نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2014: الرياضيات 1 - شعبة MP لولوج مدارس المهندسين
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باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2014)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الرياضيات 1
- الدورة
- 2014
- عدد الصفحات
- 5
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)
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ROYAUME DU MAROC
Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche
Scientifique de la Formation des Cadres
Présidence du Concours National Commun
Ecole Mohammadia d’Ingénieurs
CONCOURS NATIONAL COMMUN
d’admission dans les Etablissements de Formation d’Ingénieurs
et Établissements Assimilés
Session 2014
ÉPREUVE DE MATHEMATIQUES I
Filière MP
Durée 4 heures
Cette épreuve comporte 04 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L’usage de calculatrice n’est pas autorisé
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Concours National Commun - Session 2014 — MP
L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière MP,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit
Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision
des raisonnements constitueront des éléments importants pour l’appréciation des copies. Il convient en
particulier de rappeler avec précision les des questions abordées.
Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale
sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.
Le sujet de cette épreuve est composé d'un exercice et d'un problème indépendants entre eux.
Exercice
On considère la fonction de deux variables F : [0,1]? + R définie par :
. Montrer F est continue sur [0, 1]?.
. En déduire que F est bornée sur [0,1]? et atteint ses bornes.
. Déterminer la borne inférieure de F sur [0, 1]? ; en quels points de [0, 1]? cette borne est-elle atteinte ?
Justifier que F est de classe 01 sur l’ouvert ]O, 1 [? et calculer ses dérivées partielles premières.
. Montrer que 7 admet un unique point critique (x0, yo) dans l’ouvert ]0, 1[? et le préciser.
تج معن UHR م جه
. Calculer F(x0, vo) et justifier que F(xo,ÿ0)= sup F(z,y).
Problème
À propos de l’unimodularité des zéros d’un polynôme auto-inverse
On note U le cercle unité du plan complexe ©, c’est à dire U = {z € ©: |z| = 1}. On rappelle que
l’application y : [0,27] — بع t + e est un paramétrage de U, avec 1 pour seul point multiple (double).
Si N est un ouvert de © contenant U et f : N + © une fonction continue, on définit l’intégrale
curviligne de f sur l’arc paramétré ([0, 27], y) par : | f(z) dz = 0 Flolt))y"(t) dt.
1ère Partie
Résultats préliminaires
1.1. Rappeler le développement en série entière au voisinage de 0 de la fonction z + EE , définie sur
C \ {1}, et préciser le rayon de convergence de cette série entière.
1.2. Montrer que, pour tout complexe 8 de module |f| › 1 et tout réel t, on a :
it +00
m=0
1.3. Montrer que, pour tout complexe 8 de module |8| › 1 et tout réel t, on a :
eit et ie 1
مومع سا ا ›
e 8 B m=0
Épreuve de Mathématiques I 1/4 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2014 - MP
1.4. Soit 8 un nombre complexe de module différent de 1 et soit f la fonction définie sur C \ {6} par
1
. Montrer, en justifiant soigneusement votre réponse, que
2ix si || › 1,
j 0 si |8] › 1.
1.5. Un résultat de convexité : Le disque unité fermé de C est strictement convexe.
Montrer que si v et w sont des complexes distincts et de module 1, et si À et u sont des réels strictement
positifs de somme 1, alors |Av + pw| › 1.
Dans la suite on admet que, pour tout entier n › 2, si U1,- . ., Un sont des éléments deux à deux distincts
de U et si À1,.. . , An sont des réels strictement positifs de somme 1, alors | S. Aux] ›11.
k=1
2ème Partie
Deux résultats de localisation des racines d’un polynôme
Dans cette partie, P désigne un polynôme non constant à coefficients complexes. On note z1,... , Zr
(r › 1) les racines de P dans C et, pour tout k € {1,..,r}, on note a; l’ordre de multiplicité de la racine
z, de P. Ainsi, en notant a le coefficient dominant de P, on obtient P = a Il (X — 24)".
k=1
2.1. Montrer que, pour tout 2 € C\ {21,---,#}, 777) = ra où اط est le polynôme dérivé de P.
—2k
k=1
2.2. On suppose que w € © est une racine de © qui n’est pas racine de P.
2.2.2. En déduire qu’il existe des réels 81... . , Br, strictement positifs de somme 1, tels que
2k) =0. — مايه Montrer que S .2.2.1
wW= ل 82
k=1
Ceci signifie que w est barycentre, à coefficients tous strictement positifs, des racines de P.
2.3. Montrer que toute racine de ص est barycentre à coefficients positifs des racines de P.
2.4. On suppose ici que P ne s’annule pas sur le cercle unité U, ce qui veut dire que UN {z1,..., =r} = 0.
2.4.1. Justifier que l’ensemble © \ {z1,..., =} est un ouvert de C contenant le cercle unité U et que
RC) , définie sur © \ {z1,--., =}, est continue.
2. Montrer que 2 J, PE)
inférieur à 1, comptées autant de fois que leur ordre de multiplicité.
la fonction = —
dz est égal au nombre de racines de P dont le module est strictement
gème Partie
Une condition suffisante d’unimodularité des zéros d’un polynôme auto-inverse
Un polynôme à coefficients complexes P = ل a X*, de degré d € N*, est dit auto-inverse quand il
k=0
existe un nombre complexe € # 0 (dit paramètre) vérifiant ax = € @a-k , pour tout k € {0,..., d}.
9 q
SigeNet Q= “تير ب € C[X], on pose Q = .“ليرا الام QG est ainsi le polynôme de C[X] obtenu en
k=0 k=0
conjuguant tous les coefficients de Q ; en particulier Q(7) = Q(z) pour tout z € C.
Épreuve de Mathématiques I 2/4 ب
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Concours National Commun - Session 2014 - MP
2n
3.1. Montrer que, pour tout entier n › 2, le polynôme وي = Su - n)X} est auto-inverse.
k=0
3.2. Soit P = = a, X* un polynôme à coefficients complexes de degré d € N° et soit € € CC.
k=0
3.2.1. Montrer que si P est auto-inverse de paramètre €, alors |e] = 1 et P(0) #0.
3.2.2. Montrer que P est auto-inverse de paramètre € si, et seulement si,
8.3. Soient P, Q € C[X]; vérifier que P+Q = P+ Qet PQ=PQ.
3.4. Soient P € C[X} un polynôme de degré dE N° et y € C un complexe de module 1. On note
P, € C[X} le polynôme défini par P,(z) = P(uz),z EC.
3.4.1. Montrer que si P est auto-inverse alors (X — 1)P l’est aussi.
3.4.2. Montrer que si P est auto-inverse alors P, l’est aussi.
3.4.3. Montrer que si toutes les racines de P sont de module 1, alors P est auto-inverse.
3.4.4. Donner un exemple de polynôme auto-inverse de degré 2 ayant une racine de module #1.
8.5. Soient € un nombre complexe de module 1 et Q € C[X] un polynôme de degré n € N° ; si d est un
entier › n, on note R le polynôme défini par
Préciser le degré de R et montrer qu’il est auto-inverse. On note ag le coefficient dominant de R.
3.6. On reprend les hypothèses de la question 3.5. précédente et on suppose que les racines de Q sont
toutes de module › 1. On note Q; et Q» les polynômes complexes définis par
3.6.1. Montrer que, pour tout z € U, |Q1(z)| = |Q2(z)|-
3.6.2. Montrer que, pour tout réel À € ]0, 1], le polynôme R) = Q1 + AQ2 ne s’annule pas sur U.
eu 1 1 f QE) +AQ5()
On considère l'application À + | Qu(2) + XQa(2) d
; z , définie sur l'intervalle ]0 1].
27
3.6.3. Montrer que cette application est continue sur l’intervalle ]0, 1] et qu’elle est à valeurs entières.
3.6.4. En déduire que l’application précédente est constante sur l'intervalle {0, 1[.
3.6.5. Montrer alors que, pour tout À € [0,1[, les racines de R, sont toutes de module ‹ 1.
8.7. On reprend les hypothèses des questions 3.5. et 3.6. précédentes ; on vient d’établir qu’il existe une
famille z1,à; 2,4; - - - » Zd,à de complexes de module ‹ 1 tels que
2
8.7.1. Montrer l'existence d’une suite (Am)m d'éléments de l'intervalle [0, 1[ tendant vers 1 telle que,
pour tout k € {1,.… , d}, la suite (zk,Am)m CONVerge vers un complexe zx vérifiant |zx| › 1.
3.7.2. Montrer que R = مه Il (X — 24)
3.7.3. Montrer que les racines du polynôme auto-inverse R sont toutes de module › 1 puis conclure
qu’elles sont toutes de module 1.
Épreuve de Mathématiques I 3/4 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2014 - MP
qème Partie
Quelques applications
4.1. Étude des racines du polynôme وي
n n 2n
On considère les polynômes An = جزل Bn = X Ah, = 9 kX* et Sn =} (k-n)X",n›2.
k=0 k=1 k=0
L'objectif de cette section est de montrer que les racines du polynôme Sn sont toutes de module 1.
4.1.1. Déterminer les racines complexes de A, et vérifier qu’elles sont toutes simples et de module 1.
4.1.2. Montrer que les racines complexes de A}, sont toutes de module strictement inférieur à 1.
4.1.3. En déduire que les racines complexes de Bn sont toutes de module strictement inférieur à 1.
4.1.4. Montrer alors que les racines complexes du polynôme S, sont toutes de module 1. On pourra
chercher une représentation de وى de la forme (2).
Dans la suite du problème, on admet que le résultat obtenue dans les questions 3.5., 3.6. et 3.7. s'étend
sous la forme suivante : si Q et R sont des polynômes vérifiant une identité de la forme (2), et si les racines
de Q sont toutes de module ‹ 1 alors celles de R sont toutes de module 1.
4.2. Une condition nécessaire et suffisante d'unimodularité des zéros d'un polynôme
Soit P € C[X] un polynôme de degré d € N*. Montrer que les racines de P sont toutes de module 1
si, et seulement si, P est auto-inverse et toutes les racines de P' sont de module › 1.
Indication : Si P est auto-inverse de paramètre €, on pourra dériver les deux membres de la relation
(1), établie dans la question 3.2.2. de la troisième partie, pour trouver une représentation de P de la
forme (2).
4.3. Des conditions suffisantes d'unimodularité plus maniables
Soit P = “تيه 7لا € C[X] un polynôme auto-inverse de paramètre € et de degré d 6 N°.
k=0
d-1
4.3.1. On suppose ici que |aa| › 3 3 |ax|. Montrer que les racines de P sont toutes de module 1.
Indication : On pourra considérer le polynôme Q défini par
p+1l
Q= 70 + “يمه إل si d=2p et Q= ل ap+kX*! si d=2p+1,
et montrer que les racines de Q sont toutes de module ‹ 1.
2-1
4.3.2. Dans cette question, on suppose que |aa| › 3 1 [ax — Or+1|. Montrer que les racines de P
k=0
sont toutes de module 1.
Indication : On remarquera qu’il suffit de montrer le résultat demandé pour le polynôme (X — 1)P.
4.3.3. On suppose dans cette dernière question que |aq| › 3 inf : [ax — .|رجييهط Montrer que les
k=0
racines de P sont toutes de module 1.
Indication : On pourra appliquer ce précède au polynôme z + P(u z) pour u € U bien choisi.
FIN DE L’ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques I 4/4 FIN
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✅ التصحيح المقترح
هذا تصحيح مقترح من إعداد فريق wadifa-info لمساعدتك على فهم منهجية الإجابة — وليس تصحيحاً رسمياً صادراً عن الإدارة المنظِّمة. أسئلة هذا الامتحان محررة بالفرنسية، لذلك التصحيح محرر بالفرنسية أيضاً.
Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2014, filière MP, organisé pour l'admission dans les écoles d'ingénieurs marocaines (présidence : École Mohammadia d'Ingénieurs). Durée : 4 heures, calculatrice interdite. Le sujet est de type problème : un exercice d'analyse à deux variables (extremums d'une fonction sur [0,1]2) et un long problème « À propos de l'unimodularité des zéros d'un polynôme auto-inverse » (séries entières, intégrale curviligne, théorème de Gauss-Lucas, principe de l'argument, polynômes auto-inverses). Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : l'exercice est entièrement faisable en 40 minutes et rapporte des points sûrs (inégalité AM-GM, compacité, points critiques). Dans le problème, retenez trois outils qui reviennent sans cesse : la formule 1.4 (∫γ dz/(z−β) = 2iπ ou 0), la dérivée logarithmique P'/P = Σ αk/(z−zk) et la caractérisation (1) : P(z) = ε zd P̄(1/z). Les questions 3.x et 4.x s'enchaînent : même si vous bloquez, admettez le résultat et utilisez-le plus loin en citant la référence.
Exercice
F(1,1) = 0 et F(x,y) = xy(1−x)(1−y)/(1−xy) si (x,y) ≠ (1,1).
1. Inégalité
(1−x)(1−y) = 1 − (x+y) + xy. Par l'inégalité arithmético-géométrique, x + y ≥ 2√(xy), donc (1−x)(1−y) ≤ 1 − 2√(xy) + xy = (1 − √(xy))2.
2. Continuité
Sur [0,1]2 \ {(1,1)}, on a xy < 1, donc F est une fraction rationnelle à dénominateur non nul : continue. En (1,1) : 0 ≤ F(x,y) ≤ xy(1−√(xy))2/(1−xy) = xy(1−√(xy))/(1+√(xy)) (car 1−xy = (1−√(xy))(1+√(xy))). Le majorant tend vers 0 quand (x,y) → (1,1), donc F(x,y) → 0 = F(1,1). F est continue sur [0,1]2.
3. Bornes
[0,1]2 est un fermé borné de R2, donc compact ; une fonction continue sur un compact est bornée et atteint ses bornes.
4. Borne inférieure
Tous les facteurs sont ≥ 0, donc F ≥ 0 ; F s'annule dès que x = 0, y = 0, x = 1 ou y = 1. inf F = 0, atteinte exactement sur le bord du carré {x=0} ∪ {y=0} ∪ {x=1} ∪ {y=1} (à l'intérieur, F > 0).
5. Classe C1 et dérivées partielles
Sur ]0,1[2, F est une fraction rationnelle dont le dénominateur 1−xy ne s'annule pas : F est C∞, a fortiori C1. En écrivant F = y(1−y)·x(1−x)/(1−xy) :
∂F/∂x = y(1−y)(1 − 2x + x2y)/(1−xy)2 et, par symétrie, ∂F/∂y = x(1−x)(1 − 2y + xy2)/(1−xy)2.
(Calcul : d/dx [x(1−x)/(1−xy)] = [(1−2x)(1−xy) + xy(1−x)]/(1−xy)2 = (1 − 2x + x2y)/(1−xy)2.)
6. Point critique
Sur ]0,1[2, x(1−x) > 0 et y(1−y) > 0, donc le système est : 1 − 2x + x2y = 0 et 1 − 2y + xy2 = 0. Par différence : 2(y−x) + xy(x−y) = 0, soit (x−y)(xy−2) = 0 ; comme xy < 1, x = y. Alors x3 − 2x + 1 = 0 = (x−1)(x2+x−1), d'où la seule solution dans ]0,1[ : x0 = y0 = a = (√5 − 1)/2.
7. Valeur du maximum
a vérifie a2 = 1 − a et a(1+a) = 1. Donc F(a,a) = a2(1−a)2/(1−a2) = a2(1−a)/(1+a) = a2·a2·a = a5. Avec a3 = 2a−1, a4 = 2−3a, a5 = 5a−3 : F(x0,y0) = (5√5 − 11)/2 ≈ 0,090.
Justification : d'après 3, F atteint son maximum M en un point ; M > 0 (F > 0 à l'intérieur) alors que F = 0 sur le bord, donc ce point est intérieur. En un extremum intérieur d'une fonction C1, le gradient est nul : c'est un point critique, donc (x0,y0) par unicité. Ainsi F(x0,y0) = sup F.
Problème — Partie 1 : résultats préliminaires
1.1
1/(1−z) = Σn≥0 zn, rayon de convergence R = 1 (série géométrique).
1.2
Pour |β| < 1 : eit/(eit−β) = 1/(1 − βe−it) et |βe−it| = |β| < 1, donc = Σm≥0 βm e−imt.
1.3
Pour |β| > 1 : eit/(eit−β) = −(eit/β)·1/(1 − eit/β) avec |eit/β| < 1, d'où = −(eit/β) Σm≥0 β−m eimt.
1.4
∫γ f(z) dz = ∫02π i eit/(eit−β) dt. Les séries de 1.2 et 1.3 convergent normalement sur [0,2π] (terme général majoré par |β|m, resp. |β|−m−1, sommables) : on peut intégrer terme à terme.
- |β| < 1 : ∫02π e−imt dt = 2π si m = 0 et 0 sinon, donc l'intégrale vaut 2iπ.
- |β| > 1 : on obtient −(i/β) Σ β−m ∫02π ei(m+1)t dt, et m+1 ≥ 1 donne des intégrales nulles : 0.
1.5 Stricte convexité
|λv + μw|2 = λ2 + μ2 + 2λμ Re(v w̄). Comme v w̄ ∈ U et v ≠ w, v w̄ ≠ 1 donc Re(v w̄) < 1. Avec λμ > 0 : |λv + μw|2 < (λ+μ)2 = 1, donc |λv + μw| < 1.
Partie 2 : localisation des racines
2.1 Dérivée logarithmique
P = a Π(X−zk)αk. En dérivant le produit : P' = a Σk αk(X−zk)αk−1 Πj≠k(X−zj)αj ; en divisant par P(z) ≠ 0 : P'(z)/P(z) = Σ αk/(z − zk).
2.2.1
P'(ω) = 0 et P(ω) ≠ 0 donnent Σ αk/(ω − zk) = 0. Or 1/(ω−zk) = conj(ω−zk)/|ω−zk|2 ; en conjuguant (les αk sont réels) : Σ αk(ω − zk)/|ω − zk|2 = 0.
2.2.2
Posons ck = αk/|ω−zk|2 > 0. Alors ω Σck = Σ ckzk et βk = ck/Σjcj conviennent (strictement positifs, de somme 1).
2.3 Théorème de Gauss-Lucas
Si ω racine de P' n'est pas racine de P : 2.2.2. Si ω est racine de P, ω = zj pour un j, barycentre avec βj = 1 et βk = 0 sinon. Dans tous les cas, ω est barycentre à coefficients positifs des racines de P.
2.4.1
Un ensemble fini est fermé, donc C \ {z1,…,zr} est ouvert ; il contient U puisque P ne s'annule pas sur U. P'/P est un quotient de fonctions polynomiales continues à dénominateur non nul : continue.
2.4.2 Principe de l'argument
Par 2.1 et la linéarité de l'intégrale : (1/2iπ)∫γ P'/P = Σ αk (1/2iπ)∫γ dz/(z−zk). Par 1.4 (|zk| ≠ 1), chaque terme vaut αk si |zk| < 1 et 0 si |zk| > 1. Donc (1/2iπ)∫γ P'/P = Σ|zk|<1 αk = nombre de racines de module < 1 comptées avec multiplicité.
Partie 3 : condition suffisante d'unimodularité
Rappel : P = Σ akXk de degré d est auto-inverse de paramètre ε ≠ 0 si ak = ε conj(ad−k) pour tout k.
3.1
Sn = Σk=02n(k−n)Xk a pour coefficient dominant n ≠ 0, donc degré d = 2n. a2n−k = n−k = −ak et les coefficients sont réels : ak = −conj(ad−k). Sn est auto-inverse de paramètre ε = −1.
3.2.1
ad = ε conj(a0) et a0 = ε conj(ad), donc ad = ε ε̄ ad = |ε|2ad ; ad ≠ 0 donne |ε| = 1. Puis P(0) = a0 = ε conj(ad) ≠ 0.
3.2.2
Pour z ≠ 0 : ε zd P̄(1/z) = Σk ε conj(ak) zd−k = Σj ε conj(ad−j) zj. Deux polynômes égaux sur l'ensemble infini C* ont les mêmes coefficients : l'égalité (1) équivaut à aj = ε conj(ad−j) pour tout j. D'où l'équivalence.
3.3
Coefficients de P+Q : conj(ak+bk) = conj(ak) + conj(bk). Coefficients de PQ : ck = Σi aibk−i, et conj(ck) = Σ conj(ai)conj(bk−i). Donc conj(P+Q) = P̄+Q̄ et conj(PQ) = P̄ Q̄.
3.4.1
T = (X−1)P est de degré d+1 et T̄ = (X−1)P̄ (3.3). Pour z ≠ 0 : zd+1T̄(1/z) = zd+1(1/z − 1)P̄(1/z) = −(z−1) zdP̄(1/z) = −(z−1)P(z)/ε. Donc T(z) = (−ε) zd+1 T̄(1/z) : (X−1)P est auto-inverse de paramètre −ε.
3.4.2
Pμ a pour coefficients akμk (degré d, car adμd ≠ 0). Comme |ε| = |μ| = 1 : conj(ad−k) = ε̄ak et conj(μd−k) = μk−d. Alors (εμd)·conj(ad−kμd−k) = εμd·ε̄ak·μk−d = akμk. Pμ est auto-inverse de paramètre εμd.
3.4.3
P = a Πk=1d(X−zk) (racines répétées), |zk| = 1 donc 1/z̄k = zk. P̄ = ā Π(X − z̄k) et zdP̄(1/z) = ā Π(1 − z̄kz) = ā Π(−z̄k)(z − zk) = (ā/a) Π(−z̄k) · P(z). Donc P(z) = ε zdP̄(1/z) avec ε = (a/ā)(−1)d Π zk ≠ 0 : P est auto-inverse (3.2.2).
3.4.4
P = (X−2)(X−1/2) = X2 − (5/2)X + 1 : coefficients réels symétriques (a0 = a2 = 1), donc auto-inverse de paramètre 1, et la racine 2 est de module ≠ 1.
3.5
Q = Σk=0n bkXk, bn ≠ 0. znQ̄(1/z) = Σ conj(bk) zn−k est un polynôme de degré ≤ n < d, et zd−nQ(z) est de degré d. Donc deg R = d, ad = bn. Ensuite R̄(z) = zd−nQ̄(z) + ε̄ znQ(1/z), d'où zdR̄(1/z) = znQ̄(1/z) + ε̄ zd−nQ(z), et ε zdR̄(1/z) = ε znQ̄(1/z) + |ε|2 zd−nQ(z) = R(z). R est auto-inverse de paramètre ε (3.2.2).
3.6.1
Pour z ∈ U, 1/z = z̄, donc Q2(z) = ε zn Q̄(z̄) = ε zn conj(Q(z)). D'où |Q2(z)| = |Q(z)| = |zd−nQ(z)| = |Q1(z)|.
3.6.2
Si z ∈ U et Q1(z) + λQ2(z) = 0 avec λ ∈ [0,1[, alors |Q1(z)| = λ|Q2(z)| = λ|Q1(z)|, donc Q1(z) = 0, soit Q(z) = 0 avec |z| = 1 : contradiction avec |racines de Q| < 1. Rλ ne s'annule pas sur U.
3.6.3
Continuité : l'intégrande (λ,t) ↦ i eit(Q1'+λQ2')(eit)/(Q1+λQ2)(eit) est continue sur [0,1[ × [0,2π] (dénominateur non nul par 3.6.2). Sur tout [0,c] × [0,2π] (c < 1), compact, elle est bornée : théorème de continuité des intégrales à paramètre (domination par une constante sur un segment). Valeurs entières : Rλ est de degré d (coefficient dominant bn, car deg Q2 ≤ n < d) et ne s'annule pas sur U ; par 2.4.2 l'intégrale est le nombre de racines de Rλ de module < 1, un entier.
3.6.4
Fonction continue à valeurs dans Z sur l'intervalle [0,1[ (connexe) : par le théorème des valeurs intermédiaires, elle est constante.
3.6.5
En λ = 0 : R0 = Q1 = Xd−nQ a pour racines 0 (ordre d−n) et les n racines de Q, toutes de module < 1 : la valeur est d. Donc pour tout λ ∈ [0,1[, Rλ (de degré d) a d racines dans le disque ouvert : toutes ses racines sont de module < 1.
3.7.1
Prenons λm = 1 − 1/m. La suite des d-uplets (z1,λm, …, zd,λm) vit dans le compact (disque unité fermé)d de Cd : par Bolzano-Weierstrass, on en extrait une sous-suite convergente, et la sous-suite correspondante de (λm) tend toujours vers 1. Les limites zk vérifient |zk| ≤ 1 (disque fermé).
3.7.2
Coefficient par coefficient : ceux de Q1 + λmQ2 tendent vers ceux de Q1 + Q2 = R ; ceux de adΠ(X − zk,λm) sont ±ad fois les fonctions symétriques élémentaires des racines, continues, qui tendent vers celles des zk. Par unicité de la limite : R = ad Π(X − zk).
3.7.3
R est auto-inverse (3.5), donc R(0) ≠ 0 (3.2.1). Si R(z) = 0, alors z ≠ 0 et (1) donne R̄(1/z) = 0, c'est-à-dire R(1/z̄) = 0 : 1/z̄ est aussi une racine, donc de module ≤ 1 par 3.7.2, soit |z| ≥ 1. Avec |z| ≤ 1 : toutes les racines de R sont de module 1.
Partie 4 : applications
4.1.1
An = (Xn+1 − 1)/(X − 1) : ses racines sont les e2ikπ/(n+1), k = 1,…,n. Ce sont n complexes distincts pour un polynôme de degré n : elles sont simples et de module 1.
4.1.2
Les racines de An étant simples, aucune racine ω de An' n'est racine de An. Par 2.2.2, ω = Σβkuk avec βk > 0 de somme 1 et uk les n ≥ 2 racines distinctes de U. Par le résultat admis après 1.5 : |ω| < 1.
4.1.3
Bn = X An' a pour racines 0 et celles de An' : toutes de module < 1.
4.1.4
On coupe Sn en deux : Σk=n+12n(k−n)zk = znΣj=1n j zj = znBn(z), et Σk=0n−1(k−n)zk = −Σj=1n j zn−j = −znBn(1/z). Donc Sn(z) = z2n−nBn(z) + (−1) zn B̄n(1/z) (Bn est réel, B̄n = Bn) : forme (2) avec Q = Bn de degré n, d = 2n > n, ε = −1. Les racines de Bn étant de module < 1, les parties 3.5–3.7 donnent : toutes les racines de Sn sont de module 1.
4.2 Condition nécessaire et suffisante
- ⇒ : si toutes les racines de P sont de module 1, P est auto-inverse (3.4.3), et toute racine de P' est barycentre à coefficients positifs de points du disque fermé (2.3), convexe : elle est de module ≤ 1.
- ⇐ : dérivons (1) : P'(z) = εd zd−1P̄(1/z) − ε zd−2P̄'(1/z). En multipliant par z et avec (1) : zP'(z) = dP(z) − ε zd−1(P')‾(1/z), car la dérivée de P̄ est conj(P'). D'où dP(z) = zd−(d−1)P'(z) + ε zd−1(P')‾(1/z) : forme (2) avec R = dP et Q = P' (degré d−1), dont les racines sont de module ≤ 1. Le résultat admis donne : les racines de dP, donc de P, sont de module 1. (Cas d = 1 direct : P = a1X + a0 avec |a0| = |ε||a1| = |a1|, la racine est de module 1.)
4.3.1
Représentation (2). Si d = 2p, Q = ap/2 + Σk=1p ap+kXk (degré p, dominant ad) : zpQ(z) donne apzp/2 + Σ ap+kzp+k, et ε zpQ̄(1/z) = εāpzp/2 + Σ εāp+kzp−k = apzp/2 + Σ ap−kzp−k. La somme est P(z). Si d = 2p+1, Q = Σk=1p+1ap+kXk−1 (degré p) : zp+1Q(z) = Σk=1p+1 ap+kzp+k et ε zpQ̄(1/z) = Σ ap+1−kzp+1−k : la somme est encore P.
Racines de Q. Comme |ak| = |ad−k| (|ε| = 1), (1/2)Σk=1d−1|ak| = Σk=p+1d−1|ak| + |ap|/2 (cas pair) ou Σk=p+12p|ak| (cas impair) : c'est exactement la somme des modules des coefficients non dominants de Q, notée S, et l'hypothèse dit S ≤ |ad|. Si |z| > 1 : |ad||z|p > |ad||z|p−1 ≥ S|z|p−1 ≥ |Q(z) − adzp|, donc Q(z) ≠ 0. Les racines de Q sont de module ≤ 1, et le résultat admis donne : les racines de P sont toutes de module 1.
4.3.2
T = (X−1)P est auto-inverse (3.4.1), de degré d+1, de coefficients c0 = −a0, ck = ak−1 − ak (1 ≤ k ≤ d), cd+1 = ad. L'hypothèse s'écrit |cd+1| ≥ (1/2)Σk=1d|ck|, qui est celle de 4.3.1 pour T. Donc les racines de T sont de module 1, et celles de P, qui en font partie, aussi. Conclusion : racines de P de module 1.
4.3.3
ν ↦ Σ|ak − νak+1| est continue sur le compact U : l'inf est atteint en un μ ∈ U. Pμ est auto-inverse de degré d (3.4.2), de coefficients akμk, et |akμk − ak+1μk+1| = |ak − μak+1|, |adμd| = |ad|. L'hypothèse de 4.3.2 est donc vérifiée par Pμ : ses racines w sont de module 1, et les racines de P sont les μw : de module 1.
💡 À retenir pour le CNC MP (Maths I) : ce sujet mobilise des classiques à maîtriser par cœur : extremums sur un compact (continuité + points critiques intérieurs + bord), séries entières et interversion série/intégrale par convergence normale, dérivée logarithmique et théorème de Gauss-Lucas, principe de l'argument « discret » via 1/(z−β), compacité (Bolzano-Weierstrass dans Cd) et continuité des racines d'un polynôme, fonctions à valeurs entières continues sur un intervalle. Révisez aussi les polynômes réciproques (auto-inverses) et le critère de Cohn / Schur-Cohn, qui reviennent régulièrement dans les sujets d'algèbre des concours.
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المصدر: مباريات ولوج المدارس والمعاهد العليا
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