نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2001: الرياضيات 2 - شعبة MP لولوج مدارس المهندسين
⬇️ تحميل PDF الرابط الدائم: https://www.wadifa-info.com/نموذج-مباراة/1664/نموذج-المباراة-الوطنية-المشتركة-CNC-2001-الرياضيات-2-شعبة-MP-لولوج-مدارس-المهندس
باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2001)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الرياضيات 2
- الدورة
- 2001
- عدد الصفحات
- 5
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)
استُخرج هذا النص آلياً من صور الامتحان وقد يحتوي على أخطاء في القراءة — الصور أعلاه هي المرجع.
— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC
Ministère de l'Éducation Nationale Ministère de l'Enseignement
Enseignement Secondaire et Technique Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique
Concours National Commun
d’Admission aux
Grandes Écoles d'Ingénieurs
Session 2001
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES 1
Durée 4 heures
Concours MP
Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit
نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2001 -- MP
L'énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats du concours MP,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .
Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction
seront des éléments pris en compte dans la notation. Les candidats pourront admettre et utiliser le résultat
d'une question non résolue s‘ils l‘indiquent clairement sur la copie. Il convient en particulier de rappeler avec
précision les | références | des questions abordées.
Notations et rappels
On considère un espace vectoriel F, de dimension finie n = 3, sur le corps K (K = R ou C). L(F)
désigne la K-algèbre des endomorphismes de F. Si u, v € L(F), u 0 v se note uv et l'identité est
notée .2ر1 Pour u € L(F) et P = =, anX* € K[X], P(u) désigne l’'endomorphisme ›. “ليه où les
k=0 k=0
شر sont définis par les relations u° = In et Vp € N*, طن = uuP”!. On rappelle que si P, Q € K[X],
les endomorphismes P(u) et Q(u) commutent.
Si u est un endomorphisme de F, le polynôme minimal de u sera noté x, et le polynôme car-
actéristique se notera x, ; On rappelle que x, est le polynôme unitaire de degré minimal annulateur
de u, c’est le générateur unitaire de l'idéal des polynômes annulateurs de u, et que
VA كال Xu(X) = det(u — À IE) -
Un endomorphisme u est dit nilpotent s’il existe م € N° tel que vw” = 0. On rappelle que pour un
tel endomorphisme, en dimension n, le polynôme caractéristique vaut )-1( 7.
1°1° Partie
Résultats préliminaires
A- Calcul de la dimension d’un sous-espace vectoriel de F
Soient u € L(E), À une valeur propre de u et p € N° son ordre de multiplicité ; on sait qu'il existe
Q € K[X] tel que
On pose F, = Ker (u — (7
1. Montrer que F = F, © Ker @(u) et que les sous-espaces vectoriels F, et Ker @(u) sont stables
paru.
2. On désigne par v (respectivement w) l’'endomorphisme de F, (respectivement Ker @(u))
induit par u.
(a) Que peut-on dire de l’'endomorphisme (v — AI, ) ع ?
(b) Calculer x, en fonction de À et d = dim (F,) puis montrer que
avec la convention Xw = 1 si Ker Q(u) = {05}.
(c) Montrer que xw(X) # 0 et conclure que p = d.
Épreuve de Mathématiques II 1/4 Tournez la page S.V.P.
نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
— صفحة 3 —
Concours National Commun - Session 2001 - MP
B- Un résultat sur le polynôme minimal
Soit u un endomorphisme de 17.
1. Soitx € E \ {05}. Montrer qu'il existe un unique polynôme unitaire de degré minimal noté
Tru € K[X] tel que 7, u(U)(x) = Op, puis justifier que x, divise Tu.
2. En déduire que l’ensemble {r,., x € EF \ {0z}} est fini.
3. On pose 1, = ...رط où (a1,., ›(مه (N*)" et les P; irréductibles et deux à deux distincts.
Montrer que pour tout : de {1,...,r}, il existe y; € E \ {0z} tel que P;" divise ميو Puis
construire un élément ع € EF \ {07} tel que P;* = x,,u- ( Raisonner par l'absurde et utiliser 2. )
4. Soit (r,y) € (E \ {05})? ; on suppose que les polynômes R = وو et S = Ty. Sont premiers
entre eux. Justifier que 7 + y # 0, puis montrer que T2+y,u = RS.
5. Déduire de ce qui précède qu'il existe e € E \ {05} tel que بج = Tu-
2ème Partie
Étude de C = {u € L(E), deg (T4) = n — 1}.
A- Le cas d’un endomorphisme nilpotent
Soit v € L(E) ; on suppose que v"-! = 0 et v"-2 #0.
1. Montrer que pour tout k € N,
Kerw* "ول
et que
Kerw# = Keruk+1 + Kerwt+! = Ker u*+2,
2. En déduire que
{05} € Kerv Ç Kerw? تومو 3 “مول ...ب + = E.
3. Montrer alors que pour tout k € {1,...,n — 2},
4. Supposons que pour م € {1,...,n — 2} on ait : dim (Kerv?) = م et dim (KeruP*!) = p +2;
montrer que dim (Ker v°) › dim (Ker vP7!) + 2 et trouver une contradiction.
(On pourra utiliser v(F) où F est un supplémentaire de Ker w? dans Ker wP**).
5. En déduire que pour tout و € {1,...,n — 2}, dim (Kerw?) =q +1.
6. Montrer que Kerv £ Imv.
(On pourra raisonner par l'absurde et considérer l'endomorphisme g induit par v sur Im v).
7. Soient وه € Kerwv \ Imvety € E \ Kerw"7?.
(a) Quelle est la dimension du sous-espace vectoriel H = vect({y, v(y),, v"7?(y)}).
(b) Vérifier que H et Krp sont supplémentaires dans E et que H est stable par v.
(c) Vérifier que (y,v(y),… , v"-*(y), xo) est une base de E et écrire la matrice J de v dans
cette base.
Épreuve de Mathématiques II 2/4 Tournez la page S.V.P.
نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
— صفحة 4 —
Concours National Commun - Session 2001 - MP
B- Cas général
n—2
1. Soient R = X"-! - “عليه ل € K[X] et à € K une racine de R. Soient B = (e1,… en) une
k=0
base de E et u l'endomorphisme de F dont la matrice M relativement à B est
0 0 -- 0 wœ O0
1 0 -- 0 a 0
: 01 0 an-3s 0
0 ... 0 1 an» 0
(a) Pour k € {1,...,n — 1}, exprimer u*(e; ) en fonction des éléments de la base B.
(b) Calculer R(u)(e:) puis R(u)(ez), pour tout k € {2,...,n — 1}, et enfin R(u)(e,) ; en
déduire que R est un polynôme annulateur de u.
(c) Montrer que le degré du polynôme minimal x, de u est supérieur ou égal à n — 1 et en
déduire que R coïncide avec x, puis que u € 0. (On pourra raisonner par l'absurde).
(d) Déterminer x, en fonction de R et a.
2. Soitu € C.
(a) Montrer qu'il existe ه € K tel que ىر = (+1)"(X — a), et que T,(œ) = 0.
Dans la suite, k désigne l'ordre de multiplicité de la valeur propre نه de u. On sait, puisque
Xu = (=1)"(X — œ)Tu, qu’il existe Q € K[X] tel que
(b) Montrer que
en déduire que
(c) On désigne par v l’endomorphisme de Ker (u — aI5)* induit par u — عله
i. Vérifier que "مان 0 = لص # 0.
ii. En déduire qu'il existe un vecteur propre xo de u, associé à la valeur propre a, et un
sous-espace vectoriel H, de Ker (u — alx)*, stable par u, tels que
Ker (u — aI5)* = Kxy © 7٠
(d) Montrer que la somme H = H, + Ker @(u) est directe et que le sous-espace vectoriel H
est un supplémentaire de Kry dans L, qui est stable par u.
(e) On désigne par w l'endomorphisme induit par u sur H.
i. Montrer que xu = (a — X )Xw, puis en déduire x, (0).
ii. Montrer que ن7 est un polynôme annulateur de u, puis que deg (T4) = n — 1.
Épreuve de Mathématiques II 3/4 Tournez la page S.V.P.
نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
— صفحة 5 —
Concours National Commun - Session 2001 —- MP
(f) En utilisant la question B-5 des préliminaires, montrer que H possède une base du type
(e,w(e),… ,w"-?(e)), avec e € H, et écrire la matrice de w dans cette base.
(g) Construire alors une base B, de F dans laquelle la matrice de u est de la forme (1).
3. Soit A € M,(K), 74 son polynôme minimal. Montrer que deg (Ta) = n — 1 si et seulement s’il
n—2
existe une matrice P dans GL,(K) et ao, , an-2, à, éléments de K, avec a”! = ›. an0Ÿ tels
k=0
que P-- AP soit de la forme (1).
Justifier que lorsque K = R on peut choisir P dans 61 (R) = {M € GL, (R), det M › 0}.
3ème Partie
Dans cette partie, M,(K) est muni de la norme ||.| : A = (a:;) — ||AI| = ( 2 |; j 0
1771
G(K) désigne (عاسته si K = C et GL}(R) si K = R. On se propose de montrer la connexité par arcs
de l’ensemble
7
1. (a) Montrer que l'application det : M,(K) — K, A + det À est continue et que G(K) est
un ouvert.
(b) Montrer que si A et B sont des éléments de M,(K), alors ||AB|| › || ||| ||
(c) Soit (A, H) € GLn(K) x Mn(K) avec ||H|| › ||A7!||7*. Montrer que A+ H est une matrice
inversible et exprimer (A + H)7* — A7! comme la somme d'une série.
(On pourra écrire A + H = A(I, + 4-177 .(
(d) En déduire que l'application Z : G(K) — M, (K), A+ A7" est continue.
2. (a) Soient A et B deux éléments de GL, (C). Montrer que T(x) = ماعل + (1— x)A), x 6 رن
est un polynôme en x, à coefficients complexes, et que 1 n’est pas le polynôme nul.
(b) Soient z1,.. , zp les racines de T' et soit r › 0,
t(1+2ir) si0‹t‹
i. Montrer que & est continue et calculer &(0) et &(1).
ii. Montrer que l’on peut choisir r tel que & soit à valeurs dans GL,(C) et conclure.
3. On admet que GL}(R) est connexe par arcs. J étant la matrice vue à la question A-7-c de la
2°M° partie, montrer que l’ensemble {PJP-!, P € G(K)} est connexe par arcs.
4. Soit M une matrice de la forme (1) où ao, , ممه et a sont des éléments de K tels que a” 1
n—2
›, an a*. En remplaçant dans M les éléments يمه تبره respectivement par ta1,..., ريمع
ه par ta et ap par e(t) + ao, où e(t) = (ta)”-! — ›. taz(ta)* — ag, montrer que l’on obtient
k=1
une matrice M(t) € C(K) et que l'application ب : [0,1] — M,(K),t + M(t) est continue ;
calculer (0) et w (1).
5. Déduire de ce qui précède que C(K) est connexe par arcs.
FIN DE L'ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques II 4/4 FIN
نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ التصحيح المقترح
هذا تصحيح مقترح من إعداد فريق wadifa-info لمساعدتك على فهم منهجية الإجابة — وليس تصحيحاً رسمياً صادراً عن الإدارة المنظِّمة. أسئلة هذا الامتحان محررة بالفرنسية، لذلك التصحيح محرر بالفرنسية أيضاً.
Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines, filière MP, session 2001. Durée : 4 heures, calculatrice interdite ; l'énoncé (4 pages) ne précise pas de coefficient. C'est un problème d'algèbre linéaire et de topologie en trois parties : résultats préliminaires (sous-espaces caractéristiques, polynôme minimal ponctuel πx,u), étude de l'ensemble 𝒞 des endomorphismes dont le polynôme minimal est de degré n − 1 (dim E = n ≥ 3), puis connexité par arcs de 𝒞(𝕂) = {A ∈ Mn(𝕂), deg πA = n − 1}. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : les outils clés sont le lemme des noyaux, le théorème de Cayley-Hamilton, l'idéal annulateur {P, P(u)(x) = 0} et le lemme de Gauss. Dans la 2e partie, suivez la suite des dimensions dk = dim Ker vk ; dans la 3e, l'idée est de relier toute matrice de 𝒞(𝕂) à la matrice fixe J par un chemin continu (similitude, puis déformation des coefficients).
1re partie — A. Dimension de Fλ
- 1. (X − λ)p et Q sont premiers entre eux (Q(λ) ≠ 0) et χu(u) = 0 (Cayley-Hamilton). Le lemme des noyaux donne E = Ker χu(u) = Fλ ⊕ Ker Q(u). Ces noyaux de polynômes en u sont stables par u, car u commute avec (u − λIE)p et Q(u).
- 2(a). (v − λIFλ)p = 0 : v − λIFλ est nilpotent.
- 2(b). χv(X) = det(v − λI − (X − λ)I) = χv−λI(X − λ) = (−1)d(X − λ)d (rappel sur les nilpotents). Dans une base adaptée à E = Fλ ⊕ Ker Q(u), la matrice de u est diagonale par blocs (Mat v, Mat w), d'où χu = χvχw = (−1)d(X − λ)dχw.
- 2(c). Si χw(λ) = 0, il existe x ≠ 0 dans Ker Q(u) avec u(x) = λx ; alors x ∈ Ker(u − λI) ⊂ Fλ, ce qui contredit Fλ ∩ Ker Q(u) = {0}. Donc χw(λ) ≠ 0 ; la multiplicité de λ dans χu vaut donc exactement d : p = d = dim Fλ.
1re partie — B. Polynôme minimal ponctuel
- 1. Ix = {P ∈ 𝕂[X], P(u)(x) = 0} est un idéal de 𝕂[X], non nul car il contient πu. Il est engendré par un unique polynôme unitaire πx,u, qui est l'unique polynôme unitaire de degré minimal de Ix. Comme πu ∈ Ix, πx,u divise πu.
- 2. πx,u est un diviseur unitaire de πu ; or πu n'a qu'un nombre fini de diviseurs unitaires (les P1β1…Prβr avec 0 ≤ βi ≤ αi). L'ensemble {πx,u} est fini.
- 3. Par l'absurde, si Piαi ne divise aucun πy,u, chaque πy,u (diviseur de πu) divise T = Piαi−1Πj≠iPjαj. Alors T(u)(y) = 0 pour tout y : T annule u avec deg T < deg πu, contradiction. On obtient donc yi ≠ 0 avec Piαi | πyi,u. Écrivons πyi,u = PiαiB et posons xi = B(u)(yi). On a xi ≠ 0 (sinon πyi,u diviserait B, de degré plus petit) et Piαi(u)(xi) = 0, donc πxi,u = Piβ avec β ≤ αi. Si β < αi, alors PiβB annulerait yi avec un degré < deg πyi,u : absurde. D'où πxi,u = Piαi.
- 4. Si x + y = 0, alors πy,u = πx,u, donc R = S, et comme R ∧ S = 1, R = 1, ce qui donne x = 0 : exclu. Donc x + y ≠ 0. D'abord RS(u)(x + y) = S(u)R(u)(x) + R(u)S(u)(y) = 0, donc T = πx+y,u divise RS. Ensuite T(u)(x) = −T(u)(y) ; en appliquant S(u) : (ST)(u)(x) = −T(u)S(u)(y) = 0, donc R | ST, puis R | T (Gauss). De même S | T, et comme R ∧ S = 1, RS | T. Les deux polynômes sont unitaires : πx+y,u = RS.
- 5. Les Piαi sont deux à deux premiers entre eux. Par récurrence avec 4, e = x1 + … + xr vérifie πe,u = Π Piαi = πu (à chaque étape, Πi≤kPiαi est premier avec Pk+1αk+1), et e ≠ 0 par 4. Il existe e ≠ 0 tel que πe,u = πu.
2e partie — A. vn−1 = 0 et vn−2 ≠ 0
On note dk = dim Ker vk.
- 1. Si vk(x) = 0, alors vk+1(x) = 0 : Ker vk ⊂ Ker vk+1. Si Ker vk = Ker vk+1 et x ∈ Ker vk+2, alors v(x) ∈ Ker vk+1 = Ker vk, donc x ∈ Ker vk+1 : Ker vk+1 = Ker vk+2.
- 2. Si une égalité Ker vk = Ker vk+1 avait lieu avec k ≤ n − 2, la suite serait stationnaire à partir de k (question 1), d'où Ker vk = Ker vn−1 = E et vn−2 = 0 : contradiction. Toutes les inclusions sont strictes jusqu'à Ker vn−1 = E.
- 3. 0 = d0 < d1 < … < dn−1 = n sont des entiers : en montant depuis 0, dk ≥ k ; en descendant depuis n, dk ≤ n − (n − 1 − k) = k + 1. Donc k ≤ dk ≤ k + 1.
- 4. Soit F un supplémentaire de Ker vp dans Ker vp+1, dim F = 2. v(F) ⊂ Ker vp ; v est injective sur F (Ker v ⊂ Ker vp et F ∩ Ker vp = {0}), donc dim v(F) = 2 ; et v(F) ∩ Ker vp−1 = {0} (si v(f) ∈ Ker vp−1, alors f ∈ Ker vp ∩ F, donc f = 0). Ainsi Ker vp−1 ⊕ v(F) ⊂ Ker vp et dp ≥ dp−1 + 2 ≥ (p − 1) + 2 = p + 1, ce qui contredit dp = p.
- 5. Supposons qu'il existe q ∈ {1, …, n − 2} avec dq = q, et prenons le plus grand. Alors dq+1 = q + 2 (par maximalité si q + 1 ≤ n − 2, et parce que dn−1 = n si q = n − 2), ce que la question 4 interdit. Donc dq = q + 1 pour tout q ∈ {1, …, n − 2}. En particulier dim Ker v = 2 et rg v = n − 2.
- 6. Par l'absurde, supposons Ker v ⊂ Im v. Im v est stable par v ; soit g l'endomorphisme induit, sur un espace de dimension n − 2. Ker g = Ker v ∩ Im v = Ker v, de dimension 2. Mais gn−2 = 0 (car gn−2(v(x)) = vn−1(x) = 0) et gn−3 ≠ 0 (car gn−3(v(x)) = vn−2(x) ≠ 0 pour un x) : g est nilpotent d'indice égal à la dimension n − 2, donc les dim Ker gk croissent strictement de 0 à n − 2 en n − 2 pas, chaque pas valant 1, et dim Ker g = 1. Contradiction : Ker v ⊄ Im v.
- 7(a). Si Σckvk(y) = 0 avec un ck ≠ 0 d'indice minimal k0, appliquer vn−2−k0 donne ck0vn−2(y) = 0, absurde. La famille est libre : dim H = n − 1.
- 7(b). v(vn−2(y)) = 0, donc H est stable par v. Un élément h = Σckvk(y) de H est dans Ker v ssi c0 = … = cn−3 = 0, donc H ∩ Ker v = 𝕂vn−2(y) ⊂ Im v. Comme x0 ∈ Ker v \ Im v, x0 ∉ H ; par dimension (n − 1 + 1 = n), E = H ⊕ 𝕂x0.
- 7(c). C'est donc une base de E. J = diag(Nn−1, 0), où Nn−1 est la matrice d'ordre n − 1 avec des 1 sur la sous-diagonale (v(vk(y)) = vk+1(y), v(vn−2(y)) = 0) : J a des 1 aux places (k + 1, k) pour 1 ≤ k ≤ n − 2, des 0 ailleurs, et sa dernière colonne est nulle (v(x0) = 0).
2e partie — B. Cas général
1. La matrice (1)
- (a) u(ej) = ej+1 pour j ≤ n − 2, u(en−1) = Σk=0n−2akek+1, u(en) = αen. Donc uk(e1) = ek+1 pour 1 ≤ k ≤ n − 2 et un−1(e1) = Σk=0n−2akek+1.
- (b) R(u)(e1) = un−1(e1) − Σakuk(e1) = Σakek+1 − Σakek+1 = 0 ; pour 2 ≤ k ≤ n − 1, R(u)(ek) = uk−1(R(u)(e1)) = 0 ; R(u)(en) = R(α)en = 0. R annule u.
- (c) Si P ≠ 0 de degré ≤ n − 2 annulait u, P(u)(e1) serait une combinaison non triviale de e1, …, en−1, donc non nulle : absurde. Donc deg πu ≥ n − 1 ; πu divise R, unitaire de degré n − 1, donc πu = R et u ∈ 𝒞.
- (d) M est diagonale par blocs (compagnon CR d'ordre n − 1, α). Avec χCR = (−1)n−1R : χu = (−1)n−1R(X)(α − X) = (−1)n(X − α)R(X).
2. u ∈ 𝒞
- (a) πu | χu (Cayley-Hamilton), deg χu = n, deg πu = n − 1 : le quotient est de degré 1 à coefficients dans 𝕂 et le coefficient dominant de χu est (−1)n, d'où χu = (−1)n(X − α)πu avec α ∈ 𝕂. α est valeur propre de u, donc racine de πu : πu(α) = 0. En particulier k ≥ 2.
- (b) χu = (X − α)k·(±Q) : le lemme des noyaux (1re partie A-1) donne E = Ker(u − αI)k ⊕ Ker Q(u) ; appliqué à πu = (X − α)k−1Q, il donne E = Ker(u − αI)k−1 ⊕ Ker Q(u). Ker(u − αI)k−1 ⊂ Ker(u − αI)k sont deux supplémentaires du même sous-espace, donc de même dimension : ils sont égaux. Si l'on avait Ker(u − αI)k−2 = Ker(u − αI)k−1, (X − α)k−2Q annulerait u (sur chacun des deux facteurs de E), ce qui contredit la minimalité de πu : Ker(u − αI)k−2 ⊊ Ker(u − αI)k−1 = Ker(u − αI)k.
- (c) i. Dans Ker(u − αI)k = Ker(u − αI)k−1 : vk−1 = 0 ; un x de Ker(u − αI)k−1 \ Ker(u − αI)k−2 donne vk−2 ≠ 0.
ii. Par 1re partie A-2(c), dim Ker(u − αI)k = k. Si k ≥ 3, la partie A (avec n remplacé par k) fournit x0 ∈ Ker v \ Im v, donc u(x0) = αx0, et H1 = vect(y, v(y), …, vk−2(y)) stable par v, donc par u = v + αI, avec Ker(u − αI)k = 𝕂x0 ⊕ H1. Si k = 2, v = 0 (u = αI sur ce plan) : tout x0 ≠ 0 et toute droite supplémentaire H1 conviennent. - (d) H1 ⊂ Ker(u − αI)k, qui est en somme directe avec Ker Q(u) : la somme H = H1 ⊕ Ker Q(u) est directe, et E = 𝕂x0 ⊕ H1 ⊕ Ker Q(u) = 𝕂x0 ⊕ H. H est stable par u, somme de deux sous-espaces stables.
- (e) i. Dans une base adaptée à 𝕂x0 ⊕ H, Mat u = diag(α, Mat w), donc χu = (α − X)χw, d'où χw = (−1)n−1πu. Ainsi χw(α) = 0 : α est valeur propre de w, donc πw(α) = 0.
ii. πw(u) est nul sur H et πw(u)(x0) = πw(α)x0 = 0 : πw annule u. Donc πu | πw et deg πw ≥ n − 1 ; or πw | χw, de degré dim H = n − 1. Donc deg πw = n − 1 (et πw = πu). - (f) Par 1re partie B-5 appliquée à w, il existe e ∈ H avec πe,w = πw, de degré n − 1 : aucun polynôme non nul de degré ≤ n − 2 n'annule e, donc (e, w(e), …, wn−2(e)) est libre, et c'est une base de H (n − 1 vecteurs). En écrivant πw = Xn−1 − Σk=0n−2akXk, on a wn−1(e) = Σakwk(e) : la matrice de w est la matrice compagnon (des 1 sur la sous-diagonale, dernière colonne (a0, …, an−2)), c'est-à-dire le bloc supérieur gauche de (1).
- (g) ℬ1 = (e, w(e), …, wn−2(e), x0) : comme u(x0) = αx0, la matrice de u est de la forme (1), avec αn−1 = Σakαk puisque πu(α) = 0.
3. Caractérisation matricielle
- ⟸ : si P−1AP = M de la forme (1) avec α racine de R, alors πA = πM = R par 1(c), de degré n − 1.
- ⟹ : on applique 2(g) à l'endomorphisme canoniquement associé à A ; P est la matrice de passage de la base canonique à ℬ1. deg πA = n − 1 ⟺ A est semblable à une matrice (1) avec αn−1 = Σakαk.
- Si 𝕂 = ℝ et det P < 0, on remplace x0 par −x0 : la matrice de u ne change pas (u(−x0) = α(−x0)) et le déterminant de la matrice de passage change de signe. On peut donc prendre P ∈ GLn+(ℝ).
3e partie — connexité par arcs de 𝒞(𝕂)
- 1(a). det A est un polynôme en les coefficients ai,j, donc det est continue. GLn(ℂ) = det−1(ℂ*) et GLn+(ℝ) = det−1(]0, +∞[) sont des images réciproques d'ouverts : G(𝕂) est un ouvert.
- 1(b). Cauchy-Schwarz : |(AB)i,j|2 = |Σkai,kbk,j|2 ≤ (Σk|ai,k|2)(Σk|bk,j|2) ; en sommant sur i et j : ‖AB‖ ≤ ‖A‖‖B‖.
- 1(c). Posons K = A−1H : ‖K‖ ≤ ‖A−1‖‖H‖ < 1, donc ‖Km‖ ≤ ‖K‖m et la série Σ(−K)m converge absolument dans Mn(𝕂), qui est complet. (In + K)Σm=0N(−K)m = In − (−K)N+1 → In, donc In + K est inversible d'inverse Σ(−K)m, et A + H = A(In + K) est inversible. Ainsi (A + H)−1 − A−1 = Σm≥1(−1)m(A−1H)mA−1.
- 1(d). ‖(A + H)−1 − A−1‖ ≤ Σm≥1(‖A−1‖‖H‖)m‖A−1‖ = ‖A−1‖2‖H‖ / (1 − ‖A−1‖‖H‖) → 0 quand H → 0 : ℐ est continue en tout point de G(𝕂). (Pour G = GLn+(ℝ), A + H reste dans G pour H petit, puisque G est ouvert.)
- 2(a). En développant le déterminant, T(x) est une somme de produits de n coefficients affines en x : T est un polynôme de degré ≤ n, et T(0) = det A ≠ 0, donc T n'est pas le polynôme nul.
- 2(b) i. Chaque morceau de γ est continu et, en t = 1/2, les deux expressions valent 1/2 + ir : γ, et donc φ, est continue. φ(0) = A (γ(0) = 0) et φ(1) = B (γ(1) = 1).
- 2(b) ii. det φ(t) = T(γ(t)) ; il suffit que γ ne passe par aucun zi. On a Re γ(t) = t et Im γ(t) ∈ [0, r], avec Im γ(t) > 0 pour 0 < t < 1 et γ(0) = 0, γ(1) = 1, qui ne sont pas racines de T (T(0) = det A ≠ 0, T(1) = det B ≠ 0). Les racines telles que Im zi ≤ 0 ne sont donc jamais atteintes, et celles telles que Im zi > 0 non plus si r < min{Im zi, i ∈ I} (r > 0 quelconque si I est vide). Alors φ est un chemin continu de A à B dans GLn(ℂ) : GLn(ℂ) est connexe par arcs.
- 3. P ↦ PJP−1 est continue sur G(𝕂) (produit et inversion continus, 1(d)), et G(𝕂) est connexe par arcs (2 pour ℂ, admis pour ℝ). L'image continue d'un connexe par arcs l'est aussi : {PJP−1, P ∈ G(𝕂)} est connexe par arcs.
- 4. Pour M(t), les nouveaux paramètres sont α' = tα, a'k = tak (1 ≤ k ≤ n − 2) et a'0 = ε(t) + a0 = (tα)n−1 − Σk=1n−2tak(tα)k. On vérifie Σk=0n−2a'kα'k = (tα)n−1 = α'n−1, donc par 2e partie B-1(c), M(t) ∈ 𝒞(𝕂). Les coefficients sont polynomiaux en t : ψ est continue. ψ(0) = J (tous les paramètres sont nuls, car n − 1 ≥ 2) et ψ(1) = M (ε(1) = αn−1 − Σk=0n−2akαk = 0).
- 5. Soit A ∈ 𝒞(𝕂). Par 2e partie B-3, A = PMP−1 avec P ∈ G(𝕂) et M de la forme (1). Le chemin t ↦ PM(t)P−1 reste dans 𝒞(𝕂) (des matrices semblables ont le même polynôme minimal) et relie PJP−1 à A ; puis PJP−1 est relié à J dans {QJQ−1} ⊂ 𝒞(𝕂) (πJ = Xn−1, par A-7). Tout point de 𝒞(𝕂) est relié à J par un chemin dans 𝒞(𝕂) : 𝒞(𝕂) est connexe par arcs.
💡 À retenir et à réviser pour le CNC MP : lemme des noyaux et sous-espaces caractéristiques (dim = multiplicité), polynôme minimal local πx,u et existence d'un vecteur e tel que πe,u = πu (résultat classique à savoir redémontrer), matrices compagnons, suites des noyaux itérés d'un nilpotent, séries de Neumann et continuité de l'inversion, connexité par arcs de GLn(ℂ) (astuce du polynôme T(x) = det(xB + (1 − x)A)) et de GLn+(ℝ). Citez toujours la question utilisée, l'énoncé insistant sur les références.
أسئلة شائعة حول هذا النموذج
هل يمكن تحميل هذا النموذج مجاناً؟
هل يتضمن هذا النموذج التصحيح؟
ما هي الجهة المنظمة والدرجة المعنية بهذا النموذج؟
ما هي دورة هذا الامتحان ولغة أسئلته؟
أين أجد نماذج أخرى لنفس المباراة؟
💬 ناقش هذا النموذج (0)
شارك إجاباتك أو صحّح التصحيح — إذا كان لديك رأي مختلف حول أي نقطة، اكتبه هنا ليستفيد باقي المترشحين.
لا يوجد نقاش بعد — شارك إجابتك أو سؤالك حول هذا النموذج.
⚠️ ممنوع نشر أرقام الهاتف أو الروابط أو أي عرض مقابل مال — تُحذف هذه المشاركات تلقائياً.
هل تحضّر لهذه المباراة؟
نماذج مشابهة قد تهمّك
المصدر: مباريات ولوج المدارس والمعاهد العليا
📎 كيف تستشهد بهذه الصفحة؟
صحفي أو مدوّن أو أستاذ؟ انسخ المرجع أسفله وضع رابطاً نحو هذه الصفحة.
الرابط الدائم: https://www.wadifa-info.com/نموذج-مباراة/1664/نموذج-المباراة-الوطنية-المشتركة-CNC-2001-الرياضيات-2-شعبة-MP-لولوج-مدارس-المهندس
