Les champs ne pénètrent que sur quelques δ : une couche de quelques micromètres d'or ou d'argent suffit ; le reste du guide, bon marché, ne sert que de support.
- 5. Une onde plane se propageant selon Oz aurait un champ E transverse uniforme sur la section ; il serait forcément tangent à deux des parois (x = 0, a si E selon y ; y = 0, b si E selon x), où le champ tangentiel doit s'annuler. Contradiction : pas d'onde plane (TEM) dans un guide creux.
- 6. Dans le vide du guide : div E = 0, div B = 0, rot E = −∂B/∂t, rot B = (1/c2)∂E/∂t. rot(rot E) = grad(div E) − ΔE donne ΔE − (1/c2)∂2E/∂t2 = 0.
- 7. E est selon ey, perpendiculaire à la direction de propagation ez : onde transverse électrique. Structure : progressive selon z, stationnaire selon x (sin(nπx/a), n − 1 nœuds intérieurs), uniforme selon y ; onde non plane (amplitude dépendant de x). Polarisation rectiligne selon ey.
- 8. div E = ∂Ey/∂y = 0 car Ey ne dépend pas de y : Maxwell-Gauss (ρ = 0) est vérifiée.
- 9. En reportant dans l'équation d'onde : −(nπ/a)2 − k2 + ω2/c2 = 0, soit k2 = ω2/c2 − n2π2/a2. Propagation si k réel : ω > ωc = nπc/a. Si ω < ωc, k est imaginaire pur : onde évanescente (amplitude en e−κz), pas de propagation ni de transport moyen d'énergie.
- 10.1. ν0 = 9,192631770 GHz. Il faut au moins le mode n = 1 : ν0 > c/(2a), soit a > c/(2ν0) ≈ 16,3 mm.
- 10.2. Mode n = 1 seul : c/(2a) < ν0 < c/a, soit 16,3 mm < a < 32,6 mm.
- 11. Le vide n'est pas dispersif : la dispersion vient des conditions aux limites. Le mode TEn0 est la superposition de deux ondes planes réfléchies alternativement sur x = 0 et x = a, dont l'inclinaison dépend de ω ; la propagation le long de z dépend donc de la fréquence.
- 12. k = (1/c)√(ω2 − ωc2) : nul en ωc (tangente verticale), puis courbe sous l'asymptote k = ω/c, qu'elle rejoint pour ω ≫ ωc (comportement du vide libre).
- 13. vφ = ω/k = c/√(1 − ωc2/ω2) > c et vg = dω/dk = c√(1 − ωc2/ω2) < c, avec vφvg = c2. vφ décroît de l'infini (en ωc) vers c ; vg croît de 0 vers c. vφ > c ne contredit pas la relativité : ni énergie ni information ne se propagent à vφ.
- 14. Maxwell-Faraday en complexe : B = (i/ω) rot E, avec rot E = (−∂Ey/∂z, 0, ∂Ey/∂x). En réels : Bx = −(kE0n/ω) sin(nπx/a) cos(ωt − kz), Bz = −(nπE0n/(aω)) cos(nπx/a) sin(ωt − kz), By = 0. L'onde n'est pas TM puisque Bz ≠ 0.
- 15. Parois x = 0 et x = a : Ey (tangentiel) ∝ sin(nπx/a) = 0 et Bx (normal) ∝ sin(nπx/a) = 0. Parois y = 0 et y = b : Ey est normal (autorisé), Ex = Ez = 0, By = 0. Toutes les relations de passage sont satisfaites.
- 16. Sur x = 0 et x = a, la composante normale Ex est nulle : σ1 = σ3 = 0.
- 17. σ = ε0 E·n (n du métal vers le guide) : σ2 = ε0E0n sin(nπx/a) cos(ωt − kz) (y = 0, n = ey) et σ4 = −σ2 (y = b, n = −ey).
- 18. Js = (1/μ0) n ∧ B. En x = 0 (n = ex) : JS1 = −(Bz/μ0) ey = (nπE0n/(μ0aω)) sin(ωt − kz) ey. En x = a (n = −ex), cos(nπ) = (−1)n donne JS3 = (−1)n+1 JS1.
- 19. En y = 0 (n = ey) : ey ∧ (Bxex + Bzez) = Bzex − Bxez, d'où l'expression de JS2 donnée ; en y = b, n = −ey : JS4 = −JS2.
- 20. ∂σ2/∂t = −ε0ωE0n sin(nπx/a) sin(ωt − kz) ; ∂JS2x/∂x + ∂JS2z/∂z = (E0n/(μ0ω))(n2π2/a2 + k2) sin(nπx/a) sin(ωt − kz) = ε0ωE0n sin(nπx/a) sin(ωt − kz). Donc ∂σ2/∂t + ∂JS2x/∂x + ∂JS2z/∂z = 0 : conservation locale de la charge en surface. Sur x = 0 et x = a, σ = 0 et Js est selon ey, uniforme en y : courants purement transversaux, à divergence nulle, qui relient les parois y = 0 et y = b.
- 21. En régime permanent, ∂σ/∂t = 0 impose divs Js = 0 : les lignes de courant seraient fermées. Sur la figure, elles convergent vers des points ou en divergent (zones où la charge varie) : c'est impossible sans variation temporelle de σ.
- 22. Sur y = b, en x = a/2, JS4x ∝ cos(π/2) = 0 : le courant y est parallèle à Oz. Une fente parallèle à Oz sur cette ligne ne coupe aucune ligne de courant, donc ne perturbe presque pas le mode (pas de rayonnement par la fente). De plus E est maximal en x = a/2 : signal de sonde maximal.
- 23. ⟨ε0E2/2⟩ moyenné sur la section = ε0E0n2/8 ; terme magnétique (E0n2/(8μ0ω2))(k2 + n2π2/a2) = ε0E0n2/8. D'où moyenne de ⟨uem⟩ = ε0E0n2/4 (équipartition électrique/magnétique).
- 24. Π = E ∧ B/μ0 : Πx = −(nπE0n2/(4μ0aω)) sin(2nπx/a) sin(2(ωt − kz)), ⟨Πx⟩ = 0 ; Πz = (kE0n2/(μ0ω)) sin2(nπx/a) cos2(ωt − kz), ⟨Πz⟩ = (kE0n2/(2μ0ω)) sin2(nπx/a), de moyenne spatiale kE0n2/(4μ0ω). Onde progressive vers les z croissants : Poynting moyen selon +ez ; selon x, onde stationnaire, pas de transport moyen.
- 25. δWem = (moyenne de ⟨Πz⟩) S dt = (moyenne de ⟨uem⟩) S ve dt, d'où ve = kc2/ω = c√(1 − ωc2/ω2) = vg < c : l'énergie se propage à la vitesse de groupe.
III. Réflexion et interférences (ligne à fente)
- 27. Ey = E0 sin(πx/a)[e−ikz + r eiθ eikz] eiωt : onde stationnaire selon x, et selon z superposition d'une onde progressive et d'une onde stationnaire (onde partiellement stationnaire, taux d'ondes stationnaires fixé par r ; stationnaire pure si r = 1).
- 28. Avec k = 2π/λg et n = 1 : ν = c√(1/λg2 + 1/(4a2)), soit 1/λ2 = 1/λg2 + 1/(4a2) : λg > λ. λg est la période spatiale de l'onde le long de l'axe du guide, d'où son nom.
- 29.1. En x = a/2 : |Ey|2 = E02(1 + r2 + 2r cos(2kz + θ)). V(z) = AE02[1 + r2 + 2r cos(4πz/λg + θ)]. Période Λ = λg/2. VM = AE02(1 + r)2 en zM = (2pπ − θ)λg/(4π) ; Vm = AE02(1 − r)2 en zm = ((2p+1)π − θ)λg/(4π) (p entier, z ≤ 0). d = λg/4.
- 29.2. √η = (1 − r)/(1 + r), donc r = (1 − √η)/(1 + √η).
- 29.3. r = (1 − 0,374)/(1 + 0,374) ≈ 0,455. Deux minimums successifs sont distants de λg/2 : λg = 2(71,44 − 48,25) = 46,38 mm. ν = c√(1/λg2 + 1/(4a2)) ≈ 9,21 GHz (entre les coupures 6,56 GHz du mode TE10 et 13,1 GHz des modes TE20/TE01 : le guide est bien monomode). Pour θ : en zm1 = −48,25 mm, 4πz/λg + θ = (2p+1)π, soit θ = 180° + 720° × 48,25/46,38 modulo 360° : θ ≈ 209° (même valeur avec zm2, ce qui vérifie la cohérence).
- 29.4. Sinusoïde de période λg/2 ≈ 23,2 mm oscillant entre AE02(1 − r)2 ≈ 0,30 AE02 et AE02(1 + r)2 ≈ 2,12 AE02, avec des minimums en z = −48,25 mm, −71,44 mm, etc.
- 29.5. νλg = ω/k = vφ ≈ 4,27·108 m/s > c, cohérent avec la question 13 (vitesse de phase supérieure à c, sans contradiction).
Problème II — Spectrogoniomètre à réseau
I. Goniomètre
- 1. Il sert à mesurer précisément des angles (déviations produites par un prisme ou un réseau), à la minute d'arc près grâce au vernier.
- 2. Achromatique : distance focale indépendante de λ (pas d'aberration chromatique). Toutes les radiations donnent des images dans le même plan : le spectre est net partout et la seule dispersion mesurée est celle du système dispersif.
- 3.1. L'objectif est du côté de l'objet, l'oculaire du côté de l'œil.
- 3.2. Lunette afocale : un objet à l'infini donne une image à l'infini, observée par l'œil emmétrope sans accommoder (sans fatigue). Réglage : (1) régler l'oculaire pour voir le réticule net sans accommoder (réticule dans le plan focal objet de l'oculaire) ; (2) viser un objet très éloigné (ou par autocollimation sur un miroir plan) et déplacer l'ensemble réticule-oculaire jusqu'à voir l'image nette sur le réticule, sans parallaxe. f'2 = 1/V2 = 40 mm, donc O1O2 = f'1 + f'2 = 170 mm.
- 3.3. Le faisceau incliné de θ converge en un point du plan focal commun F'1 = F2, puis ressort parallèle, incliné de θ'. tan θ = y/f'1, tan θ' = y/f'2 : G = f'1/f'2 = 130/40 = 3,25 en valeur absolue (image renversée : G = −3,25 en angles orientés).
- 4.1. Le collimateur donne de la fente un faisceau parallèle (image à l'infini) : incidence unique et bien définie sur le réseau.
- 4.2. La lunette réglée à l'infini vise le collimateur dans son axe ; on déplace la fente (tambour) jusqu'à voir son image nette sur le réticule, sans parallaxe : la fente est alors au foyer objet de l'objectif du collimateur. On règle ensuite la largeur de fente (fine mais lumineuse).
II. Réseau par transmission
- 5.1. Schéma : fente au foyer du collimateur → faisceau parallèle incident sous i → faisceau diffracté parallèle sous i' → focalisé par l'objectif de la lunette en un point de son plan focal, observé à l'oculaire.
- 5.2. Deux rayons passant par des fentes consécutives : différence de marche δ = a(sin i' − sin i) (angles orientés), φ = 2πa(sin i' − sin i)/λ. Elle est conservée après l'objectif : d'après le théorème de Malus et le stigmatisme de la lentille, les chemins optiques entre une surface d'onde et le point image sont égaux.
- 5.3. Interférences constructives si φ = 2pπ : sin i'p = sin i + pλ/a (formule des réseaux). Pour p ≠ 0, i'p dépend de λ : le réseau disperse la lumière (le rouge est plus dévié que le violet, à l'inverse du prisme) ; l'ordre 0 (i' = i) n'est pas dispersé.
- 5.4. I ∝ sin2(Nφ/2)/sin2(φ/2) : pics très fins aux ordres p (largeur angulaire ∝ λ/(Na cos i')), quasi nuls ailleurs quand N est grand. Les pics n'ont pas la même hauteur car ce terme est modulé par la diffraction par chaque fente (enveloppe en sinc2 fixée par la largeur des fentes), qui décroît avec l'ordre.
- 6.1. D = i' − i, avec sin i' = sin i + pλ/a.
- 6.2. cos i' di' = cos i di, donc dD/di = cos i/cos i' − 1 = 0 pour cos i' = cos i ; la solution i' = i correspond à p = 0, d'où i'pm = −im (c'est bien un minimum : on le vérifie par la dérivée seconde ou en suivant la raie). Alors Dm = 2i'pm et 2 sin i'pm = pλ/a, soit sin(Dm/2) = pλ/(2a).
- 6.3. Configuration symétrique : rayons incident et émergent symétriques par rapport à la normale au réseau (le plan du réseau est perpendiculaire à la bissectrice de l'angle formé par les deux rayons).
- 7.1. On suit la raie d'ordre p avec la lunette en tournant la platine du réseau : la raie se déplace, s'arrête puis rebrousse chemin ; la position de rebroussement est le minimum de déviation. On la repère de part et d'autre de la direction incidente : l'écart vaut 2Dm, ce qui dispense de connaître la direction de référence.
- 7.2. a = pλi/(2 sin(Dmi/2)) = 2 × 435,8/(2 sin 15,158°) ≈ 1,667 μm, soit n' = 1/a ≈ 600 traits/mm.
- 7.3. λv = 2a sin(Dmv/2)/p = a sin 19,30° ≈ 551 nm. La raie verte du mercure tabulée est à 546,1 nm : l'écart (≈ 1 %) vient de la précision des angles fournis ; il faut rendre la valeur calculée et le signaler.
Pouvoir dispersif, doublet du sodium
- 8.1. En différentiant sin((Dm+A)/2) = n sin(A/2) : dDm/dn = 2 sin(A/2)/√(1 − n2sin2(A/2)), et dn/dλ = −2C2/λ3. PP = 4C2 sin(A/2)/(λ3√(1 − np2 sin2(A/2))). A.N. : np(589,3 nm) = 1,652 + 0,015/0,3473 ≈ 1,695 ; PP = 2C2/(λ3√(1 − n2/4)) ≈ 2,8·10−4 rad/nm.
- 8.2. sin(Dm/2) = pn'λ/2 ⇒ PR = pn'/cos(Dm/2) = pn'/√(1 − (pn'λ/2)2), croissant avec n' et avec p. A.N. (n' = 6·10−4 nm−1, p = 1) : PR ≈ 6,1·10−4 rad/nm.
- 8.3. Le réseau est ici environ 2,2 fois plus dispersif dès l'ordre 1 (davantage aux ordres supérieurs), avec une dispersion quasi indépendante de λ (spectre presque linéaire), alors que celle du prisme varie en 1/λ3. Le prisme reste plus lumineux (un seul spectre, pas de recouvrement d'ordres).
- 9.1. Schéma : collimateur, réseau au minimum de déviation, positions symétriques de la lunette de part et d'autre de la direction incidente, écart α = 2Dm.
- 9.2. Dm1 = α/2 = 41°23,5' ; λ1 = 2a sin(Dm1/2)/2 = a sin 20,70° ≈ 589,0 nm.
- 9.3. d = f'1 ΔDm = f'1 PR Δλ avec PR = 2n'/cos(Dm1/2). Δλ = d cos(Dm1/2)/(2n'f'1) = 0,10 × 0,9355/(2 × 6·10−4 × 130) ≈ 0,60 nm, d'où λ2 ≈ 589,6 nm (doublet jaune du sodium).
10. Spectre de l'étoile Véga
- 10.1. Un télescope forme l'image de l'étoile sur la fente du collimateur ; le réseau disperse ; l'oculaire de la lunette est remplacé par la plaque photographique ou la barrette CCD placée dans le plan focal image de l'objectif ; suivi de l'étoile et temps de pose adapté.
- 10.2. Spectre d'émission : lumière émise par la matière excitée (raies brillantes sur fond noir pour un gaz, fond continu pour un corps dense chaud). Spectre d'absorption : fond continu traversé par un gaz plus froid, qui présente des raies noires aux longueurs d'onde caractéristiques de ses atomes.
- 10.3. Oui : les raies noires sur fond continu traduisent l'absorption par une couche de gaz plus froide entourant la photosphère, c'est-à-dire une atmosphère stellaire.
- 10.4. L'étoile (corps dense et chaud) émet un rayonnement thermique continu, proche du corps noir ; un gaz atomique dilué a un spectre discret de raies dû à la quantification de ses niveaux d'énergie.
- 10.5. 304 nm est dans l'ultraviolet. Dans le visible on est sur la partie décroissante de la courbe de Planck : le bleu-violet domine le rouge, d'où la teinte bleutée.
- 10.6. Loi de Wien λmaxT = 2,898·10−3 m·K (constante non fournie par l'énoncé, valeur usuelle) : T ≈ 9,5·103 K, soit environ 9 260 °C.
- 10.7. Série de Balmer : 1/λ = RH(1/4 − 1/n2). Avec le RH donné : n = 3, 4, 5 donnent 655,8 nm, 485,7 nm, 433,7 nm ; avec En = −13,6/n2 eV et hc ≈ 1 240 eV·nm : 656,4 nm, 486,2 nm, 434,1 nm. L'accord avec λ'1, λ'2, λ'3 est meilleur que 0,1 % : oui, ce sont Hα, Hβ, Hγ (transitions n = 3, 4, 5 → 2). (La constante RH imprimée est légèrement supérieure à la valeur usuelle 1,0968·107 m−1, d'où le petit écart systématique.)
- 10.8. T ≈ 9 260 °C, dans l'intervalle 10 000–7 000 °C, et seules des raies de l'hydrogène sont identifiées (aucune raie de l'hélium, 447, 502 ou 587 nm) : selon le tableau de l'énoncé, Véga est de type B. (Les lettres sont celles du tableau de l'énoncé ; la classification spectrale moderne range Véga en A0.)
- 10.9. Autres raies noires : autres raies de Balmer (410 nm, 397 nm…), absorption par d'autres éléments de l'atmosphère stellaire (métaux ionisés ou neutres), et raies telluriques dues à l'atmosphère terrestre (O2, H2O).
💡 Points à retenir pour le CNC MP : relations de passage et conducteur parfait, modes TE d'un guide (relation de dispersion, pulsation de coupure, vφvg = c2, vitesse de l'énergie = vg), charges et courants surfaciques avec conservation de la charge, ondes partiellement stationnaires (TOS, r = (1 − √η)/(1 + √η)) ; en optique, réglages du goniomètre (lunette afocale, collimateur), formule des réseaux, minimum de déviation sin(Dm/2) = pλ/(2a), pouvoirs dispersifs prisme/réseau, et bases de spectroscopie (Balmer, loi de Wien). Relire l'énoncé pour repérer les coquilles (ici « ax » pour ωt, question 26 absente).
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